NLQ #Points non négociables PNN

L’université catholique de Louvain réaffirme le droit à l’avortement

Prise à partie par la presse pour le cours anti-avortement d’un de ses professeurs de philosophie, l’université a publié un communiqué d’autant plus surprenant qu’il s’oppose à tout le magistère romain sur la question.

Dans un communiqué, celle-ci rappelle que le droit à l’avortement est «   inscrit dans le droit belge  » et que la «   note  » dont elle a connaissance est «   en contradiction avec les valeurs portées par l’université  ».

«   Le fait de véhiculer des positions contraires à ces valeurs dans le cadre d’un enseignement est inacceptable  », insiste l’université dans ce communiqué.

Brèves

Angola – Vote de la loi pénalisant l’avortement reporté sine die

La réforme du code pénal angolais, votée en première lecture le mois dernier, comportait un projet de loi visant à réprimer l’avortement (cf. L’Angola réforme sa loi relative à l’avortement). Jeudi, le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir qui détient la majorité absolue de députés, a annoncé que le vote final du texte, initialement prévu le 23 mars, était reporté, sans qu’aucune nouvelle date n’ait été fixée.

Le texte, qui permettait l’avortement uniquement quand la vie de la mère est en danger ou en cas de grossesse provoquée par un viol, et le punissait dans les autres circonstances à une peine de 10 ans de prison, avait suscité la controverse.

Il est prévu de procéder « a une nouvelle consultation de la société civile pour que le texte final soit plus consensuel ».

 

 Source Généthique.org

Brèves

La Bolivie veut élargir les conditions d’accès à l’avortement,

Le gouvernement bolivien a suscité une « vive polémique » en proposant d’élargir les possibilités d’interruption volontaire de grossesse. Le texte déposé « prévoit que l’avortement serait possible lors des huit premières semaines de grossesse pour les femmes qui vivent dans la rue ou dans une pauvreté extrême, et pour les mères de trois enfants ou plus qui ne disposent pas de ressources pour élever leur progéniture ». Il autoriserait également l’avortement à n’importe quel moment de la grossesse en cas de malformation du fœtus ou si la femme enceinte est une enfant ou une adolescente. Actuellement en Bolivie, l’avortement est possible en cas de viol, d’inceste, ou si la vie de la mère est en danger.

 

La Conférence épiscopale bolivienne s’est fermement opposée à ce projet « néfaste » : « Ce projet introduit une colonisation idéologique étrangère qui rejette les enfants à naître vulnérables et accepte la triste violence de l’avortement comme un moyen censé résoudre les problèmes sociaux et économiques ».

 

 Source Généthique.org

NLQ #Tribunes et entretiens

Lord Shinkwin : « Ce n’est pas une question d’avortement, il s’agit du pouvoir de décider si nous devons vivre »

Son émouvant plaidoyer pour la vie avait ému le monde entier … mais le projet d’amendement de Lord Shinkwin pour protéger les droits des personnes handicapées à naître, via l’interdiction de l’avortement sélectif après 24 semaines, a malheureusement été rejeté par la Chambre des Lords.

Amer, Lord Shinkwin déclare : « Il y a quelque chose de profondément inquiétant à propos des politiciens non handicapés qui parlent d’égalité mais dans le même temps défendent une loi qui est utilisée comme une licence pour tuer ceux qui auraient commis le crime d’être handicapés.
Déjà, 90 % des bébés diagnostiqués avec la trisomie 21 sont avortés. Bientôt, comme en Islande, nous pourrions être sans trisomiques. Quel dommage que les eugénistes ignorent la vérité gênante que cela implique de tuer beaucoup d’êtres humains handicapés avant leur naissance.
L’ironie est que ce n’est pas vraiment une question d’avortement. En fin de compte, il s’agit de pouvoir … du pouvoir qu’ont les personnes non handicapées de déterminer le sort d’autres personnes qui sont handicapées… du pouvoir de décider si nous devons vivre ou si nous devons mourir. 
Ce que je ne comprends pas, c’est qu’après la naissance, on considère que je suis assez bon pour que le premier ministre et la reine m’envoient à la Chambre des Lords, mais avant la naissance, on considère que je ne suis bon que pour l’incinérateur. »

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Asie #NLQ

Sri Lanka – Vers une légalisation de l’avortement ?

Nous l’évoquions récemment, le Sri Lanka semble être sur le point de légaliser l’avortement, Régis Anouil, rédacteur en chef d’Eglises d’Asie, fait le point sur la situation pour RCF. Nous avons retranscrit pour vous ses propos.

RCF : Ce pays semble sur le point de légaliser l’avortement. Comment réagissent les évêques ?

Régis Anouilh : Et bien oui, c’est la nouvelle de ces dernière semaines, qui est passée un peu inaperçue en occident, mais qui montre qu’à l’occasion d’une réforme, d’une refonte du Code pénal et du Code de procédure pénal, le gouvernement actuellement au pouvoir se prépare à légaliser de facto l’avortement. L’avortement aujourd’hui n’est pas légal au Sri Lanka, et là, la réforme envisagée par le Ministère de la justice vise à légaliser l’avortement lorsque la grossesse résulte d’un viol, d’un inceste, lorsque la mère est âgée de moins de 16 ans ou bien encore en cas de malformation du foetus. Alors il faut savoir que dans ce pays les catholiques ne sont pas si nombreux, mais ils représentent tout de même une petite minorité, une forte minorité même pourrais-je dire, de 7 % des 22,3 millions d’habitant de ce pays et les évêques appellent les catholiques à s’opposer à cette réforme. Ils appellent également le personnel politique catholique à bloquer le projet de loi. Donc c’est quelque chose qui est assez fort dans l’engagement des évêques. Ils avaient eu vent d’un précédent projet en 2016, ils avaient pris leur plume pour demander au Ministère de la justice si tel était le cas et le Ministère leur avait répondu, pour les rassurer, leur disant que ce n’était pas du tout à l’ordre du jour. D’où la réaction un peu forte, un peu violente des évêques, à cette annonce qui est apparue dans la presse fin janvier, que ce projet gouvernemental était en cours. Donc là, les évêques, effectivement, appellent à s’opposer à ce projet.

RCF : Cette volonté du gouvernement sri-lankais de légaliser l’avortement est-elle nouvelle ?

R.A : Effectivement, on peut se demander pourquoi, en ce moment, le gouvernement s’attelle à une telle réforme. Il faut savoir qu’en 1980, le Sri-Lanka a signé, et le texte a été ratifié en 1981, une convention de l’ONU : une convention sur l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes. Donc un texte tout à fait positif dans sa tournure, dans son objet, dans sa volonté, dans son but. Mais la convention onusienne stipule le droit des femmes à avorter et, je cite, « en cas de viol, de relation incestueuse, ou de malformation du foetus ». On retrouve quasiment mot pour mot la législation qui est en train d’être transformée, refondue actuellement au Sri Lanka. Et les évêques s’étaient opposés à plusieurs reprises au fait que cette convention onusienne soit transplantée, transcrite dans le droit national, dans le droit sri-lankais. Cela avait le cas en 1995, en 2002 puis en 2005. On voit une certaine constance dans ces efforts du pays à transcrire cette convention onusienne. Là, encore aujourd’hui, les évêque s’y opposent. On a fêté le 4 février, l’anniversaire de l’indépendance, 69° anniversaire, et le cardinal Malcolm Ranjith, qui est l’archevêque catholique de Colombo, a publié un message. C’est un message qui est surtout centré sur la reconstruction politique que ce pays doit connaître après des décennies de guerre civile, mais il a également dit qu’il était du devoir des Sri-Lankais, de, je le cite « chercher une vraie indépendance qui protège la culture et la civilisation de ce pays de toute forme d’influence néo-coloniale ou issue de la mondialisation. » Le cardinal ne dit rien de plus mais on peut penser qu’il visait ce texte aujourd’hui à l’étude et qui est directement inspiré d’une convention onusienne.

L’entretien est à écouter ici.

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Suisse – Le débat sur l’avortement « sélectif » s’intensifie

En Suisse, le débat autour des tests prénataux non invasifs s’intensifie. L’Office fédéral de la santé publique veut limiter les applications de ces tests, mais la Commission nationale d’éthique s’y oppose.

[Le DPNI, ou test de dépistage non invasif est principalement envisagé pour dépister la trisomie 21. Il est basé sur l’analyse de l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel, détectable dès la 3/4èmesemaine de grossesse. Il ouvre la voie à la détection de nombreuses anomalies génétiques du fœtus et à la détermination précoce de son sexe.][1]

Dans ce pays, l’avortement est légal jusqu’à 12 semaines de grossesse (14 semaines d’aménorrhée). 10 000 avortements sont réalisés chaque année, « mais il n’existe aucune donnée sur les raisons ». Les avortements sélectifs en fonction du sexe sont estimés à une centaine. Le DPNI quant à lui est disponible « depuis un peu plus de quatre ans » et est réalisé « dans 10 à 20 % des grossesses ».

L’article 11 de la loi fédérale sur l’analyse génétique humaine « interdit de mener des tests prénataux visant à déterminer le sexe des embryons et des fœtus ‘dans un autre but qu’un diagnostic’ ». Mais certains voient dans le DPNI une « brèche », qui permettrait de connaitre le sexe du fœtus dès la 10ème semaine de grossesse, et donc d’avorter dans la limite légale en raison du sexe.

Pour y remédier, l’Office fédérale de la santé publique (OFSP) veut proposer cet été une révision de la loi « qui interdira aux docteurs de communiquer toute information sur le sexe avant 12 semaines  ».

La Commission nationale d’éthique s’y oppose, au motif que cette disposition représenterait « une immixtion dans l’autonomie de reproduction d’un couple et qu’elle ne se justifie pas, l’article 11 donnant déjà suffisamment de gages ». La Commission est consciente de cette dérive, « mais elle ne justifie pas une interdiction »« Le fait que ce soit une personne ou l’Etat qui prenne cette décision fait toute la différence ».  En outre, le professeur Markus Zimmermann, membre de cette Commission, trouve « préoccupant que ce soit le législateur qui décide si on peut avorter ou non parce que c’est une fille mais autorise l’opération si le fœtus présente des caractéristiques génétiques non-voulues ». La Commission est soutenue par des médecins, qui estiment que « l’état doit intervenir aussi peu que possible dans le libre choix des citoyens » et ne voient « aucun danger pour la société car la sélection des sexes reste une pratique marginale ». Ils considèrent qu’ « une interdiction poserait problème car en principe, un patient a droit à toutes les informations le concernant ».

[1] Note Gènéthique.

 

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Texas : un projet de loi pour défendre les droits des enfants handicapés

Au Texas, un nouveau projet de loi « anti-avortement » est en débat. Il a été voté à l’unanimité fin février, mais doit encore être adopté par le Sénat et la Chambre des représentants de l’État. Il permettrait aux médecins « de ne plus informer leurs patientes de l’état de santé de leur fœtus ». Actuellement, les parents peuvent porter plainte contre les praticiens « si la naissance est ‘non-conforme’ ». De ce fait, « par crainte d’un procès, les médecins texans seraient tentés de pousser les mères à avorter dès que le fœtus présente un soupçon de handicap ».

Le projet de loi est dénoncé par les associations pro-avortement qui estiment que ce texte « permettrait aux médecins de mentir à leurs patients ». Pour l’auteur du projet de loi, le sénateur républicain Brandon Creighton, il s’agit plutôt de « de défendre les droits des enfants handicapés ».

 

 Source Généthique.org

Brèves

Avortement : l’Europe débloque 181 millions d’euros pour contrer le décret de Trump

Fort de sa surabondance financière, l’Europe toujours aussi préoccupée d’idéologie débloque rien moins que 181 M d’euros pour contrer le décret Trump sur l’avortement.

 

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IVG- She decides – Quand les femmes africaines en ont assez que les riches d’Occident décident pour elles

Après le rétablissement de la Politique de Mexico par les États-Unis, le financement des organisations fournissant des services d’avortement à l’étranger, comme la Fédération internationale pour la planification familiale, Marie Stopes International et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) sera drastiquement diminué. En réponse, quatre gouvernements européens (Belgique, Danemark, Pays-Bas, Suède) organisent une conférence « She Decides » à Bruxelles pour recueillir des fonds pourl’avortements dans les pays en développement, jeudi 2 mars. L’Union européenne sera représentée lors de la conférence, bien qu’elle n’ait aucune compétence en la matière.

Dans une vidéo « la dictature du donneur riche », Obianuju Ekeocha, présidente de Culture de la vie Africaine, interroge les délégués européens de la conférence « She Decides » : « De nombreux pays occidentaux, dont le Canada et les Pays-Bas, ont décidé de se rassembler pour soulever des fonds. Ces fonds ne sont pas destinés à une aide alimentaire en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés à l’eau en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés aux Africains pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Non. Ils se rassemblent pour lever des millions de dollars pour ce qu’ils appellent l’avortement sans risque. Ce qui est en fait le plus décourageant, c’est que ces pays occidentaux n’ont même pas songé à demander aux Africains ce qu’ils veulent ! ». Elle cite par ailleurs des études qui montrent que l’avortement est inacceptable pour une vaste majorité des pays africains, quelques soient les circonstances. Pour elle, il s’agit là d’ « un nouveau colonialisme, d’une culture impérialiste ». Elle ajoute : « Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains ! ».

Marie Hildingsson, secrétaire générale de la Fédération européenne des familles catholiques, s’étonne de la présence de l’Union Européenne à la conférence « She decides » qui vient soutenir la campagne alors que « près de 2 millions de citoyens de l’Union Européenne ont signé l’initiative citoyenne européenne One of Us, qui demandait à la Commission européenne d’arrêter tout financement de l’aide au développement qui implique l’avortement ».

 

 Source Généthique.org

Brèves #NLH

Guatemala : le « navire pour l’avortement » a été expulsé

Suite à l’entrée illégale du « navire pour l’avortement » dans les eaux territoriales du Guatemala[1], la Direction générale de l’immigration a suspendu l’autorisation de séjour au Guatemala de l’équipage du navire et a ordonné son expulsion.

Selon Ardani Sical, le porte-parole de l’administration, cette décision est justifiée puisque les militants ont déclaré « être des touristes et non des membres d’une ONG voulant faciliter les avortements interdits dans le pays  ». Par ailleurs, l’armée guatémaltèque a déclaré qu’elle ne permettrait pas à l’ONG de mener à bien ses activités, « conformément à la Constitution concernant la préservation de la vie humaine et les lois en vigueur dans notre pays ».

L’équipage sera escorté par un navire de la marine guatémaltèque vers les eaux internationales.

Source généthique