A la une #NLQ #Rome

Angelus – Journée des migrants – L’accueil n’est pas à sens unique

 

Le journée mondiale du migrant a bénéficié cette année d’une attention particulière du pape François. Par une série de tweets, @Pontifex a souhaité attirer l’attention pendant trois jours sur les migrants mineurs, vulnérables et sans voix, thème de la 103ème journée du migrant.

Lâchant le discours écrit, comme souvent, il a improvisé :

« Combien de fois, dans la Bible, le Seigneur nous a demandé d’accueillir les migrants et les étrangers, en nous rappelant que nous sommes nous-mêmes des étrangers »

Le pape, à la suite de nombreuses interventions du Saint-Siège auprès des instances internationales à voulu mettre en lumière la gravité de la situation des jeunes mineurs lancés sur les routes, exploités et maltraités.

« Nos petits frères, surtout s’ils ne sont pas accompagnés, sont exposés à de nombreux périls. Et je vous dis qu’il y en a beaucoup ! »

Bien entendu l’accueil de l’immigré, thème transversal dans la Bible (voir notre étude) ne va pas de soi dans le quotidien de nos vies. Outre les peurs, liées à la différence de l’autre, mais d’abord liée à la perte de notre propre identité, nous trouvons un principe de réalité confinant, comme le pape nous le rappelait, à la prudence dans l’accueil.

La place des enfants est bien entendue particulière, faibles parmi les faibles. Si les évêques français et allemands souhaitent s’appuyer sur leur réseau d’écoles et les mouvements de jeunesse, la question se pose de l’intégration en même temps que de la protection de jeunes accueillants eux-même fragiles dans leur construction.

Il faut dire que l’accueil de l’immigré n’est pas à sens unique et c’est un point bien souvent oublié dans les discours officiels, y compris ecclésiaux. Si nous sommes tenus d’accueillir l’immigré, selon certaines conditions de prudences, l’immigré, lui, est aussi tenu d’accueillir celui qui le reçoit, c’est à dire son identité, sa culture, comme l’a rappelé le pape lors de l’Angelus. C’est la règle première de l’hospitalité en c’est le principe même de la charité faite de ce double mouvement que nous retrouvons dans le mariage : je me donne et te reçois.

Culture #Doctrine / Formation #NLH

Les Hittites, un peuple biblique méconnu (suite)

Nous poursuivons notre découverte des Hittites, en abordant l’Ancien royaume, avec Cyrano.net

Les Hittites sont un peuple ancien de l’Anatolie centrale, attesté du XIXe au XIIe siècle avant J.-C. Il établit sur un territoire qui comportait déjà de petits royaumes, une souveraineté, puis un état qui devint royaume puis empire, doté d’une culture et d’un art propres. Il fut suffisamment puissant pour entretenir des relations avec l’Égypte, puis déclina jusqu’à disparaître et tomber dans l’oubli. Il n’a été redécouvert qu’au début du XIXe siècle. Peuple étrange, mythique, Cyrano entame là une série de plusieurs articles consacrés à cette civilisation longtemps connu que par de simples allusions bibliques et présentée par Louis Quélennec

Lire la première partie

De Labarna fondateur de l’Ancien Royaume, on ne sait pas grand-chose, il n’est pas documenté à son époque, il est seulement cité dans « L’édit de Telibinu », roi hittite qui régna dans les années -1525 à -1495. Mais certains chercheurs, certes minoritaires, mettent en doute l’existence même de Labarna : ce mot pourrait avoir signifieé le roi dans un sens générique et les exploits qu’on lui prête ressemblent étrangement à ceux de son probable petit-fils ou neveu Hattusili I, son successeur.
Quoiqu’il en soit, Larbana comme tous ses prédécesseurs, fut un roi conquérant qui agrandit le royaume. On lui prête des visées stratégiques, car ses conquêtes l’amenèrent à imposer sa suzeraineté sur les rives de la Mer noire et de la Méditerranée, nommant ses fils et les membres de sa lignée dans les gouvernorats importants.

Le successeur de Larbana, Hattusili I (ou Larbana II) est bien documenté. Son nom indique qu’il avait installé sa capitale à Hattusa. Il fut lui aussi un conquérant, et continua la politique d’expansion, jusqu’à Zalpa sur la mer Noire, à l’est jusqu’à l’Euphrate et au sud jusqu’à Arzawa. Franchissant le Taurus, il porta la guerre jusqu’en Syrie du nord. Pour conduire ses campagnes militaires victorieuses, il tira parti de sa puissante cavalerie et de chars lourds transportant trois hommes.

hittites-7

Mais Hattusili I eut à faire face à de nombreuses révoltes, particulièrement le royaume de Yamkhad au sud-est, et les Hourrites, à l’ouest ; il passa six ans à guerroyer pour récupérer les territoires perdus et fut blessé près d’Alep. Il y parvint mais dut, à la fin de sa vie, lutter contre ses descendants pour rester sur le trône. Il mourut aux environs de -1620.
Son petit-fils Mursili I lui succéda. Il est surtout connu pour ses talents de guerrier ; il réussit l’exploit de conduire un raid sur Babylone qui mit fin à la dynastie d’Hammurabi (-1600) ; mais il fut assassiné par son beau-frère Hantili I.
Ce dernier lui succéda, dans une période assez sombre d’affrontements violents au sein de la famille royale et de dégradation de la situation du pays. Il eut, entre autres combats, à lutter contre les Hourrites et surtout contre les Gagas, en provenance des montagnes pontiques.

D’assassinats en défaites militaires, ses successeurs ne purent que subir des pertes territoriales (dont la ville de Kanesh), jusqu’à l’avènement de Telibinu.

Telibinu consolida le royaume par le fer et la diplomatie, mais surtout publia l’édit qui porte son nom, une sorte de code de bonne conduite pour mettre fin aux luttes mortelles qui avaient cours dans la dynastie. Cet édit resta la loi successorale jusqu’à la fin de l’Empire : le Roi gardait le privilège de désigner son successeur, mais dans la pratique la succession était héréditaire. Dans l’État Hittite le souverain n’avait pas le pouvoir absolu, il était limité et contrôlé par l’assemblée de la noblesse, le Pankous, qu’il devait consulter dans les cas très graves.

Les Hittites furent de grands législateurs : deux recueils de lois traitent du « droit civil » et du « droit pénal ». Télépinu est considéré comme le dernier Roi de l’Ancien Empire, le pays tombe à sa mort sous l’emprise du Mitanni hourrite.
La période qui suit la mort de Telibinu, faute de documentation, a longtemps été obscure, mais les historiens et archéologues arrivent peu à peu à reconstituer la suite des événements ; on sait néanmoins que le Hatti s’affaiblit à nouveau, principalement sous la poussée des montagnards Gasgas et du royaume de Hurri-Mitanni, dans le nord mésopotamien.

Les derniers souverains de la dynastie de Larbana : Alluwama, Hantili II, Tarhurwaili et Zidanta II traitèrent avec les Hourrites (Pilliya), Huzziya II et Muwatalli.

Lire la suite

Brèves

Une femme agressée par un migrant afghan en Autriche parce qu’elle lisait la Bible

C’est une information du Kronen Zeitung cité par Breitbart. L’attaque a eu lieu à Timelkamp, et faisait suite à « l’irritation » d’un jeune Afghan de 22 ans devant une femme de 50 ans qu’un groupe de migrants chrétiens avait invitée à faire cette lecture.

 

Source et suite

A la une #Culture #Doctrine / Formation

La redécouverte des Hittites : une enquête policière

Qui sont donc les Hittites, ce peuple qui émerge ça et là dans la Bible et dont le plus célèbre représentant, Urie le Hittite, a fait les frais des passions du roi David ?

Les Hittites sont un peuple ancien de l’Anatolie centrale, attesté du XIXe au XIIe siècle avant J.-C. Il établit sur un territoire qui comportait déjà de petits royaumes, une souveraineté, puis un état qui devint royaume puis empire, doté d’une culture et d’un art propres. Il fut suffisamment puissant pour entretenir des relations avec l’Égypte, puis déclina jusqu’à disparaître et tomber dans l’oubli. Il n’a été redécouvert qu’au début du XIXe siècle. Peuple étrange, mythique, Cyrano entame là une série de plusieurs articles consacrés à cette civilisation longtemps connu que par de simples allusions bibliques et présentée par Louis Quelennec

Des rois hittites sont signalés dans la Bible et étaient tenus comme les égaux des rois d’Égypte. Pour autant, ils ne sont pas passés à la postérité, jusqu’à la redécouverte de leur civilisation. Avant bien des découvertes en Égypte et le déchiffrement des hiéroglyphes par de Champollion, Jean-Louis Burckhardt, un archéologue suisse, remarqua, à Hama, dans l’actuelle Syrie, une pierre recouverte de signes totalement indéchiffrables, encastrée dans le mur d’une maison. Ces signes furent décryptés plus tard comme des hiéroglyphes hittites.

Puis dans les années 1830, un archéologue français, Charles Texier, part en Asie Mineure à la recherche de la ville romaine de Tavium, en Cappadoce ; mais il tombe, sur une montagne située près du village de Bogazkoy, sur les vestiges d’une ville nettement plus ancienne ceinte de murs cyclopéens d’un type jusqu’alors inconnu. Des missions exploratoires suivirent, qui mirent au jour plusieurs monuments.

Lire suite avec cartes et illustrations

Culture #Doctrine / Formation

La Présentation de Marie au Temple, une fête de tradition biblique

SLes parents qui aiment Dieu lui ont, de tout temps, consacré leurs enfants, avant et après leur naissance. Parmi les Juifs, existait de plus l’usage de consacrer quelques fois à Dieu les enfants en bas âge ; on les amenait au Temple, où avait lieu la cérémonie de la consécration, puis ils habitaient dans les dépendances du Temple et servaient les prêtres et les lévites dans leurs fonctions. Nous avons des exemples de cette consécration spéciale dans la personne de Samuel et de quelques autres saints personnages. Il y avait aussi des appartements pour les femmes dévouées au service divin.

Source

        L’évangile ne nous apprend rien de l’enfance de Marie ; son titre de Mère de Dieu efface tout le reste. Mais la tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans son temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu’on célèbre aujourd’hui. Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l’élue de Dieu.

        Voici, d’après saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au temple : depuis l’aurore jusqu’à 9 heures du matin, Elle priait ; de 9 heures à 3 heures elle s’appliquait au travail des mains ; ensuite elle se remettait à la prière, jusqu’au moment où arrivait sa nourriture. Marie, au jour de sa présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elles, viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l’ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

Doctrine / Formation #Théologie

Femme dans la Bible à travers le Cantique des cantiques

Le Père Georges-Henri Pérès, du sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray donne un cycle de formation sur les femmes dans la Bible.

Ce soir, il se penche sur ce livre unique dans la Bible, le Cantique des cantiques. L’occasion de découvrir un peu plus ce poème biblique.

Une heure de conférence à découvrir ici.

Doctrine / Formation #NLQ #Théologie

Le statut de l’étranger et du migrant dans la Bible

Alors que la jungle de Calais n’en finit pas de faire parler d’elle que partout dans le monde l’accueil du migrant pose problème, les chrétiens semblent se trouver entre deux eaux troubles. Faut-il accueillir ? Charité bien ordonnée commence par soi-même…

 

Franck Jullie nous propose un document de réflexion en partant du thème du migrant et de l’étranger dans la BIble

 



Code Iframe :

A la une #Tribunes et entretiens

Christine Boutin condamnée : justice et libertés en péril

Christine Boutin a été condamnée en appel pour « provocation publique à la haine », pour avoir déclaré dans un entretien : « L’homosexualité est une abomination. » J’ai déjà eu l’occasion de dire, à plusieurs reprises, que ces propos étaient mal venus, car ils pouvaient difficilement être compris. Ils n’ont, en effet, de sens que dans un contexte religieux (abomination désignant un péché grave dans le contexte biblique). Or, Mme Boutin étant une femme politique, tout le monde a interprété ses propos dans un contexte politique, où ils apparaissent effectivement comme une insulte. Il faut tout de même préciser que l’intéressée avait pris quelques précautions. Elle avait explicitement dissocié l’homosexualité des homosexuels – en précisant qu’elle-même était pécheresse et qu’elle ne pouvait donc pas juger les personnes. Là encore, en contexte religieux, cela se comprend aisément : le pécheur n’est pas, en morale chrétienne, réductible à son péché, puisque Dieu aime le pécheur et déteste le péché. En un mot, que Mme Boutin soit vilipendée par la presse ne m’eût pas surpris – ni même choqué. Femme politique d’expérience, elle aurait dû maîtriser sa communication.

 

En revanche, qu’elle soit condamnée par la justice me semble extrêmement inquiétant. Tout d’abord, parce qu’une nouvelle fois, les magistrats jugent, non pas précisément ce qui est dit (puisqu’explicitement, Mme Boutin a refusé de juger les homosexuels), mais les arrière-pensées supposées du prévenu. On l’avait déjà vu avec des jugements à l’encontre d’Éric Zemmour ou de Dieudonné. Cette dérive se poursuit donc. Dans l’indifférence générale. Mais ce qui est peut-être plus inquiétant encore, c’est que les propos de Mme Boutin ne sont pas d’elles. Ils sont, en toutes lettres, dans la Bible. Ce n’est donc pas Christine Boutin, femme politique, qui se trouve ici condamnée, mais la Bible elle-même. En un moment où nous constatons de plus en plus que toute critique du Coran est assimilée à de « l’islamophobie », elle-même assimilée à du racisme, la Bible, l’un des textes fondateurs de notre civilisation, se trouve donc censurée par les juges. Bref, ce jugement prouve une nouvelle fois que notre liberté d’expression et de conviction se réduit comme peau de chagrin. Et que la « justice » continue à pratiquer le « deux poids, deux mesures ». Non, ce n’est pas très rassurant pour la santé morale de notre malheureux pays !

Jean Rouxel

Source

 

Pour aller plus loin

Peut-on encore parler d’homosexualité

La Bible sanctionnée aux USA ?

Doctrine / Formation #NLH #Théologie

Le purgatoire, une invention du Moyen-Age ?

Le purgatoire : une invention du Moyen Âge absente de la Bible ?

Double erreur ! Cet article de notre foi a été « formulé » bien après le Moyen Âge, mais il était déjà présent dans l’Écriture.

Un peu de provocation, si vous voulez bien ! En fait le Purgatoire a été « inventé » en 163 avant Jésus-Christ, après la bataille d’Idumée (2Maccabées 12, 38ss). Judas Maccabées découvre dans le paquetage de soldats juifs tombés au combat, des idoles païennes (double assurance-vie éternelle !). Devant ce péché manifeste d’idolâtrie, il fait célébrer un sacrifice d’expiation, en espérant qu’il fera échapper l’âme des défunts au châtiment.

C’est la première fois dans l’Écriture que l’on rapporte l’offrande d’un sacrifice pour des défunts. Il est assez raisonnable de penser que ce n’était pas la première fois d’ailleurs.

Plus sérieusement, très tôt dans le peuple juif, et depuis toujours dans l’Église, on a eu conscience qu’il fallait prier pour les morts, pratique inutile si le sort qui leur était réservé après la mort se partageait uniquement entre paradis et enfer. Cette pratique spontanée du peuple chrétien a été encadrée et favorisée par l’autorité, sans que personne n’y trouve jamais rien à redire. Elle partait d’une constatation simple. Certains, pour ne pas dire la plupart d’entre nous, meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais ils sont imparfaitement débarrassés de leurs fautes. Ils ont besoin d’être « purgés » (comme on purge un radiateur) de ce qui fait encore obstacle au face à face avec Dieu que sera notre éternité bienheureuse. L’Église parle aussi d’un « feu purificateur » qui efface les fautes « dans le siècle à venir » (Saint Grégoire le Grand).

Cette foi, encouragée par les Pères, a été formulée de façon plus précise par les conciles de Florence (1439) et de Trente (1563).

Concluons en ajoutant que l’Église recommande particulièrement l’offrande du sacrifice eucharistique en faveur des défunts, mais aussi la pratique de l’aumône et des œuvres de pénitence.

Abbé Hervé Courcelle Labrousse

Source

A la une #NLQ #Rome

Audience – Habiller celui qui est nu s’entend de toute la dignité

Dans sa catéchèse du mercredi 26 octobre 2016, le pape François, qui poursuit son enseignement sur la miséricorde, s’est arrêté sur une exigence du chrétien : habiller celui qui est nu.

Pour le Saint-Père cela s’entend de la pauvreté matérielle, des migrants, mais aussi de toute dignité déchue.

« « Habiller celui qui est nu », cela signifie aussi redonner sa dignité à celui qui l’a perdue. Les formes de nudité sont nombreuses, ainsi l’usage du corps humain comme marchandise, les discriminations, le manque de travail ou de logement. Nous sommes appelés à y être attentifs et prêts à agir. »

 

C’est dans ce contexte que le pape replace la question migratoire en rappelant que ce n’est pas un phénomène nouveau, mais qui au contraire traverse les âges, évoquant au passage les exemples bibliques d’Abraham et de la fuite en Egypte.

 

Pour en savoir plus sur les migrants dans la Bible, retrouvez notre étude biblique