Asie #NLQ

Sri Lanka – Les religieux en aide à la politique de réconciliation nationale

Face à un gouvernement qui affiche sa volonté de renforcer l’harmonie religieuse mais qui peine à concrètement parvenir à la réconciliation nationale, des responsables religieux, bouddhistes et chrétiens, proposent de mettre sur pied des « conseils religieux », placés sous leur égide et dont le rôle serait de « promouvoir l’unité nationale et la réconciliation ».

Le 10 mars dernier, à Colombo, la Maha Bodhi Society recevait plusieurs hauts responsables religieux bouddhistes et chrétiens. Société dédiée à la propagation du bouddhisme en Asie du Sud, l’instance se veut un lieu de dialogue entre les grandes religions du monde. Le Vénérable Bellanwila Wimalarathana Nayaka Thero, moine engagé depuis de longues années dans la recherche de l’harmonie entre les communautés religieuses présentes au Sri Lanka, y a fait part d’une proposition singulière. « Ce ne sont pas les hommes politiques mais nous [responsables religieux] qui sommes proches du peuple. Il revient donc à nous, hommes de religion, d’assumer une place plus importante dans le processus de réconciliation [nationale]  », a expliqué le moine, par ailleurs docteur en philosophie et chancelier de l’Université de Sri Jayawardhanapur (USJP), université réputée du pays. « Je propose de mettre en place des Conseils religieux dans les divisions [unité administrative au Sri Lanka], les districts ainsi qu’au plan national, dont la mission sera de promouvoir l’unité nationale et la réconciliation », a précisé le moine, ajoutant que s’il revenait bien à la Constitution d’organiser les conditions de l’unité politique de la nation, l’harmonie religieuse était un domaine où les responsables religieux se devaient d’agir.

Aider les populations des provinces du Nord et de l’Est

Présent autour de la table, le cardinal Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo, représentait l’Eglise catholique. Au Sri Lanka, la population de 22 millions d’habitants est composée de bouddhistes cinghalais (70 % des Sri Lankais), d’hindous tamouls (13 %), de musulmans (10 %) et de chrétiens (7 %), et ces derniers ont la particularité d’appartenir à la fois à la majorité cinghalaise de la population et à la minorité tamoule de la population. Cinghalais lui-même, archevêque de la capitale, située en terre cinghalaise mais comptant une forte minorité tamoule, le cardinal a affirmé que les responsables religieux du pays devaient concentrer leur action sur l’aide à apporter aux populations tamoules des provinces du Nord et de l’Est, deux régions qui ont directement et profondément souffert des trois décennies de guerre civile, laquelle s’est achevée en 2009 par la défaite militaire des Tigres tamouls.

Egalement présent, Mgr Duleep de Chickera, évêque émérite de Colombo (Eglise anglicane), a souligné, pour sa part, que la paix au Sri Lanka se trouverait renforcée si le système judiciaire, notoirement corrompu et généralement perçu comme favorable aux Cinghalais, était sérieusement réformé.

Un ministre du gouvernement était présent ce 10 mars auprès des responsables religieux. Mano Ganeshan détient le portefeuille de « la coexistence nationale et des langues nationales » dans le gouvernement dirigé depuis 2015 par le Premier ministre Ranil Wickremesinghe. Il a déclaré qu’il soumettrait la proposition des responsables religieux au Premier ministre et au gouvernement.

Une communauté internationale attentive

La proposition des responsables religieux intervient au moment où le gouvernement de Colombo peine à convaincre tant la communauté internationale que la minorité tamoule de l’efficacité de son action en matière de réconciliation nationale. Le 4 février dernier, dans son discours prononcé à l’occasion de la Fête de l’indépendance, le président Maithripala Sirisena avait affirmé : « Vous savez tous que pour réaliser les objectifs [de développement économique et social], il est nécessaire d’œuvrer toujours plus à la réconciliation nationale et religieuse de ce pays. »

Au plan international, le Sri Lanka est soumis au regard attentif de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, dont la 34ème session s’achève ce 24 mars à Genève. En octobre 2015, le gouvernement de Colombo s’était engagé à mettre en place un quadruple mécanisme de réconciliation : une commission destinée à faire la lumière sur les atteintes aux droits de l’homme durant la guerre civile, un bureau pour localiser les personnes disparues, un bureau pour réparer et indemniser les victimes de la guerre, et enfin un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre, notamment ceux commis durant la dernière phase des hostilités.

Un ancien président en embuscade

Or, à ce jour, seule une loi fondant un « Bureau des personnes disparues » a été votée. Les trois autres points tardent à être concrétisés par un gouvernement de coalition qui réunit les deux principaux partis que sont l’United National Party de Ranil Wickremesinghe et le Sri Lanka Freedom Party dirigé jusqu’en 2014 par Maithripala Sirisena, mais qui semble comme paralysé face aux assauts répétés de Mahinda Rajapaksa. Au pouvoir de 2005 à janvier 2015, Mahinda Rajapaksa continue d’affirmer qu’il est faux de dire qu’un grand nombre de civils ont péri du fait de la guerre ; il se tient en embuscade pour profiter du moindre faux pas de l’équipe au pouvoir et tenter de revenir aux affaires.

La réforme en cours de la Constitution est notamment un terrain sur lequel Mahinda Rajapaksa se montre offensif. «  Le but de cette nouvelle Constitution est de satisfaire la minorité tamoule dans sa revendication pour l’indépendance politique, a-t-il récemment déclaré à la presse de Colombo. Nous nous opposerons à cette nouvelle Constitution frauduleuse. (…) Nous devons préserver notre victoire [de 2009 sur les Tigres tamouls]  ».

Face à cette relative paralysie du pouvoir politique, les responsables religieux s’inquiètent. Le 15 mars dernier, à l’occasion du lancement d’une initiative citoyenne visant à soutenir l’élaboration de la future Constitution, le Vénérable Dambara Amila Thero a déclaré : « Nous avons traversé trente années de guerre civile et beaucoup perdu durant ces trois décennies. Aujourd’hui, si nous voulons vraiment une réconciliation politique, sociale et religieuse, il nous faut une nouvelle Constitution. » Après la Constitution actuellement en vigueur, rédigée en 1978, il faut une loi fondamentale qui « nous permette d’abolir pleinement l’hyper-présidentialisation du pouvoir [en vigueur sous Mahinda Rajapaksa], de changer le système électoral, de donner du pouvoir aux minorités et à ceux qui sont exclus du pouvoir du fait de leur appartenance ethnique ou religieuse », a continué le moine. Une prise de position confortée par Mgr Duleep de Chickera qui, devant la même assemblée, a estimé que « les droits des minorités devront être protégés par la Constitution afin que les minorités se sentent égales en droit aux autres habitants de ce pays ». « La dévolution du pouvoir [aux provinces] est nécessaire et le pouvoir doit être partagé », a ajouté l’évêque anglican.

Source : Eglises d’Asie

Asie #NLQ

Pakistan – La discrimination envers les minorités s’affiche jusque dans les offres d’emploi

Si le recensement en cours de la population pakistanaise va permettre à l’Etat et aux démographes de dénombrer les quelques 200 millions d’habitants du Pakistan, il fournira aussi quantité d’informations sur la population de ce pays, notamment quant aux emplois occupés par chacun. La parution ces jours-ci dans un journal local d’une offre d’emploi pour des balayeurs laisse apparaître en toutes lettres que la discrimination dont les minorités religieuses font l’objet au Pakistan s’étend jusque dans le domaine du travail.

Le 17 mars dernier, un journal en ourdou, diffusé dans le district de Bannu, situé à 300 km au sud-ouest de la capitale Islamabad, au cœur de la province de Khyber Pakhtunkhwa, a publié une petite annonce pour le compte de l’administration locale. L’offre d’emploi portait sur le recrutement de balayeurs, hommes ou femmes, et il était précisé que les personnes intéressées devaient être de religion hindoue, chrétienne ou chiite. Face au tollé soulevé par le caractère ouvertement discriminatoire de l’annonce, les responsables de l’administration en question ont corrigé leur texte et spécifié que le terme de « chiite » s’était glissé par erreur dans l’annonce, mais ils ont maintenu que les balayeurs recherchés devaient bien être « préférablement » de religion chrétienne ou hindoue.

« Une discrimination caractérisée et répétée »

Dans un pays où les musulmans représentent 97 % de la population (dont 11 à 12 % de chiites), les minorités chrétienne (2,1 % de la population) et hindoue (1,3 % de la population) sont non seulement en butte à une persécution fondée juridiquement sur les lois anti-blasphème mais à des discriminations sociales profondément ancrées. Ainsi, pour les chrétiens, si une petite minorité éduquée a accès à un niveau de vie satisfaisant, la très grande partie de la communauté se situe tout en bas de l’échelle sociale : journaliers pour les paysans sans terre des campagnes, balayeurs, éboueurs, vidangeurs pour ceux qui habitent au sein des grands centres urbains.

Secrétaire exécutive de la Commission ‘Justice et Paix’ du diocèse catholique de Multan, au Pendjab, Hyacinth Peter dénonce « la discrimination caractérisée et répétée » que reflètent les offres d’emploi « réservées aux minorités religieuses » publiées par les administrations pakistanaises. « La Compagnie de traitement des ordures ménagères de Faisalabad [au Pendjab] a fait paraître un peu plus tôt dans l’année une annonce pour recruter des travailleurs en bonne santé ; il était précisé que l’annonce s’adressait à des non-musulmans. L’an dernier, nous avons envoyé une plainte en bonne et due forme à l’Hôpital Nishtar de Multan après la publication d’une annonce similaire », précise Hyacinth Peter à l’agence Ucanews. « Nous condamnons ce type d’annonces et nous demandons aux autorités de Bannu de faire paraître une nouvelle offre d’emploi ne faisant pas mention d’une appartenance religieuse particulière », poursuit la responsable catholique, qui précise que « si les balayeurs et éboueurs non musulmans sont préférés, c’est parce qu’ils sont plus facilement exploitables ». « Un tel état d’esprit est néfaste et nous nous devons d’éveiller les consciences », affirme-t-elle encore.

Des discriminations historiquement et socialement profondément ancrées

Au Pakistan, la communauté chrétienne (2,6 millions de personnes selon le recensement de 1998) est formée, dans son écrasante majorité, par des descendants de castes-tribus de personnes opprimées et exclues ayant trouvé dans le christianisme une identité nouvelle leur offrant la dignité et l’émancipation qui leur avaient été refusées pendant des millénaires. Du fait de leur histoire et de leur expérience presque exclusive d’« intouchabilité », d’oppression et de déshumanisation, ils sont encore aujourd’hui cantonnés dans les « 3D Jobs » (Dirty, Dangerous and Demeaning – sale, dangereux, dégradant). C’est ainsi que dans la province du Pendjab, où vivent les trois quarts des chrétiens du Pakistan, les emplois d’éboueurs, balayeurs de rues, vidangeurs, nettoyeurs d’égouts sont le plus souvent « réservés » à des chrétiens. Dans la province voisine du Sind, ce sont les hindous qui occupent en très grande majorité ces professions. Au total, dans le pays, pas plus de 5 % des éboueurs et autres professions assimilées sont de confession musulmane.

Le sort de la chrétienne Asia Bibi (Aasiya Noreen de son vrai nom) est à cet égard emblématique : arrêtée en 2009 puis condamnée à mort au titre des lois anti-blasphème, elle clame son innocence et affirme que son seul crime a été de boire de l’eau dans un récipient « réservé » aux musulmanes, elle qui était considérée comme « intouchable » par les femmes qui partageaient pourtant son sort d’ouvrière agricole.

Dans une étude publiée en 2013 par l’ONG World Watch Monitor, l’universitaire pakistanais Salamat Akhtar explique que la très forte proportion de chrétiens parmi les balayeurs s’inscrit aussi dans l’histoire contemporaine du pays : lors de la partition de 1947, des centaines de milliers de personnes ont traversé la frontière nouvellement érigée entre le Pakistan et l’Inde. Avant la partition, au Pendjab, la plupart des chrétiens travaillaient comme ouvriers agricoles pour des propriétaires terriens sikhs. Lors de la partition, hindous et sikhs ont fui le Pakistan pour l’Inde et, dans l’autre sens, des musulmans ont afflué au Pakistan. « Au moins 50 000 foyers chrétiens ont perdu leur emploi au Pendjab pakistanais quand les terres des sikhs ont été données à des migrants musulmans. Paysans sans terre, journaliers sans emploi, ils ont afflué dans les villes comme Lahore, Multan ou Faisalabad où ils ont pris les emplois dont personne d’autre ne voulait », précise l’universitaire, en ajoutant que le gouvernement a ensuite « délibérément poursuivi une politique qui a consisté à maintenir les chrétiens dans ces métiers, où ils sont depuis cantonnés ».

Toujours selon le rapport de World Watch Monitor, à Peshawar, sur 935 employés de la municipalité travaillant dans l’assainissement des voieries, 824 sont des chrétiens et ces derniers maugréent contre les 111 autres employés – des musulmans – qui « ne font rien et leur laissent tout le travail à faire ». A Lahore, la Société de traitement des ordures compte environ 6 000 chrétiens sur un total de 7 894 employés. A Quetta, au Baloutchistan, 768 des 978 balayeurs employés par la municipalité sont des chrétiens. Outre les administrations publiques et locales, les entreprises privées tendent elles aussi à n’employer que des chrétiens ou des hindous pour les tâches les plus ingrates.

Afin de contribuer à la promotion sociale de ces travailleurs déconsidérés, les Eglises chrétiennes travaillent à leur formation (très nombreux parmi eux sont les analphabètes) par leur éducation et par celle de leurs enfants, ainsi qu’à la défense de leurs droits.

Sources : Eglises d’Asie

 

 

En France #NLQ

Le Grand miracle enfin en salle !

« Ce dessin animé catéchétique convainc avec force de l’existence du monde surnaturel qui nous entoure et bouleversera même ceux qui n’en doutaient pas ! »

Trois personnes se retrouvent mystérieusement conduites par leur ange gardien pour assister à une cérémonie dans une grande église. Pour la première fois, il leur est donné de voir ce qui d’ordinaire se cache derrière les apparences d’une liturgie qui leur est pourtant familière… Un dessin-animé initiatique à destination des familles chrétiennes. Sorti hier au cinéma, le film d’animation « Le Grand miracle » permet aux chrétiens de se réapproprier la messe et aux autres de découvrir quelques éléments de catéchisme, donc de culture.

L’équipe de réalisation a rédigé, avec l’aide de deux prêtres, un dossier d’accompagnement du film. Ce dernier développe chacun des thèmes abordés dans le film, avec nombre citations du Catéchisme de l’Eglise catholique à l’appui. Ce dossier sera très utile pour ceux qui veulent organiser une projection spéciale dans leur cinéma de quartier, pour leur paroisse, leur association, leur communauté ou leur école. Vous pouvez le consulter en cliquant ici.

Pour trouver une séance près de chez vous.

NLQ #Sorties/Animations

Bayonne – Projection d’un film sur Ste Elisabeth de la Trinité

Mardi 28 mars, à 20h, le film « Ne sois pas une âme banale » réalisé par Jean-Claude et Anne Duret sur Elisabeth de la Trinité, fera l’objet d’une projection en avant-première au cinéma Méga GGR de Bayonne (tarif : 7€).
La projection du film sera suivie d’une rencontre avec Marie-Paule Stevens (miraculée par l’intercession d’Elisabeth de la Trinité), en présence du réalisateur.

En France #NLQ

« Cash Investigation » : La CEF refuse de participer à l’émission et s’en explique

L’émission « Cash investigation » qu’Elise Lucet présente sur France 2 s’est intéressée hier soir à la question de la gestion de la pédophilie par l’Eglise.

Après mûre réflexion, la Conférence des évêques de France a décidé de ne pas participer à cette émission. Elle s’en explique par un communiqué :

Le 21 mars à 20h50 sera diffusée sur France 2 l’émission « Cash Investigation » sur la pédophilie dans l’Église.
La Conférence des évêques de France a décliné l’invitation faite à un « représentant officiel de l’Église » de participer à l’enregistrement du débat qui suivra le documentaire.

Ce refus de participer à cet enregistrement est motivé par les méthodes utilisées pour les interviews ainsi que par divers renseignements obtenus sur cette émission. Il apparaît que la déontologie journalistique ne soit pas respectée et que cette émission soit plus préoccupée d’accuser que d’expliquer.

La Conférence des évêques de France, soucieuse de participer à la vérité tout autant que de travailler à la lutte contre la pédophilie, considère, dans ces conditions, ne pas pouvoir faire valoir la vérité des faits et les mesures prises depuis un an.

Retrouvez ici les analyses de cette émission.

Source

Asie #NLQ

Processions solennelles pour saint Joseph, patron de la mission en Chine

Vivre notre vie chrétienne en suivant les traces de saint Joseph : comme chaque année, la communauté catholique chinoise continentale a célébré l’une des plus importantes solennités de l’année liturgique, celle de saint Joseph, se concentrant sur ses grandes vertus : l’obéissance, le silence, l’humilité et la sérénité.
Tout le mois de mars est dédié au saint qui est le patron des travailleurs, de la mission en Chine, des jeunes mariés et de la bonne mort. D’innombrables églises, collèges, congrégations religieuses, missions et groupes ont choisi saint Joseph comme patron, non seulement pour lui rendre hommage mais surtout pour imiter son esprit et ses vertus qui se trouvent en syntonie avec les antiques enseignements de la culture et de la tradition chinoise.
Puisque que cette année la solennité coïncidait avec le III° dimanche de carême, en différents lieux les célébrations de la Saint Joseph ont été anticipées au samedi 18 mars. Une procession solennelle avec la statue du saint a ainsi ouvert les célébrations en honneur du patron de la paroisse de Wu Xi. Au cours de l’homélie, le célébrant a invité tout un chacun à « apprendre de son silence : son acceptation avec foi, son attente dans l’espérance, l’accomplissement de la mission que lui avait confiée le Seigneur dans la charité ».
En Mongolie intérieure, dans l’église de Hu He Hao Te, la solennité a été fêtée selon le style typique de la steppe, à savoir au travers de danses, de chants et d’une grande fête sous le signe d’une grande famille.
En province du He Bei, les églises dédiées à saint Joseph sont innombrables. L’une d’entre elles, sise sur le territoire du diocèse de Xian Xian, a inauguré le nouveau lieu de culte et le nouveau complexe pastoral en présence de l’évêque diocésain, Mgr Joseph Li. Les travaux de la nouvelle église débutèrent justement le 19 avril de l’an dernier. Aujourd’hui, le village de 200 fidèles dispose d’un complexe pastoral de 968 m2 comprenant des salles, un presbytère et un centre de spiritualité.
Au sein de la province de Jiang Su, la célébration de la solennité s’est concentrée sur la figure du saint, qui s’est fait instrument du Seigneur et modèle de foi inconditionnelle. Mgr Joseph Xu Hong Gen, évêque du diocèse de Su Zhou, a souligné son « exemple de foi, qui nous rappelle que nous devenons demeure du Seigneur dans notre cœur, dans notre corps et dans notre vie ».
Un grand nombre de travailleurs émigrés a participé aux messes célébrées dans les différents diocèses parce que, comme l’a rappelé l’un des prêtres, « l’Eglise est votre maison, où vous pouvez être accueillis et respirer de l’oxygène spirituel, non seulement les jours de grandes fêtes, en la fête de votre patron, mais aussi tous les jours de l’année ».

Source : Agence Fides

Asie #NLQ

Inde – Provocations hindouistes dans le Madhya Pradesh

Nous relayons ici un article traduit d’un média non chrétien, l’Hindustan Times. Il est tout fait révélateur des provocations et des intimidations que subissent les chrétiens en Inde et notamment dans le Madhya Pradesh. Le groupe « de droite » dont il est question est en fait un mouvement extrémiste hindou particulièrement violent.

Des activistes d’une organisation de droite ont envahi une église dans le Madhya Pradesh et interrompu le culte qui s’y déroulait au prétexte qu’un garçon hindou était en train de s’y convertir [au christianisme] pour solenniser son mariage avec une jeune fille chrétienne. Les membres de l’Hindu Vahini n’ont quitté les lieux qu’après avoir constaté qu’aucun rituel de conversion ou de mariage ne se déroulait dans l’église de Shivpuri. Les parents de la jeune fille ont expliqué à ces activistes qu’il ne s’agissait que d’une réunion de prière dans cette église, et qu’elle serait suivie d’un dîner. Le mariage des deux jeunes gens devrait se faire au temple [hindou] Arya Samaj à Ujjain le 13 mars, ont déclaré les parents de la fiancée en leur montrant le carton d’invitation pour les calmer. L’inspecteur de police de la ville a déclaré que cet incident était la conséquence d’une confusion. « Des membres de l’Hindu Vahini sont venus nous voir en alléguant qu’une conversion forcée était en train de se dérouler. Une équipe de policiers les a accompagnés à l’église mais leurs affirmations se sont révélées être fausses. Nous n’avons enregistré aucune main courante », a-t-il déclaré. Les conversions religieuses par force, séduction ou par des moyens frauduleux sont interdites par la Madhya Pradesh Dharma Swatantrya Adhiniyam (loi sur la liberté religieuse de l’État du Madhya Pradesh). Changer de religion sans en avertir les autorités est également passible d’une peine selon la loi. L’archevêque de Bhopal, [Mgr] Leo Cornelio, et le Catholic Secular Forum (CSF) ont soutenu, l’an dernier, que le mésusage de cette loi ciblait la communauté [chrétienne] minoritaire.

Source : Hindustan Times, 1er mars – © CH pour la traduction.

Asie

Timor Est – un nouveau Président pour la stabilité politique et le bien-être économique

Timor Est, la plus jeune nation d’Asie, a voté lundi dans le cadre des élections présidentielles, la première élection depuis le retrait des troupes de maintien de la paix de l’ONU en 2012. Au sein de la République démocratique, qui compte quelques 1,2 millions d’habitants, dont 95 % de catholiques, le taux de participation a été très élevé – 86,3 % des 750.000 votants. Le nouveau Président, élu pour un quinquennat, est, avec 57 % des scrutins, 90 % des bulletins ayant été comptés officiellement, Francesco Guterres, ancien responsable de la guérilla du Front révolutionnaire de Timor Est indépendant (Fretilin), appuyé pour l’occasion par Xanana Gusmao, héros révolutionnaire et responsable de la résistance au cours de la lutte contre l’occupation indonésienne.
Dans le cadre des institutions politiques timoraises, le Président constitue une figure de représentation, dont les pouvoirs formels sont limités au droit de veto. En juillet prochain, les électeurs voteront dans le cadre des élections législatives, qui exprimeront un nouveau Premier Ministre.
Au cours de la campagne électorale, Francesco Guterres a promis de donner la priorité à l’économie, à l’instruction, au travail et au développement. L’économie de Timor Est est fortement dépendante du pétrole et du gaz, qui représentent quelques 90 % des ressources publiques. Cependant, selon des données de l’ONU de 2015, plus de 50 % de la population sont encore en dessous du seuil de pauvreté alors que le chômage dépasse 20 % de la population active et que près de la moitié de la population n’est pas alphabétisée.
Le Père Erik John Gerilla, missionnaire philippin à Timor Est depuis cinq ans actif dans le service social commente : « Les élections se sont déroulées de manière pacifique et ceci est un signe positif. Le Président a bénéficié d’un ample consensus. Il est très proche de la population. Les défis que la nation est appelée à relever aujourd’hui sont ceux de la sécurité alimentaire, qui n’existe pas encore, des bas salaires et des changements climatiques qui frappent les agriculteurs. La population est composée à 75 % de jeunes de moins de 30 ans. Il faut répondre à leurs besoins d’instruction e de travail. Les écoles publiques n’assurent pas une grande qualité. Il existe peu d’universités et, dans ce secteur, les écoles privées catholiques apportent une contribution précieuse, en garantissant un parcours et un enseignement de qualité ». Dans ce but, poursuit-il, « les jésuites travaillent à la formation des enseignants au sein de l’Institut Joao de Britto, qui a pour mission de préparer les enseignants des niveaux supérieurs même pour des matières professionnelles et techniques ». Dans le cadre du processus de construction de la nation, à très grande majorité catholique, « l’Eglise a un rôle actif, en contribuant à la croissance du pays et en collaborant avec les institutions nationales dans le domaine des services sociaux et dans la reconstruction du système éducatif » observe-t-il.
Un autre facteur important est « l’œuvre de réconciliation, commencée voici des années au sein de la société timoraise » par le biais d’une Commission spéciale pour la vérité et la réconciliation, instituée après les violences qui marquèrent le détachement de l’Indonésie, en 1999, violences qui firent plus de 1.400 morts et 300.000 évacués. « L’Eglise, au travers de toutes ses articulations, offre une contribution en particulier en ce qui concerne le suivi de critères de paix et de justice et l’assainissement des blessures par le biais du pardon » conclut le religieux.

Source : Agence Fides

Brèves

Renouvellement de la consécration du diocèse de Luçon au Sacré Cœur de Jésus

La Vendée consacrée au Sacré Coeur

Lié à l’identité historique et culturelle du département depuis qu’il fut pris comme emblème par les Vendéens de 1793, le Sacré-Cœur évoque aussi un pan spirituel, architectural et politique de l’histoire de France, depuis les apparitions de Paray-le-Monial au XVIIe siècle à l’érection du Sacré-Cœur de Montmartre à la fin du XIXe.

Le vendredi 23 juin, dans le cadre l’année jubilaire des 700 ans du diocèse de Luçon, Mgr Castet renouvellera la consécration du diocèse de Luçon au Cœur de Jésus, déjà accomplie en 1870. Celle du département ayant été célébrée à son tour en 1917.

Asie

Persécution en hausse au Sri Lanka

Le Sri Lanka vient d’apparaître pour la première fois dans l’édition 2017 de l’Index mondial de persécution des chrétiens, établi par Portes Ouvertes. Le Sri Lanka est désormais au 45ème rang des 50 pays où les chrétiens sont les plus persécutés.

Les chrétiens du Sri Lanka subissent des persécutions de la part de militants bouddhistes qui estiment qu’être Sri-Lankais, c’est être bouddhiste. Ils subissent également des pressions du gouvernement, notamment des limitations pour l’enregistrement des églises. La persécution des chrétiens a commencé à s’amplifier ces toutes dernières années avec la montée en puissance de groupes militants nationalistes et bouddhistes. La National Christian Evangelical Alliance du Sri Lanka a recensé 320 cas de persécution antichrétienne au Sri Lanka entre janvier 2013 et juin 2016. Parmi ces cas, on signale des attaques de foules contre les églises (souvent à l’incitation de moines bouddhistes), des fermetures administratives d’églises par l’État, des attaques contre des personnes, des incendies, […] des intimidations […] (en particulier pour les ensevelissements).

Source : PRCA, 23 janvier – © CH pour la traduction.