Asie #NLQ

Népal – Deux ans après le séisme, les enfants sont toujours menacés par le trafic d’êtres humains

Demain, 25 avril, ce sera le deuxième anniversaire du terrible séisme qui a frappé le Népal causant 9.000 morts et détruisant plus de 700.000 maisons, plus de 3 millions de personnes ayant de ce fait un extrême besoin d’aide. « Après deux années, le pays est encore à genoux même si nous avons du mal à écouter des nouvelles le concernant » peut-on lire dans une note de l’ONG WeWorld, engagée depuis près de 20 ans dans la défense des enfants et des femmes les plus vulnérables.
Parmi les alarmes lancées, l’ONG signale en particulier une situation d’urgence silencieuse qui voit les enfants devenus orphelins ou appartenant à des familles réduites à la misère être la principale catégorie victime d’exploitation. « Dans cette situation d’urgence, en effet, les enfants courent un très fort risque de finir victimes de trafic d’êtres humains. Selon les estimations les plus officielles, chaque année, entre 12 et 15.000 enfants font l’objet de trafic au Népal, sachant qu’ils sont principalement destinés à l’exploitation sexuelle en Inde. Le problème du trafic d’enfants, en particulier dans les zones en situation d’urgence, constitue une plaie dont nous tous devons nous sentir responsables et elle ne concerne certes pas seulement le Népal. Les pays les plus intéressés par ce crime sont ceux touchés par des conflits, des catastrophes naturelles ou une pauvreté chronique. Les causes résident tant dans la pauvreté des familles que dans la demande criminelle. Les familles en effet ne peuvent se charger des enfants ou ne se préoccupent pas de leur protection voire même les cèdent délibérément aux trafiquants en échange d’argent. Le tourisme sexuel, le travail au noir, dangereux et mal rétribué, et plus récemment le trafic d’organes constituent les principales causes qui alimentent le trafic d’enfants du côté de la demande ».
« Dans les districts de Sindupalchock, Kavrepalanchok et Katmandu, dans lesquels nous travaillons depuis des années en faveur de l’éducation de base – poursuit la note de l’ONG – après le séisme, nous sommes intervenus afin de garantir un milieu protégé et sûr aux enfants, en construisant 63 structures temporaires (TLC) en bambou, rapides à construire et sûres au cours des secousses de tassement, au sein desquelles les enfants pouvaient reprendre un style de vie normal, un espace où jouer et élaborer les traumatismes. L’importance de reconstruire les écoles au Népal ne répond pas seulement au besoin d’offrir aux enfants des lieux sûrs à long terme où étudier. Par le biais de l’école, nous pouvons influencer les motivations qui rendent le trafic d’enfants si répandu dans le pays, nous pouvons les contrôler en les tenant loin des dangers de la rue et des trafiquants. En outre, à l’école, ils recevraient des repas sains et des soins médicaux et pèseraient moins lourdement sur les finances de leurs familles qui vivent souvent aujourd’hui en dessous du seuil de subsistance ». 

Source : Agence Fides

NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Retraite des enfants au sanctuaire Notre-Dame de Pellevoisin

Retraite pour enfants de 7 à 10 ans du 26 au 28 mai

Retraite pour enfants, garçons et filles âgés de 7 à 10 ans, du vendredi 26 mai (10h) au dimanche 28 mai (12h) à Pellevoisin. Entre Ascension et Pentecôte, au coeur du temps du Cénacle, nous préparer à la venue de l’Esprit Saint dans nos coeurs !
Un temps fort de vie chrétienne, afin de permettre aux enfants de grandir dans leur vie théologale et dans leur amitié avec le Christ.
Organisés par une équipe de frères et soeurs de Saint Jean et de bénévoles, ces deux jours et demie seront marqués par des enseignements spirituels, des temps d’initiation à l’oraison devant le Saint Sacrement exposé, un pèlerinage à la grotte de Montbel, et également par des temps de détente, de jeux et de veillées joyeuses. Durant la retraite chaque enfant est inséré dans une équipe de vie sous la responsabilité d’un jeune animateur.
La retraite se terminera par la messe dimanche 28 mai à 11h. Pour  les familles qui le désirent, nous pourrons partager tous ensemble un pique nique tiré du sac, dans le parc du Sanctuaire à l’issue de la messe.
Renseignements et inscription : retraitedesenfants.pellevoisin@yahoo.fr

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A la une #Brèves #NLH

Egypte – 8 ans et martyr des Rameaux

Les deux attentats en Egypte on fait au moins 44 morts et de nombreux blessés en ce week-end des Rameaux, à quelques jours de la venue du pape François.

Ce petit garçon de 8 ans, pris en photo quelques minutes avant l’explosion de l’église Saint-Georges, se préparait fièrement à la procession des Rameaux, sans imaginer qu’elle le conduirait au martyre.

 

Les chrétiens coptes d’Egypte n’en finissent pas d’être frappés par la violence terroriste, quelle qu’en soit la forme.

 

 

Dans le Monde #NLQ

RD Congo – Ces enfants abandonnés pour sorcellerie

« Sorcier/sorcière » : telle est la cause de l’abandon de milliers d’enfants en République démocratique du Congo, accusés d’être ensorcelés ou de pratiquer la magie noire, parfois également pour des motifs banals comme le fait d’être un enfant nerveux. Ces enfants deviennent ainsi les cibles d’abus qui culminent par leur expulsion de la famille. Souvent, l’enfant fuit de lui-même pour éviter les mauvais traitements. Le phénomène concerne les enfants les plus vulnérables, les orphelins et ceux qui vivent dans la rue. Selon les informations parvenues à Fides, ces derniers seraient 30.000 à Kinshasa.

Les jeunes victimes sont soumises à des « sessions de libération », pratiques d’exorcisme en usage auprès de certaines communautés pentecôtistes qui ont fait de l’exorcisme une source de gain permettant aux pasteurs de s’enrichir et aux familles de se débarrasser des enfants considérés malcommodes. Après le paiement de l’exorcisme, le pasteur confirme que l’enfant est « un sorcier » et la famille peut le confier à l’église. Même lorsque le pasteur les déclare guéris, les familles ne les reprennent pas chez elles et les enfants demeurent dans les rues, se nourrissant des déchets des marchés, dormant dans des cartons, demandant l’aumône ou se livrant à des vols. Les fillettes sont quant à elles conduites à se prostituer.

Lu sur Agence Fides

En France #NLH #NLQ

Mum, dad and kids : J-8 ! Pourquoi il faut absolument signer

L’objectif de l’initiative citoyenne européenne Mum, Dad & Kids est de proposer l’adoption par l’Europe d’une double définition du mariage et de la famille : « Le mariage est l’union durable d’un homme et d’une femme, et la famille est fondée sur le mariage et/ou la descendance. »

Cette définition est partagée par l’immense majorité des habitants des États-membres de l’Union européenne. Mais encore faut-il qu’ils le fassent savoir ! Car les dirigeants européens ont une conception très différente du sujet, et la possibilité d’user de leur situation pour promouvoir un autre « agenda », selon leurs termes.

Les fondateurs de l’Europe n’avaient pas défini ce qu’est la famille, l’Europe n’étant pas supposée intervenir dans ce domaine. Hélas, par de multiples canaux, l’Europe ne cesse de le faire sous la pression de courants ultra-minoritaires mais très influents, qui remettent en cause l’altérité sexuelle et tout ce qu’elle implique (mariage homme-femme, filiation père-mère-enfant).

Un million de signatures doivent être récoltées

Certes, en ce qui concerne le mariage de deux hommes ou deux femmes, il est trop tard pour la France pour le moment en tout cas, n’injurions pas l’avenir ! Mais nous avons un devoir de responsabilité et de solidarité vis-à-vis des autres pays qui pourraient être concernés demain par des « avancées » vers le mariage gay.

Par ailleurs, la France est bien directement concernée par cette initiative citoyenne européenne : l’Europe tente en effet, par tous les moyens, de faire reconnaître partout la PMA sans père (procréation médicalement assistée pour les célibataires et les « couples » de femmes) et la GPA (gestation pour autrui, ou pratique des mères porteuses) au nom de « l’égalité et de la non-discrimination ». Les rapports et recommandations se succèdent à ce sujet : c’est ce que les instances européennes appellent « les droits reproductifs et génésiques », qu’elles traitent notamment avec le volet santé publique : cherchez l’erreur !

Une pression politique et psychologique

Le succès de Mum, Dad & Kids suppose deux conditions : sept pays au moins doivent atteindre un seuil minimum de signatures, lequel dépend du nombre d’habitants. Et un million de signatures doivent être récoltées dans toute l’Europe.

Dix pays ont déjà recueilli ce seuil minimum et plus de 610 000 signatures ont été recensées. C’est immense mais encore insuffisant pour imposer à Bruxelles de statuer sur cette proposition et, plus important encore, pour faire comprendre à l’Europe que son « agenda » rencontre une forte opposition dans tous les pays. Pression politique et psychologique sur l’ensemble des enjeux anthropologiques en somme. Essentiel pour l’avenir !

Le délai courant jusqu’au 3 avril 2017, il est tout à fait possible d’atteindre, et même de dépasser, ce million de signatures. La démarche est simple : il suffit de se rendre sur le site www.mumdadandkids.eu et de signer en ligne ou sur papier. Ce processus de certification est assorti d’une confidentialité maximale : personne n’aura accès aux informations fournies par les signataires. Les générations d’enfants à venir ont besoin de nous : accordons-leur deux minutes de notre temps pour montrer en acte que la défense de la famille est incontournable.

Ludovine de La Rochèreprésidente de La Manif pour tous et d’Europe for Family *

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Tribunes et entretiens

Entretien – « Même les enfants peuvent être canonisés »

L’abbé Hubert Lelièvre, délégué épiscopal à la famille du diocèse d’Avignon publie ces jours-ci un livre : « Osez le Bonheur pour vos enfants  » (éd. du Peuple Libre), encourageant les familles à la sainteté. Il réagit ici à la probable prochaine canonisation des pastoureaux de Fatima par le pape François en mai 2017, lors de son pèlerinage pour le Centenaire des apparitions. Son frère, l’abbé Thierry Lelièvre, aujourd’hui décédé, avait publié chez Téqui sa thèse : « Même les enfants peuvent être canonisés ».

Votre regretté frère l’abbé Thierrey Lelièvre avait travaillé dans sa thèse de droit canon sur la possibilité que des enfants soient proclamés saints …

Oui, mon frère, prêtre au Ciel depuis le 30 mars 2010,  avait réalisé des travaux importants répondant comme à un appel intérieur et il avait publié une thèse en droit canon.  A l’époque, au début des années 80, le titre était : « Les enfants peuvent-ils être canonisés ?  » (éd Téqui). Puis, 20 ans plus tard, il a réédité sa thèse avec ce titre : « Même les enfants peuvent être canonisés  ».

En quoi consistait son travail ?

En lisant la vie des enfants non-martyrs et n’ayant pas encore atteint l’âge de la majorité (21 ans à l’époque), mon frère était habité par cette conviction que la sainteté était possible. Au fond,  il surprenait Dieu, à travers ces vies d’enfants, c’est-à-dire que la grâce était à l’œuvre dans les âmes et que ces enfants étaient capables non seulement d’actes héroïques ponctuels, mais d’une vie héroïque pendant un certain temps de leur toute jeune vie. La vie de foi, d’espérance et de charité, vécue de manière héroïque. De telle sorte aussi que ces toutes jeunes vies puissent être données en exemple aux enfants, aux familles, aux éducateurs.

Quel était le principal obstacle – même canonique – à la canonisation d’enfants ? On ne les considérait pas adultes dans la foi ?

On hésitait pour savoir si à 5 ans, 8 ans ou 15, les jeunes pouvaient avoir vécu une ou les vertus d’une façon « héroïque ». Thierry a cherché à démontrer que oui et il apporte un certain nombre d’éléments pour faire tomber ce doute ou cette question et ouvrir ainsi la voie vers la béatification, la canonisation d’enfants.

Ils sont nombreux ces visages de sainteté d’enfants ?

Depuis  saint Dominique Savio, mort à 14 ans et demi, canonisé en 1954, et Jeanne d’Arc, morte à 19 ans et canonisée en 1920, aucune canonisation d’enfant, de jeune de moins de 21 ans. Mon frère a établi une liste des causes de canonisation en cours. Avec le point où en était le procès. En 2005, il y avait 31 causes ouvertes de jeunes « confesseurs » de la foi. Cette thèse de droit canon, qui fait référence, a permis vraiment que l’Eglise s’engage à donner des exemples de sainteté vécue dans l’enfance, l’adolescence. Ainsi, saint Jean-Paul II a par exemple béatifié Laura Vicuña (morte à 12 ans et demi, béatifiée le 3 septembre 1988) et Ceferino Namuncurá Burgos (d’Argentine, mort à 18 ans et demi ; béatifié en 2011). Et puis bien sûr, François et Jacinthe, béatifiés le 13 mai 2000, par saint Jean-Paul II aussi, à Fatima.

Plus récents encore ?

De nombreux procès sont ouverts. Dans les diocèses. Ou bien après clôture du procès diocésain, à Rome. Ainsi, il y a Silvio Disegna mort d’un cancer à l’âge de 12 ans, en 1979, vénérable depuis le 7 novembre 2014. Puis Carlo Acutis, mort en 2006 à l’âge de 15 ans,  serviteur de Dieu, dont la cause diocésaine (Milan) s’est terminée en novembre 2016. Le 24 avril prochain se clôturera le procès diocésain (Brindisi) d’un jeune italien mort le 24 avril 2009 à l’âge de 19 ans, Matteo Farina. Et puis, comment ne pas parler du serviteur de Dieu, Giuseppe Italico, mort à l’âge de 13 ans le 4 février 1941 offrant sa vie pour que guérisse la femme qui l’avait adopté ; ou Antonietta Meo, morte à l’âge de 6 ans et demi, vénérable depuis le 17 décembre 2007.  Il faudrait plusieurs pages pour parler de tous ces visages de sainteté d’enfants, d’adolescents, de jeunes. Le Père Daniel Ange en a écrit des ouvrages.

Qu’est-ce que cela veut dire pour nous, aujourd’hui ?

Il me souvient avoir parlé de la sainteté chez les enfants avec saint Jean-Paul II lorsqu’il est venu consacrer l’église où j’étais vicaire. Nous parlions avec mes frères prêtres de l’âge de la Première Communion des enfants. Jean-Paul II nous parlait de ce qu’avait dit saint Pie X qui demandait que l’enfant fasse tôt sa Première communion : « Il y aura des saints chez les enfants », ou de saint Jean Bosco. Et quelques mois plus tard, il en fit une catéchèse, un mercredi de juillet 1994.

Ne nous voilons pas la face : nous traversons un moment particulièrement difficile de l’Histoire. Mais, il y a d’innombrables saints dans nos familles, aujourd’hui encore. Aujourd’hui surtout. Je suis témoin de la sainteté dans les âmes d’enfants, d’adolescents, de jeunes, fidèles à leur Baptême. Sûrement, elle est favorisée par la prière en famille, par la Messe vécue en famille le dimanche.

François et Jacinthe seront probablement canonisés à Fatima par le pape François, au moment du centenaire des apparitions…

« Celui qui penserait que le message prophétique de Fatima serait terminé, se tromperait », disait Benoît XVI dans son homélie à Fatima le 13 mai 2010. La canonisation de François et Jacinthe, sont un immense cadeau pour chaque famille, pour chaque enfant, pour chaque paroisse, chaque école, chaque diocèse. D’abord par la place qu’ils ont acceptés que la Vierge Marie prenne dans leur vie personnelle et familiale, pour les conduire à Jésus. Nous est montrée avec insistance la puissance de la prière du chapelet en famille ! La puissance transformatrice du sacrifice. L’extraordinaire fécondité de la prière des enfants ! Si nous voulons que les choses changent dans notre société, je dois d’abord accepter de me laisser conduire par la Vierge Marie, vers Jésus. Par la prière du chapelet en premier lieu.

Quel est pour le baptisé aujourd’hui l’héritage le plus important transmis par François et Jacinthe ?

Tenons, tenons notre chapelet dans nos mains. Donnons des chapelets autour de nous ! Et prions-le ! Il a la puissance de changer le cours de l’Histoire… si nous le voulons. Quelle responsabilité personnelle, familiale ! La Sainte Vierge aurait pu nous demander quelque chose de compliqué, de dur pour changer le monde. Nous l’aurions fait ! Elle nous demande quelque chose de tout simple qui touche le cœur : de prier le chapelet, chaque jour.  Pourquoi tant de réticence, de résistance, d’indifférence, de doute quant à son pouvoir de toucher les âmes et d’écrire des pages d’espérance en notre temps, en sortant du fatalisme dans lequel trop de catholiques se trouvent. Ne le quittons pas des mains, à l’exemple de saint Jean-Paul II ou de Mère Teresa. Ave après Ave, c’est la Vierge Marie qui nous donne la main pour avancer sur le chemin de la sainteté. C’est moi qui donne la main à ma Mère du Ciel pour rester fidèle à Jésus.

Entretien à lire en intégralité sur Zenit

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Quimper – Chemin de croix aux flambeaux pour les enfants

L’Association Familiale Catholique de Cornouaille propose un chemin de Croix aux flambeaux pour les enfants :
Rendez-vous le vendredi 31 mars à 20h00 en l’église Saint Mathieu (Quimper).
Apporter un petit caillou (qui tient dans ta main). 

Source

En France #NLH #NLQ

Le Grand miracle enfin en salle !

« Ce dessin animé catéchétique convainc avec force de l’existence du monde surnaturel qui nous entoure et bouleversera même ceux qui n’en doutaient pas ! »

Trois personnes se retrouvent mystérieusement conduites par leur ange gardien pour assister à une cérémonie dans une grande église. Pour la première fois, il leur est donné de voir ce qui d’ordinaire se cache derrière les apparences d’une liturgie qui leur est pourtant familière… Un dessin-animé initiatique à destination des familles chrétiennes. Sorti hier au cinéma, le film d’animation « Le Grand miracle » permet aux chrétiens de se réapproprier la messe et aux autres de découvrir quelques éléments de catéchisme, donc de culture.

L’équipe de réalisation a rédigé, avec l’aide de deux prêtres, un dossier d’accompagnement du film. Ce dernier développe chacun des thèmes abordés dans le film, avec nombre citations du Catéchisme de l’Eglise catholique à l’appui. Ce dossier sera très utile pour ceux qui veulent organiser une projection spéciale dans leur cinéma de quartier, pour leur paroisse, leur association, leur communauté ou leur école. Vous pouvez le consulter en cliquant ici.

Pour trouver une séance près de chez vous.

Asie #NLH #NLQ

Bangladesh – Indignation de l’Eglise après le vote de la loi sur le mariage des enfants

L’Eglise catholique du Bangladesh n’a pas caché son malaise et son indignation face à une loi récemment votée qui autorise les mariages avec des enfants mineurs dans le cadre de « circonstances spéciales ». Impliquant que les mariages précoces peuvent être acceptables sous certaines conditions, cette loi est perçue par de nombreux critiques comme un pas en arrière dans la lutte contre une pratique qui, au Bangladesh, reste un véritable fléau.

La Commission ‘Justice et Paix’ de la Conférence des évêques catholiques du Bangladesh (CBCB) a ainsi estimé que cette loi constituait « une grave erreur ». Cité par le site d’informations catholiques AsiaNews, son président, Mgr Gervas Rozario, évêque de Rajshahi, a exprimé son inquiétude face à la clause spéciale que comporte le texte adopté le 27 février par le Parlement du Bangladesh et ratifiée ce 11 mars par le président Abdul Hamid.

« Sauvegarder l’honneur de la jeune fille »

La loi, intitulée « Child Marriage Restraint 2017 », continue néanmoins à interdire le mariage avant l’âge de 21 ans pour les hommes et de 18 ans pour les femmes, et instaure des peines plus sévères pour les adultes épousant des mineurs. Mais elle ferme les yeux sur des « situations particulières », notamment dans le cas de «  grossesses accidentelles ou illégales ». Le texte estime ainsi que le mariage peut s’avérer être un moyen de « sauvegarder l’honneur de la fille » lorsque cette dernière est tombée enceinte ou a été violée.

«  J’attendais du gouvernement l’abolition du mariage d’enfants au Bangladesh, a dénoncé Mgr Gervas Rozario. A l’inverse, avec la provision des « circonstances spéciales », le nombre de mariages impliquant des enfants va augmenter. » Selon lui, l’Eglise catholique ne peut cautionner cette permissivité : « Nous ne pouvons pas accepter cette loi. Nous continuerons à considérer que 18 ans est l’âge minimum du mariage pour les femmes et 21 ans pour les hommes. »

L’Eglise catholique n’est pas la seule à faire part de son indignation. Les associations de défense des droits de l’homme avancent que cette clause va légaliser le mariage des adolescentes dont les grossesses sont le résultat de violences sexuelles, allant jusqu’à laisser ainsi la jeune fille sous le joug de son agresseur. « Girls not brides Bangladesh » (‘Filles, pas épouses’), une coalition de 650 organisations travaillant dans le domaine des droits des enfants, a alerté sur l’impact potentiel de cette loi qui ouvre la voie à des abus et pose un « risque » pour les enfants.

Un nombre record de mariages de mineurs

Le mariage d’enfants est pourtant illégal au Bangladesh depuis 1929, et l’âge minimum du mariage a été établi dans les années 1980. Mais le pays continue à afficher le nombre record de mariages de mineurs en Asie. Pour des parents pauvres et vulnérables, marier une adolescente peut être perçu comme un moyen d’assurer sa sécurité. Selon l’Unicef, 52 % des épouses ont moins de 18 ans au moment du mariage (contre 68 % il y a quinze ans), et 18 % d’entre elles sont âgées de moins de 15 ans.

Malgré l’ampleur des faits, les différents gouvernements du Bangladesh ont négligé le problème. En 2014, la Première ministre Sheikh Hasina s’était engagée à mettre fin au mariage des enfants d’ici 2041. Mais elle avait alors favorisé une proposition controversée : abaisser l’âge minimum du mariage pour les filles. Si le pas n’a pas été franchi, l’esprit du nouveau texte de loi cherche de la même façon à s’adapter à la réalité du pays. Pour la ministre des Femmes et des Enfants Meher Afroze Chumkstate, il s’inscrit dans « la réalité économique et sociale » des villages, où vivent 70 % de la population du Bangladesh (160 millions d’habitants). Cherchant à calmer les critiques, la ministre a également expliqué que les mariages de mineurs nécessiteraient une permission et une enquête spéciales, afin de s’assurer que l’adolescente concernée n’est pas soumise à des abus. Cette vision entend protéger les filles contre la discrimination et l’exclusion sociale, car une adolescente ayant eu une relation sexuelle hors mariage se retrouve marginalisée par la société et rares sont les hommes qui voudront l’épouser.

« Affaiblir la loi est un retour en arrière pour le combat contre le mariage des enfants, a réfuté Heather Barr, de Human Rights Watch. Cette loi envoie aux parents le message que le gouvernement pense qu’il est acceptable dans certaines conditions. » Pour de nombreux défenseurs des droits de l’homme, la lutte contre le mariage des enfants passe au contraire par un strict respect de l’âge légal au mariage et par un combat contre les racines sociales et culturelles complexes de cette réalité.

Source : Eglises d’Asie

En Europe

« Une goutte de lait » : Demande urgente de l’AED Belgique pour les enfants d’Alep

« Une goutte de lait » : demande urgente de l’Aide à l’Église en Détresse pour aider les enfants à Alep.

Les combats dans la partie orientale d’Alep ont, pour l’instant, cessé, et compte tenu du calme relatif, les gens reviennent lentement pour voir ce qui reste de leurs maisons. Les destructions et l’impact sur les infrastructures sont importants, et les besoins énormes : nourriture, combustible pour le chauffage, eau et électricité. La Fondation pontificale « Aide à l’Église en Détresse », qui a continuellement fourni des fonds aux chrétiens de Syrie depuis le début de la guerre, s’attèle maintenant, avec ses partenaires locaux, à l’une des principales préoccupations des familles chrétiennes à Alep : du lait pour leurs enfants.

En ces temps de disette, le lait est essentiel pour la croissance et le bien-être de ces enfants. Le projet appelé « Une goutte de lait » vise à assurer chaque mois aux enfants chrétiens d’Alep de moins de dix ans un approvisionnement en lait.

Le projet œcuménique, mis en œuvre depuis mai 2015, a été grandement apprécié et continue de l’être par toutes les Églises chrétiennes d’Alep, car c’est le seul programme qui aide tous les chrétiens indépendamment de leur rite ou de l’Église à laquelle ils appartiennent. Mais le financement de ce projet très important est en péril. Bien qu’Alep soit calme et ne soit donc plus au cœur des préoccupations des médias internationaux, les conditions de vie y sont épouvantables : 80 % de la population d’Alep a été déplacée et 70 % vit en dessous du seuil de pauvreté. Le nombre de familles ayant besoin de colis alimentaires rien que pour survivre a considérablement augmenté.

Le docteur Nabil Antaki, un gastro-entérologue syrien qui est resté auprès de la population pendant les bombardements et qui coordonne maintenant ce projet, a instamment demandé davantage d’aide pour que le programme de fourniture de lait soit maintenu. « Nous distribuons du lait chaque mois à environ 2.850 enfants : 2.600 enfants reçoivent du lait en poudre, et 250 reçoivent du lait spécial pour nourrissons. Les bébés non allaités par leur mère reçoivent un lait qui leur est spécialement destiné. Le nombre total de bénéficiaires varie chaque mois en fonction du nombre de naissances et de l’émigration des familles », explique le docteur Antaki.

Georgina, mère de trois enfants, explique à l’Aide à l’Église en Détresse combien ce projet est important pour elle et sa famille : « Myriam a dix ans, Pamela a six ans. Nous faisons partie des bénéficiaires du projet “Une goutte de lait”. Myriam et Pamela reçoivent chacune un kilo de lait en poudre par mois. La santé de Pamela était critique du fait qu’elle avait été touchée par des éclats de bombe dans le dos, et maintenant qu’elle a récupéré, elle a besoin de lait pour améliorer sa santé et se renforcer. Ce projet est très important pour moi et ma famille, et je tiens vraiment à ce qu’il continue ».

Les enfants d’Alep ont déjà été privés d’une enfance paisible et épanouissante. Il ne faudrait pas qu’ils soient privés du lait nécessaire à leur croissance et à leur santé. L’Aide à l’Église en Détresse a donc assuré le docteur Antaki de notre aide aux enfants d’Alep.

L’Aide à l’Église en Détresse donnera 18.750 € par mois pendant toute l’année 2017, soit un total de 18.750 € x 12 = 225.000 €  

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