Denier du culte 30 à 50 % des catholiques ne donnent pas aux diocèses. Pourquoi ?

La situation financière de l’Eglise de France n’est pas florissante. Les diocèses tirent la sonnette d’alarme de toute part.

Ainsi l’évêque de Quimper se plaint de la chute des dons et des donateurs.

En 2014, (nos derniers chiffres sûrs à notre disposition) le denier a progressé de 0,41 % avec un montant total collecté de 250 000 000 €.

La baisse du nombre de donateurs a été divisée par 10 par rapport aux années précédentes (- 4 000 donateurs).
En 2014, 1 200 341 personnes ont participé à la collecte du Denier.

Le don moyen s’élève à 208 €.

 

En France on estime qu’entre 30 et 50 % des catholiques ne participent pas au denier.

Cependant, ces chiffres sont une moyenne qui « cachent » une disparité dans les résultats des diocèses. Il y a des différences significatives entre les diocèses urbains dont l’activité génère plus facilement les dons et les diocèses ruraux qui souvent doivent redoubler d’effort pour maintenir le montant des sommes collectées.

Il est également utile de souligner que l’Eglise en France est une des plus pauvres des Eglises catholiques occidentales. Contrairement à l’Eglise en Allemagne ou en Espagne par exemple, elle ne reçoit aucune aide directe de l’Etat. Bien entendu la prise en charge des biens antérieurs à 1905 et du salaire des prêtres concordataires ou aumôniers militaires n’est pas à négliger.

Enfin, une enquête menée en juin 2015 auprès de 1551 personnes de 18 ans et plus nous montre que : 6 français sur 10 de 18 ans et plus se disent catholiques et seulement 32 % d’entre eux contribuent au Denier.
Leur décision de donner relève plus de « l’adhésion choisie » que de « l’appartenance culturelle ».
L’attachement à un lieu de culte est une des principales motivations pour donner alors qu’un certain nombre de clichés (richesse du Vatican et de l’Eglise, Eglise aidée par l‘Etat…) sont les principaux freins à la décision de donner.

Source diocèse de Saint Claude

Toutefois, les catholiques sont toujours de généreux donateurs, pour les œuvres, les communautés religieuses. Pourquoi alors une telle désaffection du denier ? La question, comme une sorte d’audit, mérite d’être posée.

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