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L’université catholique de Louvain réaffirme le droit à l’avortement

Prise à partie par la presse pour le cours anti-avortement d’un de ses professeurs de philosophie, l’université a publié un communiqué d’autant plus surprenant qu’il s’oppose à tout le magistère romain sur la question.

Dans un communiqué, celle-ci rappelle que le droit à l’avortement est «   inscrit dans le droit belge  » et que la «   note  » dont elle a connaissance est «   en contradiction avec les valeurs portées par l’université  ».

«   Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable  », insiste l’université dans ce communiqué.

Doctrine / Formation

Sacrement du pardon : les suggestions du Vatican pour l’examen de conscience

A la demande de ses lecteurs, Zénith Publie une traduction des suggestions données par le Vatican afin de se préparer au sacrement du pardon. L’original en italien se trouve dans le livret de célébration de la veillée pénitentielle présidée par le pape François le 17 mars 2017, en la basilique Saint-Pierre, dans le cadre du carême.

Schéma général pour l’examen de conscience

  1. Est-ce que je m’approche du sacrement de la Pénitence avec un désir sincère de purification, de conversion, de renouvellement de vie et d’une amitié plus intime avec Dieu ou est-ce que je le considère plutôt comme un poids, que je suis rarement disposé à prendre sur moi ?
  2. Ai-je oublié ou volontairement tu des péchés graves dans ma confession précédente ou dans les confessions passées ?
  3. Ai-je effectué la pénitence qui m’a été donnée ? Ai-je réparé mes torts ? Ai-je cherché à mettre en pratique les résolutions prises pour amender ma vie selon l’Évangile ?

À la lumière de la parole de Dieu, que chacun s’examine :

 

Vous pouvez le trouver ici

A la une #NLQ #Rome

« Le puissant fit pour moi des merveilles » Message du pape pour les JMJ de 2017

Le pape vient de donner son message à l’intention des jeunes pour les JMJ (en diocèse le 9 avril) de 2017. Une vidéo (pour l’heure en espagnol) est également adressée à tous les jeunes.

Chers jeunes,

            Nous voici de nouveau en chemin après notre merveilleuse rencontre à Cracovie, où nous avons célébré les XXXIèmes Journées Mondiales de la Jeunesse et le Jubilé des jeunes, dans le cadre de l’Année Sainte de la Miséricorde. Nous nous sommes laissés guider par saint Jean-Paul II et par sainte Faustine Kowalska, apôtres de la miséricorde divine, pour donner une réponse concrète aux défis de notre temps. Nous avons vécu une forte expérience de fraternité et de joie, et nous avons donné au monde un signe d’espérance ; les divers drapeaux et langues n’étaient pas un motif de conflit et de division, mais une occasion afin d’ouvrir les portes des cœurs, de construire des ponts.

            Au terme des Journées Mondiales de Cracovie, j’ai indiqué la prochaine destination de notre pèlerinage qui, par la grâce de Dieu, nous conduira au Panama en 2019. La Vierge Marie nous accompagnera sur ce chemin, elle que toutes les générations disent bienheureuse (cf. Lc 1, 48). Le nouveau tronçon de notre itinéraire se relie au précédent, qui était centré sur les Béatitudes, mais nous pousse à aller de l’avant. J’ai en effet à cœur que vous les jeunes vous puissiez marcher non seulement en faisant mémoire du passé, mais en ayant également le courage dans le présent et l’espérance pour l’avenir. Ces attitudes, toujours vivantes dans la jeune Femme de Nazareth, sont exprimées clairement dans les thèmes choisis pour les trois prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse. Cette année (2017), nous réfléchirons sur la foi de Marie lorsqu’elle a déclaré dans le Magnificat : « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 49). Le thème de l’année prochaine (2018) – « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » (Lc 1, 30) – nous fera méditer sur la charité pleine de courage avec laquelle la Vierge a accueilli l’annonce de l’ange. Les Journées Mondiales de la Jeunesse 2019 s’inspireront des paroles « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 30), réponse de Marie à l’ange, pleine d’espérance.

            En octobre 2018, l’Église célèbrera le Synode des Évêques sur le thème : « Les jeunes, la foi et le discernement des vocations ». Nous nous interrogerons sur la manière dont vous les jeunes, vous vivez l’expérience de la foi au milieu des défis de notre temps. Et nous affronterons aussi la question de la façon dont vous pourrez faire mûrir un projet de vie, en discernant votre vocation, entendue au sens large, c’est-à-dire au mariage, dans l’environnement laïc et professionnel, ou à la vie consacrée et au sacerdoce. Je voudrais qu’il y ait une grande syntonie entre le parcours vers les Journées Mondiales de la Jeunesse du Panama et le cheminement synodal.

Notre temps n’a pas besoin de ‘‘jeunes-divan’’

            Selon l’Évangile de Luc, après avoir accueilli l’annonce de l’ange et après avoir dit son ‘‘oui’’ à l’appel à devenir mère du Sauveur, Marie se lève et va en toute hâte visiter sa cousine Elisabeth, qui est à son sixième mois de grossesse (cf. 1, 36.39). Marie est très jeune ; ce qui lui a été annoncé est un don immense, mais comporte aussi des défis très grands ; le Seigneur l’a assurée de sa présence et de son soutien, mais beaucoup de choses demeurent encore obscures dans son esprit et dans son cœur. Pourtant Marie ne s’enferme pas chez elle, elle ne se laisse pas paralyser par la peur ou par l’orgueil. Marie n’est pas le genre de personne qui, pour être à l’aise, a besoin d’un bon divan où se sentir bien installée et à l’abri. Elle n’est pas une jeune-divan ! (cf. Discours à l’occasion de la Veillée, Cracovie, 30 juillet 2016). Si sa cousine âgée a besoin d’une aide, elle ne tarde pas et se met immédiatement en route.

            Le chemin pour rejoindre la maison d’Elisabeth est long : 150 kilomètres environ. Mais la jeune de Nazareth, poussée par l’Esprit Saint, ne connaît pas d’obstacles. Sûrement, les journées de marche l’ont aidée à méditer sur l’événement merveilleux dans lequel elle était impliquée. Il en est de même avec nous également lorsque nous nous mettons en pèlerinage : au long du chemin, nous reviennent à l’esprit les faits de la vie, et nous pouvons en mûrir le sens et approfondir notre vocation, révélée ensuite dans la rencontre avec Dieu et dans le service des autres.

Le Puissant fit pour moi des merveilles

            La rencontre entre les deux femmes, l’une jeune et l’autre âgée, est pleine de la présence de l’Esprit Saint, et chargée de joie ainsi que d’émerveillement (cf. Lc 1, 40-45). Les deux mamans, tout comme les enfants qu’elles portent dans leur sein, dansent presque de joie. Elisabeth , touchée par la foi de Marie, s’exclame : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (v. 45). Oui, l’un des grands dons que la Vierge a reçu est celui de la foi. Croire en Dieu est un don inestimable, mais qui demande aussi à être reçu ; et Elisabeth bénit Marie pour cela. À son tour, elle répond par le chant du Magnificat (cf. Lc 1, 46-55), où nous trouvons l’expression : « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (v. 49).

            C’est une prière révolutionnaire, celle de Marie, le chant d’une jeune pleine de foi, consciente de ses limites mais confiante en la miséricorde divine. Cette petite femme courageuse rend grâce à Dieu parce qu’il a regardé sa petitesse et pour l’œuvre de salut qu’il a accomplie en faveur de son peuple, des pauvres et des humbles.  La foi est le cœur de toute l’histoire de Marie. Son cantique nous aide à comprendre la miséricorde du Seigneur comme moteur de l’histoire, aussi bien de l’histoire personnelle de chacun de nous que de l’humanité entière.

            Lorsque Dieu touche le cœur d’un jeune, d’une jeune, ceux-ci deviennent capables d’actions vraiment grandioses. Les ‘‘merveilles’’ que le Puissant a faites dans l’existence de Marie nous parlent aussi de notre voyage dans la vie, qui n’est pas un vagabondage sans signification, mais un pèlerinage qui, même avec toutes ses incertitudes et ses souffrances, peut trouver en Dieu sa plénitude (cf. Angelus, 15 août 2015). Vous me direz : ‘‘Père, mais je suis très limité, je suis pécheur, que puis-je faire ?’’. Quand le Seigneur nous appelle, il ne s’arrête pas à ce que nous sommes ou à ce que nous avons fait. Au contraire, au moment où il nous appelle, il regarde tout ce que nous pourrions faire, tout l’amour que nous sommes capables de libérer. Comme la jeune Marie, vous pouvez faire en sorte que votre vie devienne un instrument pour améliorer le monde. Jésus vous appelle à laisser votre empreinte dans la vie, une empreinte qui marque l’histoire, votre histoire et l’histoire de beaucoup (cf. Discours à l’occasion de la veillée, Cracovie 30 juillet 2016).

Être des jeunes ne veut pas dire être déconnectés du passé

            Marie a à peine dépassé l’âge de l’adolescence, comme beaucoup d’entre vous. Pourtant, dans le Magnificat, elle prête une voix de louange à son peuple, à son histoire. Cela nous montre qu’être jeune ne veut pas dire être déconnecté du passé. Notre histoire personnelle s’insère dans une longue suite, dans un cheminement communautaire qui nous a précédés dans les siècles. Comme Marie, nous appartenons à un peuple. Et l’histoire de l’Église nous enseigne que, même lorsqu’elle doit traverser des mers agitées, la main de Dieu la guide, lui fait surmonter des moments difficiles. L’expérience authentique de l’Église n’est pas comme un flashmob, où on se donne rendez-vous, se réalise une performance et puis chacun va son chemin. L’Église porte en elle une longue tradition, qui se transmet de génération en génération, en s’enrichissant en même temps de l’expérience de chacun. Votre histoire a aussi sa place dans l’histoire de l’Église.

            Faire mémoire du passé sert également à accueillir les interventions inédites que Dieu veut réaliser en nous et à travers nous. Et cela nous invite à nous ouvrir pour être choisis comme ses instruments, collaborateurs de ses projets de salut. Vous aussi, jeunes, vous pouvez faire de grandes choses, assumer de grandes responsabilités, si vous reconnaissez l’action miséricordieuse et toute puissante de Dieu dans votre vie.

            Je voudrais vous poser quelques questions : comment ‘‘sauvez-vous’’ dans votre mémoire les événements, les expériences de votre vie ? Comment traitez-vous les faits et les images imprimés dans vos souvenirs ? Certains, particulièrement blessés par les circonstances de la vie, auraient envie de ‘‘reconfigurer’’ leur passé, de se servir du droit à l’oubli. Mais je voudrais vous rappeler qu’il n’y a pas de saint sans passé, ni de pécheur sans avenir. La perle naît d’une blessure de l’huître ! Jésus, par son amour, peut guérir nos cœurs, en transformant nos blessures en d’authentiques perles. Comme disait saint Paul, le Seigneur peut manifester sa force à travers nos faiblesses (cf. 2 Co 12, 9).

            Cependant, nos souvenirs ne doivent pas demeurer tous entassés, comme dans la mémoire d’un disque dur. Et il n’est pas possible d’archiver tout dans un ‘‘nuage’’ virtuel. Il faut apprendre à faire de manière à ce que les faits du passé deviennent une réalité dynamique, sur laquelle réfléchir et dont tirer un enseignement et un sens pour notre présent et notre avenir. Découvrir le fil rouge de l’amour de Dieu qui relie toute notre existence est une tâche ardue, mais nécessaire.

            Beaucoup de personnes disent que vous les jeunes, vous êtes sans mémoire et superficiels.  Je ne suis pas du tout d’accord ! Il faut cependant reconnaître que ces temps-ci il est nécessaire de récupérer la capacité de réfléchir sur sa propre vie et de la projeter vers l’avenir. Avoir un passé, ce n’est pas la même chose que d’avoir une histoire. Dans notre vie, nous pouvons avoir de nombreux souvenirs, mais combien de souvenirs construisent vraiment notre mémoire ? Combien sont significatifs pour nos cœurs et aident à donner un sens à notre existence ? Les visages des jeunes, dans les ‘‘social’’, apparaissent dans de nombreuses photographies qui relatent des événements plus ou moins réels, mais nous ne savons pas dans tout cela ce qui est une ‘‘histoire’’, une expérience qui puisse être racontée, ayant un objectif et un sens. Les programmes de télévision sont remplis de ce qu’on appelle ‘‘reality show’’, mais ils ne sont pas des histoires réelles, ce ne sont que des minutes qui s’écoulent devant un écran, durant lesquelles les personnages vivent au jour le jour, sans un projet. Ne vous laissez pas égarer par cette fausse image de la réalité ! Soyez protagonistes de votre histoire, décidez de votre avenir !

Comment rester connecté, en suivant l’exemple de Marie

On dit de Marie qu’elle gardait toutes les choses en les méditant dans son cœur (cf. Lc 2, 19.51). Cette humble jeune fille de Nazareth nous enseigne par son exemple à conserver la mémoire des événements de la vie, mais aussi à les assembler, en reconstruisant l’unité des fragments, qui ensemble peuvent composer une mosaïque. Comment pouvons-nous nous exercer concrètement en ce sens ? Je vous fais quelques suggestions.

À la fin de chaque journée, nous pouvons nous arrêter pendant quelques minutes pour nous rappeler les beaux moments, les défis, ce qui a bien marché et ce qui est allé de travers. Ainsi, devant Dieu et nous-mêmes, nous pouvons manifester les sentiments de gratitude, de repentir et de confiance, si vous le voulez, en les écrivant dans un carnet, une espèce de journal spirituel. Cela signifie prier dans la vie, avec la vie et sur la vie, et sûrement cela vous aidera à percevoir mieux les merveilles que le Seigneur fait pour chacun d’entre vous. Comme disait saint Augustin, nous pouvons trouver Dieu dans les vastes champs de notre mémoire (cf. Les confessions, Livre X, 8, 12).

En lisant le Magnificat, nous voyons combien Marie connaissait la Parole de Dieu. Chaque verset de ce cantique a son parallèle dans l’Ancien Testament. La jeune mère de Jésus connaissait bien les prières de son peuple. Sûrement, ses parents, ses grands-parents les lui ont enseignées. Combien la transmission de la foi d’une génération à l’autre est importante ! Il y a un trésor caché dans les prières que nous enseignent nos anciens, dans cette spiritualité vécue dans la culture des humbles que nous appelons piété populaire. Marie recueille le patrimoine de foi de son peuple et le recompose dans un chant complètement sien, mais qui est en même temps un chant de l’Église entière. Et toute l’Église le chante avec elle. Pour que, vous aussi jeunes, vous puissiez chanter un Magnificat complètement vôtre et faire de votre vie un don à l’humanité entière, il est fondamental de vous relier à la tradition historique et à la prière de ceux qui vous ont précédés. D’où l’importance de bien connaître la Bible, la Parole de Dieu, de la lire chaque jour en la confrontant avec votre vie, en lisant les événements quotidiens à la lumière de ce que le Seigneur vous dit dans les Saintes Écritures. Dans la prière et dans la lecture priante de la Bible (ce qu’on appelle la lectio divina), Jésus réchauffera vos cœurs, éclairera vos pas, également dans les moments sombres de votre existence (cf. Lc 24, 13-35).

Marie nous enseigne aussi à vivre dans une attitude eucharistique, c’est-à-dire à rendre grâce, à cultiver la louange, à ne pas nous fixer uniquement sur les problèmes et sur les difficultés. Dans la dynamique de la vie, les supplications d’aujourd’hui deviendront des motifs d’action de grâce de demain. Ainsi, votre participation à la Sainte Messe et les moments où vous célébrez le sacrement de la Réconciliation seront en même temps sommet et point de départ : vos vies se renouvèleront chaque jour dans le pardon, en devenant une louange permanente au Tout-Puissant : « Fiez-vous au souvenir de Dieu : […] sa mémoire est un cœur tendre de compassion, qui se plaît à effacer définitivement toutes nos traces de mal. » (Homélie lors de la Sainte Messe des Journées Mondiales de la Jeunesse, Cracovie, 31 juillet 2016).

Nous avons vu que le Magnificat jaillit du cœur de Marie au moment où elle rencontre Elisabeth, sa cousine âgée. Celle-ci, par sa foi, par son regard avisé et par ses paroles, aide la Vierge à mieux comprendre la grandeur de l’action de Dieu en elle, de la mission qu’il lui a confiée. Et vous, vous rendez-vous compte de la source extraordinaire de richesse qu’est la rencontre entre les jeunes et les personnes âgées ? Quelle importance accordez-vous aux personnes âgées, à vos grands-parents ? Justement, vous aspirez à ‘‘prendre l’envol’’, vous portez dans vos cœurs de nombreux rêves, mais vous avez besoin de la sagesse et de la vision des personnes âgées. Tandis que vous ouvrez vos ailes au vent, il est important que vous découvriez vos racines et que vous recueilliez le témoignage des personnes qui vous ont précédés. Pour construire un avenir qui ait du sens, il faut connaître les événements passés et prendre position face à eux (cf. Exhort. ap. postsyn. Amoris laetitia, nn. 191.193). Vous, jeunes, vous avez la force, les personnes âgées ont la mémoire et la sagesse. Comme Marie face à Elisabeth, dirigez votre regard vers les personnes âgées, vers vos grands-parents. Ils vous diront des choses qui passionneront votre esprit et toucheront votre cœur.

Fidélité créatrice pour construire des temps nouveaux

Certes, vous avez peu d’années sur vos épaules et pour cela il peut vous sembler difficile d’accorder la valeur due à la tradition. Ayez bien présent à l’esprit que cela ne veut pas dire être traditionaliste. Non ! Quand Marie, dans l’Évangile, dit « le Puissant fit pour moi des merveilles », elle entend que ces ‘‘merveilles’’ ne sont pas finies, mais continuent à se réaliser dans le présent. Il ne s’agit pas d’un passé lointain. Savoir faire mémoire du passé ne signifie pas être nostalgique ou rester attaché à une période déterminée de l’histoire, mais savoir reconnaître ses propres origines, pour retourner toujours à l’essentiel et se lancer avec une fidélité créatrice dans la construction des temps nouveaux. Ce serait un malheur et cela ne servirait à personne de cultiver une mémoire paralysante, qui fait faire toujours les mêmes choses de la même manière. C’est un don du ciel de pouvoir voir que beaucoup d’entre vous, avec vos interrogations, rêves et questions, s’opposent à ceux qui disent que les choses ne peuvent pas être différentes.

Une société qui ne valorise que le présent tend aussi à dévaluer tout ce qui est hérité du passé, comme par exemple les institutions du mariage, de la vie consacrée, de la mission sacerdotale. Celles-ci finissent par être vues comme dénuées de sens, comme des modèles dépassés. On pense vivre mieux dans des situations dites ‘‘ouvertes’’, en se comportant dans la vie comme dans un reality show, sans objectif et sans but. Ne vous laissez pas tromper ! Dieu est venu élargir les horizons de notre vie, dans toutes les directions. Il nous aide à accorder la valeur due au passé, pour mieux projeter un avenir de bonheur : mais cela n’est possible que si l’on vit d’authentiques expériences d’amour, qui se concrétisent dans la découverte de l’appel du Seigneur et dans l’adhésion à cet appel. Et c’est l’unique chose qui nous rend vraiment heureux.

Chers jeunes, je confie votre cheminement vers Panama, ainsi que l’itinéraire de préparation du prochain Synode des Évêques, à la maternelle intercession de la Bienheureuse Vierge Marie. Je vous invite à vous souvenir de deux événements importants de 2017 : les trois cents ans de la redécouverte de l’image de la Vierge Aparecida, au Brésil ; et le centenaire des apparitions de Fatima, au Portugal, où, par la grâce de Dieu, je me rendrai, en tant que pèlerin, en mai prochain. Saint Martin de Porres, l’un des saints patrons de l’Amérique Latine et des Journées Mondiales de la Jeunesse 2019, dans son humble service quotidien, avait l’habitude d’offrir les meilleures fleurs à Marie, comme signe de son amour filial. Cultivez, vous aussi, comme lui, une relation de familiarité et d’amitié avec la Vierge, en lui confiant vos joies, vos inquiétudes et vos préoccupations. Je vous assure que vous ne le regretterez pas.

Que la jeune de Nazareth, qui dans le monde entier a pris mille visages et noms pour se rendre proche de ses enfants, intercède pour chacun de nous et nous aide à chanter les merveilles que le Seigneur accomplit en nous et par nous.

Du Vatican,

FRANÇOIS

 

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« J’ai le droit d’avoir un bébé » : le business florissant de la GPA aux Etats-Unis

Le journal Les Echos a mené une enquête sur le commerce de la Gestation Pour Autrui (GPA) aux Etats-Unis. Un marché né il y a une trentaine d’année, qui représente aujourd’hui un volume d’environ de « 4 milliards de dollars » par an selon le cabinet Harris Williams&Co. Des dizaines d’agences proposent de mettre en lien mères porteuses et couples « en désir d’enfants ». Parmi elles, « trois mastodontes, qui ‘réalisent’ chacune des centaines de grossesses par an » : Center for Surrogate Parenting et Growing Generations à San Francisco, Circle Surrogacy à Boston. La société américaine pour la médecine reproductive estime que 2 000 mères porteuses donnent la vie chaque année aux Etats-Unis. Mais pour Mary Murphey, qui gère elle-même une agence dans le Wisconsin, ces chiffres sont sous-estimés « pour ne pas attirer l’attention ».

En outre, « d’argent, on parle le moins possible : les américains disent que les ovules sont ‘donnés’, alors qu’ils sont vendus à des prix variables, parfois exorbitants, selon les qualités physiques et intellectuelles des donneuses ». Les demandeurs sont mal à l’aise à ce sujet : « Ce n’est pas comme d’acheter des chips : personne n’a envie de reconnaitre la dimension commerciale des bébés »,analyse Debora Spar, auteur du livre The baby business : how money, science and politics drive the commerce of conception. Dans ce business, « le prix est moins important que sur un marché classique. Ce qui est paradoxal, c’est que 90 % de la population fabrique gratuitement des bébés. Les autres paient entre 25 000 et 15 000 dollars selon les traitements. Il n’y a pratiquement aucun marché où l’on trouve une telle distorsion ».

Les Etats-Unis étant « le seul pays occidental à autoriser la commercialisation de l’utérus, des ovules et du sperme », les demandes affluent du monde entier : « Il y a quatre ans, la clientèle internationale ne représentait que 20 % des dossiers déposés auprès de Stuart Bell, qui dirige Growing Generations ; aujourd’hui, c’est plus de la moitié ». Face à la concurrence des pays émergents où les prix pratiqués sont bien moindre, les Etats-Unis « rassurent » avec leur « horde d’avocats et de médecins ». Car si quelques « garde-fous » ont été fixés par la Société américaine pour la médecine reproductive, ce business « échappe pratiquement à toutes règlementation »« N’importe qui peut créer une agence de mères porteuses », constate Mary Murphey. Suite au scandale de l’affaire « baby M » dans les années 80, où la mère porteuse avait refusé « de donner le bébé qu’elle portait au père biologique et à son épouse », les avocats « exigent aujourd’hui que l’ovule ne soit pas celui de la mère porteuse, afin qu’elle n’ait aucun lien génétique avec le nourrisson ». Les agences préfèrent également « les mères porteuses ayant fini de créer leur propre famille – la tentation de garder le bébé étant alors moins grande ». Mais « les problèmes » viennent aussi des futurs parents, qui changent d’avis au cours des neuf mois, « parce qu’ils divorcent ou que le fœtus présente une anomalie par exemple »« Les Américains sont tellement obsédés par la consommation, tellement englués dans cette approche ‘j’ai le droit d’avoir un bébé’ qu’ils préfèrent fermer les yeux sur les questions éthiques », conclut Abby Lippamn, de l’université Mc Gill.

Une autre pratique se répand outre-atlantique, la congélation de gamètes ou d’embryons. Encouragée et financée depuis trois ans par des sociétés comme Apple ou Facebook pour leurs salariées (« Facebook subventionne aussi le recours aux mères porteuses »), cette pratique est suivie dans de nombreuses entreprises aujourd’hui. Ces « programmes de fertilité » sont comparés au financement de la contraception via des contrats d’assurance santé. « Maitriser » dans les deux cas sa fertilité, une « même logique ».

 

 Source Généthique.org

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Cash Investigation – Pédophilie et Eglise un dossier à charge, des méthodes abjectes ?

L’émission à sensation sur les « dossiers » qu’Elise Lucet présente sur France 2 s’est intéressée au cas douloureux et il est vrai opaque de la gestion de la pédophilie par l’Eglise. Si difficile que soit ce sujet pour les catholiques, il est heureux qu’enfin nous puissions crever l’abcès. Mais faire la lumière et battre une coulpe bien lourde n’est pas la même chose qu’instruire un procès à charge dont la visée pourrait bien être plus d’abîmer l’image de l’Eglise que de restaurer la dignité des victimes qui semblent bien instrumentalisées ici par une équipe de journalistes fort peu soucieux de vérité et de déontologie.

Face à ces procédés, Famille Chrétienne écrit à Elise Lucet une lettre ouverte, antérieure à l’émission puisque peu avaient été conviés à la voir en amont et bien entendu pas les médias catholiques.

 

Valeurs actuelles la résume en pointant les « procédés éthiques » de l’équipe.

“Méthodes abjectes” et “mise en scène” : Famille chrétienne accuse Élise Lucet et l’équipe de Cash investigation d’avoir traité avec mépris, voire brutalité, plusieurs hommes d’Église lors du tournage de son reportage “Pédophilie dans l’Église : le poids du silence”. 

Dans cette tribune, Antoine-Marie Izoard, directeur de la rédaction de Famille chrétienne affirme que “lors de l’assemblée des évêques de France”, il a vu la journaliste de France 2 “courir après des hommes d’Église et les harceler, suivie par une caméra”.

Le “mépris” d’Élise Lucet

J’ai vu votre mise en scène alors que vous interpelliez au loin des évêques qui se rendaient à l’office des vêpres, faisant croire qu’ils fuyaient vos questions et votre caméra”, détaille encore l’auteur de la lettre.

Et d’ajouter : “Avec quel mépris, enfin, avez-vous répondu aux responsables de l’épiscopat qui refusaient, devant ces méthodes, d’apparaître en plateau dans une telle émission du service public ! ‘Vous ferez trois Pater et quatre Ave pour expier vos fautes’ (sic), leur avez-vous écrit dans un mail. 

“Accuser, pourfendre et condamner”

Le journaliste estime en outre que “si les médias ont pu jouer un rôle de catalyseur pour que l’Église prenne sérieusement en main cette question douloureuse (la pédophilie, ndlr), votre méthode cherche moins à aider, enquêter et guérir qu’à accuser, pourfendre et condamner”.

L’équipe va même jusqu’à interpeller le Saint-Père qui prend le temps de revenir sur ses pas pour écouter la question et y répondre, rapidement il est vrai, mais ce n’était pas le lieu.

 

Vous pourrez également retrouver ici le décryptage courageux (car il fallait avaler l’émission) de France catholique.

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Le président du Parlement européen encourage les spécialistes de la recherche réunis à Bruxelles pour les personnes trisomiques

Après l’ONU hier (à Genève), c’est au Parlement européen (à Bruxelles) que la Fondation Jérôme Lejeune organisait une conférence aujourd’hui à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21.

Cet évènement visait à faire connaître les enjeux et les besoins des programmes de santé et de recherche au bénéfice des personnes atteintes de trisomie 21.

Le président du Parlement européen Antonio Tajani (un chrétien convaincu) a précédé les prises de parole des jeunes intervenants trisomiques (pour la France Paul, Laura, Ségolène, Charlotte). Il a souligné une caractéristique la plupart du temps rencontrée chez leurs semblables mais souvent ignorée : « les jeunes trisomiques donnent plus d’amour que les autres. Ils sont meilleurs que les autres. Ceux qui donnent plus d’amour sont ceux qui gagnent » faisant allusion aux succès de Mélanie en présentatrice de météo.

Le président du Parlement a également insisté sur l’importance du soutien financier « il faut mettre plus d’argent dans la recherche et l’innovation c’est une évidence », puis a transmis la parole aux scientifiques et aux chercheurs pour qu’ils présentent leurs travaux les plus récents.

Découvrir les intervenants dans le communiqué de presse du 14 mars dernier.

 

 Source

En France #NLQ

Enseignement privé – La crise de la demande

A la faveur des débats de la campagne des présidentielles, l’enseignement catholique entend briser le tabou du verrouillage des effectifs de l’enseignement privé, cantonnés à 20 % des enfants scolarisés depuis les accords Lang-Cloupet et jamais vraiment remis en cause, malgré une explosion des demandes d’inscription dans le privé ces dernières années.

Caroliene Saliou, de l’APEL, estime qu’il y a 30 à 40 000 enfants qui ne peuvent être inscrits dans l’école voulue par leurs parents faute de place. Une pénurie organisée, donc, au niveau du ministère, qui se défend de vouloir rallumer la guerre scolaire, prétendant que la dernière modification souhaitée de la Loi Falloux avait jeté des milliers de personnes dans la rue… C’est oublier qu’il s’agissait alors de supprimer purement et simplement la liberté scolaire ; aujourd’hui, c’est un assouplissement des modalités de financement public de l’enseignement qui est plutôt à l’étude par les candidats à l’élection présidentielle, comme le rappelle Annie Gennevard, de l’équipe éducation du candidat François Fillon : soutenir les expériences innovantes, quel que soit leur cadre juridique. Sur le sujet, la frilosité du ministère reste extrême, notamment sous la pression des syndicats.

Retrouvez ici l’article paru dans Le Journal du Dimanche.

 

 Source Blog de la liberté scolaire

NLQ #Rome

12 et 13 mai le programme du voyage apostolique à Fatima

Pèlerinage sur les lieux des apparitions, messe, chapelet, rencontres avec les malades et avec les autorités portugaises, figurent au programme du voyage du pape François au sanctuaire marial de Fatima, les 12 et 13 mai 2017. A l’occasion du centenaire des apparitions (1917), le pape passera vingt-quatre heures sur place.

Les détails du déplacement ont été publiés le 20 mars par le Bureau de presse du Saint-Siège. Le pape doit quitter Rome à 14h depuis l’aéroport de Fiumicino le 12 mai, pour atterrir après plus de 3h de vol (à 16h20 au Portugal, 17h20 heure de Rome) à la base aérienne de Monte Real, située à une quarantaine de kilomètres de Fatima.

Après une cérémonie de bienvenue, le pape rencontrera le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa en privé dans l’aéroport, où il visitera aussi la chapelle vers 17h.

A 17h15, le pape François prendra l’hélicoptère pour atterrir au stade de Fatima dix minutes plus tard. Accueilli par la foule, il rejoindra le sanctuaire en papamobile ouverte, précise le programme.

Le pape visitera et priera dans la « chapelle des apparitions » à partir de 18h15. La petite chapelle a été construite sur le lieu où ont eu lieu cinq des six apparitions de la Vierge Marie aux trois enfants bergers de Fatima. Le 13 mai 1917, en plein cœur de la première Guerre mondiale, la Vierge Marie est apparue, sous l’apparence d’une « femme revêtue de soleil » à la « Cova da Iria », près de Fatima, à trois pastoureaux, cousins : Lucie dos Santos et Jacinthe et François Marto. La Vierge Marie leur recommandait de prier intensément pour la conversion des pécheurs. Les apparitions se renouvelèrent 6 fois en 1917, la dernière fut, le 13 octobre.

La Vierge demanda que soit construite une chapelle en son honneur. Erigée en 1919, elle a été dynamitée au petit matin du 6 mars 1922, restaurée et ré-inaugurée le 13 janvier 1923.

A 21h30, est prévue la bénédiction des cierges dans la chapelle, puis la prière du chapelet. Le pape prononcera aussi un « salut ».

Le lendemain, 13 mai, il doit rencontrer à 9h10 le premier ministre Antonio Costa dans la Maison de retraite “N.S. do Carmo” au sein du sanctuaire.

Dans la matinée, il visitera la basilique « Notre-Dame du Rosaire » et célébrera une messe à 10h sur l’esplanade. Au terme de la célébration, il saluera les personnes malades.

La basilique est édifiée à l’endroit où les voyants ont vu un éclair, prémices des apparitions. La première pierre a été bénie le 13 mai 1928 et sa consécration a eu lieu le 7 octobre 1953. Le titre de basilique lui a été accordé par Pie XII en 1954.

Le pape déjeunera dans la Maison “N.S. do Carmo” avec les évêques du Portugal à 12h30. Il quittera le pays à 15h (16h à Rome) après une cérémonie de congé, pour rentrer à Rome à 19h.

 

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Libertés religieuses – L’ONU mauvais élève

ADF International est une organisation de l’Alliance Defending Freedom dont le siège est à Vienne (Autriche). C’est une organisation de juristes qui défendent la liberté religieuse notamment en Europe et aux Amériques auprès des Nations unies, du Conseil de l’Europe, de l’Organisation des États Américains, de l’OSCE, de la Cour européenne des droits de l’homme et de l’Union européenne. Premier, une radio et groupe multimédia chrétien anglais, vient de signaler la critique qu’ADF International adresse aux Nations unies qui ignorent superbement les violations de la liberté religieuse en Occident…

 

L’association caritative dans le domaine de la liberté religieuse ADF International a riposté au Rapport sur la liberté de religion ou de conviction des Nations unies, lors du débat général qui s’est tenu à l’occasion de la 34ème session du Conseil des droits de l’homme [Genève, 27 février – 24 mars].

L’association déclare que, tandis que l’oppression religieuse peut apparaître de plus en plus évidente dans d’autres parties du monde, les chrétiens en Occident font face à une discrimination croissante. Rubén Navarro, avocat principal pour les Nations unies de ADF International, a déclaré :

« Nous constatons une réduction massive des libertés fondamentales en Occident. Alors que l’oppression religieuse pourra apparaître comme plus intense dans d’autres parties du monde, nous ne devons pas fermer les yeux sur son développement aux États-Unis, en Europe ou en Australie. Beaucoup ont été chassés de l’espace public parce qu’ils refusent d’abandonner des convictions fortement ancrées. Des régimes politiques libéraux agressivement séculiers, qui prétendent être objectifs et idéologiquement neutres, obligent des gens à choisir entre leur foi et leur emploi. […] Nous avons vu beaucoup de cas de pâtissiers, de fleuristes, de photographes, des prestataires de locaux, qui n’ont fait qu’exercer leurs droits à la liberté religieuse. Ils ont refusé d’aider ou de promouvoir des idées comme celle des unions entre personnes de même sexe, ou d’autres idées qui sont en nette contradiction avec leur foi. Le droit international garantit une protection égale pour tous. Il proscrit toute discrimination en raison de la race, du sexe, de la langue, de la religion, de la politique ou d’une opinion. Les Nations unies ne devraient tout simplement pas accepter que des citoyens perdent leurs emplois, qu’ils soient diffamés, voire jetés en prison parce qu’ils refusent de bafouer leurs croyances religieuses. »

Source Christianophobie Hebdo

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Ces personnes handicapées qui supplient qu’on ne les tue plus

Après les discours émouvants de lord Shinkwin  

il s’agit de pouvoir … du pouvoir qu’ont les personnes non handicapées de déterminer le sort d’autres personnes qui sont handicapées… du pouvoir de décider si nous devons vivre ou si nous devons mourir. 

Charlotte à l’ONU

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« Ne nous assassinez pas avant la naissance. Les gens comme moi ont le droit de vivre »

Mélanie sur France2, par son émouvante présentation ne disait elle pas aussi sa joie de vivre ?

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