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Audience – Habiller celui qui est nu s’entend de toute la dignité

Dans sa catéchèse du mercredi 26 octobre 2016, le pape François, qui poursuit son enseignement sur la miséricorde, s’est arrêté sur une exigence du chrétien : habiller celui qui est nu.

Pour le Saint-Père cela s’entend de la pauvreté matérielle, des migrants, mais aussi de toute dignité déchue.

« « Habiller celui qui est nu », cela signifie aussi redonner sa dignité à celui qui l’a perdue. Les formes de nudité sont nombreuses, ainsi l’usage du corps humain comme marchandise, les discriminations, le manque de travail ou de logement. Nous sommes appelés à y être attentifs et prêts à agir. »

 

C’est dans ce contexte que le pape replace la question migratoire en rappelant que ce n’est pas un phénomène nouveau, mais qui au contraire traverse les âges, évoquant au passage les exemples bibliques d’Abraham et de la fuite en Egypte.

 

Pour en savoir plus sur les migrants dans la Bible, retrouvez notre étude biblique

 

Brèves #NLH

Un « excellent instituteur » suspendu pour avoir travaillé sur la Bible

 Un instituteur a été suspendu de ses fonctions dans l’Indre, accusé par des parents d’élèves d’avoir travaillé avec les enfants sur des passages de la Bible.

Un instituteur de l’Indre a été suspendu dans le cadre d’une enquête administrative « ouverte afin de déterminer si (des) enseignements avec des références religieuses catholiques sont conformes au programme scolaire », a appris l’AFP jeudi auprès de la direction académique. L’enseignant de cette classe CM1-CM2 a été suspendu après un courrier à l’inspection académique adressé par un collectif de parents lui reprochant d’avoir travaillé avec les enfants sur des passages de la Bible. D’autres parents se sont élevés en revanche contre la décision de l’administration.

« Les obligations de laïcité ». Le directeur académique Pierre-François Gachet a insisté de son côté sur « les obligations de laïcité et neutralité des programmes scolaires de l’école publique », en proposant une réunion avec les parents d’élèves vendredi après-midi après les cours dans ce regroupement pédagogique intercommunal (RPI) des communes de Chavin, Badecon-le-Pin, Malicornay et Le Menoux.

Source

 

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Les lieux chrétiens, nouvelle priorité du secteur touristique du Royaume de Jordanie

Le tourisme religieux biblique et en particulier le « patrimoine chrétien » national sont toujours davantage au centre des stratégies du gouvernement jordanien visant à favoriser le flux de visiteurs étrangers en direction du Royaume hachémite.

Au cours de ces jours derniers, le Ministre chargé du tourisme et des antiquités, Lina Annab, a effectué un voyage « promotionnel » au Liban, dans le but de présenter aux représentants des églises et aux agences de tourisme libanaises les destinations bibliques et les lieux liés aux récits évangéliques et à l’histoire du Christianisme qui pourraient faire l’objet d’une promotion touristique plus intense et appropriée.

« Le tourisme entre nos deux pays – a déclaré notamment le Ministre lors d’une conférence tenue à l’hôtel Hilton – pourrait être plus vivace si nous travaillons pour faire connaître nos sites touristiques respectifs de manière adéquate. Le but de cette visite au Liban est de développer le tourisme religieux et le Patriarche (d’Antioche des) Maronites, (S.Em. le Cardinal) Bechara Boutros Rai, a démontré un grand intérêt pour ce thème ». Le Ministre a fait référence aux lieux les plus connus du patrimoine archéologique, biblique et chrétien de Jordanie, tels que Béthanie, Mad Aba, le Mont Nébo, Angara, Salt, Jérazah, Pétra, Aqaba, faisant remarquer que ces sites pouvaient être visités en les reliant à des itinéraires de différentes durées. De son côté, le Père Khalil Alwan, collaborateur du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, a illustré l’action de l’Association libanaise pour le Dévelop pement du pèlerinage religieux et du tourisme qu’il préside, rappelant que « le Christ Lui-même est passé par Tyr et les premiers Synodes de l’Eglise ont eu lieu à Beyrouth, Tripoli et Tyr »

Source Agence Fides

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Explorer la Bible – L’empire Hittite, suite

Nous poursuivons notre découverte des Hittites, en abordant, l’Ancien royaume, le fameux empire.

Les Hittites sont un peuple ancien de l’Anatolie centrale, attesté du XIXe au XIIe siècle avant J.-C. Il établit sur un territoire qui comportait déjà de petits royaumes, une souveraineté, puis un état qui devint royaume puis empire, doté d’une culture et d’un art propres. Il fut suffisamment puissant pour entretenir des relations avec l’Égypte, puis déclina jusqu’à disparaître et tomber dans l’oubli. Il n’a été redécouvert qu’au début du XIXe siècle. Peuple étrange, mythique, Cyrano entame là une série de plusieurs articles consacrés à cette civilisation longtemps connu que par de simples allusions bibliques et présentée par Louis Quélennec.

Les débuts de l’Empire hittite (~-1465>~-1350)

Vers -1465, un changement dynastique eut lieu à Hattousa : Tudhaliya I, un prince hourrite monta sur le trône.

Tudhaliya I fut un guerrier qui commença par raccompagner les Gasgas dans leurs montagnes. Il eut ensuite à mater les révoltes internes des princes de l’ancienne dynastie qui contestaient sa légitimité. Puis il se tourna vers l’est pour mater un vassal turbulent, le royaume d’Isuwa, avant de soumettre pour un temps le Kizzuwatna, profitant de l’expédition victorieuse du pharaon Thoutmôsis III (-1447) contre le Mittani.

Après ces époques troublées, Tudhaliya I fonda une nouvelle dynastie qui gouverna pendant huit générations.

Son fils Hattusili II régna peu de temps, perdant à nouveau le Kizzuwatna au profit d’un roi hourrite qui étendit sa suzeraineté sur la Syrie du Nord.
Son fils Tudhaliya II mena des campagnes vers le sud contre le royaume de l’Arzawa, puis à l’est contre la confédération de l’Assuwa. A l’issue d’un long règne (mort en ~-1420), il récupéra le Kizzuwatna, avec l’aide de son fils désigné comme successeur et associé aux affaires.
Arnuwanda I, son gendre et fils adoptif, eut à lutter contre les Gasgas qui pillaient le nord du royaume et finit par traiter avec eux, mais il perdit à nouveau Kizzuwatna et l’Arzawa qui repassèrent sous suzeraineté du Mittani (ou réussit à le conserver ?). Il laissa une grande œuvre législative.

Tudhaliya III hérita d’un pays bien administré mais d’une situation militairement difficile ; la pression reprit au nord avec les Gasgas qui prirent et détruisirent Hattousa, au sud avec le réveil de l’Arzawa. A la fin de son règne, la situation était désastreuse ; l’héritier du trône fut assassiné et un prince énergique monta sur le trône.

L’Empire hittite (~-1353>~-1190)

Suppiluliuma I (dont on ne connaît pas vraiment la filiation) est considéré par les historiens comme le véritable fondateur de l’Empire : il fut un grand chef de guerre, un grand conquérant et un grand organisateur. Pendant une dizaine d’années, il mena une politique d’expansion territoriale, reconquit le Kizzuwatna, créa aux marches de l’Empire une constellation d’états vassaux, soumis à des obligations militaires et fiscales, qui gardaient le territoire en échange de sa protection, lutta contre le Mittani qu’il affaiblit suffisamment pour le ramener à l’espace initial des Hourrites et le vassalisa, sanctionna ses conquêtes par des traités. Il confia à ses deux fils les royautés d’Alep et de Karkemis, cité dont il fit la seconde ville de l’Empire et qui contrôlait de près tous les petits royaumes vassaux du nord syrien et le passage vers l’Euphrate.

carte httites.png

L’expansion territoriale du temps de l’Empire montre assez que les Hittites avaient compris que leur domaine était propice au développement de l’activité économique ; ils surent développer une agriculture florissante, aux mains de cultivateurs libres et d’esclaves, masse constituée par les prisonniers de guerre. Étaient cultivés des céréales, surtout l’orge, la vigne, et des vergers. Mais la grande richesse du pays fut cependant les mines. L’industrie hittite maîtrisait le travail du fer, dont elle généralisa l’emploi dans le monde oriental, le cuivre et le bronze. L’orfèvrerie et l’industrie du luxe se réservaient l’emploi de l’or et de l’argent.
Le domaine des Hittites était situé au carrefour des routes montant au nord ou desservant la Mésopotamie, au débouché des détroits, et avait des façades maritimes sur la Méditerranée, la mer Égée et la mer Noire. Une constante de leur politique fut donc la nécessité d’assurer l’intégrité territoriale pour conserver le contrôle des axes de communication, et donc des territoires par où transitait l’approvisionnement en métaux, cuivre et étain en particulier pour la fabrication du bronze. Pour l’étain, Il y avait deux axes principaux : la route du nord-ouest, passant par le détroit, en direction des mines de l’Europe centrale et la route du sud-est, venant de Mésopotamie et remontant le long de l’Euphrate. Le cuivre, lui, venait principalement de l’est, depuis des territoires d’Ishuwa et accessoirement de Chypre.

Puis le conflit avec les Égyptiens eut lieu : alliés du Mittani, ils le défendirent mollement ou pas du tout lors des attaques de Suppiluliuma I. Le pharaon Toutankhamon mourut au temps de ces incursions hittites ; sa veuve chercha à épouser un des fils de l’empereur, qui finit par accepter ; mais le promis fut assassiné avant d’arriver en Égypte : ce fut la guerre, intense au début, puis intermittente. Suppiluliuma I se porta jusqu’à l’ouest de la vallée de l’Euphrate et s’empara des places fortes égyptiennes de Byblos et Damas, avant de grignoter petit à petit toutes les conquêtes égyptiennes en Palestine. Cette montée en puissance provoqua le réveil de l’Assyrie, mais sans danger pour l’Empire.
Suppiluliuma I mourut dans les années -1330/-1320 de la peste noire provoquée par les déportations de prisonniers qu’il avait organisées et qui dura une vingtaine d’années.
Au bilan, cet empereur a eu une vision stratégique de long terme, et a mis en place les structures pour construire un empire durable ; le réseau de vassalités qu’il installa, la politique matrimoniale qu’il imposa pour les alliances, les traités qu’il signa firent que son œuvre fut durable : jusqu’à la fin de l’Empire, les états vassaux restèrent fidèles au Grand Roi. Ce bilan reste pourtant encore méconnu. Le seul pays dont l’enseignement lui rende un juste hommage est, sans surprise, la Turquie, qui le compare à Charlemagne en soulignant ses origines indo-européennes, à des fins évidemment politiques pour distancier la Turquie du monde arabo-musulman (Atatürk).

Arnouwanda II lui succéda, mais ne régna qu’environ deux ans, emporté lui aussi par la peste. Il eut à guerroyer contre les Gasgas à nouveau descendus de leurs montagnes, et parvint à les contenir. Plus dure fut la lutte contre les Assyriens, qui imposèrent leur tutelle sur le Mittani qui perdit son rôle d’état tampon.
Le véritable successeur de Suppiluliuma I fut l’un de ses plus jeunes fils, Mursili II. Sa tâche principale fut de surveiller et contenir les Assyriens, de s’occuper de vassaux turbulents, et de traiter les habituelles intrigues familiales dans une ambiance difficile : la peste faisait des ravages.
Son fils Muwatalli II dut faire face à de nombreux problèmes : les Gasgas parvinrent une nouvelle fois jusqu’à la capitale qu’ils détruisirent, ce qui obligea le roi à la déplacer plus au sud (Tarhuntassa). C’est au sud qu’il concentra son effort militaire, sur les possessions syriennes qu’il réussit à sauvegarder malgré la pression égyptienne. Les Égyptiens tenant à reprendre leur suprématie dans cette région, la guerre frontale reprit : ce fut la bataille de Quadesh (-1274), que Ramsès II perdit, dans la mesure où les Hittites conservèrent la cité et reprirent le territoire sous leur autorité. Muwatalli II mourut peu après, en -1270.

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Mursili III lui succéda, de façon éphémère ; il fut renversé par son oncle Hattusili III qui stabilisa l’Empire en s’alliant au roi de Babylone, fit la paix avec l’Égypte, concluant avec Ramsès un traité équilibré reposant sur l’égalité, la réciprocité et la non-agression. Il réussit à chasser les Gasgas, reconstruisit les cités détruites et ferrailla à l’ouest contre ses détracteurs qui n’acceptaient pas son statut d’usurpateur. Mais il ne put empêcher le roi d’Assyrie, Salmanazar I, de détruire définitivement le Mitanni, vers -1260.
Tudhaliya IV, fils d’Hattusili III, réussit à maintenir la cohésion de l’Empire, reconnaissant en particulier au roi d’Assyrie le bénéfice de ses conquêtes. Mais le fils de Salmanazar I reprit les hostilités dans les possessions hittites de l’Euphrate (Hanigalbat). La bataille de Nihiriya (-1230) fut un désastre pour les Hittites, la paix fut finalement conclue et le roi assyrien restitua les territoires conquis.

Tudhaliya IV a laissé le souvenir d’un empereur religieux, instigateur d’une véritable réforme liturgique : réhabilitation d’anciennes fêtes, réorganisation du culte.
Son fils Arnuwanda III ne régna que peu de temps ; son frère Suppiluliuma II lui succéda. Il maintint la paix avec l’Égypte et l’Assyrie. Mais ce fut aussi le temps de l’effondrement de l’Empire : crises, famines (les textes signalent que les Égyptiens livrèrent des céréales), mouvements de peuples qui en furent une des conséquences, attaques opportunistes des peuples de la mer qui ravagèrent les côtes, et incursions tout autant opportunistes de peuples comme les Gasgas qui détruisirent les villes, au premier chef Hattousa, qui ne se relevèrent jamais. Les historiens sont toujours à la recherche des causes avérées de cet effondrement.
On ne sait pas exactement quand il eut lieu ; on constate seulement que les derniers sceaux retrouvés à Hattousa sont ceux de Suppiluliuma II, qui fut probablement le dernier empereur hittite, qui disparut dans les années -1200/-1190.

Source Cyrano.net

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Angelus – Journée des migrants – L’accueil n’est pas à sens unique

 

Le journée mondiale du migrant a bénéficié cette année d’une attention particulière du pape François. Par une série de tweets, @Pontifex a souhaité attirer l’attention pendant trois jours sur les migrants mineurs, vulnérables et sans voix, thème de la 103ème journée du migrant.

Lâchant le discours écrit, comme souvent, il a improvisé :

« Combien de fois, dans la Bible, le Seigneur nous a demandé d’accueillir les migrants et les étrangers, en nous rappelant que nous sommes nous-mêmes des étrangers »

Le pape, à la suite de nombreuses interventions du Saint-Siège auprès des instances internationales à voulu mettre en lumière la gravité de la situation des jeunes mineurs lancés sur les routes, exploités et maltraités.

« Nos petits frères, surtout s’ils ne sont pas accompagnés, sont exposés à de nombreux périls. Et je vous dis qu’il y en a beaucoup ! »

Bien entendu l’accueil de l’immigré, thème transversal dans la Bible (voir notre étude) ne va pas de soi dans le quotidien de nos vies. Outre les peurs, liées à la différence de l’autre, mais d’abord liée à la perte de notre propre identité, nous trouvons un principe de réalité confinant, comme le pape nous le rappelait, à la prudence dans l’accueil.

La place des enfants est bien entendue particulière, faibles parmi les faibles. Si les évêques français et allemands souhaitent s’appuyer sur leur réseau d’écoles et les mouvements de jeunesse, la question se pose de l’intégration en même temps que de la protection de jeunes accueillants eux-même fragiles dans leur construction.

Il faut dire que l’accueil de l’immigré n’est pas à sens unique et c’est un point bien souvent oublié dans les discours officiels, y compris ecclésiaux. Si nous sommes tenus d’accueillir l’immigré, selon certaines conditions de prudences, l’immigré, lui, est aussi tenu d’accueillir celui qui le reçoit, c’est à dire son identité, sa culture, comme l’a rappelé le pape lors de l’Angelus. C’est la règle première de l’hospitalité en c’est le principe même de la charité faite de ce double mouvement que nous retrouvons dans le mariage : je me donne et te reçois.

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Les Hittites, un peuple biblique méconnu (suite)

Nous poursuivons notre découverte des Hittites, en abordant l’Ancien royaume, avec Cyrano.net

Les Hittites sont un peuple ancien de l’Anatolie centrale, attesté du XIXe au XIIe siècle avant J.-C. Il établit sur un territoire qui comportait déjà de petits royaumes, une souveraineté, puis un état qui devint royaume puis empire, doté d’une culture et d’un art propres. Il fut suffisamment puissant pour entretenir des relations avec l’Égypte, puis déclina jusqu’à disparaître et tomber dans l’oubli. Il n’a été redécouvert qu’au début du XIXe siècle. Peuple étrange, mythique, Cyrano entame là une série de plusieurs articles consacrés à cette civilisation longtemps connu que par de simples allusions bibliques et présentée par Louis Quélennec

Lire la première partie

De Labarna fondateur de l’Ancien Royaume, on ne sait pas grand-chose, il n’est pas documenté à son époque, il est seulement cité dans « L’édit de Telibinu », roi hittite qui régna dans les années -1525 à -1495. Mais certains chercheurs, certes minoritaires, mettent en doute l’existence même de Labarna : ce mot pourrait avoir signifieé le roi dans un sens générique et les exploits qu’on lui prête ressemblent étrangement à ceux de son probable petit-fils ou neveu Hattusili I, son successeur.
Quoiqu’il en soit, Larbana comme tous ses prédécesseurs, fut un roi conquérant qui agrandit le royaume. On lui prête des visées stratégiques, car ses conquêtes l’amenèrent à imposer sa suzeraineté sur les rives de la Mer noire et de la Méditerranée, nommant ses fils et les membres de sa lignée dans les gouvernorats importants.

Le successeur de Larbana, Hattusili I (ou Larbana II) est bien documenté. Son nom indique qu’il avait installé sa capitale à Hattusa. Il fut lui aussi un conquérant, et continua la politique d’expansion, jusqu’à Zalpa sur la mer Noire, à l’est jusqu’à l’Euphrate et au sud jusqu’à Arzawa. Franchissant le Taurus, il porta la guerre jusqu’en Syrie du nord. Pour conduire ses campagnes militaires victorieuses, il tira parti de sa puissante cavalerie et de chars lourds transportant trois hommes.

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Mais Hattusili I eut à faire face à de nombreuses révoltes, particulièrement le royaume de Yamkhad au sud-est, et les Hourrites, à l’ouest ; il passa six ans à guerroyer pour récupérer les territoires perdus et fut blessé près d’Alep. Il y parvint mais dut, à la fin de sa vie, lutter contre ses descendants pour rester sur le trône. Il mourut aux environs de -1620.
Son petit-fils Mursili I lui succéda. Il est surtout connu pour ses talents de guerrier ; il réussit l’exploit de conduire un raid sur Babylone qui mit fin à la dynastie d’Hammurabi (-1600) ; mais il fut assassiné par son beau-frère Hantili I.
Ce dernier lui succéda, dans une période assez sombre d’affrontements violents au sein de la famille royale et de dégradation de la situation du pays. Il eut, entre autres combats, à lutter contre les Hourrites et surtout contre les Gagas, en provenance des montagnes pontiques.

D’assassinats en défaites militaires, ses successeurs ne purent que subir des pertes territoriales (dont la ville de Kanesh), jusqu’à l’avènement de Telibinu.

Telibinu consolida le royaume par le fer et la diplomatie, mais surtout publia l’édit qui porte son nom, une sorte de code de bonne conduite pour mettre fin aux luttes mortelles qui avaient cours dans la dynastie. Cet édit resta la loi successorale jusqu’à la fin de l’Empire : le Roi gardait le privilège de désigner son successeur, mais dans la pratique la succession était héréditaire. Dans l’État Hittite le souverain n’avait pas le pouvoir absolu, il était limité et contrôlé par l’assemblée de la noblesse, le Pankous, qu’il devait consulter dans les cas très graves.

Les Hittites furent de grands législateurs : deux recueils de lois traitent du « droit civil » et du « droit pénal ». Télépinu est considéré comme le dernier Roi de l’Ancien Empire, le pays tombe à sa mort sous l’emprise du Mitanni hourrite.
La période qui suit la mort de Telibinu, faute de documentation, a longtemps été obscure, mais les historiens et archéologues arrivent peu à peu à reconstituer la suite des événements ; on sait néanmoins que le Hatti s’affaiblit à nouveau, principalement sous la poussée des montagnards Gasgas et du royaume de Hurri-Mitanni, dans le nord mésopotamien.

Les derniers souverains de la dynastie de Larbana : Alluwama, Hantili II, Tarhurwaili et Zidanta II traitèrent avec les Hourrites (Pilliya), Huzziya II et Muwatalli.

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Brèves

Une femme agressée par un migrant afghan en Autriche parce qu’elle lisait la Bible

C’est une information du Kronen Zeitung cité par Breitbart. L’attaque a eu lieu à Timelkamp, et faisait suite à « l’irritation » d’un jeune Afghan de 22 ans devant une femme de 50 ans qu’un groupe de migrants chrétiens avait invitée à faire cette lecture.

 

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La redécouverte des Hittites : une enquête policière

Qui sont donc les Hittites, ce peuple qui émerge ça et là dans la Bible et dont le plus célèbre représentant, Urie le Hittite, a fait les frais des passions du roi David ?

Les Hittites sont un peuple ancien de l’Anatolie centrale, attesté du XIXe au XIIe siècle avant J.-C. Il établit sur un territoire qui comportait déjà de petits royaumes, une souveraineté, puis un état qui devint royaume puis empire, doté d’une culture et d’un art propres. Il fut suffisamment puissant pour entretenir des relations avec l’Égypte, puis déclina jusqu’à disparaître et tomber dans l’oubli. Il n’a été redécouvert qu’au début du XIXe siècle. Peuple étrange, mythique, Cyrano entame là une série de plusieurs articles consacrés à cette civilisation longtemps connu que par de simples allusions bibliques et présentée par Louis Quelennec

Des rois hittites sont signalés dans la Bible et étaient tenus comme les égaux des rois d’Égypte. Pour autant, ils ne sont pas passés à la postérité, jusqu’à la redécouverte de leur civilisation. Avant bien des découvertes en Égypte et le déchiffrement des hiéroglyphes par de Champollion, Jean-Louis Burckhardt, un archéologue suisse, remarqua, à Hama, dans l’actuelle Syrie, une pierre recouverte de signes totalement indéchiffrables, encastrée dans le mur d’une maison. Ces signes furent décryptés plus tard comme des hiéroglyphes hittites.

Puis dans les années 1830, un archéologue français, Charles Texier, part en Asie Mineure à la recherche de la ville romaine de Tavium, en Cappadoce ; mais il tombe, sur une montagne située près du village de Bogazkoy, sur les vestiges d’une ville nettement plus ancienne ceinte de murs cyclopéens d’un type jusqu’alors inconnu. Des missions exploratoires suivirent, qui mirent au jour plusieurs monuments.

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La Présentation de Marie au Temple, une fête de tradition biblique

SLes parents qui aiment Dieu lui ont, de tout temps, consacré leurs enfants, avant et après leur naissance. Parmi les Juifs, existait de plus l’usage de consacrer quelques fois à Dieu les enfants en bas âge ; on les amenait au Temple, où avait lieu la cérémonie de la consécration, puis ils habitaient dans les dépendances du Temple et servaient les prêtres et les lévites dans leurs fonctions. Nous avons des exemples de cette consécration spéciale dans la personne de Samuel et de quelques autres saints personnages. Il y avait aussi des appartements pour les femmes dévouées au service divin.

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        L’évangile ne nous apprend rien de l’enfance de Marie ; son titre de Mère de Dieu efface tout le reste. Mais la tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans son temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu’on célèbre aujourd’hui. Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du temple, Marie se fût-elle préparée à sa mission ? Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l’élue de Dieu.

        Voici, d’après saint Jérôme, comment se divisait la journée de Marie au temple : depuis l’aurore jusqu’à 9 heures du matin, Elle priait ; de 9 heures à 3 heures elle s’appliquait au travail des mains ; ensuite elle se remettait à la prière, jusqu’au moment où arrivait sa nourriture. Marie, au jour de sa présentation, nous apparaît comme le porte-étendard de la virginité chrétienne. Après elles, viendront des légions innombrables de vierges consacrées au Seigneur, dans le monde ou à l’ombre des autels ; Marie sera leur éternel modèle, leur patronne dévouée, leur guide sûr dans les voies de la perfection.

Doctrine / Formation #Théologie

Femme dans la Bible à travers le Cantique des cantiques

Le Père Georges-Henri Pérès, du sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray donne un cycle de formation sur les femmes dans la Bible.

Ce soir, il se penche sur ce livre unique dans la Bible, le Cantique des cantiques. L’occasion de découvrir un peu plus ce poème biblique.

Une heure de conférence à découvrir ici.