Journée mondiale de la pêche et victimes de la traite – Message du Vatican

Le Vatican a rendu public ce mardi 16 novembre le message du Conseil pontifical de la Pastorale des migrants et des personnes en déplacement, à l’occasion de la Journée mondiale de la pêche, organisée le 21 novembre.

À cette occasion se tiendra cette année au siège de la FAO, à Rome, une réunion sur la violation des droits humains dans le secteur de la pêche, et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, rapporte Radio Vatican.

La question de la traite des être humains est ue des grandes préoccupations du pape François. Il y revient souvent et les interventions du Saint-Siège à l’ONU ne manquent pas une occasion de soulever le problème.

Extraits du message.

Nous apprécions et attendons avec impatience la mise en œuvre de l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, adopté comme accord de la FAO en 2009. Après plusieurs années d’efforts diplomatiques, il est finalement entré en vigueur, le 5 juin dernier, et est à présent juridiquement contraignant pour les 29 pays et l’organisation régionale qui l’ont signé. A travers l’adoption et la mise en œuvre de mesures de l’État du port effectives, le PSMA est le premier traité international contraignant cherchant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR), un problème environnemental important qui provoque de sérieux dommages économiques et menace la sécurité alimentaire dans de nombreux pays.

Notre préoccupation ne se limite pas aux ressources marines. L’industrie de la pêche est largement reconnue comme l’une des plus dangereuses en raison des fréquents accidents de travail et du taux élevé de mortalité. En cette Journée mondiale de la pêche, nous voudrions porter notre attention également sur les pêcheurs qui se trouvent dans des situations d’exploitation et d’abus.

En tenant compte de l’appel du Pape François : « La traite des personnes est un crime contre l’humanité. Nous devons unir nos forces pour libérer les victimes et pour arrêter ce crime toujours plus agressif, qui menace, outre les personnes individuelles, les valeurs fondatrices de la société, et aussi la sécurité et la justice internationales, mais également l’économie, le tissu familial et la vie en société elle-même », en tant qu’Eglise catholique, nous voudrions renouveler notre appel aux gouvernements en vue de ratifier la Convention sur le travail dans la pêche de 2007, afin de créer un environnement sûr à bord des navires de pêche et de meilleures mesures de bien-être pour les pêcheurs. Depuis octobre 2016, la Convention a été ratifiée par neuf Etats côtiers, et un pays supplémentaire est nécessaire pour l’entrée en vigueur de la Convention.

 

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