Brèves

Les religions bientôt recensées en Egypte

Pour la première fois en trente ans, le prochain recensement de la population égyptienne, qui sera conduit par l’Agence centrale de la statistique et de la mobilité sociale, comprendra dans ses formulaires de collecte des données un espace où pourra être signalée la confession religieuse. Abu Bakr Gendy, responsable de l’Agence précitée, a indiqué que l’indication de la foi religieuse sur les formulaires utilisés pour le recensement sera facultative, conformément aux standards internationaux en vigueur pour ce type de collecte de données. Le recensement offrira dans tous les cas des éléments utiles pour vérifier l’importance numérique réelle des différentes communautés religieuses. Dans certaines zones d’Egypte, l’augmentation numérique importante des communautés chrétiennes n’a été enregistrée en aucune manière par les autorités locales. Depuis les années 1990. les bureaux chargés du recensement et des statistiques démographiques ne mettent pas à jour les données sur l’importance des communautés chrétiennes égyptienne, sauf en ce qui concerne la communauté copte qui, selon certains analystes, aurait, au cours des dernières décennies, amplement dépassé le seuil des dix millions de personnes.

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Egypte – La loi accordant aux musulmans des congés pour pèlerinage, déclarée inconstitutionnelle

La Cour constitutionnelle a déclaré l’inconstitutionnalité d’un article de la loi sur l’Administration qui affirme que les salariés musulmans ont le droit de prendre un mois de congés payés pour effectuer le pèlerinage à La Mecque. La déclaration d’inconstitutionnalité fait explicitement référence à la condition d’inégalité que la loi introduit entre les citoyens musulmans et les chrétiens, auxquels devrait être garantie une possibilité de congés payés analogue pour se rendre en pèlerinage à Jérusalem. Tant que cette inégalité ne sera pas effacée, selon la Cour constitutionnelle, l’article de la loi en question – qui accorde aux musulmans une période de congé d’un mois pour se rendre en pèlerinage à La Mecque – doit être considéré comme anticonstitutionnel parce que contraire à l’égalité des droits et des devoirs de tous les citoyens affirmée par la Constitution égyptienne.

En 2016, le Dimanche des Rameaux a vu une augmentation exponentielle du nombre des pèlerins égyptiens coptes venus célébrer les rites de la Semaine Sainte à Jérusalem. La présence croissante de pèlerins coptes orthodoxes égyptiens dans la Ville Sainte l’an dernier a marqué de facto le dépassement de l’interdiction de visiter Jérusalem faite aux coptes orthodoxes par le Patriarche Shénouda III en 1979. Les pèlerinages de coptes orthodoxes en Terre Sainte ont été par ailleurs ultérieurement encouragés par le voyage accompli en novembre 2015 à Jérusalem par le Patriarche copte orthodoxe en personne, Tawadros II, à l’occasion des obsèques de l’Archevêque Abraham, chef de la communauté copte orthodoxe locale. Le voyage patriarcal, tout en étant présenté par l’Eglise copte orthodoxe comme une exception, a sans doute été compris par les fidèles égyptiens comme un signal éloquent du fait que le nouveau Patriarche n’a pas l’intention de défendre des interdiction pénalisant la vie spirituelle de ses fidèles.

 

Au cours des années pendant lesquelles se radicalisait le conflit arabo-israélien, le Patriarche copte orthodoxe Shénouda III (1923-2012) avait interdit aux fidèles de son Eglise de se rendre en pèlerinage dans l’Etat d’Israël et n’avait pas modifié sa position même après la normalisation des rapports entre l’Egypte et Israël voulue par le Président A. el-Sadate. Cette interdiction n’a jamais été formellement levée mais dès 2014, le voyage en Terre Sainte de quelques 90 coptes à l’occasion de la Semaine Sainte avait donné l’occasion à différents observateurs de souligner le caractère inactuel de la disposition disciplinaire contraire aux pèlerinages dans le cadre des rapports existant entre les deux nations limitrophes.

Lu sur Agence Fides

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Petit focus sur l’Eglise d’Egypte à l’occasion de la visite ad limina

Les évêques égyptiens sont actuellement à Rome pour leur visite ad Limina. L’occasion pour InfoCatho de faire une petit point sur cette vieille Eglise qui a donné le jour à de nombreux saints, parmi lesquels le grand saint Antoine que nous vous avons présenté à l‘occasion de sa fête.

L’Église catholique en Égypte comprend les Églises copte, latine, maronite, syro-catholique, chaldéenne et grecque melkite. Les catholiques représentent 0,28 % de la population de ce pays à majorité musulmane. Les évêques de ces Églises sont réunis au sein de l’Assemblée de la Hiérarchie Catholique d’Égypte, qui est présidée par le Patriarche d’Alexandrie des Coptes Catholiques, Ibrahim Isaac. On recense 14 diocèses catholiques pour les différents rits : 8 diocèses coptes catholiques, dont le patriarcat copte catholique, une éparchie maronite, une éparchie chaldéenne, une éparchie arménienne catholique, une éparchie syrienne catholique, un vicariat apostolique pour les latins et un vicariat patriarcal pour les grecs-melkites.

La minorité chrétienne est régulièrement ciblée par des attaques dans le pays menées par des islamistes radicaux, qui lui reprochent d’avoir soutenu l’éviction de Mohamed Morsi, en juillet 2013, un an après sa prise de fonctions. Selon l’ONG Human Rights Watch, depuis l’été 2013, au moins 42 églises ont été attaquées.  (source)

 

 Mais une Eglise fortement persécutée comme nous vous le présentions la semaine dernière.

En France

2 février : jour de fête et d’action de grâce pour toutes les communautés Foi & Lumière

La fête de la Lumière

2 février : jour de fête, d’action de grâce et de communion pour toutes les communautés Foi & Lumière dans le monde.

§     Cette année, la Fête de la Lumière a été célébrée ce vendredi 3 février à Al Minia dans le centre de l’Egypte (plus de 600 participants !) ; le 5 février elle le sera à l’oratoire St Joseph de Montréal au Canada (200 personnes attendues) et à Rome (Italie) ; enfin, le 12 février à Florence (Italie) et à Cracovie (Pologne)…

§  A Paris, dimanche 5 février, une centaine de membres de Foi et Lumière participeront à la messe du Jour du Seigneur, diffusée en direct à la télévision sur France 2 à 10h45. Elle sera célébrée en l’église abbatiale Saint-Médard à Paris (5ème) par le P. Albert Gambart, curé et aumônier provincial de Foi et Lumière. Un reportage sur la communauté Foi et Lumière « Notre-Dame de l’Arc en ciel » introduira la célébration. Vous pourrez retrouver cette célébration sur notre site la semaine suivante.

 

Pourquoi avoir adopté le 2 février, fête de la Présentation de Jésus au Temple, comme le jour de fête des Foi et Lumière ?

Il n’y a pas eu de grand discernement ou de décision officielle. Ce jour a été donné tout naturellement. Le premier pèlerinage de 1971 avait eu lieu a Pâques et, dès 1972, une communauté de France décidait que sa fête annuelle aurait lieu a la Chandeleur, jour où Jésus est présenté comme Lumière du monde et où le symbole des cierges est si parlant. L’idée de cette fête s’est répandue dans le monde entier comme une flambée, tant elle était évidente. A la Présentation de Jésus au temple, comme à Foi et Lumière, sont réunis des parents avec leur petit enfant et des amis, un homme Siméon et une femme Anne.

Les parents, membres de Foi et Lumière, ont ressenti et ressentent bien souvent encore dans leur chair, la prédication de Siméon à Marie : « Un glaive te transpercera le cœur ». Et nous voyons bien que leur enfant est signe de contradiction. Il révèle les pensées profondes qui se cachent dans les cœurs, y compris dans le nôtre, si souvent ambivalent. La personne faible, handicapée, malade, mourante, sans domicile… nous dérange profondément, mais elle nous transforme si nous voulons bien mettre notre main dans la sienne.

La fête de la Lumière se déroule de façons bien différentes selon les provinces, les communautés. Généralement, elle est organisée au sein de la paroisse et offre l’occasion d’annoncer Foi et Lumière, d’inviter de nouvelles personnes… Mais c’est toujours un jour de communion pour toutes les communautés à travers le monde, une grande chaîne de prière et d’action de grâce.

Source

 

 

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Insécurité pour les chrétiens d’Egypte

Malgré les déclarations de la maison de la Fatwa assez favorables à une bonne entente entre chrétiens et musulmans et malgré l’attention du Maréchal Al-Sissi pour les Coptes, la vie n’est pas de toute sécurité pour les chrétiens en Egypte, comme le rapporte Christianophobie Hebdo.

xpbie PO

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Antoine, Satan et les animaux du désert d’Egypte (partie 2)

 

Nous publiions hier, à l’occasion de sa fête la première partie de cette présentation de saint Antoine et des animaux du désert. Aujourd’hui Françoise Thelamon nous invite à entrer dans le combat du moine.

 

    Le combat sans peur du moine

« Seul en tel désert, il n’avait pas peur quand les démons l’attaquaient, ni ne redoutait la férocité de tant de bêtes sauvages, quadrupèdes et reptiles (cf Ac, 10, 12) qui se trouvaient là […] Mais comme il est écrit il avait vraiment confiance dans le Seigneur. »

Et pourtant le combat est effrayant et dangereux, notamment quand Antoine doit affronter les bêtes réputées les plus féroces : les hyènes : « Comme il veillait la nuit, le diable lança contre lui des bêtes sauvages (thèria), et presque toutes les hyènes de ce désert sorties de leurs tanières l’entourèrent : il se trouvait au milieu d’elles. Chaque bête ouvrait la gueule et menaçait de le mordre. Lui comprenant l’artifice de l’Ennemi, leur dit à toutes : ‘Si vous avez reçu pouvoir contre moi (cf Mt 10, 1) je suis prêt à me laisser dévorer par vous ; mais si vous avez été subornées par des démons, ne vous attardez pas, retirez-vous, car je suis serviteur du Christ (cf Rm 1, 1 ; Gal 1, 10 ; Phil 1, 1)’. A ces mots d’Antoine, elles prirent la fuite, chassées par sa parole comme par un fouet (Jb 5, 21) ». L’efficacité de la parole de celui qui proclame son appartenance au Christ est sans appel.

         Tentations et métamorphoses plus douces existent aussi. Il arrive que le démon use de phantasmes d’autant plus pernicieux qu’ils sont moins effrayants ou moins agressifs ainsi une bête hybride.

Ayant épuisé en vain contre Antoine toutes les formes d’animaux les plus féroces possibles, le Diable lui-même se manifeste sous une forme hybride, mi-homme mi-bête : « Il vit une bête (thérion) d’apparence humaine jusqu’aux cuisses mais ayant des jambes et des pieds comme ceux d’un âne. Antoine se contenta de se signer et dit :  ‘Je suis serviteur du Christ (Rm 1,1). Si tu as été envoyé contre moi, me voici’. La bête (thérion) avec ses démons s’enfuit, si rapidement qu’elle tomba et mourut. La mort de la bête était la chute des démons. Ils s’efforçaient par tous les moyens possibles de lui faire quitter le désert, mais ils n’y réussirent pas » commente alors Athanase. De même que, au désert, le Diable avait épuisé différentes tentations face à Jésus avant de reconnaître sa défaite, face à Antoine il a eu recours à tout le bestiaire du désert pour tenter de le faire renoncer à sa vocation : sévices corporels, apparitions terrifiantes n’ont pas eu raison du serviteur du Christ qui en finissant par chasser les hyènes furieuses puis l’onocentaure immonde manifeste un triomphe continu sur le diable par le nécessaire discernement des esprits auquel il accède par l’oraison et l’ascèse. Il acquiert ainsi le pouvoir que Dieu avait donné à Adam avant la faute.

« Les bêtes sauvages seront en paix avec toi » (Jb 5, 23) : avec les bêtes du désert une sociabilité réconciliée peut s’établir

 Jésus lui-même en est le modèle : vainqueur de Satan « il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient » (Mc 1,13). Et cette bonne entente peut prendre diverses formes.

Les animaux peuvent être subjugués par la prière. C’est ainsi qu’Antoine échappe indemne à des crocodiles : « Il dut un jour franchir le canal d’Arsinoé – c’était pour aller visiter des frères. Ce canal était rempli de crocodiles. Il se contenta de dire une prière, entra dans l’eau, lui et tous ceux qui l’accompagnaient, et ils traversèrent indemnes ». Mais la convivialité avec les animaux sauvages et dangereux n’est pas possible pour tous. Seul le moine qui a atteint un haut degré de sainteté peut communiquer avec l’animal Même les serpents peuvent alors être obéissants et serviables.

Certains animaux dotés de discernement peuvent être les agents de la justice divine et un animal peut aussi discerner la doctrine. Ce que fit le cheval d’un officier de haut grade, le dux Balacios qui, acquis aux ariens, persécute les chrétiens nicéens en particuliers les moines et les vierges consacrées. Antoine lui écrit : « Cesse de persécuter les chrétiens si tu ne veux pas que la colère divine te saisisse ». Balacios s’en moque et menace Antoine : « C’est à toi maintenant que je m’en prendrai » et il se met en route avec le préfet d’Égypte Nestorios ; tous deux montaient des chevaux de Balacios « les plus doux de ses écuries. Pourtant avant d’arriver à l’étape, les chevaux se mirent à jouer entre eux, comme à l’habitude. Soudain, le plus doux, celui que montait Nestorios, mordit Balacios, le désarçonna et se jeta sur lui. De ses dents, il lui déchira si bien la cuisse, qu’il fallut le transporter à la ville où, en trois jours, il mourut. Tous admiraient que la prédiction d’Antoine se fut réalisée ». Pour qu’il n’y ait pas de doute sur le sens surnaturel de l’événement, Athanase insiste sur la douceur de ce cheval justicier.

Des bêtes apprivoisées : une sociabilité réussie

Au début de son séjour dans la montagne intérieure, les bêtes sauvages endommageaient les cultures d’Antoine. « Il captura alors tout doucement une de ces bêtes et dit à toutes : « Pourquoi me faites-vous du tort, puisque moi je ne vous en fais pas ? Allez-vous-en et au nom du Seigneur n’approchez plus d’ici. » Dès lors, comme par crainte de la défense, elles n’approchèrent plus de l’endroit. » Le pouvoir sur les animaux est toujours exercé au nom de Seigneur et ceux-ci font preuve d’obéissance et de crainte de Dieu.

 

 Attaques, hostilité, comportements féroces poussés à l’extrême sont toujours présentés comme manifestations des démons ; mais le Démon n’a pas le dernier mot. Il manipule les animaux sur lesquels il a prise ou simplement suscite des phantasmes, mais il est vaincu. Par une ascèse toujours plus poussée, Antoine obtient dès cette terre la réalisation de la promesse : « Je conclurai avec eux une alliance de paix, je ferai disparaître du pays les bêtes féroces. Ils habiteront en sécurité dans le désert » (Ez 34, 25), restauration du Paradis perdu, avant-goût du Royaume à venir.   

         

 

 

 

 

 

 

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La Fuite en Egypte – Pourra-t-on à nouveau marcher dans les pas de la Sainte Famille ?

La relance du Chemin de la Sainte Famille, itinéraire de pèlerinage touchant les lieux qui, selon des traditions locales millénaires, ont été traversés par la Sainte Famille au cours de son exil en Egypte, continue d’être au centre d’initiatives, de propositions et de débats enflammés impliquant hommes politiques et opérateurs touristiques égyptiens. Au cours de ces derniers jours, le Président de la Chambre des représentants égyptienne, Al Abdel Aal, a réaffirmé, au cours d’une visite au Patriarcat copte (orthodoxe NDT), que la valorisation du projet touristique à déterminer en suivant les parcours accomplis en Egypte par Joseph, Marie et l’Enfant Jésus, intéresse et implique tous les égyptiens et pas seulement les chrétiens.

Aux déclarations d’intention du Président du Parlement égyptien, a rapidement fait écho le vice-président de l’Association des guides touristiques d’Egypte, Moataz Sayed, faisant remarquer que jusqu’ici les promesses faites par les hommes politiques à propos de la valorisation de ce chemin n’ont pas été suivies d’effets, malgré les engagements pris par le passé, y compris par des Ministres et chefs de gouvernement, à commencer par Ibrahim Mahalab, Premier Ministre de mars 2014 à septembre 2015.

Les premières propositions de valorisation, y compris dans une perspective touristique, du Chemin de la Sainte Famille, remontent même à vingt ans en arrière. Selon les opérateurs touristiques égyptiens, le Ministère du Tourisme constitue l’organisme public qui devrait se charger du projet en intégrant les infrastructures et en favorisant la construction de routes et d’hôtels pour unir en un itinéraire global l’ensemble des lieux conservant la mémoire du passage de la Sainte Famille.

A la fin de l’année dernière – indiquent des sources locales consultées par l’Agence Fides – un Comité pour la relance du Chemin de la Sainte Famille a été constitué près le Ministère du Tourisme égyptien, sous la présidence de Hisham el Demeiri, ancien chef de l’Autorité égyptienne pour la promotion du Tourisme, l’organisme qui a suivi la récente restauration au Caire de la grotte Abu Sarga remontant au V° siècle et construite, selon la tradition locale, sur le lieu où la Sainte Famille se reposa avant d’entamer son voyage de retour en Palestine.

En septembre dernier, au cours de la Conférence économique du New Jersey, organisée par la American Coptic Association, 24 parlementaires égyptiens participant aux travaux ont promis leur engagement politique et institutionnel en faveur de la réalisation concrète du projet Sainte Famille et de la valorisation de l’Egypte en tant que lieu de pèlerinage à proposer surtout aux chrétiens du monde entier.

 

Selon les partisans de l’initiative, la valorisation touristique du Chemin de la Sainte Famille pourrait augmenter le nombre annuel des touristes en Egypte d’au moins un million, au travers de pèlerinages surtout concentrés au cours du temps de Noël. Voici deux ans, un parcours idéal du pèlerinage sur les traces de la Sainte Famille en Egypte avait été déterminé. Il devrait partir de la ville d’Al-Arish, au nord du Sinaï, pour se diriger ensuite vers le delta et vers Wadi Natrun, pour atteindre Assiout et le Monastère de la Vierge Marie, connu aussi comme Monastère d’Al-Muharraq.

Source Agence Fides

Notre photo, Mosaïque du baptistère de Florence

Brèves #NLH

Pour la maison de la Fatwa, il est possible de construire une église en terre musulame

La Maison de la Fatwa, organisme égyptien présidé par le grand mufti d’Egypte et chargé de diffuser des lignes directrices et de mettre fin aux doutes et controverses liés à l’application des préceptes coraniques, a émis une mesure visant à confirmer le fait qu’il est absolument légitime de permettre aux chrétiens de construire des églises au sein d’une nation islamique dans le respect dû aux lois de l’Etat. Le texte affirme également que l’islam soutient les lois civiles basées sur le respect de l’égalité entre les citoyens et que le prophète Mahomet lui-même s’était montré favorable au principe de réciprocité entre Etats ayant une identité religieuse différente.

 

Le texte adopté par la Maison de la Fatwa suit de peu l’annonce faite par le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, à l’occasion de sa participation à la Messe de Noël en la Cathédrale copte orthodoxe, concernant son intention d’inaugurer d’ici 2018 la plus grande église copte d’Egypte, construite sous la responsabilité du Département d’ingénierie des forces armées, dans une zone de plus de 16.000 m2, au sein de la nouvelle capitale, en construction aux marges de la métropole du Caire.

Source Agence Fides

Afrique non francophone #NLQ

le président égyptien annonce la création de la plus grande église du pays

Il s’agira de l’église copte la plus grande d’Egypte et elle sera inauguré d’ici 2018, dans la nouvelle capitale, qui commence à s’ériger aux marges de la métropole du Caire. L’un de ses financeurs sera le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi. L’annonce du projet a été faite par le Chef de l’Etat lors de sa participation à la liturgie de Noël en la Cathédrale copte orthodoxe du Caire, célébrée par le Patriarche Tawadros II.

Le Président égyptien a indiqué avoir destiné 100.000 livres égyptiennes (soit environ 5.200 €uros) au premier financement de l’initiative, qui prévoit la construction simultanée de la plus grande mosquée et de la plus grande église d’Egypte à l’intérieur du projet urbanistique ambitieux destiné à créer ex nihilo une nouvelle ville, dans laquelle seront concentrés également les bureaux du gouvernement et les sièges des institutions politiques. Au cours de son intervention le Chef de l’Etat a confirmé également l’engagement pris concernant la reconstruction de toutes les églises endommagées ou détruites au cours de l’été 2013, au cours des désordres ayant fait suite à la déposition du Président islamiste Mohammed Morsi.

 

C’était la troisième année que le Président al Sisi participait à la Messe de Noël en la Cathédrale copte orthodoxe. Avant lui, aucun Chef de l’Etat égyptien n’avait pris part personnellement à la célébration de solennités chrétiennes.

Source 

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Attentat au Caire : L’Eglise copte orthodoxe au pied du calvaire

          L’explosion d’une bombe est survenue dimanche matin vers 10 heures pendant la messe, dans l’église copte orthodoxe Saint-Pierre et Saint-Paul du Caire, en Égypte. Selon le dernier bilan du ministère de la santé, au moins 23 personnes ont été tuées et 49 ont été blessées. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a condamné fermement l’attentat et a décrété un deuil national de trois jours. Pour le moment, aucune revendication de l’explosion n’a été formulée.

           L’église Saint-Pierre et Saint-Paul, qui est située à côté de la cathédrale copte orthodoxe Saint-Marc du Caire est l’un des principaux lieux de culte de la communauté dans la ville. La plupart des victimes serait des femmes, la charge de 12 kilos de TNT ayant explosée de leur côté.

L’Egypte a connu ce dimanche, l’attentat le plus violent contre la communauté chrétienne depuis le 1er janvier 2011. La ville d’Alexandrie avait subi un attentat non revendiqué, à la sortie d’une église copte après la messe du Nouvel An, qui avait fait 23 morts et 79 blessés. Les coptes d’Egypte constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes.

          Le pape François a demandé à toute l’Eglise de prier pour les « victimes d’attentats terroristes odieux qui ont frappé différents pays ces dernières heures ». Il s’est adressé tout spécialement au pape copte orthodoxe Théodore II d’Alexandrie : « Je voudrais exprimer ma proximité spéciale à mon cher frère le Pape Tawadros II – patriarche de l’Eglise copte orthodoxe – et à sa communauté, en priant pour les morts et pour les blessés ».

       Le premier ministre d’Egypte, Chérif Ismaïl a déclaré les musulmans et les chrétiens de la nation, solidaires face à ce « terrorisme noir ». L’imam d’Al-Azhar, la plus haute institution de l’islam sunnite en Egypte, a quant à lui condamné une attaque « infâme ».