En Afrique #NLQ

Congo – Appel à soutenir l’action de l’AED face à l’agonie du pays

La vague de violence qui déchire actuellement la République démocratique du Congo continue de toucher également l’Église. Pourtant, l’espérance de paix reste présente. Les représentants du Grand séminaire récemment attaqué à Malole (Kasai-Centraldemandent des prières pour la paix au Congo et la solidarité afin qu’ils reprennent leur travail. La fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse soutiendra la reconstruction dès que la situation sera stable.

Königstein, 11 avril 2017. Mr l’Abbé Richard Kitengie Muembo, recteur du Grand séminaire de théologie Christ Roi de Malole, pillé et partiellement incendié le 18 février par des miliciens luttant contre le gouvernement, a visité le siège international de la fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse en Allemagne, accompagné par Mr l’Abbé Apollinaire Cibaka Cikongo, secrétaire exécutif de l’Assemblée Episcopale Provinciale de Kananga (ASSEPKA). Ils ont présenté la situation actuelle de leur séminaire à Kasai-Central et de demander le soutien pour qu’il soit reconstruit et que la formation recommence dès que les conditions de sécurité seront réunies dans cette région du Congo.

« Nous ne pensions pas que nous serions cible de ces attaques. C’est arrivé parce que les miliciens du feu chef coutumier Kamwina-Nsapu voulaient installer leur quartier général dans la parcelle du séminaire. Nous ne l’avons pas accepté, nous avons cherché une solution pacifique et le dialogue. Malheureusement, pour mettre fin au conflit, les autorités locales ont opté pour une solution militaire. Le résultat, c’est que les rebelles ont attaqué notre séminaire le samedi 18 février. Comme nous nous étions rendus compte que la situation commençait à devenir dangereuse, grâce à Dieu, nous avions déjà fait partir les séminaristes », raconte Mr l’Abbé Richard Kitengie Muembo.

« Les 77 séminaristes âgés de 21 à 27 ans, originaires de sept diocèses de la Province Ecclésiastique, ont vécu des situations terribles. Ils ont été obligés de fuir avec ce qu’ils avaient sur eux, pensant que la situation allaient vite se normaliser. Ils ont été accueillis par des familles et ils ont attendu des semaines avant d’être évacués. Pour certains d’entre eux, ainsi qu’on le sait par les médias, cela n’a été possible que grâce à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) », a souligné Mr l’Abbé Apollinaire Cibaka Cikongo, qui est aussi membre du corps professoral du Grand séminaire de Christ-Roi. Le séminaire même a été pillé, vandalisé et partiellement incendié. Les Sœurs Carmélites, dont le monastère est situé à quelques 400 mètres du Grand séminaire, ont aussi été obligées de fuir.

En juillet 2016, le chef coutumier Jean-Pierre Kamwina Nsapu Pandi s’était révolté contre le gouvernement central, appelant à la rébellion et attaquant la police locale, à laquelle il reprochait des abus de pouvoir, ainsi que des communautés rivales. Kamwina Nsapu fut tué le 12 août par les forces de sécurité. Ses partisans ont alors amplifié leurs attaques contre le gouvernement. Ainsi, ce qui, à l’origine, était un petit mouvement d’opposition contre le gouvernement, s’est mué en une guerre ouverte. Selon les derniers rapports de la MONUSCO, ce combat a coûté la vie à plus de 400 civils ainsi qu’à un grand nombre de membres des forces de sécurité.

Le 31 mars dernier, un groupe de ces miliciens a attaqué la ville de Lwebo, située à 200 km à l’ouest de Malole. Les rebelles y ont pillé et incendié le siège épiscopal. Ils ont également mis le feu aux bureaux de la Coordination des Ecoles conventionnées catholiques et au Noviciat où sont formées des jeunes religieuses. Finalement, ils ont profané la cathédrale Saint Jean-Baptiste. L’ampleur de ces attaques est inédite : « L’Église catholique jouit d’une bonne considération dans le pays, parce qu’elle ne s’est jamais alignée sur les desseins d’un quelconque groupe politique. Maintenant, on tente de l’entraîner dans ce conflit. Depuis décembre 2016, l’Église agit comme médiateur afin que le gouvernement et l’opposition parviennent à un accord pour organiser la transition », explique Mr l’Abbé Richard Kitengie Muembo.

Dans un communiqué publié le 25 février, ASSEPKA a reproché à l’administration une mauvaise gestion des questions relatives au pouvoir traditionnel, leur manipulation et politisation. L’ASSEPKA considère que les raisons de la violence sont aussi à chercher dans les frustrations d’une région longtemps marginalisée et dans le chômage dont souffrent de nombreux jeunes gens. « Nous avons également entendu parler de rituels superstitieux : ils recrutent des enfants et des adolescents, leur donnent un breuvage, les soumettent à un bain rituel et leur font croire qu’ils sont invulnérables aux balles et qu’ils sont immortels. Comme s’ils étaient sous l’influence de drogues, ils commettent alors des crimes barbares », ajoute Mr l’Abbé Cibaka Cikongo.

La crise du Kasaï, provoquée par les milices de Kamwina Nsapu dans le sud du pays, est l’un des cinq conflits armés en cours au Congo. Dans son Appel du 20 mars 2017 adressé au Conseil de sécurité des Nations unies, la Conférence Episcopale Nationale du Congo dénonce des violations des droits de l’homme dans quatre autres régions du pays. Dans le nord, l’Armée de résistance du Seigneur LRA (Lord Resistance Army) continue à sévir ; la province du Nord-Kivu dans l’est du pays ; la province du Tanganyika, qui est le théâtre de conflits entre les Batwa et les Bantu, et enfin le centre de pays, y compris la capitale Kinshasa, à cause des tensions politiques préélectorales.

Bien que la situation actuelle ne permette pas sa réalisation, les deux représentants ont soumis à l’Aide à l’Église en Détresse un projet de reconstruction afin que la remise en état du bâtiment endommagé par le pillage et par l’incendie puisse être entamée immédiatement dès que les conditions le permettront, pour que le Grand séminaire puisse être à nouveau ouvert le plus rapidement possible : « C’est l’espérance qui nous fait travailler. Nous n’allons pas simplement attendre, car nous voulons que nos séminaristes puissent achever l’année académique qui a été interrompue. Le Grand séminaire le plus proche est à 400 kilomètres. Le manque d’infrastructures, la situation dans le pays et les éléments relatifs à la sécurité ne nous permettent pas d’y envoyer nos étudiants. Nous voudrions aussi demander à tous les bienfaiteurs et amis de d’Aide à l’Eglise en Détresse de prier pour la paix dans notre pays. »

Conjointement à cet appel à l’aide, Mr l’Abbé Kitengie Muembo a également lancé un appel à la communauté internationale : « L’Église catholique en République démocratique du Congo se trouve dans la même situation que l’ensemble du peuple congolais. Des communautés entières se cachent dans la forêt. Les écoles sont fermées, la famine règne… Nous rêvons de la fin de cette guerre absurde. Les pilleurs du monde entier viennent ici pour exploiter le pays. Ceux qui, aujourd’hui, utilisent des technologies modernes, utilisent aussi en quelque sorte le sang du peuple congolais », souligne le prêtre. En disant cela, il se réfère au coltan, un minerai noir composé de colombite et de tantalite, notamment utilisé dans les éléments électroniques des appareils mobiles, systèmes de navigation et ordinateurs. Le coltan compte parmi les « minerais de sang » parce qu’il est exploité sur la base de violations des droits de l’homme et qu’il est utilisé pour financer des groupes armés et donc pour poursuivre les conflits existants.

« Il n’y a qu’une seule humanité. Nous bénéficions des avantages, et c’est bien, mais nous devrions aussi agir au vu de toute cette souffrance. La souffrance des Congolais est la souffrance du monde. Ensemble, nous pouvons mettre fin à la guerre. Il est urgent de sortir de l’indifférence, de rompre le silence. De dire NON à la violence, à l’industrie de la mort, aux usines d’armes et au commerce des armes. La technologie est faite pour améliorer la vie et non pour la détruire. Nous devrions la mettre en œuvre pour parler de cette dure réalité au Congo, pour demander les prières et l’aide internationale, afin que la vie et les droits de l’homme soient respectés », ajoute Mr l’Abbé Cibaka Cikongo.

En 2016, l’Aide à l’Église en Détresse a accordé 3,3 millions € pour soutenir des projets en République démocratique du Congo. L’an dernier, la fondation pontificale a soutenu 41 Grands séminaires dans le pays, ce qui a bénéficié au total à 1.229 séminaristes.

Par Maria Lozano

Ensemble, avec vous, nous aidons ceux qui sont dans le besoin. Grâce à vous, l’Aide à l’Église en Détresse apporte un soutien aux fidèles partout où ils sont persécutés, opprimés ou en détresse, à travers des informations, des prières et des actions.

Soutenir l’action de l’AED au Congo

 

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Vannes – Chapelet pour les chrétiens persécutés

Chapelet pour les chrétiens persécutés à Vannes – Lundi 24 avril 2017 à 19h15

 

Comme tous les 4e lundis du mois à l’église St Pie X à Vannes : récitation du chapelet pour nos frères chrétiens persécutés. Rendez-vous à 19h15, après la messe de 18h30.

Conférences/Formations #NLQ

L’avenir des chrétiens en Orient : témoignage du père Jean Samer Nassif à Brest

L’AVENIR DES CHRÉTIENS EN ORIENT
Témoignage et prédication du père Jean Samer Nassif, prêtre maronite du Liban, conférencier-prédicateur de l’AED. 

Eglise Saint Martin
SAMEDI 22 AVRIL 2017
A la messe paroissiale de 18h

Eglise Saint Michel
DIMANCHE 23 AVRIL 2017
à la messe paroissiale de 8h45

Eglise Saint Louis
DIMANCHE 23 AVRIL 2017
aux messes paroissiales de 10h30 et 18h30

Quête et vente de livres de l’AED à la fin des messes au profit des chrétiens réfugiés d’Irak et de Syrie.

Les chrétiens d’Orient sont les héritiers directs de la foi des premiers chrétiens. Comme eux, ils sont confrontés à la discrimination ou à la persécution.
En Syrie et en Irak, beaucoup d’entre eux ont été poussés à l’exil dans des conditions dramatiques.
Aujourd’hui, ils vivent précairement dans les camps de réfugiés du Liban, de Jordanie, de Turquie et du Kurdistan irakien, dans l’espoir de pouvoir un jour retourner chez eux.
Le départ des chrétiens d’Orient représente un appauvrissement pour tous. Leur maintien ou leur retour au pays est synonyme d’espoir, dans des sociétés marquées par la violence, plongées dans des conflits interminables. Car, fidèles à leur vocation, les chrétiens d’Orient sont des bâtisseurs de ponts entre les multiples communautés ethniques et religieuses qui composent cette région du monde.
Le père Jean Samer Nassif vient nous en parler, au nom de l’AED (Aide à l’Eglise en détresse). Avec lui, avec l’AED qu’il représente, nous pouvons entendre le courageux témoignage de foi des chrétiens d’Orient et répondre à leurs appels, dans la prière et le partage.

Le Père Jean Samer NASSIF
Aîné d’une famille de quatre enfants, Jean Samer Nassif est né le 20 mai 1967 à Deir-el-Kamar, au Liban, dans le Chouf, lieu de rencontre entre chrétiens et druzes.
Ordonné prêtre en 1993 pour le diocèse de Saïda (le Sidon biblique), nommé curé de paroisse puis professeur de catéchèse à l’Institut St Paul de Harissa, il est ensuite envoyé par son évêque en France pour approfondir sa formation en catéchèse et en théologie. Il rejoint l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse) en 2003 pour un service de prédications et de conférences.

L’AED (Aide à l’Eglise en détresse)
Fondée en 1947 l’AED est une Fondation de droit pontifical dont la mission est de venir en aide aux Eglises locales du monde entier, éprouvées par la persécution ou la grande pauvreté.
L’action de l’AED répond ainsi aux besoins pastoraux des Eglises dans plus de 130 pays du monde, du Brésil au Vietnam, de l’Inde au Soudan… Chaque année, l’AED reçoit des évêques et des congrégations religieuses du monde entier environ 7.000 appels d’aide, concernant essentiellement :
– la formation des séminaristes, des prêtres,
– la formation de catéchistes,
– l’aide d’existence pour prêtres, religieux, religieuses,
– la publication de livres religieux, bibles, en toutes les langues,
– la production d’émissions religieuses de radio
– la construction ou restauration d’églises, de couvents, de séminaires…
– l’achat de moyens de transport destinés à la pastorale des communautés dispersées
– l’aide caritative dans les camps de réfugiés (Syrie, Jordanie, Liban, Irak-Kurdistan…) et pour les victimes de catastrophes naturelles (Haïti, Philippines…).
600.000 chrétiens dans le monde (dont 70.000 en France) s’associent à la mission de l’AED et participent à sa triple action de solidarité spirituelle, d’information et de partage avec les Eglises souffrantes.

Conférences/Formations #NLQ

L’avenir des chrétiens en Orient : témoignage du père Jean Samer Nassif à Nevers

L’AVENIR DES CHRÉTIENS EN ORIENT
Témoignage du père Jean Samer Nassif
prêtre maronite du Liban, conférencier-prédicateur de l’AED

NEVERS BANLAY – Chapelle Ste Anne
SAMEDI 29 AVRIL 2017
A la messe paroissiale de 18h30

COULANGES-LES-NEVERS – Eglise St Théodore
DIMANCHE 30 AVRIL 2017
à la messe paroissiale de 10h30

Les chrétiens d’Orient sont les héritiers directs de la foi des premiers chrétiens. Comme eux, ils sont confrontés à la discrimination ou à la persécution.
En Syrie et en Irak, beaucoup d’entre eux ont été poussés à l’exil dans des conditions dramatiques.
Aujourd’hui, ils vivent précairement dans les camps de réfugiés du Liban, de Jordanie, de Turquie et du Kurdistan irakien, dans l’espoir de pouvoir un jour retourner chez eux.
Le départ des chrétiens d’Orient représente un appauvrissement pour tous. Leur maintien ou leur retour au pays est synonyme d’espoir, dans des sociétés marquées par la violence, plongées dans des conflits interminables. Car, fidèles à leur vocation, les chrétiens d’Orient sont des bâtisseurs de ponts entre les multiples communautés ethniques et religieuses qui composent cette région du monde.
Le père Jean Samer Nassif vient nous en parler, au nom de l’AED (Aide à l’Eglise en détresse). Avec lui, avec l’AED qu’il représente, nous pouvons entendre le courageux témoignage de foi des chrétiens d’Orient et répondre à leurs appels, dans la prière et le partage.

Le Père Jean Samer NASSIF
Aîné d’une famille de quatre enfants, Jean Samer Nassif est né le 20 mai 1967 à Deir-el-Kamar, au Liban, dans le Chouf, lieu de rencontre entre chrétiens et druzes.
Ordonné prêtre en 1993 pour le diocèse de Saïda (le Sidon biblique), nommé curé de paroisse puis professeur de catéchèse à l’Institut St Paul de Harissa, il est ensuite envoyé par son évêque en France pour approfondir sa formation en catéchèse et en théologie. Il rejoint l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse) en 2003 pour un service de prédications et de conférences.

L’AED (Aide à l’Eglise en détresse)
Fondée en 1947 l’AED est une Fondation de droit pontifical dont la mission est de venir en aide aux Eglises locales du monde entier, éprouvées par la persécution ou la grande pauvreté.
L’action de l’AED répond ainsi aux besoins pastoraux des Eglises dans plus de 130 pays du monde, du Brésil au Vietnam, de l’Inde au Soudan… Chaque année, l’AED reçoit des évêques et des congrégations religieuses du monde entier environ 7.000 appels d’aide, concernant essentiellement :
– la formation des séminaristes, des prêtres,
– la formation de catéchistes,
– l’aide d’existence pour prêtres, religieux, religieuses,
– la publication de livres religieux, bibles, en toutes les langues,
– la production d’émissions religieuses de radio
– la construction ou restauration d’églises, de couvents, de séminaires…
– l’achat de moyens de transport destinés à la pastorale des communautés dispersées
– l’aide caritative dans les camps de réfugiés (Syrie, Jordanie, Liban, Irak-Kurdistan…) et pour les victimes de catastrophes naturelles (Haïti, Philippines…).
600.000 chrétiens dans le monde (dont 70.000 en France) s’associent à la mission de l’AED et participent à sa triple action de solidarité spirituelle, d’information et de partage avec les Eglises souffrantes.

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Asie #NLH #NLQ

Corée du Nord – Les Coréens vivent l’un des plus longs et des plus terribles Chemins de Croix de l’histoire de l’humanité !

Nous vous invitons aujourd’hui à découvrir le témoignage du Père Philippe Blot, donné lors de la nuit des Témoins organisée par l’AED. 

La Corée du Nord est la nation la plus fermée au monde, gouvernée par la dictature la plus répressive et où les droits de l’Homme sont les plus bafoués. Tout Nord-coréen suspecté d’avoir une croyance risque l’emprisonnement, la torture, l’exécution. Depuis 20 ans, plus de 15.000 chrétiens ont été les victimes de persécution, et au moins 5000 ont été exécutés uniquement parce qu’ils priaient secrètement ou distribuaient des bibles.

– Lire le témoignage intégral du Père Blot
– Voir la vidéo du témoignage du Père Blot à la Nuit des Témoins.

Extraits :

 » J’ai pu me rendre en Corée du Nord. Dans les hôpitaux, la situation est dramatique : pas d’antibiotiques, de pansements, ni même de savon… J’ai pu visiter des écoles : elles constituent en quelque sorte la vitrine de la sous-alimentation chronique de toute une population.
Les deux principaux piliers de la répression sont le contrôle de tous les déplacements de la population et l’ignorance du monde extérieur… Si bien que les réfugiés nord-coréens qui arrivent à sortir découvrent, ahuris, une tout autre réalité, dont ils ne pouvaient soupçonner l’existence…

La Corée du Nord compte plus de 100.000 prisonniers dans des camps de travail. Ils subissent des tortures atroces, sans compter les exécutions publiques des récalcitrants… Les forçats qui subissent les plus mauvais traitements sont les chrétiens. Ils seraient environ 20.000. Les chrétiens, considérés comme des « antirévolutionnaires de première classe » font l’objet d’un traitement particulier marqué par une cruauté qui soulève le cœur : on les crucifie, on les pend à des arbres ou sur des ponts, on les noie, ils sont brûlés vifs… Certains témoins évoquent des tortures si horribles que la décence m’interdit d’en faire état…

J’ai aussi pu rencontrer de nombreux réfugiés nord-coréens dans un pays limitrophe. S’ils sont arrêtés, ils peuvent être rapatriés de force dans leur pays, ce qui leur vaut la torture, l’envoi dans un camp, et donc la mort. Ils risquent aussi de tomber dans les griffes d’organisations criminelles de trafics d’organes, de prostitution : une jeune fille coréenne peut être vendue pour 800 à 1200 dollars…
J’ai entendu des récits tellement insupportables que des larmes de souffrance et de honte coulaient de mes yeux… Comment tant de vies humaines peuvent-elles ainsi être piétinées et disparaître dans le plus grand silence et la plus grande indifférence, celle de l’opinion publique et des médias ?

En tant que prêtre catholique, je parle ici au nom de toutes ces personnes qui subissent l’une des persécutions les plus sanglantes de l’histoire de l’humanité… depuis plus de soixante ans ! Je parle au nom de ces femmes et de ces petites filles nord-coréennes qui sont les victimes des marchands d’esclaves ! Je parle au nom de tous ces Coréens qui, depuis plus de soixante ans, vivent l’un des plus longs et des plus terribles de Chemins de Croix de l’histoire de l’humanité ! « 

NLQ #Sorties/Animations

Abbaye de Lessay – Concert dédié aux chrétiens persécutés dans le monde

L’équipe AED du diocèse de Coutances, pour poursuivre son action, organise le samedi 6 mai 2017 à 20h30 dans l’Abbatiale de LESSAY, un concert au profit des Chrétiens persécutés dans le monde.

Une création inédite, composée et interprétée par Romain Bastard, qui sera accompagné par Annabelle Cardron, soliste, ainsi que par  le chœoeur Ave Maris Stella et les Petits Chanteurs de l’Institut Saint-Lô sous la direction de Jacques Joubin, sera au programme de cette soirée.

Pendant le Concert, pour favoriser le recueillement et la prière, seront projetées des photos témoignant du drame que vivent les Chrétiens à travers le monde.

Afin de vivre un beau rassemblement diocésain, nous comptons sur votre présence.

Source

En France #NLH #NLQ

Avec l’AED, prier pour l’Eglise en détresse

Alors que se déroule ce soir la dernière Nuit des témoins, organisée par l’AED, le site Hozana propose une communauté de prière pour l’Eglise en détresse dans le monde.

L’Aide de l’Eglise en Détresse en quelques mots

L’AED est fondée en 1947, au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, par un religieux hollandais, le Père Werenfried. Elle soutient les chrétiens dans le monde, là où ils sont confrontés à des difficultés matérielles ou à des persécutions.

La mission de l’AED était au départ localisée en Allemagne et Europe de l’Est. Elle s’est développée au fil des années et en fonction des besoins et des appels des papes successifs en Asie, en Amérique latine, en Afrique puis au Moyen-Orient. En 2015, l’AED compte 21 pays donateurs, dont la France.

Les trois missions de l’AED, définies par son fondateur, sont :

  • informer sur la situation des chrétiens et sur l’état de la liberté religieuse dans le monde
  • prier pour les chrétiens qui souffrent
  • partager c’est-à-dire soutenir financièrement des projets en lien avec l’Église locale.

Aujourd’hui, on estime que 75 % des victimes de la persécution pour motifs religieux sont des chrétiens et que 200 millions de chrétiens ne peuvent pas vivre leur foi librement.

L’A E D http://www.aed-france.org/  nous associe à sa prière pour des chrétiens en détresse dans le monde ;

Pourquoi prier pour l’Eglise en détresse ? 

Partout où l’Eglise est en Détresse, vivent des femmes et des hommes qui ne « tiennent » souvent que par leur Foi en Christ…et par nos prières. Où qu’ils soient, ces chrétiens ont besoin  d’être inclus dans notre « communion des saints » car leurs épreuves sont grandes.

A chaque prière que nous offrons pour notre prochain, des bénédictions infinies nous sont accordées.

Ce qu’il vous est proposé de recevoir

Chaque dimanche (ou chaque quinzaine), nous recevons une « publication » dans laquelle sont présentés un contexte géographique ou liturgique et la prière elle-même accompagnée d’un verset biblique.

La prière est demandée pour une durée d’une semaine (ou une quinzaine)

Prière de la communauté

La prière pour les Chrétiens persécutés

Seigneur, nous Te prions de regarder avec bonté l’Église en Détresse dans le monde, renforce-la, défends-la contre les ruses de ses ennemis visibles et invisibles ; écoute-nous et ne sois pas lent à faire miséricorde.

Toi qui as créé le monde pour Ta gloire et pour la joie infinie, fais que même ceux qui s’opposent à Ton Nom se convertissent et Te glorifient d’une vraie foi et dans la piété avec tous Tes fidèles ; écoute-nous et ne sois pas lent à faire miséricorde.

Comme dans le passé Tu as montré Tes merveilles en Saül, persécuteur de Tes fidèles, en faisant de lui Ton apôtre Paul, ainsi, en ces jours de détresse, pardonne à ceux qui nous haïssent et font du tort à Tes fidèles, écoute-nous et ne sois pas lent à faire miséricorde.

Nous Te prions encore pour tous Tes serviteurs détenus, persécutés, et qui, dans le monde entier, souffrent pour leur Foi : viens-leur en aide et ouvre le cœur de ceux qui les persécutent écoute-nous et ne sois pas lent à faire miséricorde.  

Source

En France #NLH

Participez à la 9° nuit des témoins dans différentes villes de France !

Pour la 9ème année consécutive, l’AED organise du 23 au 27 mars 2017, « la Nuit des Témoins », une soirée dédiée à ceux qui souffrent de persécution à cause de leur foi.

 

Trois invités exceptionnels témoigneront de la situation des chrétiens en Syrie, au Niger et en Corée du Nord.

 

> Hommage rendu

Au cours de ces soirées rendant hommage aux chrétiens persécutés, les portraits des prêtres et religieux tués dans l’année au Mexique, en République démocratique du Congo, en France et dans d’autres pays seront portés en procession.

Trois personnalités apporteront leur témoignage inédit sur la situation des chrétiens en Syrie, au Niger et en Corée du Nord, pays qui font l’actualité.

 

> Témoins exceptionnels

·         Père Jacques MOURAD (Syrie) : « Soit tu te convertis, soit on te décapite ! » Cette phrase, le Père Jacques, moine syrien, l’a entendue pendant les cinq mois durant lesquels il a été otage de l’État islamique en 2015.

·         Mère Marie-Catherine KINGBO (Niger)  : « Plus d’une fois, nous avons été victimes de jets de pierre sur notre toit, et la croix que nous portons gêne ! » témoigne la supérieure de la congrégation des Servantes du Christ, fondatrice de cette communauté en pleine région musulmane.

·         Père Philippe BLOT (Corée du Nord)  : « Je ne peux plus rester dans le silence, je dois parler pour eux ! » Depuis six ans, le Père Blot, missionnaire, risque sa vie pour aider des réfugiés nord-coréens à fuir leur pays. Il est devenu leur porte-parole.

 

« La force de La Nuit des Témoins, c’est de donner la parole à des témoins qui vivent ce qu’ils disent, souvent au risque de leur vie. C’est la parole en actes et cela touche les cœurs » déclare Marc Fromager, directeur de l’AED, présent pendant toute la tournée.

 

> Tournée dans 5 villes

« Prions pour les chrétiens persécutés afin qu’ils éprouvent le soutien de toute l’Église à travers la prière et l’aide matérielle. » (Pape François)

 

Pour leur rendre hommage et répondre à l’invitation de prière du Pape pour ce mois de mars, l’AED se rendra dans 5 villes :

·         Reims : Jeudi 23 mars à 20h, église Saint-Jacques avec Mgr Bruno Feillet

·         Paris : Vendredi 24 mars à 20h, cathédrale Notre-Dame de Paris avec Mgr Jérôme Beau (messe à 18h15)

·         Sainte Anne d’Auray : Samedi 25 mars à 20h30, basilique Sainte-Anne avec Mgr Raymond Centène

·         Monaco : Dimanche 26 mars à 20h30, église Saint-Charles avec Mgr Bernard Barsi

·         Perpignan : Lundi 27 mars à 20h, chapelle Saint-Jean-Paul II – Parc Ducup avec Mgr Norbert Turini

 

Découvrez le teaser de la Nuit des témoins :

 

En Europe

« Une goutte de lait » : Demande urgente de l’AED Belgique pour les enfants d’Alep

« Une goutte de lait » : demande urgente de l’Aide à l’Église en Détresse pour aider les enfants à Alep.

Les combats dans la partie orientale d’Alep ont, pour l’instant, cessé, et compte tenu du calme relatif, les gens reviennent lentement pour voir ce qui reste de leurs maisons. Les destructions et l’impact sur les infrastructures sont importants, et les besoins énormes : nourriture, combustible pour le chauffage, eau et électricité. La Fondation pontificale « Aide à l’Église en Détresse », qui a continuellement fourni des fonds aux chrétiens de Syrie depuis le début de la guerre, s’attèle maintenant, avec ses partenaires locaux, à l’une des principales préoccupations des familles chrétiennes à Alep : du lait pour leurs enfants.

En ces temps de disette, le lait est essentiel pour la croissance et le bien-être de ces enfants. Le projet appelé « Une goutte de lait » vise à assurer chaque mois aux enfants chrétiens d’Alep de moins de dix ans un approvisionnement en lait.

Le projet œcuménique, mis en œuvre depuis mai 2015, a été grandement apprécié et continue de l’être par toutes les Églises chrétiennes d’Alep, car c’est le seul programme qui aide tous les chrétiens indépendamment de leur rite ou de l’Église à laquelle ils appartiennent. Mais le financement de ce projet très important est en péril. Bien qu’Alep soit calme et ne soit donc plus au cœur des préoccupations des médias internationaux, les conditions de vie y sont épouvantables : 80 % de la population d’Alep a été déplacée et 70 % vit en dessous du seuil de pauvreté. Le nombre de familles ayant besoin de colis alimentaires rien que pour survivre a considérablement augmenté.

Le docteur Nabil Antaki, un gastro-entérologue syrien qui est resté auprès de la population pendant les bombardements et qui coordonne maintenant ce projet, a instamment demandé davantage d’aide pour que le programme de fourniture de lait soit maintenu. « Nous distribuons du lait chaque mois à environ 2.850 enfants : 2.600 enfants reçoivent du lait en poudre, et 250 reçoivent du lait spécial pour nourrissons. Les bébés non allaités par leur mère reçoivent un lait qui leur est spécialement destiné. Le nombre total de bénéficiaires varie chaque mois en fonction du nombre de naissances et de l’émigration des familles », explique le docteur Antaki.

Georgina, mère de trois enfants, explique à l’Aide à l’Église en Détresse combien ce projet est important pour elle et sa famille : « Myriam a dix ans, Pamela a six ans. Nous faisons partie des bénéficiaires du projet “Une goutte de lait”. Myriam et Pamela reçoivent chacune un kilo de lait en poudre par mois. La santé de Pamela était critique du fait qu’elle avait été touchée par des éclats de bombe dans le dos, et maintenant qu’elle a récupéré, elle a besoin de lait pour améliorer sa santé et se renforcer. Ce projet est très important pour moi et ma famille, et je tiens vraiment à ce qu’il continue ».

Les enfants d’Alep ont déjà été privés d’une enfance paisible et épanouissante. Il ne faudrait pas qu’ils soient privés du lait nécessaire à leur croissance et à leur santé. L’Aide à l’Église en Détresse a donc assuré le docteur Antaki de notre aide aux enfants d’Alep.

L’Aide à l’Église en Détresse donnera 18.750 € par mois pendant toute l’année 2017, soit un total de 18.750 € x 12 = 225.000 €  

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Conférences/Formations #NLQ

Auxerre – « L’avenir des chrétiens d’Orient » : conférence et adoration

VENDREDI 17 MARS, 20h

 crypte de la cathédrale St Etienne d’Auxerre

Temps d’adoration silencieuse en union avec les chrétiens persécutés, suivi d’une conférence à 20h30 du père Jean Samer Nassif, prêtre du Liban : « L’avenir des Chrétiens au Proche-Orient ».

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