Notre histoire avec Marie : les apparitions du Puy-en-Velay

Il y a quelques jours, nous vous rappelions que la France avait été offerte à Notre-Dame par Louis XIII, qui lui avait fait donation de son royaume. Cet acte venait confirmer que la Vierge Marie est chez elle en France ! Notre histoire est en effet jalonnée de ses apparitions, comme autant de repères qui nous invitent à tourner nos regards vers la Reine du Ciel, confiants en la puissance de son intercession.

Nous souhaitons, au fil des semaines, relire avec vous ces pages d’histoire, non comme on tournerait celles d’un livre poussiéreux et dépassé, mais convaincus que Notre-Dame intervient, encore et toujours (si nous le lui demandons). Relire pour renouer ce lien indéfectible, et se souvenir que « Regnum Galliae, Regnum Mariae : le royaume de France est le Royaume de Marie ».

Les apparitions de Marie au Puy-en-Velay :

Premières apparitions confirmées dans l’histoire de l’Eglise

et naissance du plus grand sanctuaire marial de la chrétienté médiévale

 

 

L’origine du sanctuaire Notre-Dame du Puy-en-Velay (Haute Loire) remonte à l’an 430, date de l’apparition de la Mère du Christ à « une noble matrone », percluse de fièvre et qui en sera guérie. Il s’agit de la première apparition de la Vierge Marie dans l’histoire de l’Église, confirmée par l’évêque local, un an avant le grand Concile d’Éphèse, qui proclamera Marie Theotokos, « Mère de Dieu ».

La date très symbolique accrédite l’importance de l’événement.
L’apparition de la Vierge intervient une année avant le Concile d’Éphèse, pendant lequel se précisera la foi de l’Église en ce qui concerne le mystère de l’Incarnation. Comme elle le fera souvent dans l’histoire, la Vierge Marie prépare les cœurs car beaucoup de ses manifestations correspondent à un événement ecclésial : c’est à la fin de ce concile qu’elle sera proclamée « Theotokos », Mère de Dieu.

Dès lors, l’évêque installe son siège épiscopal dans ce nouveau lieu.
C’est un signe de plus de la dimension extraordinaire de cet événement. Peu à peu, Le Puy devient le plus grand sanctuaire marial de toute la chrétienté occidentale. C’est en tant qu’évêque de ce haut lieu marial en 950 que Godescalc entreprend le pèlerinage vers le tombeau de l’apôtre saint Jacques à Compostelle, manifestant ainsi le lien très fort qui existe entre la Vierge Marie et les apôtres, entre la Vierge Marie et l’Église. Le Puy devient ainsi l’un des principaux points de départ du pèlerinage à Compostelle.

La grande prière du Salve Regina a été composée au Puy-en-Velay.
C’est ici en effet que l’évêque Adhémar de Monteil écrit au tout début du second millénaire « l’antienne du Puy », le Salve Regina, complété plus tard, selon la tradition, par saint Bernard qui y ajoute la dernière phrase. Pendant tout le Moyen-âge, des papes, des rois (dont saint Louis) effectuent leur pèlerinage, mais aussi de simples fidèles parmi lesquels Isabelle Romée, la mère de Jeanne d’Arc, invitée par sa fille à faire le grand Jubilé de 1429 pour demander à la Vierge du Puy de soutenir son action pour la France.

 

Au Puy : les fidèles aiment prier pour la France, fidèles au vœu de Jeanne d’Arc.
C’est encore plus vrai depuis que Monseigneur de Molhon, soutenu par tous les évêques de France, a décidé de faire construire la grande statue « Notre Dame de France » en 1860.

 

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