Agenda / Annonce

Sélestat – Messe et chapelet pour l’Eglise en détresse

Messe et chapelet pour l’Eglise en détresse à Sélestat
Samedi 21 janvier 2017 à 8h30

 

Tous les 3ème samedis du mois, les membres de la Famille Missionnaire Notre-Dame proposent une  messe et chapelet médité, pour être informé de la situation de nos frères chrétiens en détresse et les soutenir de notre prière.

Source

NLH #NLQ #Orient

Syrie, Lattaquié : Remerciements émouvants de Mgr Chbeir

Mgr Antoine Chbeir, évêque maronite de Lattaquié, remercie du fond du cœur les bienfaiteurs de l’AED.

« Nous sommes très touchés, profondément touchés par les bienfaiteurs, en particulier ceux qui sont pauvres. Ceux qui donnent un peu, mais peut-être que c’est ce qu’il y a de plus précieux pour le coeur de Jésus…. Des fruits, des médicaments, des couches et du lait pour les bébés, aides pour l’école, réchauds… tout cela rend la vie plus facile pour nos fidèles. Et peut-être que vous nous donnez de l’argent, mais nous pouvons vous donner notre amour et notre prière. Merci aux bienfaiteurs de l’Aide à l’Eglise en Détresse, ils nous soutiennent beaucoup avec leurs sacrifices, et nous apprécions cela, et nous prions beaucoup pour que Dieu les garde, et garde leurs enfants, et qu’Il garde par-dessus tout leur foi. Et nous voudrions demander au Seigneur qu’Il les protège, autant qu’Il le ferait pour le peuple d’Israël. Merci ! »

Asie #NLH

Philippines – « Vouloir museler la voix de l’Eglise, une nouvelle forme de persécution »

« La persécution ne se limite pas à la violence. Un autre type de persécution existe, c’est celle de vouloir museler la voix de l’Eglise, en lui demandant de se taire et de ne pas s’impliquer dans les questions politiques, économiques et culturelles. Pourtant, ce n’est pas dans la nature de l’Eglise de rester silencieuse, elle a un devoir d’implication et d’annonce dans le monde. » 

C’est par ses propos que Mgr Socrates Villegas, président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines (CBCP), s’est exprimé lors de la conférence de presse donnée le 14 novembre à l’occasion de l’ouverture d’un bureau de l’Aide à l’Eglise en Détresse à Manille.

« Alors que des chrétiens sont persécutés dans différentes régions du monde, la pression qui sévit actuellement aux Philippines pour contenir et limiter la voix de l’Eglise est une autre forme de persécution. Nos détracteurs pensent qu’il faut faire taire les évêques, les prêtres et les religieux pour arriver à leurs fins, ou du moins pour réduire l’influence de l’Eglise catholique », a affirmé l’archevêque catholique de Lingayen-Dagupan. Mgr Villegas évoque ici la situation que vit l’Eglise catholique depuis l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Duterte, en mai dernier. Si le pays est majoritairement catholique (85 %) et l’Eglise habituée à peser sur les orientations politiques et sociales au sein de la société philippine, force est de constater que, ces derniers mois, l’Eglise a eu davantage de mal à se faire entendre et à faire respecter ses points de vue éthiques et sociaux dans la sphère publique.

Une Eglise philippine déstabilisée

Les méthodes et le ton utilisés par le président philippin, Rodrigo Duterte, semblent déstabiliser l’épiscopat philippin. Anticlérical affirmé, Rodrigo Duterte ne cache pas sa volonté de rétablir la peine de mort abolie en 2006, et il encourage les exécutions extrajudiciaires pour justifier sa guerre contre le trafic de stupéfiants, une politique qui a déjà fait plus de 3 500 morts depuis juin 2016. Il est également favorable au mariage homosexuel et vient de faire volte-face sur une de ses promesses électorales concernant le nucléaire, en se disant désormais favorable à la reprise du nucléaire civil. Les évêques ont beau s’opposer à ces mesures par voie de communiqué ou en s’opposant publiquement, le gouvernement actuel poursuit son action, n’hésitant pas à railler l’Eglise catholique sur ses prises de position.

De nouvelles formes de persécution et des voix discordantes

« Le bashing sur les réseaux sociaux, la création de faux sites Internet où la vérité est présentée de telle manière qu’elle apparaît comme un mensonge, et le mensonge comme une vérité, sont de nouvelles formes de persécutions. A chaque fois que nous appelons à respecter la vie et la dignité humaine, nous sommes perçus comme des ennemis et devenons la cible de trolls [sur Internet]. Cette persécution prend alors la forme de diffamations, en détruisant la réputation des personnes », a déploré Mgr Villegas.

Selon lui, en plus du milieu politique ou athée, il existe aussi des personnes au sein de l’Eglise catholique qui cherchent à « faire taire l’institution » dans ses revendications de justice sociale et de respect des droits de l’homme. « Cette persécution ne se limite pas au gouvernement mais elle peut aussi provenir de personnes appartenant à l’Eglise et qui, par ces moyens, essaient de museler sa voix, a-t-il averti. L’absence de charité et de compassion pour les autres alimente les tendances à la persécution, et si nous ne sommes pas solidaires, c’est aussi par ignorance. »

Une invitation au courage de l’annonce

Si Mgr Villegas a abordé en public les divergences de point de vue qui peuvent exister au sein même de l’épiscopat catholique, il n’en a pas moins invité l’Eglise à rester solidaire en continuant de donner publiquement son point de vue sur les questions débattues au sein de la société civile, et ce malgré les formes de répressions qu’elle peut susciter ou subir. « Les responsables de l’Eglise et les catholiques ne doivent pas pour autant s’arrêter de dire la vérité et d’exprimer ce qui est moral. (…) Le principe constitutionnel de séparation de l’Eglise et de l’Etat ne signifie en aucun cas que l’Eglise doit rester silencieuse sur des questions législatives ou politiques, surtout lorsqu’elles ont des conséquences sur la vie des Philippins, a-t-il affirmé. Il n’y a rien dans les lois de l’Eglise qui nous interdisent de guider les fidèles en matière éducative ou sur des questions concernant les droits de l’homme. Si nous arrêtons de parler, alors nous trahissons notre mission, car avant que le Seigneur ne monte au Ciel, Il nous a dit ‘d’aller et d’annoncer à toutes les nations’ ».

Pour une Eglise ouverte à ceux qui souffrent davantage

Revenant sur l’ouverture d’un Bureau national de l’AED à Manille, Mgr Villegas a affirmé que « l’Eglise locale se réjouissait de cette nouvelle. Sa présence pourra également venir en aide aux catholiques philippins qui souffrent de ce nouveau type de persécution ». Selon Johannes Frieherr Heereman, président exécutif de la structure internationale de l’AED, « beaucoup de personnes ne savent pas que l’Eglise elle-même, spécialement dans les pays pauvres, a souvent besoin d’une aide d’urgence ».

Avec l’ouverture de ce bureau, l’AED a annoncé que les Philippines devenaient un pays-partenaire afin d’aider les chrétiens « persécutés par la violence ou victimes de terrorisme » à travers le monde. « Avec la présence de l’AED aux Philippines, nous sommes non seulement une Eglise qui reçoit, mais nous devenons aussi une Eglise qui donne aux chrétiens qui souffrent », a souligné le prélat. Le Bureau de l’AED aux Philippines est le deuxième « Bureau national » ouvert en Asie en l’espace d’un an, après celui de la Corée du Sud, en novembre 2015, par cette association catholique qui a le statut de fondation pontificale.

Source : Eglises d’Asie

Agenda / Annonce #NLH

Colloque annuel de l’AED le 3 décembre : il est encore temps de s’inscrire !

En guerre contre le terrorisme, comment l’Église peut-elle servir la paix ?

Colloque organisé par l’Aide à l’Église en Détresse

Samedi 3 décembre 2016,

de 9h à 18h à Paris 7e

D’où vient l’ascension fulgurante du terrorisme isla­miste ? Pourquoi l’Europe est-elle l’une de ses cibles privilégiées ? Comment l’Église peut-elle agir de manière concrète auprès des gouvernements et des populations pour apporter la paix ?

  • Programme

(cliquez ici pour avoir le programme détaillé)

Dans une première partie, il s’agira d’essayer de saisir l’ascension fulgurante du terrorisme islamiste dans le monde grâce à des spécialistes du sujet, et comprendre pourquoi l’Europe est l’une de ses cibles. Dans la seconde partie, nous verrons comment l’Église peut agir de manière concrète auprès des gouvernements, (en tant que force politique), des populations (en tant que force médiatrice), comment elle promeut la Justice et refuse la violence (question de l’armement). Nous illustrerons ces réflexions par des exemples d’actions concrètes déjà faites par l’Église à l’étranger, grâce à des témoins du Liban, de Centrafrique …. Enfin la troisième partie consistera à travailler sur les moyens profonds à mettre en place pour apporter la paix en France dans ce contexte terroriste.

  • Intervenants

– Béatrice Brugere, ex juge anti-terroriste, actuellement vice procureur de la République au TGI de Paris, membre du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE)
– Marc Fromager, directeur de l’AED, auteur de Guerres, pétrole et radicalisme, les chrétiens d’Orient pris en étau (Ed. Salvator, 2015)
– Matthieu Guidère, professeur des Universités, agrégé d’arabe, directeur du Département d’Études arabes, spécialiste du terrorisme. Auteur de Le Retour du Califat (Éd. Gallimard, 2016).
– Fouad Hassoun, Libanais maronite, chef d’entreprise en France, victime d’un attentat terroriste à Beyrouth en 1986 qui le rend aveugle.
– Sœur Micheline Lattouf, Libanaise, religieuse du Bon Pasteur à Beyrouth, en charge de l’accueil de réfugiés syriens au Liban.
– Vincent Picard, membre actif de la communauté San Egidio, responsable en France des relations internationales.
– Père Olivier Poquillon, dominicain, secrétaire général de la Comece (Commission des Épiscopats de la communauté européenne), diplômé en droit international, ancien expert du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe,  a été aumônier militaire dans les Balkans, en Afrique et au Moyen-Orient et enseignant en Irak.
– Mgr Luc Ravel, évêque aux armées depuis 2009, diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale supérieure des pétroles et moteurs, titulaire d’une maîtrise de philosophie.
– Abbé Christian Vénard, aumônier militaire depuis 1988, présent au Kosovo, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et au Mali… et en France où 2 militaires, victimes de Mohammed Merah, meurent dans ses bras le 11 mars 2012. Auteur de Un prêtre à la guerre (Tallandier, 2012)

  • Inscriptions

– Sur le site en cliquant sur l’un de ces deux liens : Tarif normal : 20 euros ou Tarif étudiants/chômeurs 15 euros.
– Par mail : contact@aed-france.org

  • Lieu

Amphithéâtre de l’ASIEM – 6, rue Albert de Lapparent – 75 007 Paris – Métro Ségur.
Samedi 3 décembre 2016 de 9h à 18h (déjeuner libre entre 12h30 et 14h00)

Pour toutes questions :
contact@aed-france.org
01.39.17.30.10