Colombie – Don d’organes oui, trafic non. Selon l’épiscopat, la réalité du pays ferait courir des risques aux plus démunis.

La loi n° 1805 approuvé en août dernier par le Congrès et récemment ratifiée, établit que le don d’organes en Colombie est obligatoire.

« Il n’y a rien de mal en soi à cela – a indiqué S.Exc. Mgr Juan Vicente Cordoba Villota, Evêque de Fontibon et Président de la Commission épiscopale pour la vie.
Face à la carence d’une information complète de l’opinion publique, l’Evêque a expliqué la position de l’Eglise sur cette loi : « elle ne contredit pas la doctrine pas plus qu’elle n’influe sur la dignité de la personne mais au contraire est en faveur de la vie. Il s’agit d’une œuvre de charité et d’amour envers quelqu’un qui a besoin d’un organe » indique la note envoyée à Fides par la Conférence épiscopale colombienne.

Mgr Cordoba Villota a cependant demandé des contrôles sévères au sein du nouveau règlement relatif au don d’organes pour éviter que ses nouvelles modalités ne puissent servir à servir des intérêts particuliers. L’Eglise s’oppose donc décidément au trafic d’organes.

La loi 1805 de 2016, approuvée par le Congrès, prévoit que le don d’organes en Colombie est obligatoire afin d’augmenter la disponibilité d’organes et de tissus dans le pays et de répondre aux besoins de plus de 3.000 personnes en attente de transplants. Selon la loi, les colombiens ne voulant pas être donateurs doivent notifier leur refus devant notaire ou s’enregistrer en tant que non donateurs au moment de leur inscription à l’Institut national de Santé

C’est pourquoi Mgr Córdoba Villota a demandé une plus grande attention envers les zones rurales où les notaires font défaut et au sein desquelles la population est plus vulnérable.

Source Agence Fides

Rappelons qu’en France, il faut désormais se signaler également si on ne veut pas être donneur.

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