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La restauration du Saint-Sépulcre est achevée

Voilà plus de deux siècles que le tombeau du Christ n’avait pas été vu comme cela, depuis 1810 précisément. Après dix mois de travaux, la restauration du Saint-Sépulcre à Jérusalem est désormais achevé. L’édicule, la partie qui surplombe le tombeau du Christ, a été entièrement refait.

Ce travail a été en partie financé par le Vatican, mais aussi par de très nombreux donateurs comme le roi Abdallah de Jordanie ou encore l’Autorité palestinienne. Ces travaux ont pu surtout avoir lieu sous l’impulsion des trois Églises qui administrent le site : l’Église catholique, l’Église grecque-orthodoxe et l’Église arménienne.

Une cérémonie œcuménique a eu lieu ce mercredi 22 mars 2017 dans la matinée en présence notamment du patriarche de Constantinople Bartholomée Ier.

 

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Lire aussi la découverte du Saint-Sépulcre par Constantin

Brèves

L’ECLJ demande à l’ONU de condamner pour crime de génocide l’Etat Islamique

Lors de la session du Conseil des droits de l’homme à Genève du 27 février au 24 mars, l’ECLJ a réalisé plusieurs interventions orales pour défendre les chrétiens persécutés au Moyen-Orient. La République arabe syrienne a fait l’objet d’un rapport et d’un débat au cours duquel l’ECLJ a pu dénoncer la responsabilité de « l’État islamique » dans les massacres et le génocide des chrétiens et autres minorités religieuses. La victoire contre l’État islamique est le préalable indispensable pour permettre la reconstruction du pays et le retour des réfugiés dans leur pays.

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Brèves

Proche-Orient – Les établissements catholiques francophones menacés de disparition

La langue française est menacée au Proche-Orient. En ce lundi 20 mars 2017, journée internationale de la Francophonie, l’information mérite que l’on s’y arrête quelques instants. Les établissement catholiques francophones dans cette partie du monde accueillent 350 000 élèves, de l’Egypte à la Turquie, dans 520 établissements. Près de la moitié des étudiants sont musulmans, les autres, chrétiens, avec une pointe à 97 % d’élèves musulmans en Turquie. Face aux difficultés économiques croissantes que rencontre l’enseignement catholique francophone dans plusieurs pays, à commencer par le Liban, l’Œuvre d’Orient exprime sa vive inquiétude. Souvent, le retard de versement des subventions publiques contraint les congrégations religieuses en charge des établissements scolaires à soutenir des coûts élevés afin de ne pas pénaliser les étudiants et leurs familles.

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Six ans de guerre en Syrie : le Saint-Siège dénonce un « massacre insensé »

Triste anniversaire pour la Syrie. Le pays entre dans sa 7e année de guerre. En 6 ans, ce conflit très complexe aura fait plus de 300 000 morts, des millions de réfugiés et déplacés, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Le pays, autrefois prospère, est en ruines, ses principales infrastructures, détruites par les bombardements et les combats. Ce mercredi 15 mars, deux attentats ont fait au moins une trentaine de morts au coeur de Damas. La capitale de l’État syrien, relativement épargnée par les combats, semble subir ces derniers jours une recrudescence d’attaques terroristes.

Intervenant lors de la 34e session du Conseil des Nations Unies pour les Droits de l’homme, Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège à Genève a dénoncé avec force un « massacre insensé ».

 

Le Saint-Siège, par la voix de Mgr Jurkovic, réaffirme sa solidarité avec le peuple syrien, souffrant les affres d’une guerre interminable. « Six ans de massacre inutile montrent encore une fois l’illusion et la futilité de la guerre comme moyen de résoudre les conflits », a asséné le représentant du Saint-Siège. Et Mgr Jurkovic de conspuer « les ambitions pour le pouvoir politique, les intérêts égoïstes, ceux qui fomentent et alimentent la violence en s’adonnant au commerce des armes, seuls responsables de l’exode de ces millions de Syriens »

La solution ne peut et ne doit pas être militaire, soutient Mgr Jurkovic, car la violence engendre la violence. Et ce sont les plus vulnérables, comme les enfants, qui en paient le prix.

Le Pape François, rappelle le diplomate, a exprimé, à de nombreuses reprises son soutien au peuple syrien bien-aimé. À sa suite, le Saint-Siège lance un nouvel appel afin que la paix et la réconciliation triomphent sur la violence et le ressentiment. « Six ans de conflit ont démontré l’échec de la communauté internationale. Il devient donc crucial aujourd’hui de protéger les droits du peuple syrien, et celui de ses minorités. La souffrance des victimes innocentes, conclut-il, doit pousser toutes les parties à s’engager dans un vrai dialogue, pour un futur de justice et de paix. »

 

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Liban – Visite du président au pape – Les évêques demandent plus de place pour les chrétiens non maronites

Le jeudi 16 mars, le Pape François a reçu en audience, au Palais apostolique, le Président libanais, Michel Aoun. Au cours de sa visite au Vatican, le Chef de l’Etat libanais a également rencontré le Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, et d’autres officiels du Saint-Siège. Il s’agissait du premier voyage du Président Aoun en Europe après son élection à la tête de l’Etat libanais le 31 octobre dernier.

Par ailleurs, mardi dernier, des évêques et membres éminents d’Eglises chrétiennes présentes au Liban aux côtés de l’Eglise maronite se sont rencontrés au siège de l’éparchie chaldéenne de Beyrouth, signant conjointement un appel au Président Aoun et aux forces politiques libanaises dans lequel ils demandaient la garantie d’une représentation adéquate au sein des institutions politiques et administratives de leurs propres communautés.

A ladite réunion, ont participé des représentants de l’Eglise chaldéenne – y compris S.Exc. Mgr Michel Kassarji – de l’Eglise catholique de rite latin – dont le Vicaire apostolique, S.Exc. Mgr Cesar Essayan OFM Conv. – et des Eglises assyrienne, syriaque catholique, copte catholique, syro-orthodoxe et copte orthodoxe.

En particulier, le document signé par les participants indique que les Eglises représentées n’appuieront aucune nouvelle loi électorale – question actuellement au centre du débat politique libanais – qui ne prévoirait pas au moins trois sièges parlementaires réservés aux représentants de communautés chrétiennes non maronite. Les signataires de l’appel ont également annoncé des initiatives et des mobilisations communes visant à obtenir que les membres de leurs communautés respectives ne fassent pas l’objet de discriminations dans la distribution des sièges et des charges au sein des institutions politiques et administratives libanaises.

Déjà en mai dernier, le Patriarche d’Antioche des Syriaques, S.B. Ignace Youssef III Younan, et le Patriarche syro-orthodoxe, Ignace Ephrem II, avaient signé un document commun contenant la requête de garantir aux membres de ces deux communautés chrétiennes une plus grande présence dans les bureaux et les charges publiques, en évitant des discriminations explicites ou occultes de quelque genre que ce soit.

Dès janvier, les deux Patriarches précités avaient soumis cette même requête à leurs interlocuteurs dans le cadre de consultations qu’ils avaient menées conjointement auprès des responsables des différentes forces politiques nationales, dans le cadre de la paralysie électorale et de la vacance de la Présidence de la République qui caractérisaient le moment.

 

Selon le système institutionnel libanais, la fonction de Président de la République est réservé à un chrétien maronite.

Lu sur Agence Fides

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Le pape prend vigoureusement la défense des chrétiens persécutés dans un clip vidéo

Dans une nouvelle vidéo, le pape François dénonce la persécution dont les chrétiens sont les victimes sur plusieurs continents.

En février dernier, le pape appelait à prier pour accueillir les personnes en situation difficile, en janvier, c’étaient les chrétiens au service des défis de l’humanité qui étaient au cœur de ses prières, tandis qu’en décembre c’était au tour des enfants soldats. Chaque mois, à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape, une thématique ou une problématique au cœur du monde contemporain est mise en exergue.

Dans cette nouvelle vidéo, le Pape dénonce l’incrimination des chrétiens comme délinquants. La mise en scène s’inspire du film « Usual Suspects » à travers une séance d’identification au cours de laquelle trois chrétiens de confessions différentes sont présentés comme des suspects.

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D’après le Rapport sur la Liberté Religieuse dans le monde, provenant de la fondation pontificale Aid to the Church in Need (ACN), la liberté religieuse a régressé dans 11 pays (de plus de 50 %) parmi les 23 pays qui figuraient déjà au nombre des pays où sévit de la persécution. De plus, 7 autres pays relevant de cette même catégorie connaissent une situation tellement grave qu’elle pourrait difficilement empirer. Selon Johannes Heereman, le président exécutif international de l’ACN : « La liberté religieuse est un principe fondamental des droits de l’homme. À la une des journaux et des infos, nous voyons presque au quotidien le lien évident entre la violence, l’oppression et la négation de ce droit humain fondamental. Nous croyons qu’il faut élever la voix lorsqu’une communauté de foi est injustement attaquée. » L’ACN soutient plus de 5.000 projets annuels à travers le monde.

L’intention du mois de mars est aussi délicate qu’urgente. En effet, des milliers de chrétiens dans le monde entier sont discriminés ou persécutés uniquement parce qu’ils sont chrétiens. « Aujourd’hui, il y a urgence que toutes les Églises et communautés chrétiennes soutiennent par la prière, l’aide matérielle et financière, là où c’est nécessaire », estime le père jésuite Frédéric Fornos, le directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape et de sa branche Jeunesse, le Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ).

 

 

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Fin des travaux de l’édicule du Saint Sépulcre avant Pâques

Après neuf mois de travaux, le chantier de l’édicule du Saint Sépulcre, à Jérusalem, est sur le point de s’achever. Les moyens de communication liés à la Custodie franciscaine de Terre Sainte indiquent que les échafaudages ont été démontés et que le harnais de poutres d’acier mis en place en 1947 au cours du Mandat britannique pour soutenir la structure architecturale mise à mal par le séisme de 1927, a été retiré.

Une célébration œcuménique, prévue pour le 22 mars, marquera la fin de la restauration. Selon l’équipe grecque qui l’a effectuée, dix mois supplémentaires et 6 millions d’euros de crédits seront encore nécessaires pour intervenir sur les causes qui fragilisent l’ensemble de la construction du Saint Sépulcre, en particulier l’humidité.

Les travaux de restauration de l’édicule du Saint Sépulcre avaient débuté au printemps dernier. Antonia Moropoulou, enseignante à la National Technical University d’Athènes, coordinateur scientifique du projet avait expliqué au début des travaux que la structure de l’édicule était stable mais avait besoin d’interventions urgentes de requalification, après des années d’exposition à des facteurs environnementaux tels que l’eau, l’humidité et la fumée des cierges. En outre, un système non invasif du harnais de poutres en acier doit être trouvé pour mettre l’édicule en sécurité contre les risques d’éventuelles secousses sismiques. Au début des travaux, le projet avait un coût prévu de quelques 3,3 millions d’USD, soutenu par l’Eglise catholique – au travers de la Custodie de Terre Sainte – par l’Eglise grecque orthodoxe et par l’Eglise arménienne apostolique. En avril 2016, le Roi de Jordanie, Abdallah II, avait fait parvenir une consistante donation personnelle en faveur du projet sous forme de bienfaisance royale. En octobre dernier, le Président palestinien, Mahmud Abbas, avait lui aussi offert à titre de contribution personnelle une donation visant à soutenir les travaux de restauration de l’édicule du Saint Sépulcre.

Récemment, l’Ambassadeur de l’Etat de Palestine près le Saint-Siège, Issa Amil Kassissieh, a confirmé que le Saint-Siège offrira une donation substantielle pour contribuer aux travaux de restauration en cours tant près la Basilique du Saint Sépulcre que près celle de la Nativité, à Bethléem.

Lu sur Agence Fides

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Le président Aoun au Vatican le 16 mars

Le président de la République du Liban, Michel Aoun, sera reçu par le pape François au Vatican le 16 mars 2017.

Au cours de cette visite, a indiqué l’Agence nationale de l’information (NNA), organe officiel du ministère libanais de l’information, Michel Aoun s’entretiendra aussi avec le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin, « numéro 2 » du Vatican. Le président chrétien maronite doit également participer à une messe à l’église Saint-Maron, paroisse maronite située dans le centre de Rome.

Ce déplacement, note l’agence, sera le point de départ d’une tournée européenne. Elu à la présidence en octobre 2016 après plus de deux ans de vacance, le général Michel Aoun, 82 ans, est connu pour la lutte qu’il a menée contre la présence syrienne au Liban, son refus des accords de Taëf, son exil en France et son retour en 2005. Il a été commandant de l’armée libanaise et chef d’Etat intérimaire (1988-1990).

 

 Source Zénith

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Iraq – Début d’unité politique entre les chrétiens

L’appel réitéré du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, aux chrétiens irakiens afin qu’ils ne s’engagent pas de manière dispersée sur le terrain politique et social commence à porter ses premiers fruits. A Kirkuk, le 6 mars, a pris forme la constitution d’un Conseil des communautés chrétiennes qui se propose d’être un organe de liaison entre les différentes organisations politiques et sociales animées par des militants chrétiens, en mesure de se présenter comme interlocuteur unitaire face aux organismes politiques et institutionnels de la province. L’initiative a bénéficié notamment du soutien des responsables politiques locaux, à commencer par le kurde Rebwar Talabani, actuel Président du Conseil provincial de Kirkuk. Le nouvel organisme – a souligné Rebwar Talabani – pourra apporter une contribution positive non seulement en ce qui concerne la condition des communautés chrétiennes mais également pour recomposer et favoriser la coexistence pacifique et collaborative entre les différentes composantes ethniques et religieuses de la société. Le pasteur Haitham Jazrawi, responsable de la communauté évangélique de Kirkuk, a lui aussi fait part de sa satisfaction concernant la création de l’organisme unitaire, indiquant que ce dernier, s’il est en mesure d’agréger les composantes chrétiennes sur le terrain social et politique, représente un élément de nouveauté positif au milieu des conditions actuelles problématiques que connaissent les communautés chrétiennes irakiennes.
Le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, a plusieurs fois souligné que la situation d’urgence dans laquelle se trouve l’ensemble de la nation irakienne requiert également des chrétiens qu’ils n’agissent pas de manière dispersée, en évitant de mettre l’accent de manière exaspérée sur les facteurs identitaires de chaque communauté ecclésiale. Le Patriarche avait déjà suggéré aux membres des différentes communautés chrétiennes nationales d’exprimer une position unitaire sur les processus politiques et sociaux en cours en Irak, en se présentant comme « composante chrétienne ». Le recours à l’expression « composante chrétienne » pour exprimer la position unitaire des chrétiens irakiens par rapport aux affaires politiques et sociales et devant les institutions nationales « n’entre pas en contraste avec la sauvegarde des identités millénaires » selon le Patriarche, et permet de « ne pas perdre de temps à se disputer » autour de ce patrimoine identitaire.

Lu sur Fides

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Focus – Afghanistan – Ces enfants, enlevés, vendus, utilisés comme espions

En Afghanistan, les défenseurs des droits fondamentaux exercent depuis des années des pressions sur les autorités gouvernementales afin qu’elles interviennent pour éliminer et punir sévèrement les responsables de l’usage cruel de ce qu’il est convenu d’appeler les bacha-bazi. Il s’agit d’une pratique d’esclavage sexuel des enfants très répandue, notamment chez les chefs de guerre, les militaires et la police mais également parmi certains hommes politiques et personnes riches et influentes. Habillés en femmes, des garçons de 10 à 18 ans sont enlevés et vendus pour être utilisés comme danseurs et esclaves sexuels durant des orgies homosexuelles. En langue farsi, le terme bacha-bazi signifie en effet jouer avec les enfants. Les talibans, qui combattent les forces régulières afghanes, se servent des bacha-bazi pour infiltrer des enfants au sein des forces de sécurité de manière à pouvoir obtenir des informations et cibler leurs attaques. Sous la pression des activistes qui dénoncent cette pratique, le gouvernement a approuvé une loi qui punit sévèrement les coupables et prévoit la peine de mort dans les cas les plus graves, comme le viol des enfants. « Dans le nouveau Code Pénal, un chapitre entier criminalise cette pratique » a déclaré dans une note l’un des conseillers du Président afghan. « Le Code devrait être applicable à partir de ce mois-ci et il constituera un grand pas vers la fin de cette pratique terrible » a-t-il ajouté.

Lu sur Fides