Brèves

L’Agence de Biomédecine condamnée pour avoir refusé la PMA à un homme de 69 ans

Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a rendu deux jugements le 14 février, enjoignant l’Agence de Biomédecine de prendre en compte « la situation des couples » et non seulement leur âge pour refuser ou autoriser une PMA.

L’un des couples concerné par ces décisions s’était vu refuser en raison de l’âge du père l’export de son sperme congelé  vers la Belgique en vue d’une PMA. Luigi, italien de 69 ans, « déjà deux fois papa », et son épouse camerounaise de 33 ans ont un « désir d’enfant très très fort ». Mais la jeune femme, du fait d’une faible réserve ovarienne, entame une procédure de PMA dans un hôpital francilien. Au cours de la procédure, son mari doit être opéré pour un cancer ; il conserve son sperme pour poursuivre la PMA à la suite de l’opération. De retour à la clinique, « on m’a fait comprendre qu’avec l’opération, mon espérance de vie était limitée et qu’il n’y aurait plus de PMA… » explique Luigi. Le couple rencontre alors une gynécologue et un psychologue en Belgique, qui acceptent de poursuivre les tentatives de PMA. Mais l’Agence de Biomédecine refuse de laisser exporter ses gamètes : aucun texte ne fixe d’âge maximal paternel pour procréer[1], toutefois « dans la pratique, une majorité de professionnels limitent l’âge paternel à 60 ans ; au-delà, l’homme connaît une diminution de la fertilité et on assiste à une augmentation des risques génétiques » se justifie-t-elle (cf. PMA : l’âge limite du père doit-il être fixé par la loi ?).

La décision du 14 février, demande à l’Agence de Biomédecine de réexaminer le dossier avant le 14 mars. L’ABM a annoncé son intention de faire appel du jugement.

[1] La sécurité sociale assure la prise en charge de la PMA jusqu’au 43ème anniversaire de la femme.

 

 Source Généthique.org

Europe non francophone #NLQ

Avec un taux de 40 à 90 %, l’objection de conscience est menacée en Italie

La question est soulevée dans les journaux télévisés d’Italie, où les taux d’objection de conscience peuvent être de 40 % ou presque 90 % selon les régions.

Le directeur du Bureau national pour la pastorale de la santé de la CEI s’est exprimé au sujet d’un avis de recrutement publié par la Région du Latium, réservé exclusivement à des médecins « non objecteurs », rapporte la même source : les évêques craignent que la décision de l’hôpital San Camillo ne fasse école, souligne le p. Arice.

« On ne respecte pas un droit de nature constitutionnelle comme l’objection de conscience », poursuit le père Arice, cité par le quotidien du Vatican. Il rappelle que « le ministère de la Santé a conduit récemment une enquête certifiant que le nombre de médecins non objecteurs était suffisant pour couvrir amplement la demande » d’interruptions volontaires de grossesse : « Tout cela, ajoute-t-il, fait beaucoup douter de la bonté de la mesure » de l’hôpital San Camillo de Rome.

Le représentant de la CEI exprime le souhait que « les médecins disent leur opinion avec conscience et autorité parce qu’ils sont les premiers à être touchés par cette décision ».

Sur cette affaire, la ministre italienne de la Santé, Beatrice Lorenzin, est intervenue dans une récente audition au Parlement : « Il n’est pas possible, a-t-elle dit, de recruter du personnel de santé avec des contrats à temps indéterminé, en posant comme condition préalable « non objecteur » : c’est une modalité discriminatoire de recrutement du personnel, étant donné que la loi prévoit la possibilité de changer d’idée au cours de la carrière professionnelle ». Elle a réaffirmé cette position le mercredi 22 février.

Avec  la loi 194 de 1978, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est légale en Italie, mais prévoit le droit à «  l’objection de conscience » des médecins, qui peuvent donc refuser d’accomplir un acte médical pour des raisons personnelles, religieuses ou morales, rappelle L’Osservatore Romano qui ajoute : « L’objection de conscience », prévue par la loi italienne 194, est protégée par une sentence de la cour constitutionnelle, par des traités internationaux et par le droit de l’Union européenne.

 

 Source Zénith

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La Torah, un amour fait de paroles et de gestes concrets, rappelle le pape

La Torah est un livre connu dans les grandes lignes, par les catholiques, comme on se rappelle une des histoires de nos enfances,  mais méconnus dans son détail. Trop souvent on en retient le déconcertant des batailles, d’un Dieu vengeur (sans savoir ce que veut dire vengeance) ou les roublardises des prophètes, quand on ne fuit pas leur rugosité considérée d’un autre âge.

Pourtant le pape François rappelle le sens de ce qui demeurent des histoires saintes :

La Torah « manifeste l’amour paternel et viscéral de Dieu, un amour fait de paroles et de gestes concrets, un amour qui devient alliance. Et justement cette parole alliance est riche de résonances qui nous rapprochent »

Le Pape François, rapporte radio Vatican, a reçu ce matin une délégation internationale d’intellectuels juifs, menée par son « frère et ami » argentin le rabbin Abraham Skorka, pour la présentation d’une nouvelle édition de la Torah. Se rencontrer autour de la Torah, « l’enseignement vivant du Dieu vivant », selon les termes de saint Jean-Paul II, revient à se rencontrer « autour du don du Seigneur, de Sa révélation, de Sa parole », a déclaré le Pape François.

La Torah « manifeste l’amour paternel et viscéral de Dieu, un amour fait de paroles et de gestes concrets, un amour qui devient alliance. Et justement cette parole alliance est riche de résonances qui nous rapprochent », a estimé le Pape. « Dieu, le plus grand et fidèle Allié », a appelé Abraham « pour former à partir de lui un peuple qui devienne une bénédiction pour tous les peuples de la terre, et rêve d’un monde dans lequel les hommes et les femmes soient alliés avec Lui et donc vivent en harmonie entre eux et avec la Création ».

Le pape François a rappelé que la volonté divine est celle de l’unité entre juifs et chrétiens : « Au milieu de tant de paroles humaines qui poussent malheureusement à la division et à la compétition, ces paroles divines d’alliance ouvrent à nous des voies de bien à parcourir ensemble », le Pape mettant en valeur un « dialogue fraternel et institutionnel » désormais « consolidé et efficace » entre juifs et chrétiens.

 

 Source

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70 communautés nouvelles problématiques, 15 fondateurs sous enquête

Ce n’est pas nouveau, les fondations ont de tout temps suscité la mefiance et la prudence des autorités ecclésiastiques. Le foisonnement de communautés nouvelles au XXème siècle peut réjouir le fidèle plutôt habitué à la grisaille d’une Eglise qu’on ne cesse de nous présenter comme mourante.

Nous connaissons nombre de communauté « bizarres », dont le fondateur tient plus du gourou, mais aussi, bien des fondations discrètes et persécutées, comme de nombreux saints, par la hiérarchie ecclésiastique elle-même.

Il n’en demeure pas mois que le chiffre de 70 communautés pointées du doigt par Rome comme problématiques est impressionnant. Sur fond d’affaire douloureuse des franciscains de l’immaculée, le cardinal Joao Braz de Aviz, responsable de congrégation pour les Instituts de Vie consacrée, rapporte  à propos de la rencontre avec le pape de novembre 2016 : 

–          Le Pape s’est étendu sur les nouvelles fondations. Pouvez-vous nous dire combien d’entre elles sont actuellement sous enquête de la part de la Congrégation pour les religieux ?

–          « Il y en a environ 70 nouvelles familles religieuses sur lesquelles nous avons porté notre attention. Nous avons fait des visites et quelques unes révèlent vraiment des cas préoccupants, avec de graves problèmes de personnalité dans les fondateurs et des phénomènes d’emprise, de fort conditionnement psychologique des membres. Il y a des fondateurs qui se sont révélés de vrais propriétaires des consciences. Le critère n’est plus l’unité avec l’Eglise, l’unité avec Pierre. Ce n’est pas pour rien que les fondateurs les plus rigides se sont montrés comme des personnes incapables d’obéir, des personnes qui doivent rester au pouvoir. Il s’agit clairement de dynamiques déséquilibrées et inacceptables. Il y a aujourd’hui une quinzaine de fondateurs qui sont sous enquête. Et quand nous nous mettons en mouvement – et nous le faisons après avoir reçu des signalements et des dénonciations – c’est qu’en général il y a un vrai problème, et quelques fois très grave. Le pape désire la transparence ; il veut la clarté et il nous a exhortés à faire un discernement courageux sur ce qu’est un charisme et sur ce qui ne l’est pas. Il nous soutient totalement. Il arrive même que des évêques locaux se sentent appelés aussi à la vigilance sur les formes de la vie consacrée qu’ils accueillent dans leur diocèse. Les omissions dans ce sens rendent les problèmes plus difficiles à affronter : si, en fait, on intervient quand un problème n’en est qu’au début, c’est toujours plus facile de le gérer. »

 

 

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Les fraternités monastiques de Jérusalem quittent la Belgique

Il semble que la Belgique ait un problème avec les communauté religieuses. C’est au tour de la Fraternité monastique de Jérusalem, de quitter Bruxelles dont la restructuration laisse des traces ressenties comme douloureuses, après l’épisode pour le moins violent de la Fraternité des Saints-Apôtres.

Communiqué

Nos Fraternités monastiques de Jérusalem se retirent de Bruxelles

Depuis septembre 2001, en réponse à l’appel du Cardinal Danneels et après avoir préparé durant vingt ans notre arrivée avec le soutien de nombreux laïcs, nos Fraternités sont présentes à Bruxelles, à l’église paroissiale Saint-Gilles qui leur a été partiellement affectée. Le charisme de nos Fraternités s’est adapté à ce quartier populaire et multiculturel et tout un réseau de fidèles vient régulièrement prier à Saint-Gilles. La Fraternité évangélique « Feu et Lumière », le catéchuménat d’adultes et la Fraternité des Veilleurs adorateurs, ainsi que le groupe biblique « Théophile » sont un signe de la vitalité suscitée par la présence des frères et des sœurs. Leur proximité avec les habitants du quartier est également source de rayonnement pastoral par le simple dialogue de la vie.

Dès le début, notre implantation à Saint-Gilles a dû relever le réel défi de la cohabitation avec de nombreuses réalités paroissiales sur le même lieu, ce qui, malgré la bonne volonté de tous, ne pouvait se faire sans tensions.

En 2015, le projet de remaniement des unités pastorales de la ville mené par le Vicariat de Bruxelles comportait l’option que l’église Saint-Gilles soit choisie comme « clocher émergent », concentrant l’ensemble des activités paroissiales. Ayant retenu cette option, le Vicariat nous a informés le 2 février 2016 de la décision prise et qu’en conséquence, notre présence monastique à Saint-Gilles n’était plus envisageable. Une proposition de déménagement dans une autre église de la ville nous était faite avec un délai de deux ans pour nous retirer de Saint-Gilles, au cours duquel un statu quo serait respecté de la part de la paroisse comme de celle de nos Fraternités.

Nous avons alors accepté avec confiance la proposition faite par l’Archevêché de collaborer à un groupe exploratoire composé de représentants de nos Fraternités, du Vicariat et de l’Archidiocèse, dans le but de voir si une autre implantation pourrait se faire à Bruxelles. Il est très vite apparu que, loin de constituer un simple déménagement, cette perspective revenait à envisager une nouvelle fondation. Or nos deux instituts ne sont pas en mesure aujourd’hui, de repartir sans transition dans un autre projet dans la même ville, surtout après quinze ans de présence à Saint-Gilles. Ce projet, par son ampleur, aurait demandé de toute façon plus que deux années de préparation. Nous avons consenti à l’effet collatéral de la décision concernant l’église Saint-Gilles, décision qui a été confirmée depuis lors par le Vicariat. Avec l’aide de nos conseils, en dialogue avec les frères et sœurs sur place et après avoir rencontré le Cardinal De Kesel et la déléguée à la vie consacrée, nous avons donc décidé de nous retirer de Bruxelles.

Ce qui a été semé par notre présence auprès des nombreux laïcs qui étaient là avant nous et ceux qui ont fréquenté Saint-Gilles durant cette quinzaine d’années va continuer à porter du fruit après nous. Nous leur sommes profondément reconnaissants pour tout ce que nous avons reçu de leur part et pour les liens fraternels tissés au cours de ces années. Nous leur laissons tout spécialement le goût de la prière liturgique, de la prière personnelle et de la fraternité. Puissent-ils continuer ensemble au cœur de Bruxelles leur mission de louange, d’adoration et d’intercession, au service de l’évangélisation de cette ville ! C’est notre vœu et notre prière pour eux.

Deux Eucharisties d’action de grâce et d’adieu seront célébrées à Saint-Gilles avant notre départ définitif : le dimanche 18 juin à 11h30, présidée par le Cardinal De Kesel et le dimanche 25 juin à 11h30, présidée par frère Jean-Christophe, prieur général des frères, avec aussi la présence de sœur Violaine, prieure générale de sœurs.

Nous confions cette étape pascale que vivent nos Fraternités à Bruxelles à votre prière et nous vous assurons de la nôtre.

L’avenir appartient à Dieu. S’Il veut que nos Fraternités reviennent un jour en Belgique, nous en serions profondément heureux. À Lui rien n’est impossible, sa Providence, si telle est sa volonté, y pourvoira. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous engager dans ce sens mais il est sûr que notre attachement à ce pays et à ses habitants demeure très fort et que le lien de communion se maintiendra autrement.

Sœur Violaine et frère Jean-Christophe, prieurs généraux

Le 14 février 2017

 

La réaction du rédacteur en chef du journal La Vie est d’autant plus intéressante qu’elle vient d’un média qu’on ne peut soupçonner de conservatisme.

jpd

NLQ #Rome

Vers la béatification d’un nouveau pape ?

La clôture du procès diocésain de béatification de Benoît XIII (1649/50-1730), pape dominicain, sera présidée à Rome vendredi prochain, 24 février 2017, par le cardinal vicaire du pape pour Rome, Agostino Vallini, dans la salle de la Conciliation du palais apostolique du Latran. Il sera assisté par les membres du tribunal diocésain, qui a mené l’enquête : Mgr Giuseppe D’Alonzo, juge délégué, le père Giorgio Ciucci, Promoteur de Justice, et M. Marcello Terramani, notaire, indique un communiqué du vicariat.

Le dossier, sous scellés, passera ensuite à la Congrégation pour les causes des saints, qui devra ou non reconnaître le caractère héroïque de ses vertus humaines et chrétiennes et éventuellement authentifier un miracle dû à son intercession. Alors il pourrait être déclaré « bienheureux ».

 

 Lire la vie de Benoit XIII

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Le ministère pétrinien vu par le pape François

A l’occasion de la fête de la Chaire de Saint Pierre, le 22 février 2017, le pape François a profité de chacune de ses interventions et rencontres pour demander qu’on prie pour lui, comme il le fait souvent.

Il a également publié sur son compte twitter ce qu’il considère comme étant le ministère pétrinien dans sa partie particulière du pouvoir des clefs.

« Jésus a confié les clefs à Pierre pour ouvrir l’entrée du Royaume des cieux, pas pour la fermer »

On y reconnait bien toute la trame de son pontificat et de ses discours dans une formule le résumant de façon claire.

Un message à peine retwitté en Français comme en italien, mais plus « aimé » en italien (2.8k) que du côté francophone (546).

D’une manière générale, nous découvrons à l’occasion de ce tweet que le compte français est peu suivi et très peu retweeté ou « aimé ». Un moyenne de 700 par tweet, contre plusieurs milliers dans certaines autres langues.

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La crise grecque affecte aussi l’Eglise catholique, s’alarme l’archevêque d’Athènes

La Grèce appelle l’Allemagne à faire preuve de « réalisme  » pour régler la crise grecque. Lundi 20 février 2017, le pays et ses créanciers ont trouvé un accord de principe lors de l’Eurogroupe à Bruxelles, qui prévoit que les représentants des créanciers retournent à Athènes dans les jours prochains pour continuer les négociations sur les réformes attendues contre une nouvelle tranche de prêts.

Mgr Sevastianos Rossolatos, l’archevêque catholique d’Athènes, a dit sa préoccupation, au micro de notre collègue de la rédaction italienne, Gabriella Ceraso. « L’Etat doit beaucoup d’argent et ne peut pas le rembourser. Nous voulons certainement des réformes, mais nous sommes convaincus qu’ils nous feront d’abord mourir puis ils réformeront l’Etat  » souligne Mgr Rossolatos, alertant sur le problème des retraites.

«  La Caritas de Grèce n’a plus de fonds et même les évêques et la Conférence épiscopale se trouvent en difficulté pour affronter les besoins pastoraux  » s’alarme l’archevêque catholique d’Athènes. « Nous sommes devenus des mendiants, même nous les évêques et nous avons les mains liés » dénonce-t-il. (OB-SB)

 

 Lu sur Radio Vatican

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Désormais la Secrétairerie d’ Etat du Vatican entend contrôler l’usage de l’image du pape

Le 22 février dernier, la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège a annoncé veiller désormais de près à l’usage de l’image et des armes du Souverain Pontife, « afin que son message puisse rejoindre les fidèles intègres ».  Elle précise qu’ elle « effectuera une surveillance systématique des modalités selon lesquelles sont utilisées l’image du Saint-Père et les blasons du Saint-Siège, en prenant si besoin les mesures appropriées ».

Il s’agit bien des armes, images et effigies du pape François et non de la représentation médiatique parfois forcée par une presse qui aimerait faire du Saint-Père le héraut de ses propres positions.

Bien entendu on ne peut pas ne pas faire le lien avec les récents placards dans Rome contre le pape François. Et l’insistance de la salle de presse précisant qu’il n’y a pas de rapport, laisse au contraire, planer un doute. Il semble en tout cas que le Vatican prenne très au sérieux cette affaire, au point que les cardinaux se sont sentis obligés de témoigner publiquement leur attachement au Saint-Père, ce qui pourtant va de soi dans l’Eglise.

Le Saint-Père dans la tourmente à quelque jours de l’anniversaire de son élection. Voilà pourquoi nous continuons de proposer à nos lecteurs notre neuvaine de semaines à son intention.

 

 

NLQ #Rome

Le pape lance un appel humanitaire au Soudan du Sud

A l’issue de l’audience générale le Pape a lancé un appel pour que ne soit pas oubliée la situation humanitaire catastrophique au Soudan du Sud. « Les nouvelles douloureuses en provenance du Soudan du Sud martyr soulèvent une inquiétude particulière » a dit François, qui a souligné « qu’à un conflit fratricide s’ajoute une grave crise alimentaire qui condamne à mourir de faim des millions de personnes dont beaucoup d’enfants ».

Le Pape a demandé des gestes concrets : « Dans ce moment, l’effort de tous est plus que jamais nécessaire, pour ne pas juste faire des déclarations, mais rendre concrètes les aides alimentaires et permettre qu’elles rejoignent les populations en souffrance » a t-il souligné, souhaitant que « le Seigneur soutienne nos frères (du Soudans du Sud) et tous ceux qui œuvrent pour leur venir en aide. »

La situation humanitaire, conséquence de la guerre civile qui déchire le pays est préoccupante. L’Unicef, la FAO et le Programme alimentaire mondial tirent la sonnette d’alarme  : près de 40 % des habitants de ce pays souffrent de malnutrition, soit actuellement près de cinq millions de personnes. (OB)

 

 Source Radio Vatican