Brèves

Guillaume de Thieulloy – Sans Sens commun, François Fillon n’aurait même pas été sur la ligne de départ.

Il fallait s’y attendre. Certains caciques LR, anxieux de laisser passer des prébendes, cherchent à donner toujours plus de gages au successeur de M. Hollande, le sémillant M. Macron. Et il n’était pas difficile de deviner quels gages il leur faudrait apporter dans la corbeille de la mariée : la tête de ceux qui, vaille que vaille, avaient défendu les convictions de droite durant cette campagne surréaliste – et tout particulièrement celle de Sens commun. Comme la plupart des lecteurs du Salon beige le savent, j’ai fait, pour ma part, un choix différent de Sens commun aux primaires, préférant soutenir Jean-Frédéric Poisson qui me semblait plus cohérent et plus proche de nos convictions que tout autre candidat. Mais ces choix différents ne m’empêchent pas d’admirer l’engagement de nos amis de Sens commun et d’être écœuré par les attaques des Estrosi, des Chatel, des Lagarde, des Juppé ou des Bussereau.

C’est très largement grâce à la mobilisation du peuple de droite, déçu par le quinquennat de Nicolas Sarkozy et inquiet des dérives soixante-huitardes du programme d’Alain Juppé, que François Fillon a remporté la primaire.

C’est encore ce peuple de droite qui a sauvé la tête du candidat quand tous les caciques appelaient à le remplacer et qu’en trois jours, fut organisé un rassemblement monstre au Trocadéro pour s’opposer aux manipulations du clan Hollande et au diktat des juges et des médias « bien-pensants ».

Ce peuple de droite ne demandait rien en échange. C’est sans doute cela qui a troublé les hiérarques. D’habitude, il y a toujours moyen de « s’arranger » : Tu mets en veilleuse tel thème un peu gênant, tu fermes les yeux sur telle turpitude, et je te trouve une investiture aux prochaines régionales. Là, non. Sens commun et, de façon générale, tous ceux qui, discrètement, avec abnégation, ont fait la campagne de Fillon, sous des tombereaux d’insultes – et pas seulement de la part de la gauche –, ne demandaient rien en échange. Nous (je veux dire, nous, leurs camarades de combat des grandes manifestations contre la loi Taubira, qui n’étions pas encartés dans un parti et ne souhaitions pas donner un chèque en blanc à quelque candidat que ce soit) leur demandions bien de réclamer davantage de circonscriptions, des clarifications sur tel ou tel point du programme. Nous leur disions bien que la politique est aussi une question de rapport de forces et que, si on ne montre pas les crocs de temps à autre, on n’est pas « calculé » comme disent les politiciens professionnels, et on ne fait pas avancer ses idéesNous pensions même que le meilleur service à rendre au candidat Fillon aurait été de taper du poing sur la table pour le forcer à choisir : s’il avait franchement opté pour la ligne Sens commun, il serait aujourd’hui, probablement, au deuxième tour, tant sont nombreux les électeurs issus de la Manif pour tous qui ont été excédés par cette politique de louvoiement permanent et de soumission systématique devant la bien-pensance de la gauche soixante-huitarde.

Mais non. Obstinément, les militants de Sens commun faisaient campagne sans rien demander en échange, avalant des marmites de couleuvres, mais labourant le terrain – dans un parti devenu un parti de notables, déserté par les militants.

Même la main tendue aux traîtres de l’UDI n’a pas suffi à les décourager. Même pas la « désinvestiture » de Xavier Lemoine, le courageux maire de Montfermeil, ou d’Anne Lorne, la dynamique dirigeante de Sens commun en Rhône-Alpes. Non, ce petit peuple de droite restait seul à faire la campagne pour des personnes dont il était visible qu’elles le détestaient et méprisaient ses convictions profondes.

Le sommet de l’ignominie fut atteint quand, dans la dernière semaine de campagne, les dirigeants centristes et juppéistes se permirent de dire qu’une participation de Sens commun à un hypothétique gouvernement de François Fillon serait une « faute » (l’expression de Dominique Bussereau, ancien ministre chiraquien). Oui, oui, une faute, pas simplement une erreur tactique, mais bien une faute morale ! Comme si, dans la France de 2017, avoir manifesté contre le nihilisme libertaire, refuser à l’Etat le pouvoir totalitaire de priver un enfant de son père ou de sa mère, rendait définitivement infréquentable…

Et, maintenant, ils viennent nous dire que c’est à cause de Sens commun que François Fillon n’a pas été qualifié pour le second tour !

Chatel prétend que le soutien de François Fillon à Sens commun (tu parles d’un soutien !) lui a fait perdre la qualification au second tour. Et M. Estrosi, otage du PS qui l’a fait élire à la région PACA, appelle carrément à les exclure des « Républicains », sous prétexte qu’ils ne font pas assez « barrage à l’extrême droite ».

Mais de qui se moquent-ils ? Sans Sens commun, François Fillon n’aurait même pas été sur la ligne de départ. Ce qui a plombé la campagne, c’est la désastreuse politique à la godille ; la volonté d’être apprécié par les médias de gauche comme un bon « républicain » – et « donc » pas quelqu’un qui pourrait parler d’identité de la France ou d’anthropologie, pas quelqu’un qui s’attaquerait aux enjeux civilisationnels et remettrait en cause la domination culturelle de la gauche… Ce qui a plombé la campagne, c’est de donner une centaine de circonscriptions à l’UDI, alors même que ce parti, qui ne représente rien, réclamait, trois jours avant l’accord, le départ de François Fillon. Ce qui a plombé la campagne, c’est, en un mot, que le candidat de droite a fait presqu’exactement la campagne d’Emmanuel Macron, oubliant, contre tout bon sens, le volet civilisationnel qui avait fait sa réussite aux primaires !

Sans Sens commun, sans le petit peuple de la droite de conviction qui a fait l’énorme succès des Manifs pour tous, qui a fait aussi le succès de François Fillon aux primaires, et encore le succès du rassemblement au Trocadéro, le candidat de droite aurait été derrière le candidat communiste !

Alors, entendre des leçons de morale de ces prébendiers qui avaient tous le « trouillomètre à zéro » pendant la campagne, et qui, dans un lâche soulagement munichois, se jettent dans les bras du sieur Macron, de la marionnette de Hollande et Bergé, sans même lui demander la moindre précision sur son programme, est tout simplement insupportable.

Oui, nous le redisons tout net : les partis politiques ne sont pour nous que des moyens – et pas les meilleurs – pour faire gagner nos convictions, dont nous croyons qu’elles sont une condition de survie pour la France.

Les insultes des Estrosi, des Chatel ou des Bussereau laisseront des traces. Ils pourront, bien sûr, être élus sous l’étiquette « En Marche ». Grand bien leur fasse ! Mais il est clair qu’il ne faudra plus qu’ils comptent sur les voix de ce qu’ils pensaient être leur « électorat naturel ».

Les élections de 2017 marquent un tournant : désormais plusieurs centaines de milliers de catholiques de conviction paraissent voter en fonction de leurs convictions, et sans plus tenir compte des étiquettes des sectes partisanes. Nous verrons ce que cela entraînera pour le deuxième tour et pour les législatives, mais il est, d’ores et déjà, clair que bon nombre des électeurs de premier tour de François Fillon sont plus proches de Sens commun que de l’UDI, plus proches de la « ligne Marion » que de la ligne NKM. J’espère d’ailleurs que certains élus Sens commun franchiront le Rubicon et diront qu’ils votent pour faire battre Macron au deuxième tour (j’en connais plusieurs qui le feront dans l’isoloir ; mais il serait souhaitable, pour la recomposition à venir de la droite, que certains au moins le disent publiquement). Il y a, en tout cas, fort à parier que ces profiteurs d’un parti en déroute électorale et idéologique totale vont payer cher aux prochaines échéances leurs insultes à leurs propres électeurs. Et ce ne sera que justice…

Guillaume de Thieulloy

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Brèves

Monique Baujard fait l’exégèse du communiqué des évêques – Sans ambiguïté c’est Macron

Monique Baujard, ancienne directrice du Service national Famille et Société de la Conférence des évêques de France, qui avait créé un scandale pour avoir voulu inviter une idéologue du gender,répond à La Croix et donne une interprétation du communiqué des évêques sur l’entre deux tours.

« Revenons alors au communiqué des évêques pour constater que le choix d’Emmanuel Macron s’impose. Les évêques rappellent le respect de la vie et tout ce que cela suppose : le soutien des familles, l’attention aux pauvres et aux plus faibles et l’accueil de l’étranger. L’Évangile est sans ambiguïté : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger (…), j’étais un étranger et vous m’avez recueilli (…) », et le texte des évêques est tout aussi explicite. Il indique que la France doit prendre part à l’accueil des migrants avec d’autres pays : « Notre volonté de solidarité ne peut pas se réduire au cadre restreint de notre pays  ». Le programme de Marine Le Pen est en contradiction totale avec la position de L’Église sur ce point. Il ne s’agit pas de nier les difficultés liées à l’immigration, mais de voter pour une société qui respecte la dignité de toute personne humaine, indépendamment de sa couleur de peau, de sa religion, de son orientation sexuelle ou de ses papiers en règle, et d’en tirer les conséquences politiques pour la France.

Ndlr sur le respect de la dignité de la vie, rien n’est dit de  la question de l’avortement. Or Emmanuel Macron veut renforcer le Planning familial. Marine Le Pen veut aider les mères et interdire la recherche sur les embryons ainsi que révoquer le délit d’entrave à l’avortement.

Voir à ce sujet la position de l’Eglise

A la une #En France #NLQ

Quand Henri Tinq voudrait des évêques engagés (derrière lui)

Le journaliste, Henri Tinq,  considéré par ses pairs comme spécialiste du catholicisme n’en décolère pas, les évêques sont des lâches, des gestionnaires qui se discréditent.

Où sont donc les prophètes de 2002 qui faisaient rempart contre le FN ? Mais aussi aussi où sont les La Croix, La Vie qui n’osent parler de peur de perdre leur électorat. Comment ces évêques ne crossent-ils pas leurs troupes « au mieux Fillonnistes » au pire pro le Pen ?

Cette dernière petite phrase en dit long sur l’objectivité de Monsieur Tinq dans un article qui titre sa honte d’être catholique. Il n’aura pas pourtant échappé aux lecteurs assidus du spécialiste qu’il connait bien mal la foi catholique et que son dernier papier semble bien éloigné du combat même du pape François.

La vérité est que les évêques sont plus divisés qu’en 2002 avec une forte perte de vitesse d’une ancienne garde plus sociale face à une génération montante plus Benoit XVI et pape François. Une génération issue de la vague Jean-Paul II qui correspond aussi à la réalité sociologique des catholiques aujourd’hui.

La vérité c’est que les catholiques ne se laissent plus intimider par les fulminations et ostracismes de la gauche médiatique. Aujourd’hui les catholiques sont avant tout catholiques et cela est difficilement compréhensible par des générations et des idéologies opportunistes. Les catholiques se sont tellement fait taper dessus qu’ils ont maintenant le cuir tanné.

Dieu premier servi est leur mot d’ordre. Il n’est pas idéologique, il n’est pas militant, il n’est pas extrémiste, il est fidélité et amour au Christ, chemin, vérité et vie.

Asie #NLQ

Indonésie – Après les élections à Djakarta, un Jésuite explique l’évolution sociale et politique du pays

« En Indonésie, le moment de considérer un chrétien comme responsable politique de niveau national, à savoir Président, Vice-président ou gouverneur de Djakarta, n’est pas encore venu. Il faut avoir de la patience et contempler l’histoire ». C’est ce qu’expliqe le père Franz Magnis-Suseno, s.i, enseignant universitaire et analyste de la société et de la politique indonésiennes, en commentant la non élection du chrétien Basuki Tjahaja Purnama (dit Ahok) au poste de gouverneur de Djakarta au profit du musulman Anies Baswedan. La campagne électorale a été caractérisée par l’émergence de mouvements musulmans radicaux ayant rejeté l’éventualité de l’élection d’un gouverneur chrétien, manipulant la religion à des fins politiques.
« Les Etats-Unis ont mis 160 ans avant qu’un catholique ne puisse devenir Président – en la personne de John F. Kennedy en 1961 – et à ce moment-là, eurent lieu des réactions non positives de la part de certains partis protestants. Et nous sommes en Amérique ! Nous voulons oublier peut-être les réactions relative au premier président de couleur, B. Obama ? Ou encore les vives protestations de nombreux allemands lorsque le Président Horst Koehler, osa parler, voici dix ans en arrière, d’islam allemand ? » remarque le jésuite allemand, établi en Indonésie depuis 1961 et devenu citoyen indonésien en 1977.
Notant la déception des chrétiens de Djakarta, le religieux continue : « Pourquoi faudrait-il demander à un pays comptant 88 % de musulmans de préférer un gouverneur chrétien à Djakarta ? ».
« Il s’agit d’un facteur psychologique – affirme le Père Magnis-Suseno, responsable de l’Institut de Philosophie Driyarkara de Djakarta – qu’il n’est pas possible de demander à la population de surmonter aisément. Il serait préférable ne pas insister sur ce point, pour éviter que ne ressurgissent des conflits sectaires, sur l’onde de l’émotion religieuse. Ce dont Djakarta a besoin est d’un responsable musulman pluraliste et partisan du Pancasila, qui œuvre pour le bien de la République d’Indonésie. Un responsable chrétien pourrait devenir son assistant mais en évitant des positions de premier plan ».
Le père Magnis-Suseno admet que le gouverneur sortant, « Basuki Tjahaja Purnama, est très capable mais présente quelques faiblesses qui le rendent inadéquat à devenir un homme politique de premier rang : il ne sait pas maîtriser son langage » indique le prêtre, rappelant qu’il a utilisé des paroles dures envers ses détracteurs. En premier lieu, « Basuki Tjahaja Purnama devrait savoir qu’un chrétien chinois ne devrait pas parler du coran. S’il n’avait pas cité la sourate Al-Maidah, il est probable qu’il aurait même été réélu ».
« En outre, il s’agit d’un personnage plutôt arrogant et d’un point de vue chrétien, il s’est comporté de manière brutale envers les pauvres. La moitié de ceux qu’il a expulsés ont été purement et simplement mis à la rue sans qu’une alternative ait été trouvée. Moi-même je l’ai critiqué à deux reprises, mais pas au cours de cette dernière année, pour éviter que mes paroles ne soient instrumentalisées durant la campagne électorale. Basuki Tjahaja Purnama ne bénéficie pas du soutien de nombreux activistes sociaux » relève le Père Magnis-Suseno.
Selon le jésuite, « Basuki Tjahaja Purnama n’est pas parvenu à élargir sa base électorale. Voici un an, avant la controverse sur le blasphème, environ 75 % des citoyens le considéraient comme un bon homme politique mais moins de 50 % en ont ensuite approuvé l’action comme gouverneur et seuls 42 % ont voté pour lui au premier et au second tour des élections de Djakarta ».
En Indonésie, en cas de choix entre un candidat musulman et un candidat chrétien, conclut le Père Magnis-Suseno, « les citoyens musulmans ordinaires voteront dans tous les cas pour un musulman, à moins qu’il ne s’agisse véritablement d’un personnage imprésentable » et ce même en l’absence de pressions de la part de l’Islamic Defenders Front.

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En France #NLH #NLQ

Collectif Antioche – Prêtres et évêques ils voteront Marine Le Pen

Rien ne va plus ! La Conférence épiscopale a publié dès le lendemain des élections du premier tour de la présidentielle un communiqué que certains laïcs et prêtres ont trouvé orienté et qu’ils ne partagent pas. Un certain nombre d’ecclesiatiques ont donc décidé de publier leur propre communiqué sous le nom de collectif d’Antioche.

Le collectif Antioche réunit des prêtres et des religieux de tous âges, ruraux et urbains, à différents niveaux de la hiérarchie ecclésiastique, qui ont souhaité prendre leurs distances par rapport à l’hystérie électorale ambiante – qui n’a, hélas, pas épargné certains bureaux de la Conférence épiscopale.

La Conférence des évêques de France (CEF), tout en affirmant ne pas le faire, donne des consignes de vote aux catholiques français. C’est un fait puisqu’elle a dénoncé ouvertement un parti politique, et un seul. Son porte-parole l’a déclaré en 2015 : « la position de l’Église en France sur le Front national n’a pas varié ». Selon lui : « le rejet de l’étranger, le refus de l’accueil de l’autre, une conception et une vision de la société renfermées sur la peur, posent problème » et un « certain nombre de points développés par le Front national ne sont pas conformes à la vision que l’Évangile nous invite à défendre ». Il s’est fendu d’une déclaration bien orientée, dès le soir du 1er tour à 22h.

Nous ne discutons pas ce droit de dénonciation. Une question se pose, pour s’en tenir à l’enjeu du 2e tour de 2017. Qu’en est-il du programme de M. Emmanuel Macron, ultra-libéral oligarchique, mondialiste, transhumaniste, technocratique, anti-famille, européiste, euthanasique, abortif et eugéniste assumé ? Bon nombre de points ne sont pas plus conformes à l’Évangile ou aux principes non négociables de l’Église que chez son adversaire, en particulier si l’on en croit le Pape François et Laudato si’.

Une méthode honorable (et surtout courageuse) aurait été de rechercher le positif dans chaque programme proposé au vote des Français. Il aurait été possible ensuite, avec équité, d’énumérer les points négatifs de l’un ou l’autre candidats. Chaque catholique aurait été ensuite renvoyé à sa conscience d’adulte, pour faire son choix en toute responsabilité, sans être traité comme un mineur. Au lieu de cela, un discours flou, parfaitement tendancieux, mêle chantage moralisant et péché par omission.

Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?

Force est donc de constater que les propos de la CEF se trompent de cible avec une régularité d’horloge depuis 30 ans. Ils ne sauraient donc plus ni mobiliser ni intimider quiconque, en tout cas pas nous. Nous ne regardons plus la télévision depuis longtemps, nous ne lisons plus vos déclarations, Messeigneurs… Nous étions à la Manif pour Tous et à la Marche pour la Vie et vous n’y étiez pas… La situation s’aggrave chaque jour. Nous partageons la souffrance d’un peuple que vous fréquentez bien peu. Tout cela interroge, pour parler votre jargon.

Voilà pourquoi, sans « appeler » à voter, ni « canoniser » personne ni aucun programme, sans donner de leçons de morale à quiconque, sans jouer sur la peur, soucieux du bien commun politique dans le « moindre mal », nous disons paisiblement que nous voterons pour Mme Le Pen dans deux semaines.

Collectif Antioche de clercs pour un choix politique

Pour soutenir cette initiative cliquez ici.

 

Voir notre articles, les évêques sommés d’obéir à la république

Brèves

5 membres de l’Avant garde appellent à voter Marine Le Pen – Pour ceux qui croient qu’il y a encore quelque chose à conserver

Thibaud Collin, Jacques de Guillebon, Laurent Meeschaert, France Andrieux, Frédérick Bigrat membres de l’Avant-Garde (mouvement d’inspiration chrétienne issues de la vague Manif pour tous) ont écrit une Tribune pour expliquer pourquoi ils voteront Marine Le Pen.

Extraits

La France est un bien trop précieux pour qu’on la sacrifie sur l’autel de nos intérêts immédiats, ou des raisonnements idéologiques préfabriqués. La France réclame aujourd’hui que nous fassions un choix, pour son avenir. Aujourd’hui, nous votons pour la France, non pour l’assemblée générale d’une start-up, ni pour l’illusoire gouvernement du monde.

Emmanuel Macron est le candidat de la disparition de toutes les frontières : frontières géographiques, frontières nationales, frontières économiques, frontières syndicales, frontières historiques, et bientôt frontières humaines. Le candidat du projet enfantin de toute-puissance, où le souci  du réel et de la protection a disparu.

Marine Le Pen est le dernier choix de tous ceux qui croient qu’il y a de ce pays encore quelque chose à conserver

Le monde d’après dans lequel Emmanuel Macron et ses mentors souhaitent nous projeter n’est pas le monde de l’avenir. Car il n’a pas de passé. Car il n’a pas de tradition. Car il n’est pas français. Si la tradition est la démocratie des morts, selon le mot de Chesterton, c’est la démocratie française tout entière qu’il faut convoquer aujourd’hui : choisir la poursuite de ce qu’il y a eu de meilleur parmi nous, ou choisir le rêve séducteur d’une technocratie qui nous administrera seule.

Conserver enfin le propre de l’humain, la vie même, contre les attaques du transhumanisme, du posthumanisme, du « genre », contre les artifices des petits alchimistes du couple, de la famille, contre ceux qui décident des bornes de l’existence.

 

 Nous ne donnons quitus à personne. Mais nous appelons toutes les forces, toutes les personnes qui souhaitent que la France continue, dans son génie, sa grandeur et sa vocation universelle, à soutenir la candidate la plus consciente de ces défis pour que se constitue enfin le rassemblement politique, culturel, intellectuel nécessaire à ce redressement.

Brèves

Marion Maréchal Le Pen  » Je trouve Sens Commun de mauvaise foi »

Je trouve Sens Commun de mauvaise foi ! Vouloir mettre sur le même plan de gravité et de nuisance Marine Le Pen et Emmanuel Macron, c’est être dans le pur réflexe partisan. La France en crève depuis 30 ans. C’est dommage de la part d’un jeune courant politique très prometteur. On aurait pu attendre de lui plus de liberté, plus de cohérence et moins de réflexes politiciens.

C’est ainsi que la députée du Vaucluse commence son entretien au journal Famille Chrétienne

Dans le Monde #NLQ

Bolivie – La Conférence épiscopale appelle à ne pas manipuler les élections

 

La Conférence épiscopale de Bolivie (CEB) a demandé à ce que les élections judiciaires qui se tiendront le 22 octobre « ne soient pas manipulées politiquement » et ce par le biais d’un bref message de son Secrétaire général, le Père José Fuentes, s’adressant à la société civile et au gouvernement bolivien. Ce sera la deuxième fois dans l’histoire de la Bolivie qu’auront lieu ces élections au travers desquelles sont élues les plus hautes autorités de la Cour suprême, du Conseil de la Magistrature, du Tribunal agro-environnemental et de la Cour constitutionnelle plurinationale, les premières élections s’étant tenues le 16 octobre 2011.

Dans le cadre de la première expérience de 2011, la CEB avait mis en garde contre une série d’erreurs au sein du processus électoral mais que ses observations n’avaient jamais été écoutées. A cette occasion, la majorité vota un bulletin blanc. « Au sein d’un Etat démocratique, la justice doit être indépendante. Chaque élément qui collabore avec ce type de justice est bienvenu parce qu’ainsi notre démocratie sera plus saine » a déclaré le Secrétaire général de la CEB.

Source Agence Fides

 

A la une #En France #NLQ

Elections – La conférence épiscopale appelle à ne pas renoncer

A l’issue du résultat du premier tour des élections présidentielles, la Conférence des évêques de France rappelle différents points évoqués à de nombreuses reprises au cours des derniers mois.

SUR LE RÔLE DE L’EGLISE CATHOLIQUE

A la lumière de l’Evangile qui inspire son Enseignement social, l’Eglise catholique veut éclairer les consciences en donnant des éléments pour le discernement.

Ainsi, n’appelle-t-elle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat mais, en rappelant les enjeux de l’élection, elle souhaite donner à chacun des éléments pour son discernement propre.

Elle redit l’importance du vote : acte citoyen, acte responsable dans une démocratie.

Elle replace ce scrutin présidentiel dans un processus démocratique qui ne s’y limite pas mais qui se prolongera dans les législatives (juin) et les sénatoriales (septembre) ; qui se traduit aussi dans d’autres formes de participation à la démocratie (démocratie participative locale, fonctionnement associatif) ; et qui s’accompagne enfin de l’engagement des citoyens dans la vie sociale.

LES FONDAMENTAUX POUR AIDER AU DISCERNEMENT

Dépositaire du message de l’Evangile qui inspire l’Enseignement Social, l’Eglise catholique en rappelle certains principes fondateurs comme la recherche du bien commun, la destination universelle des biens, la mise en œuvre de la fraternité, l’attention aux plus fragiles, la dignité de la personne humaine et la subsidiarité.

Un an avant le scrutin présidentiel, en juin 2016, dans une déclaration, le Conseil permanentavait souligné 7 points, autant de critères, dans le cadre de cette élection, pour exercer un discernement.

Pour que notre démocratie ne se transforme pas en société de violence, il faut favoriser un véritable débat national sans posture, petite phrase, ni ambition personnelle ; un débat favorisé par un rôle ajusté des médias, qui n’amène pas à l’hystérisation ; un débat dans lequel le fait religieux a une place et les religions ont un rôle.

Quelle société voulons-nous construire ? A quel projet de société pouvons-nous aspirer ? Nous croyons en une société où l’être humain est plus qu’un élément du processus économique ou technologique. La dignité de notre société se reconnait au respect des plus faibles de ses membres depuis le début de leur vie jusqu’à leur fin naturelle.

C’est par un véritable pacte éducatif que les familles et l’école se rapprocheront alors qu’un climat de concurrence ou de méfiance ne peut que les éloigner. Et c’est en soutenant la famille, tissu nourricier de la société, en respectant les liens de filiation, que l’on fera progresser la cohésion sociale.

Une société vivante repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficaces. L’État doit intégrer la solidarité dans la construction du projet de société et mettre en œuvre concrètement sa préoccupation des plus pauvres, des personnes âgées, des personnes handicapées, des chômeurs. Négliger les plus fragiles revient à diviser la société. L’Etat doit donc gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale.

Concernant les migrants, l’accroissement du phénomène migratoire, du à de nombreux facteurs, est un constat, pas un combat. Quand certains pays accueillent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ? Notre volonté de solidarité ne peut pas se réduire au cadre restreint de notre pays.

La solidarité doit aussi s’exercer au niveau européen : l’Europe doit s’engager courageusement dans des politiques d’accueil. Elle doit, parallèlement, mettre en œuvre de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations.

C’est une véritable adhésion des peuples d’Europe au projet européen qu’il faut favoriser. Et cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Enfin, il faut définir et entrer dans une véritable pratique de la subsidiarité où chaque niveau (Etats, Europe) exerce les responsabilités qui lui incombent.

Enfin, ainsi que l’a rappelé le Pape François dans son encyclique Laudato Si (mai 2015) ainsi que les états participants à la Cop 21 à Paris (décembre 2015), nous avons une responsabilité commune envers l’humanité et les générations à venir sur le plan écologique.
La sagesse nous invite à revoir urgemment nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.

Aujourd’hui, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme.

Notre foi chrétienne nous appelle à l’Espérance : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous invitent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun.

Mgr Olivier RIBADEAU DUMAS
Secrétaire général et Porte-parole

 

Source CEF

 

 

 

A la une #En France #NLQ

Catholiques et électeurs – Des repères pour voter

Depuis des années les choix électoraux qui se présentent aux catholiques relèvent davantage du mieux possible que de l’adhésion franche et massive. Exceptés quelques partis ou candidats marginaux, le plus souvent, il faut se perdre dans un labyrinthe parfois savamment conçu pour nous conduire en eaux de plus en plus troubles.

Le chevalier blanc n’existe pas sur notre échiquier de présidentiables. Nous pouvons donc être dans l’objection de conscience et refuser de voter, nous pouvons aussi être dans le moindre mal ou le mieux possible. Une nuance de taille plus qu’il n’y parait. Le moindre mal vise à limiter la casse, là où le mieux possible envisage le choix comme une étape en vue du Bien à atteindre.

InfoCatho n’entend nullement se prononcer sur tel ou tel candidat. Nous vous proposons, une série (non exhaustive) de réflexions, de positions, tant du magistère, que de penseurs ou d’acteurs de la vie publique et politique. Ces articles sont parus, au fil du temps sur notre site et leur but est donner matière au discernement, en conscience, avec la grâce de l’Esprit-Saint.

Notre édito – Un long dimanche, de Pâques à l’isoloir. 

Magistère – Eglise – Déclaration du Saint-Siège ou des évêques

Benoît XVI et les principes non négociables

Benoît XVI – Fondamentalisme religieux et laïcité

Benoit XVI- L’avenir de l’Europe et la conscience

Benoît XVI – Que signifie la liberté humaine ?

Benoît XVI – La justice

Benoît XVI – On ne peut séparer l’éthique de l’économie

Pie XI– Divini redemptoris – Le communisme athée

Paul VI – Le partage se fait en fonction des besoins

Pape François – Migrants – L’accueil n’est pas à sens unique

Pape François – Mettre un terme aux causes de la migration forcée

Pape François – Recentrer les entreprises sur la dignité humaine

Pape François  invite à la prudence dans l’accueil des réfugiés

Peut-on être chrétien et Franc-maçon ?

Note doctrinale de la congrégation pour la foi – La laïcité n’est pas indépendance de la morale.

ONU – Saint-Siège – Le « respect de la vie » doit « guider » les politiques

Populorum Progressio en quelques mots – Sur la dignité de tout homme

Conseils de Mgr Lebrun avant le vote

Mgr Rey – Conseils pour discerner avant de voter

Elections présidentielles, pour Mgr Scherrer il y a des critères décisifs que les catholiques ne peuvent ignorer

Mgr. Giampaolo Crepaldi, quatre critères pour orienter les politiques migratoires

Card. Turkson – Sans liberté religieuse, il ne peut y avoir de développement humain

Cardinal Turkson – « L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet »

Cardinal Tauran sur l’Islam

Tribunes libres

Principes fondamentaux

Bertrand Vergely – L’euthanasie

Gregor Puppinck – La question primordiale ne porte pas sur la liberté individuelle mais sur la valeur de chaque vie humaine

Gregor Puppinck – Trois clés pour comprendre l’objection de conscience

ECLJ- La charia est-elle compatible avec les droits de l’Homme ?

Guillaume de Prémare – Voter en conscience est-ce possible ?

Père Simon Noël – Miséricorde, mollesse et avortement

Cyril Brun – Le respect de la vie est-il un droit  ?

Cyril Brun – Le travail est fait pour l’homme et non l’inverse

Cyril Brun – La dignité de l’homme couvre tout l’homme

Cyril Brun – Solidarité ou charité ?

Cyril Brun – Liberté-égalité-fraternité, jamais l’un sans l’autre ?

Cyril Brun – Catho en politique gagner des âmes et non des voix

Cyril Brun – Catholiques et politique – les raisons de nos impasses

Cyril Brun – Les cocus du Trocadéro

Cyril Brun – La vie n’est pas un débat

Samuel Laffont – Le revenu universel

François-Xabier Bellamy – Le problème de l’école, une question de sens

Guillaume de Thieulloy – Catholique identitaire donc illégitime ?

Jean Guitton – NI progressiste, ni réactionnaire, juste catholique

 Euthanasie et athéisme, une régression sans précédent

Economie –

Considérer l’homme comme une personne dans l’entreprise est-ce possible ?

La destination Universelle des biens

Pierre de Lauzun – Un bon marché cela peut-il exister ?

Pierre de Lauzun – Nous avons les moyens de réformer l’économie

Cyril Brun – Le faux problème du travail dominical

Le revenu universel une utopie ?

Migrants –

Le statut de l’étranger dans la Bible

Immigration et charité chrétienne – En accueillir moins, pour accueillir mieux

Cyril Brun – Immigration versus identité

Réflexion d’un chrétien sur le devoir d’hospitalité des migrants

Des chrétiens opposés à l’installation des migrants s’expliquent

Droit à demeurer dans son propre pays

Brèves et points de vue politiques

Sens Commun au gouvernement Fillon ?

François-Xavier Bellamy – Fillon et la culture

Famille-jeunesse- éducation les grands absents de la présidentielle.

15 ans d’euthanasie en Belgique – Bilan et dommages collatéraux

Guillaume de Thieulloy – le populisme chrétien, clef de la victoire de Fillon ?

Cyril Brun – Je crains que l’élection de François Fillon ne nous rendorme

Denis Sureau – Anti-libéral, donc contre la sécu

Fillon, Chrétien décomplexé ?

Ludovine de la Rochère – Le programme de Fillon sur la famille n’est pas à a hauteur

Cyril Brun – Chrétiens de gauche, paresseux ?

Pour une nouvelle politique familiale

François Fillon publie douze mesures en faveur des chrétiens d’Orient

François Fillon favorable à la recherche sur l’embryon – Schizophrénie ou électoralisme ?

Georgina Dufoix « Prier pour François Fillon c’est lutter conte l’esprit du monde »

Délit d’entrave IVG – François Fillon confirme l’abrogation du délit d’entrave numérique s’il est élu

François Fillon est-il si clair sur les droits de l’enfant ?

Catholiques pour Fillon, juifs pour Sarkozy, musulmans pour Juppé

Quand le FN juge Fillon à l’opposé de la doctrine sociale de l’Eglise

Délit d’entrave numérique, l’absence remarquée de François Fillon

Que pensent Fillon et Juppé sur l’éducation ?

PMA-GPA-Adoption que pensent Fillon et Juppé exactement ?

Entre Juppé et Fillon il y aurait la Famille

Les autres réseaux cathos de Fillon

Fillon, Sens Commun et la théorie du genre

La primaire pour tous – Analyse des positions d’un candidat : François Fillon et l’Europe

Pour François Fillon, il n’y a pas de communautarisme catholique qui menace la république.

La France doit prendre la tête d’un combat européen contre la GPA pour François Fillon

Catho, l’indésirable de la campagne 2017

Emmanuel Macron et l’éducation, une synthèse difficile

Xavier Lemoine, un indice du poids catholique ?

Infographie religieuse du vote de la Primaire

Primaire, la Fondation de service politique note les candidats

2017, lancement du baromètre BIOpolitique d’Alliance Vita

Pour Marine Le Pen , l’IVG est secondaire et la loi Taubira doit devenir une union civile

 Que répondre aux jeunes soutiens de Mélanchon et Hamon qui se revendiquent catholiques ?

 Fondation Abbé Pierre – Zéro SDF en deux quinquennats c’est possible