NLQ #Récollections/Retraites

Retraite monastique pour hommes à l’abbaye de Solesmes

Du mercredi 24 mai soir au dimanche 28 mai & du samedi 26 août au mercredi 30 août 2017

Cette année, la communauté propose deux retraites de découverte de la vie monastique aux jeunes hommes de 16 à 35 ans pour leur permettre de prendre un temps de prière et de réflexion.

Temps de partage de la vie des moines par la prière et le travail, la retraite est aussi le moment privilégié pour approfondir sa relation avec Dieu, découvrir la prière liturgique et la vie communautaire.

Inscriptions auprès du Père Hôtelier au 02 43 95 03 08 ou à retraite.discernement@solesmes.com

A la une #En France #NLQ

Catholiques et électeurs – Des repères pour voter

Depuis des années les choix électoraux qui se présentent aux catholiques relèvent davantage du mieux possible que de l’adhésion franche et massive. Exceptés quelques partis ou candidats marginaux, le plus souvent, il faut se perdre dans un labyrinthe parfois savamment conçu pour nous conduire en eaux de plus en plus troubles.

Le chevalier blanc n’existe pas sur notre échiquier de présidentiables. Nous pouvons donc être dans l’objection de conscience et refuser de voter, nous pouvons aussi être dans le moindre mal ou le mieux possible. Une nuance de taille plus qu’il n’y parait. Le moindre mal vise à limiter la casse, là où le mieux possible envisage le choix comme une étape en vue du Bien à atteindre.

InfoCatho n’entend nullement se prononcer sur tel ou tel candidat. Nous vous proposons, une série (non exhaustive) de réflexions, de positions, tant du magistère, que de penseurs ou d’acteurs de la vie publique et politique. Ces articles sont parus, au fil du temps sur notre site et leur but est donner matière au discernement, en conscience, avec la grâce de l’Esprit-Saint.

Notre édito – Un long dimanche, de Pâques à l’isoloir. 

Magistère – Eglise – Déclaration du Saint-Siège ou des évêques

Benoît XVI et les principes non négociables

Benoît XVI – Fondamentalisme religieux et laïcité

Benoit XVI- L’avenir de l’Europe et la conscience

Benoît XVI – Que signifie la liberté humaine ?

Benoît XVI – La justice

Benoît XVI – On ne peut séparer l’éthique de l’économie

Pie XI– Divini redemptoris – Le communisme athée

Paul VI – Le partage se fait en fonction des besoins

Pape François – Migrants – L’accueil n’est pas à sens unique

Pape François – Mettre un terme aux causes de la migration forcée

Pape François – Recentrer les entreprises sur la dignité humaine

Pape François  invite à la prudence dans l’accueil des réfugiés

Peut-on être chrétien et Franc-maçon ?

Note doctrinale de la congrégation pour la foi – La laïcité n’est pas indépendance de la morale.

ONU – Saint-Siège – Le « respect de la vie » doit « guider » les politiques

Populorum Progressio en quelques mots – Sur la dignité de tout homme

Conseils de Mgr Lebrun avant le vote

Mgr Rey – Conseils pour discerner avant de voter

Elections présidentielles, pour Mgr Scherrer il y a des critères décisifs que les catholiques ne peuvent ignorer

Mgr. Giampaolo Crepaldi, quatre critères pour orienter les politiques migratoires

Card. Turkson – Sans liberté religieuse, il ne peut y avoir de développement humain

Cardinal Turkson – « L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet »

Cardinal Tauran sur l’Islam

Tribunes libres

Principes fondamentaux

Bertrand Vergely – L’euthanasie

Gregor Puppinck – La question primordiale ne porte pas sur la liberté individuelle mais sur la valeur de chaque vie humaine

Gregor Puppinck – Trois clés pour comprendre l’objection de conscience

ECLJ- La charia est-elle compatible avec les droits de l’Homme ?

Guillaume de Prémare – Voter en conscience est-ce possible ?

Père Simon Noël – Miséricorde, mollesse et avortement

Cyril Brun – Le respect de la vie est-il un droit  ?

Cyril Brun – Le travail est fait pour l’homme et non l’inverse

Cyril Brun – La dignité de l’homme couvre tout l’homme

Cyril Brun – Solidarité ou charité ?

Cyril Brun – Liberté-égalité-fraternité, jamais l’un sans l’autre ?

Cyril Brun – Catho en politique gagner des âmes et non des voix

Cyril Brun – Catholiques et politique – les raisons de nos impasses

Cyril Brun – Les cocus du Trocadéro

Cyril Brun – La vie n’est pas un débat

Samuel Laffont – Le revenu universel

François-Xabier Bellamy – Le problème de l’école, une question de sens

Guillaume de Thieulloy – Catholique identitaire donc illégitime ?

Jean Guitton – NI progressiste, ni réactionnaire, juste catholique

 Euthanasie et athéisme, une régression sans précédent

Economie –

Considérer l’homme comme une personne dans l’entreprise est-ce possible ?

La destination Universelle des biens

Pierre de Lauzun – Un bon marché cela peut-il exister ?

Pierre de Lauzun – Nous avons les moyens de réformer l’économie

Cyril Brun – Le faux problème du travail dominical

Le revenu universel une utopie ?

Migrants –

Le statut de l’étranger dans la Bible

Immigration et charité chrétienne – En accueillir moins, pour accueillir mieux

Cyril Brun – Immigration versus identité

Réflexion d’un chrétien sur le devoir d’hospitalité des migrants

Des chrétiens opposés à l’installation des migrants s’expliquent

Droit à demeurer dans son propre pays

Brèves et points de vue politiques

Sens Commun au gouvernement Fillon ?

François-Xavier Bellamy – Fillon et la culture

Famille-jeunesse- éducation les grands absents de la présidentielle.

15 ans d’euthanasie en Belgique – Bilan et dommages collatéraux

Guillaume de Thieulloy – le populisme chrétien, clef de la victoire de Fillon ?

Cyril Brun – Je crains que l’élection de François Fillon ne nous rendorme

Denis Sureau – Anti-libéral, donc contre la sécu

Fillon, Chrétien décomplexé ?

Ludovine de la Rochère – Le programme de Fillon sur la famille n’est pas à a hauteur

Cyril Brun – Chrétiens de gauche, paresseux ?

Pour une nouvelle politique familiale

François Fillon publie douze mesures en faveur des chrétiens d’Orient

François Fillon favorable à la recherche sur l’embryon – Schizophrénie ou électoralisme ?

Georgina Dufoix « Prier pour François Fillon c’est lutter conte l’esprit du monde »

Délit d’entrave IVG – François Fillon confirme l’abrogation du délit d’entrave numérique s’il est élu

François Fillon est-il si clair sur les droits de l’enfant ?

Catholiques pour Fillon, juifs pour Sarkozy, musulmans pour Juppé

Quand le FN juge Fillon à l’opposé de la doctrine sociale de l’Eglise

Délit d’entrave numérique, l’absence remarquée de François Fillon

Que pensent Fillon et Juppé sur l’éducation ?

PMA-GPA-Adoption que pensent Fillon et Juppé exactement ?

Entre Juppé et Fillon il y aurait la Famille

Les autres réseaux cathos de Fillon

Fillon, Sens Commun et la théorie du genre

La primaire pour tous – Analyse des positions d’un candidat : François Fillon et l’Europe

Pour François Fillon, il n’y a pas de communautarisme catholique qui menace la république.

La France doit prendre la tête d’un combat européen contre la GPA pour François Fillon

Catho, l’indésirable de la campagne 2017

Emmanuel Macron et l’éducation, une synthèse difficile

Xavier Lemoine, un indice du poids catholique ?

Infographie religieuse du vote de la Primaire

Primaire, la Fondation de service politique note les candidats

2017, lancement du baromètre BIOpolitique d’Alliance Vita

Pour Marine Le Pen , l’IVG est secondaire et la loi Taubira doit devenir une union civile

 Que répondre aux jeunes soutiens de Mélanchon et Hamon qui se revendiquent catholiques ?

 Fondation Abbé Pierre – Zéro SDF en deux quinquennats c’est possible

 

 

 

Conférences/Formations #NLQ

Une nouvelle école de vie en région parisienne : Nazareth, à Notre-Dame de l’Ouÿe

Un nouveau projet voit le jour en région parisienne : une école de vie, pour des jeunes âges entre 20 et 30 ans, pour leur donner des bases solides, leur permettre de discerner, se former et servir ! Ce projet est porté par  le diocèse de Paris et son archevêque.

À qui s’adresse cette proposition ? Aux jeunes catholiques de 20 à 30 ans ayant déjà fait un cycle d’études universitaires ou professionnelles, ou ayant une première expérience professionnelle.

Où ? A Notre-Dame de l’Ouÿe, ancienne abbaye, magnifiquement rénovée, et désormais maison d’accueil pour les jeunes du diocèse de Paris (retraites de préparation aux sacrements,…).

En pratique

Où vivrez-vous ? Au sein d’une communauté à Notre Dame de l’Ouÿe dans des chambres individuelles avec des espaces de vie communautaires et dans une certaine autonomie

Avec qui vivrez-vous ? Une dizaine de jeunes Nazareth, hommes et femmes à parité vivront cette année avec la fraternité qui vit sur place (deux familles, un prêtre, une laïc consacrée).

Rythme de vie ? C’est le même que celui d’une année scolaire classique. La semaine : cours magistraux, travail en groupe, service. Certains week-ends : mission auprès des jeunes. Possibilité de retourner dans sa famille les week-ends et pendant une partie des vacances scolaires. Rentrée : 18 septembre 2017 !

Coût ? Année entièrement financée par Notre Dame de l’Ouÿe. Chaque étudiant sera indemnisé.

Le projet

Se donner
Le jeune de Nazareth se met au service de la mission de Notre-Dame de l’Ouÿe, lieu d’accueil pour la jeunesse : avec la Fraternité de Notre-Dame de l’Ouÿe, il témoigne, transmet ses connaissances et évangélise les adolescents et enfants qui lui sont confiés. En pratique, cette mission comprend :
- L’encadrement auprès des jeunes des groupes qui sont accueillis
- La préparation et l’animation des ateliers (théâtre, musique, prière, catéchèse, activités sportives, ballade dans la nature, activités à la ferme,…)
Pour répondre à ces deux missions, l’année comprend la préparation au BAFA/BAFD.
- La participation à l’entretien du site suivant une démarche écologique : jardinage, potager en permaculture, travaux à la ferme, entretien des locaux (bricolage, réparations diverses, ménage…)

Mieux se connaître
- Un accompagnement personnel et spirituel
Chaque jeune sera suivi individuellement dans sa progression par un parrain ou une marraine n’habitant pas sur place. Le parrain ou la marraine est un homme ou une femme marié(e), religieux ou prêtre. Rencontres régulières avec le responsable.
- Discernement professionnel : stage de coaching, bilan de compétences…
- Vivre une rencontre avec Dieu : retraite spirituelle (vacances de la Toussaint).
- Apprendre à aimer et à être aimé à l’école des pauvres : participation à 2 semaines de stage dans une communauté accueillant des personnes portant un handicap.

Apprendre
Mieux connaître l’homme et la femme et mieux connaître Dieu : un approfondissement théologique et anthropologique
Qu’est-ce que Dieu nous révèle de l’homme et de la femme ?
Quel est le sens profond de l’existence humaine ?
En quoi la relation homme – femme est une belle aventure à oser et à vivre ?
Qu’est-ce que Dieu nous révèle sur ces questions ?
Qu’est-ce que la Tradition et la Sagesse Judéo-chrétienne nous apprennent ?
Suis-je capable d’une vrai relation avec Dieu ?

Une méthode originale
Un travail à trois temps : des cours magistraux, des travaux en petits groupes autour d’un texte et des recherches personnelles
L’ensemble s’organise autour de quatre cycles : les Écritures (Ancien et Nouveau Testament), le contenu de la Foi, la conception chrétienne de l’homme et la femme (individuellement et en société) ainsi que son rapport à la nature, enfin la vie intérieure, la prière et la liturgie.

Vivre ensemble
« Qu’il est bon pour des frères de vivre ensemble et d’être unis » (Ps. 133)
Vie communautaire entre jeunes de Nazareth : chaque étudiant aura sa propre chambre avec douche. Les repas sont gérés par les jeunes de Nazareth sauf 3 par semaine qui sont pris avec les membres de la fraternité (adultes permanents qui vivent sur place). Chaque semaine, une réunion de communauté rassemble les jeunes de Nazareth. Plusieurs temps de prière en commun (louange, adoration…) sont prévus. En début d’année, les jeunes élaborent eux-mêmes une charte commune autour de trois points :

  • Simplicité de vie
  • Respect des règles et du projet
  • Respect des personnes
    Un espace communautaire est mis à disposition des jeunes de Nazareth (salon, salle à manger, cuisine…).

Contact

Pour toutes questions ou inscriptions :
nazareth.notredamedelouye.fr
Mail : nazareth@diocese-paris.net
Adresse : Route de l’Ouÿe 91410 Les Granges-le-Roi

Votre candidature en 3 étapes :
- Demandez votre dossier d’inscription : nazareth@diocese-paris.net
- Envoyez votre dossier, CV et lettre de motivation à aesnault@diocese-paris.net
- Témoignez de vos motivations lors d’entretiens avec le directeur et un membre du projet

En France #NLQ

Entretien – L’Église de France en réflexion pour le Synode de 2018 sur les jeunes

En marche vers le Synode sur « les jeunes, la foi et le discernement des vocations », c’est le thème d’une rencontre qui était organisée ce jeudi 9 mars 2017 à Paris.

À l’initiative de cette journée de réflexion : le Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations (SNEJV) de la Conférence des Evêques de France (CEF). Deux mois après la présentation du document préparatoire (13 janvier 2017) et la lettre du Pape adressée aux jeunes, les participants ont proposé des pistes pour accompagner la préparation de ce Synode des évêques qui se tiendra au Vatican en octobre 2018.

Des jeunes ont témoigné de leur démarche synodale et les organisateurs ont abordé la question de leur responsabilité en tant qu’acteurs de la pastorale des jeunes et des vocations. C’est Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, président du Conseil épiscopal pour la pastorale des enfants et des jeunes de la CEF qui a clos cette journée de rencontre. Il revient, au micro de Radio Vatican, sur la question du discernement et sur les attentes des jeunes. Nous avons transcrit pour vous ses propos. 

Monseigneur Moutel : Les jeunes que je peux rencontrer moi-même ou que rencontrent un certain nombre d’évêques, ont soif : il y a comme une attente de se rattacher à la foi chrétienne, parce qu’ils sentent que beaucoup de choses sont très mouvantes sur le terrain qu’ils connaissent, beaucoup de choses sont incertaines, je pense qu’ils ont besoin de confiance, c’est le mot qui me vient à l’esprit. Qu’on leur fasse confiance, mais aussi qu’eux-mêmes puissent avoir confiance en eux.

Radio Vatican : Quel est le lien qui existe aujourd’hui en France entre l’Eglise et les jeunes ?

Mgr Moutel : Si on regarde d’une manière générale, avec un regard sociologique un peu distancié mais qu’il faut avoir aussi, il y a, bien sûr, une absence des jeunes dans la vie de l’Eglise, mais il y a une attente, il y a un désir, une soif, et puis des formes de lieux nouveaux où ils sont présents. Des initiatives de solidarité, des formes de colocations à projet, où des jeunes accueillent ou consentent à vivre un certain temps dans le même appartement avec des plus pauvres. Cela existe à Marseille, à Paris… Je vois aussi que les jeunes répondent volontiers à l’appel à la coopération. Dans les villes, on constate un regain d’activité des aumôneries d’université, on voit que le scoutisme (les 3 mouvements scouts) connaissent une augmentation de leurs effectifs depuis 5 à 10 ans, donc le Synode vient dans une période où on a beaucoup d’espérance dans l’Eglise en France pour que les jeunes puissent grandir dans la foi et dans le discernement de la foi.

R.V : Les jeunes ont d’ailleurs été appelés, par le pape François dans sa lettre, à entreprendre un itinéraire de discernement. Comment les accompagner dans ce parcours ?

Mgr Moutel : Je crois que dans les grands lieux qui accueillent des jeunes, des aumôneries, des communautés nouvelles, des retraites, il y a toujours l’occasion d’un accompagnement qui est donné. Mais c’est une possibilité qui est offerte sans doute à trop peu de jeunes. On n’est peut-être pas suffisamment préparés, ça peut faire peur d’écouter longuement, de consentir à donner du temps pour accompagner un jeune dans les hauts mais aussi dans les bas : cela demande du temps, de la formation, beaucoup de respect du jeunes, aussi, pour ne pas prendre sa place, pour ne pas se substituer à sa liberté propre. C’est Dieu qui l’appelle, c’est Dieu qui, par son Esprit Saint, avec le don des charismes le guide et l’oriente vers le bon chemin. Donc c’est un très beau sujet d’accompagnement et je pense que c’est sur ce terrain là du discernement que l’on aura à proposer. Parce que cela peut intéresser beaucoup de jeunes, bien au-delà de ceux qui sont déjà rassemblés dans l’Eglise.

R.V : Les évêques sont donc invités à se mettre à l’écoute des jeunes, à leur portée. Il y a aujourd’hui un certain problème concernant le langage. 

Mgr Moutel : Il ne s’agit pas d’asséner, effectivement, ou de communiquer tout de suite un discours théologique qui serait inaccessible. Mais ceci dit, ce n’est pas pour cela que l’on doit priver les jeunes des mots de la foi. Mon idée par exemple n’est pas du tout que le langage liturgique serait trop compliqué, qu’il faudrait supprimer la moitié des mots : ce serait amputer aussi le mystère de la foi dans sa profondeur. Les mots, on les reçoit, le langage c’est aussi un héritage. Donc chaque génération doit retravailler, doit apporter son propre génie mais en acceptant le moment venu de recevoir les mots de la foi dans toutes leurs richesses, leur beauté. C’est un effort constant que nous avons à faire, un effort de pédagogie. C’est de l’amour de l’autre de lui parler avec patience, en ayant en tête que l’autre apporte du neuf dans la révélation de Dieu. Parce que la confiance en Dieu, vécue par des jeunes, est un message d’espérance et un enrichissement.

L’entretien est à écouter ici.

Récollections/Retraites

« Combat et discernement spirituels dans nos vies » : session de formation au centre St Jean à Boulogne

Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de nos cœurs ! (Ep 1,18)

Pour commencer le carême, le Centre-Saint-Jean de Boulogne vous propose une session de vie chrétienne sur le thème « Combat et discernement spirituel », animée par le Dr. Bernard Dubois, le we du 11 et 12 mars.

Dans le Notre Père, quand nous demandons au Seigneur :

« que ta volonté soit faite,

délivre-nous du mal« 

Que voulons-nous dire ?

Comment reconnaître la volonté de Dieu et l’accomplir ?

Comment lutter contre le mal ?

  PROGRAMME (les enseignements sont tous donnés par Bernard Dubois)

SAMEDI 11 MARS : « Le combat spirituel »

10h30  Accueil

12h30  Messe proposée

11h00  1er enseignement

13h15  Repas convivial (apporté par chacun)

14h30  2ème enseignement

15h30  Pause – café

15h45  Carrefours

16h30  Réponses aux questions

17h30  Fin de la première journée.

DIMANCHE 12 MARS : « Le discernement spirituel »

14h30  3ème enseignement

15h15  Pause – café

15h30  4ème enseignement

16h15  Pause – café

16h30  Réponses aux questions

17h30  Fin de la session.

INFOS PRATIQUES

 Lieu :  Paroisse Ste Cécile, salle St Jean.

 Tarifs

Session complète 25€

Samedi 11 mars : 15€

Dimanche 12 mars : 15€

1 CD de la session B. Dubois complète 5 €

Le billet n’inclut pas de repas ni d’hébergement.

Entrée exclusivement sur billetterie, paiement en ligne sécurisé.

 Contact pour toute info complémentaire : sessionbdubois@centresaintjean.com

INSCRIPTION

Possibilité de s’inscrire pour l’une des deux journées ou le we complet.

 

Inscription obligatoire en remplissant le formulaire en ligne.

Bernard Dubois, marié et père de cinq enfants, est ancien Chef de Clinique des Hôpitaux de Paris où il a exercé la pédiatrie de 1978 à 1987. Il s’est ensuite orienté vers l’écoute et la relation d’aide au sein de la Communauté des Béatitudes. Il anime des séminaires de formation à l’accompagnement et participe, au sein d’une équipe pluridisciplinaire, au dialogue entre sciences humaines et révélation chrétienne. Son dernier livre « Chemins de guérison des blessures de l’enfance – Sur les pas de Thérèse de Lisieux » a été publié en 2014 aux Editions des Béatitudes.

Doctrine / Formation #NLQ #Théologie

Conférence de l’Avent du Père Cantalamessa sur l’Esprit-Saint et le discernement

Nous donnons ici la deuxième conférence de l’Avent au Vatican par le Père Cantalamessa

L’Esprit Saint et le charisme du discernement

Poursuivons nos réflexions sur l’œuvre de l’Esprit Saint dans la vie du chrétien. Saint Paul mentionne un charisme particulier appelé « discernement des esprits » (1 Cor 12, 10). A l’origine, cette expression a un sens bien précis : elle indique le don qui permet de distinguer, parmi les paroles inspirées ou prophétiques prononcées durant une assemblée, celles qui viennent de l’Esprit du Christ et celles qui proviennent d’autres esprits, c’est-à-dire de l’esprit de l’homme, ou de l’esprit démoniaque, ou de l’esprit du monde.

Pour l’évangéliste Jean aussi c’est celui-ci le sens fondamental. Le discernement consiste à « examiner les esprits pour voir s’ils sont de Dieu » (1 Jn 4,1-6). Pour Paul le critère fondamental de discernement c’est de proclamer que Jésus est « Seigneur » (1 Cor 12, 3) ; pour Jean c’est reconnaitre que Jésus « est venu dans la chair », autrement dit l’incarnation. Déjà avec lui le discernement commence à être utilisé comme fonction théologique, comme critère pour discerner les vraies des fausses doctrines, l’orthodoxie de l’hérésie, ce qui deviendra central par la suite.

1. Le discernement dans la vie ecclésiale

Il existe deux domaines dans lesquels ce don du discernement des esprits doit s’exercer : le domaine ecclésial et le domaine personnel. Dans la vie de l’Eglise, le discernement des esprits passe par l’autorité du magistère, qui doit néanmoins tenir compte également, entre autres critères, du sens des fidèles, le « sensus fidelium ».

Je voudrais m’arrêter sur un point en particulier qui peut servir dans les discussions en acte dans l’Eglise par rapport à certains problèmes. Il s’agit du discernement des signes des temps. Le concile a déclaré :

« L’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques »1.

Il est clair que si l’Eglise doit scruter les signes des temps à la lumière de l’Evangile, ce n’est pas pour appliquer aux « temps », autrement dit aux situations et aux nouveaux problèmes qui émergent dans la société, les remèdes et les règles de toujours, mais pour leur apporter de nouvelles réponses, « adaptées à chaque génération » comme dit le texte que je viens de citer. La difficulté, sur ce chemin – à prendre très au sérieux – c’est la peur de compromettre l’autorité du magistère, en admettant des changements dans ses décisions.

Il y a une considération qui peut aider, je crois, à surmonter, dans un esprit de communion, cette difficulté. Le degré d’infaillibilité que l’Eglise et le Pape revendiquent n’est certainement pas supérieur à celui qui est attribué à l’Ecriture révélée. Or l’inerrance biblique garantit que l’Ecrivain sacré exprime la vérité d’une façon et à un degré qui reflète ce qui pouvait être dit et entendu au moment où il l’écrit. Nous voyons que tant de vérités se forment lentement et progressivement, comme celle de l’au-delà et de la vie éternelle. Dans le domaine moral aussi, tant de coutumes et lois antérieures sont par la suite abandonnées au bénéfice de lois et critères qui répondent davantage à l’esprit de l’Alliance. Un exemple parmi tous : Dans le livre de l’Exode il est dit que Dieu punit la faute des pères sur les fils (cf. Ex 34, 7), mais Jérémie et Ezéchiel diront le contraire, affirmant que Dieu ne punit pas les fautes des pères sur les fils, mais que chacun devra répondre de ses propres actions (cf. Jr 31, 29-30 ; Ez 18, 1 ss.).

Dans l’Ancien Testament le critère de base pour surmonter les prescriptions antérieures est celui d’une meilleure compréhension de l’esprit de l’Alliance et de la Torah ; dans l’Eglise, le critère est celui d’une relecture de l’Evangile à la lumière des nouvelles questions qui se posent à elle. « Scriptura cum legentibus crescit  », disait saint Grégoire Le Grand : l’Ecriture grandit avec ceux qui la lisent2.

Maintenant nous savons que la règle constante de Jésus, en matière de morale, se résume en quelques mots : « Non au péché, oui au pécheur ». Il n’y a pas plus sévère que lui pour condamner la richesse inique, mais il s’invite chez Zachée et le seul fait d’aller vers lui suffit à le changer. Il condamne l’adultère, y compris celui du cœur, mais pardonne à l’adultère et lui redonne espoir ; il réaffirme l’indissolubilité du mariage, mais parle avec la Samaritaine qui avait eu cinq maris et lui révèle le secret qu’il n’avait dit à personne d’autre, de manière aussi explicite : « Je le suis (le Messie) moi qui te parle » (Jn 4, 26).

Si nous nous demandons comment se justifie théologiquement une distinction aussi nette entre le péché et le pécheur, la réponse est très simple : le pécheur est une créature de Dieu, faite à son image, et il conserve sa dignité, malgré toutes les aberrations : le péché n’est pas œuvre de Dieu, ne vient pas de Lui, mais de l’ennemi. C’est la meme raison pour laquelle Jésus Christ, s’est fait en tout semblable à nous, « excepté le péché » (cf. Hé 4,15).

Pour honorer ce devoir de discernement sur les signes du temps, il est un facteur important : la collégialité des évêques. Cette collégialité, dit un passage de Lumen gentium, permet « de décider en commun de toutes les questions les plus importantes, par une décision que l’avis de l’ensemble permet d’équilibrer »3. L’exercice effectif de la collégialité apporte au discernement et à la solution des problèmes la variété des situations locales et des points de vue, des lumières et des dons différents, dont chaque église et chaque évêque est porteur.

Nous en avons une émouvante illustration dans le premier « concile » de l’Eglise, celui de Jérusalem. Un large espace fut donné à deux points de vue contraires, l’un des « judaïsants » et l’autre favorable à l’ouverture aux païens ; il y eut une « vive discussion », mais qui leur permit, à la fin, d’annoncer leurs décisions en prononçant cette formule extraordinaire : « Nous avons décidé l’Esprit Saint et nous… » (Ac 15, 6 ss.).

On voit ici que l’Esprit guide l’Eglise de deux façons : parfois directement et charismatiquement, par la révélation et l’inspiration prophétique ; d’autres fois, collégialement, par une patiente et difficile confrontation, et même le compromis, entre les parties et les points de vue différents. Les propos de Pierre, le jour de la Pentecôte et chez Corneille sont très différents de ceux qu’il tiendra par la suite, pour justifier sa décision devant les anciens (cf. Ac 11, 4-18 ; 15, 14) ; le premier discours est de type charismatique, le second de type collégial.

Il faut donc avoir confiance en l’Esprit, en ses capacités d’intervention pour aboutir à un accord, même s’il peut sembler parfois que tout le processus échappe à tout contrôle. A chaque fois que les pasteurs des Eglises chrétiennes, au niveau local ou universel, se réunissent pour un discernement ou pour prendre des décisions importantes, il devrait y avoir dans le cœur de chacun cette confiante certitude que résument les deux versets duVeni creator  : Ductore sic te praevio – vitemus omne noxium – « avec toi comme notre guide – nous éviterons tout mal ».

2. Le discernement dans la vie personnelle

Passons maintenant au discernement dans la vie personnelle. Comme charisme appliqué à chaque individu, le discernement des esprits a subi au fil des siècles une évolution considérable. A l’origine, nous l’avons vu, le don devait servir à discerner les inspirations des autres, de ceux qui avaient parlé ou prophétisé dans l’assemblée ; dans la suite, il a servi surtout à discerner ses propres inspirations.

Cette évolution n’est pas arbitraire ; il s’agit en effet du même don, quoique exercé en deux situations et sur deux objets differents. Une grande partie de ce que les auteurs spirituels ont écrit sur le « don de conseil », s’applique aussi au charisme du discernement. Par le biais du don, ou du charisme, du conseil, l’Esprit Saint aide à évaluer les situations et orienter les choix, non seulement sur la base de critères de sagesse et prudence humaine, mais à la lumière aussi des principes surnaturels de la foi.

Le premier discernement fondamental des esprits est celui qui permet de distinguer « l’Esprit de Dieu » de « l’esprit du monde » (cf. 1 Cor 2, 12). Saint Paul donne un critère objectif de discernement, le même que celui de Jésus : les fruits. Les « actions de la chair » révèlent qu’un certain désir vient du vieil homme pécheur ; « les fruits de l’Esprit » révèlent qu’il vient de l’Esprit de Dieu (cf. Gal 5, 19-22). « Les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair » (Gal 5, 17).

Parfois ce critère objectif ne suffit pas parce que le choix n’est pas entre le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien, et il s’agit de voir ce que Dieu veut, dans une circonstance particulière. C’est surtout pour répondre à cette exigence que saint Ignace de Loyola développa sa doctrine sur le discernement. Il invite à regarder une chose en particulier : ses propres dispositions intérieures, les intentions (les « esprits ») qui sont derrière un certain choix. En faisant cela il s’inscrit dans une tradition déjà affirmée. Un auteur médiéval avait écrit :

« Qui peut vérifier si les esprits viennent de Dieu, à moins d’avoir reçu de Dieu le discernement des esprits, et de pouvoir ainsi examiner avec précision et sans se tromper les pensées, les affections et les intentions de l’esprit ? Ce discernement est à la source de toutes les vertus et chacun en a besoin, soit pour conduire les autres, soit pour se diriger et s’amender soi-même.… Tel est le vrai discernement, en qui se rejoignent la droiture de la pensée et la pureté de l’intention. »4.

Saint Ignace a suggéré des moyens pratiques pour appliquer ces critères5. L’un deux est celui-ci. Face à deux choix possibles, il faudrait s’arrêter d’abord sur l’un, comme si on était sûr de le choisir, se fixer dessus pendant un jour ou plus ; puis vérifier les réactions du cœur face à ce choix : s’il est paisible, si ce choix correspond aux autres choix déjà faits ; si une voix en vous vous encourage dans cette direction, ou au contraire, si un voile d’inquiétude l’entoure. Répéter le processus avec la seconde hypothèse. Le tout dans un climat de prière, d’abandon à la volonté de Dieu, d’ouverture à l’Esprit Saint.

A la base du discernement, chez saint Ignace, nous avons sa doctrine de la « sainte indifférence ».6 Celle-ci consiste à se mettre dans un état de totale disponibilité à accueillir la volonté de Dieu, renonçant, dès le départ, à toute préférence personnelle, comme une balance prête à s’incliner du côté où le poids sera plus fort. L’expérience de la paix intérieure devient ainsi le critère principal dans tout discernement. Sera considéré conforme à la volonté de Dieu, le choix qui, après mûre réflexion et prière, laissera plus de paix dans le cœur.

Au fond, il s’agit d’appliquer le vieux conseil que donna le beau-père Jéthro à Moïse : « présenter les questions à Dieu » et attendre en priant sa réponse (cf. Ex 18, 19). Dans tous les cas, une bonne disposition de fond à faire la volonté de Dieu, est la condition la plus favorable pour un bon discernement. Jésus disait : « Mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jn 5, 30).

Le danger aujourd’hui c’est que certaines manières de comprendre et pratiquer le discernement accentuent tellement les aspects psychologiques, qu’elles finissent par oublier que l’Esprit Saint est, dans tout discernement, le premier agent. L’évangéliste Jean voit, comme facteur décisif dans le discernement, « l’onction qui vient de celui qui est saint », c’est-à-dire de l’Esprit (1 Jn 2,20). Saint Ignace aussi rappelle que dans certains cas, seule l’onction de l’Esprit Saint permet de discerner ce qu’il faut faire7. Il y a une profonde raison théologique à cela. L’Esprit Saint est lui-même la volonté substantielle de Dieu et quand il entre dans une âme « il se manifeste comme la volonté même de Dieu pour celui dans lequel il se trouve »8.

Le discernement n’est, dans le fond, ni un art, ni une technique, mais un charisme, c’est-à-dire un don de l’Esprit ! Les aspects psychologiques ont une grande importance, mais ils sont « secondaires », autrement dit ils viennent après. Un des anciens Pères écrivait :

« Il n’appartient qu’au Saint-Esprit de purifier notre esprit. Il faut donc par tous les moyens, et surtout par la paix de l’âme, laisser se reposer le Saint-Esprit afin que nous ayons la lampe de la science toujours brillante en nous. Car si elle ne cesse pas d’envoyer les rayons de sa lumière dans la profondeur intime de notre âme, non seulement toutes les attaques hostiles et ténébreuses des démons se découvrent à notre esprit, mais encore elles perdent beaucoup de leur force à être débusquées par cette lumière sainte et glorieuse. Et c’est pourquoi l’Apôtre dit : N’éteignez pas l’Esprit(1 Ts 5,19) »9.

L’Esprit Saint, généralement, ne diffuse pas de lumière dans l’âme de façon miraculeuse et extraordinaire, mais très simplement, à travers la parole des Ecritures. C’est comme ça qu’ont eu lieu les discernements les plus importants de l’histoire. En écoutant la parole de l’évangile : « Si tu veux être parfait… », Antoine comprit ce qu’il devait faire et le monachisme commença. De cette même manière, François d’Assise reçut une lumière pour commencer son mouvement de retour à l’évangile. « Après que le Seigneur m’eut donné des frères – écrit-il dans son Testament – personne ne me montrait ce que je devais faire, mais le Très-Haut Lui-même me révéla que je devais vivre selon la forme du saint Evangile  ». Il le lui révéla en écoutant, durant une Messe, le passage de l’évangile où Jésus dit aux disciples d’aller par le monde « sans rien prendre pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni tunique de rechange » (cf. Lc 9,3)10.

Je me souviens moi-même d’un petit épisode du même genre. Un homme vint chez moi durant une mission, pour me parler d’un problème. Il avait un fils de 11 ans pas encore baptisé. « Si je le baptise, disait-il, cela fera un drame dans la famille, car ma femme est devenue membre d’une secte et ne veut pas entendre parler de baptême à l’Eglise ; si je ne le baptise pas, je n’ai pas la conscience tranquille, car quand nous nous sommes mariés nous étions tous les deux catholiques et avions promis de baptiser nos enfants ». Un cas typique de discernement. Je lui dit de revenir le lendemain, pour me donner le temps de prier et réfléchir. Le lendemain, il vint à ma rencontre le visage rayonnant, et me dit : «  J’ai trouvé la solution, père. J’ai lu dans ma Bible l’épisode d’Abraham et j’ai vu que lorsqu’il amène son fils Isaac pour l’immoler, il ne dit rien à sa femme ! ». La parole de Dieu l’avait éclairé mieux que n’importe quel conseil humain. Moi-même je baptisa le garçon et ce fut une grande joie pour tout le monde.

A côté de l’écoute de la Parole, nous avons l’examen de conscience, qui est la pratique la plus commune pour exercer le discernement au niveau personnel. Mais cet examen ne devrait pas se limiter à une préparation à la confession, mais devenir une capacité constante de se mettre sous la lumière de Dieu et se laisser « scruter » par Lui au plus profond de notre sphère intime. A cause d’un examen de conscience non pratiqué ou pas bien fait, la grâce de la confession devient problématique : soit on ne sait pas quoi confesser, soit elle est trop chargée d’un poids psychologique et pédagogique, c’est-à-dire tournée uniquement vers une amélioration de la vie. Un examen de conscience qui ne se réduit qu’à la préparation d’une confession permet de déterminer quelques péchés, mais n’amène pas à une relation authentique, à un vrai face-à-face avec le Christ. Cela devient facilement une liste d’imperfections, confessées pour se sentir mieux, sans cette attitude de vrai repentir qui fait expérimenter la joie d’avoir en Jésus « un si grand rédempteur ».

3. Se laisser guider par l’Esprit Saint

Le résultat concret de cette méditation est de renouveler la décision de nous abandonner en tout et pour tout à la conduite intérieure de l’Esprit Saint, comme pour une sorte de « direction spirituelle ». A propos des israélites dans le désert, il est écrit, que « si la nuée ne s’élevait pas, ils campaient jusqu’au jour où elle s’élevait » (Ex 40, 36-37). Nous non plus, nous ne devons rien entreprendre, si ce n’est poussé par l’Esprit Saint, (dont la nuée, selon les Pères, était l’image11), et après l’avoir consulté avant toute action.

Nous en avons un exemple particulièrement clair dans la vie de Jésus. Celui-ci n’a jamais rien entrepris sans l’Esprit Saint. Avec l’Esprit Saint il est allé dans le désert ; poussé par la puissance de l’Esprit Saint il en est reparti et a commencé sa prédication ; « sous l’action de l’Esprit Saint » il a choisi ses apôtres (cf. Act 1,2) ; poussé par l’Esprit il a prié et s’est offert lui-même au Père (cf. Hé 9, 14).

Nous devons nous garder d’une tentation : celle de vouloir donner des conseils à l’Esprit Saint, au lieu de les recevoir. « Qui a mesuré l’Esprit du Seigneur ? Qui l’a conseillé pour l’instruire ? » (Is 40,13). L’Esprit Saint dirige tout le monde, et n’est dirigé par personne ; il guide, n’est pas guidé. Il y a une façon subtile de suggérer à l’Esprit Saint ce qu’il devrait faire avec nous et comment il devrait nous guider. Il arrive même parfois que nous prenions des décisions et les attribuions avec désinvolture à l’Esprit Saint.

Saint Thomas d’Aquin parle de cette conduction intérieure de l’Esprit comme d’un « instinct propre aux justes » : « De même que dans la vie corporelle, écrit-il, le corps n’est mû que par l’âme qui le vivifie, dans la vie spirituelle, chacun de nos mouvements devrait provenir de l’Esprit Saint »12. C’est ainsi qu’agit la « loi de l’Esprit » ; c’est ce que l’Apôtre appelle « se laisser animer par l’Esprit » (Gal 5,18).

Nous devons nous abandonner à l’Esprit Saint comme les cordes de la harpe s’abandonnent aux doigts de celui qui les bougent. Comme de bons acteurs, nous devons tendre l’oreille à la voix du souffleur caché, pour réciter fidèlement notre rôle sur la scène de la vie. C’est plus facile qu’on ne le pense, car notre souffleur parle en nous, nous enseigne toute chose, nous instruit sur tout. Il suffit parfois d’un simple coup d’œil intérieur, d’un mouvement du cœur, d’une prière. Un saint évêque du IIème siècle, Méliton de Sardes, a reçu une belle éloge que j’aimerais bien que chacun de nous reçoive après la mort : « Au cours de sa vie il a fait toute chose, mû par l’Esprit Saint »13.

Demandons au Paraclet de diriger nos esprits et toute notre vie, avec les paroles d’une prière que l’on récite à l’office de la Pentecôte dans les Eglises de rite syriaque :

« Esprit qui distribues à chacun des charismes ;

Esprit de sagesse et de science, qui aimes les hommes ;

Emplis les Prophètes, parfais les Apôtres,

Fortifie les martyrs, inspire l’enseignement des docteurs !

C’est à toi, Dieu Paraclet, que nous adressons ces supplications.

Nous te demandons de nous renouveler de tes saints dons,

De reposer sur nous comme sur les Apôtres au cénacle.

Répands sur nous tes charismes,

Remplis-nous de la sagesse de ta doctrine,

Fais de nous les temples de ta gloire,

Enivre-nous du breuvage de ta grâce.

Donne-nous de vivre pour Toi,

De Te donner notre consentement

Et de T’adorer,

Toi le Pur et le Saint, Dieu, Esprit Paraclet »14.

© Traduction de ZENIT

1 Gaudium et spes, 4.

2 St Grégoire Le Grand, Homélies sur Ezéchiel 1.7, 8.

3 Lumen gentium, 22.

4 Baudouin de Forde, Archevêque de Canterbury, Traités, 6 (PL 204, 466).

5 Cf. St. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, quatrième semaine (ed. BAC, Madrid 1963, pp. 262 ss).

6 Cf. G. Bottereau, Indifférence, dans « Dictionnaire de Spiritualité , vol 7, coll. 1688 ss »

7 St. Ignace de Loyola, Constitutions, 141. 414 (ed. cit, pp. 452.503).

8 Cf. Guillaume de St. Thierry, Le miroir de la foi, 61 (SCh 301, p. 128).

9 Diadoque de Photicé, Cent chapitres, 28 (SCh 5, pp. 87 ss.).

10 Thomas de Celano, Vita prima, 22 (FF, 356).

11 St. Ambroise, Sur l’Esprit Saint, III, 4, 21 ; Sur les sacrements, I, 6, 22.

12 St. Thomas d’Aquin, Sur la Lettre aux Galates, c.V, lez.5, n.318 ; lez. 7, n. 340.

13 Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, V, 24, 5.

14 Pontificale Syrorum, in E.-P. Siman, L’expérience de l’Esprit, cit., p.309.

 

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Un grand nombre de mariages sont nuls

« Un grand nombre de mariages sacramentels sont nuls. » On se souvient de cette phrase du pape François qui avait secoué le monde catholique. C’est pourquoi le pape a souhaité assouplir le recours aux tribunaux ecclesiastiques et faciliter le constat de nullité qui n’est pas une annulation.

Il s’agit de constater que le mariage n’est pas puisque les conditions requises pour sa validité n’y étaient pas. Le cardinal Ratzinger, lui-même avait fait part de ses doutes quant à la validité en l’absence de foi.

Monseigneur Pinto, doyen de la rote a explicité récemment cette phrase choc du pape François. Il est revenu sur deux points clefs : le désert des valeurs et la fragilité psychologique.

Qu’en est-il de la validité du sacrement quand les époux connaissent à peine le Christ, ou n’ont pas une notion exacte du lien, de la fidélité ?

 

Le prélat est par ailleurs revenu sur l’aspect juridique de l’Eglise, insistant sur le fait que si c’est un vêtement nécessaire, ce n’est pas l’essentiel. La clef a–il dit, c’est le discernement. Un discernement à la lumière des faits conduisant à la certitude morale que demandait Pie XII.

 

Vous pourrez retrouver plus de détails sur son intervention ici.

Agenda / Annonce

Nanterre – Journée d’interpellation pour les vocations

Mgr Michel Aupetit invite les jeunes hommes à réfléchir à leur vocation et à le rencontrer dimanche 11 décembre 2016 de 16h30 à 21h.

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Presbytère de la paroisse Notre Dame de Boulogne
2 rue de Verdun – 92100 Boulogne-Billancourt

Plus d’informations : vocations@diocese92.fr

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Le chapelet, une aide pour discerner, affronter, s’engager et contempler

En concluant l’audience de ce mercredi 26 octobre, le pape François a recommandé la prière du chapelet, aux jeunes, à ceux qui souffrent et à chacun pour contempler.

« A la fin du mois d’octobre je désire recommander la prière du chapelet, a déclaré le pape. Que cette simple prière mariale vous indique, chers jeunes, la voie pour interpréter la volonté de Dieu dans votre vie ».

 

« Aimez cette prière, chers malades, car elle porte en elle la consolation de l’esprit et du cœur, a-t-il ajouté. Qu’elle devienne pour vous, chers nouveaux époux, un moment privilégié d’intimité spirituelle dans votre nouvelle famille ».

 

« Il est une synthèse de la Divine miséricorde. Dans les mystères du chapelet, avec Marie, nous contemplons la vie de Jésus qui irradie la miséricorde du Père ».

Pour aller plus loin quelques mots de Benoît XVI sur l’oeuvre salvifique du rosaire.