Doctrine / Formation #NLQ #Théologie

Relisons la Lettre aux enfants de saint Jean-Paul II

 

En ce temps de Noël, alors que la famille est attaquée de tous les côtés, un lecteur nous propose de relire et faire partager à notre progéniture la lettre aux enfants de saint Jean-Paul II, promulguée le 13 décembre 1994.

« Mes chers enfants,

Jésus est né

D’ici quelques jours, nous célébrerons Noël, une fête vécue intensément par tous les enfants dans chaque famille. Cette année, ce sera une plus grande fête encore, parce que c’est l’Année de la Famille. Avant qu’elle ne s’achève, je désire m’adresser à vous, enfants du monde entier, pour partager avec vous la joie de cet événement riche de sens.

Noël, c’est la fête d’un Enfant, d’un nouveau-né. C’est donc votre fête ! Vous l’attendez avec impatience et vous vous y préparez avec joie, en comptant les jours et presque les heures qui vous séparent de la sainte Nuit de Bethléem.

Il me semble que je vous vois : vous préparez la crèche, à la maison, à la paroisse, en tout lieu du monde, en reconstituant le climat et le cadre de la naissance du Sauveur. C’est vrai ! Au moment de Noël, l’étable et la mangeoire occupent dans l’Église la première place. Et tous se dépêchent d’y aller en pèlerinage spirituel, comme les bergers dans la nuit de la naissance de Jésus. Plus tard, ce sont les Mages qui viendront de l’Orient lointain, en suivant l’étoile, jusqu’à l’endroit où a été déposé le Rédempteur de l’univers.

Et vous aussi, pendant le temps de Noël, vous visitez les crèches en vous arrêtant pour regarder l’Enfant déposé sur la paille. Vous fixez votre regard sur sa Mère, sur saint Joseph, gardien du Rédempteur. En contemplant la Sainte Famille, vous pensez à votre famille, celle où vous êtes venus au monde. Vous pensez à votre maman, qui vous a mis au jour, et à votre papa. Ils prennent soin de la vie de la famille et de votre éducation. En effet, la mission des parents n’est pas seulement d’avoir des enfants, mais aussi de les éduquer dès leur naissance.

Mes chers enfants, je vous écris en pensant à l’époque où, voici bien des années, j’étais un enfant comme vous. Je vivais alors moi aussi dans le climat de paix de Noël, et, quand brillait l’étoile de Bethléem, je me dépêchais d’aller à la crèche avec mes camarades, pour revivre ce qui s’est passé il y a deux mille ans en Palestine. Nous, les enfants, nous exprimions notre joie d’abord par le chant. Comme ils sont beaux et émouvants, les chants de Noël, dont la tradition de tous les peuples entoure la crèche ! Que d’idées profondes y sont contenues, et surtout quelle joie, quelle tendresse ils expriment pour l’Enfant divin venu au monde dans la nuit sainte !

Les jours qui suivent la naissance de Jésus sont également des jours de fête : ainsi, huit jours plus tard, on rappelle que, comme le voulait la tradition de l’Ancien Testament, l’Enfant reçut un nom : il fut appelé Jésus. Quarante jours plus tard, on commémore sa présentation au Temple, comme cela se faisait pour chaque fils aîné en Israël. A cette occasion, il y eut une rencontre extraordinaire : quand la Vierge Marie arriva au Temple avec l’Enfant, le vieillard Syméon vint au-devant d’elle ; il prit dans ses bras le petit Jésus et prononça ces paroles prophétiques : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple » (Lc 2, 29-32). Puis, s’adressant à Marie, sa mère, il ajouta : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre » (Lc 2, 34-35). Ainsi donc, dès les premiers jours de la vie de Jésus retentit l’annonce de la Passion, à laquelle sera un jour associée sa Mère, Marie : le Vendredi saint, elle se tiendra silencieuse au pied de la Croix de son Fils. D’ailleurs, il ne faudra pas attendre longtemps après la naissance pour voir le petit Jésus exposé à un grand danger : le cruel roi Hérode ordonnera de tuer les enfants de moins de deux ans et Jésus sera obligé de fuir en Égypte avec ses parents.

Je suis certain que vous connaissez bien ces événements liés à la naissance de Jésus. Vous en entendez le récit par vos parents, par les prêtres, les professeurs, les catéchistes, et, chaque année, vous les revivez spirituellement au cours des fêtes de Noël, avec toute l’Église. Vous savez donc les aspects dramatiques de l’enfance de Jésus.

Mes chers amis, dans l’histoire de l’Enfant de Bethléem, vous pouvez reconnaître le sort des enfants du monde entier. S’il est vrai qu’un enfant représente non seulement la joie de ses parents, mais aussi celle de l’Église et de la société tout entière, il est vrai également qu’à notre époque il y a malheureusement beaucoup d’enfants qui, en divers endroits du monde, souffrent et sont menacés : ils endurent la faim et la misère, ils meurent de maladie et de malnutrition, ils tombent victimes des guerres, ils sont aban- donnés par leurs parents et condamnés à rester sans toit, privés de la chaleur de leur famille ; ils subissent de nombreuses formes de violence et d’oppression de la part des adultes. Comment est-il possible de rester in- différent face à la souffrance de tant d’en- fants, surtout quand, d’une manière ou d’une autre, elle est provoquée par les adultes ?

Jésus donne la Vérité

L’Enfant, qu’à Noël nous contemplons déposé dans la mangeoire, a grandi avec les années. A douze ans, comme vous le savez, il se rendit pour la première fois, avec Marie et Joseph, de Nazareth à Jérusalem à l’occasion de la fête de Pâques. Là, perdu dans la foule des pèlerins, il se sépara de ses parents et, avec ses autres camarades, il se mit à écouter les Docteurs du Temple, comme pour une « leçon de catéchisme ». En effet, les fêtes étaient de bonnes occasions pour transmettre la foi aux jeunes qui avaient plus ou moins l’âge de Jésus. Mais il arriva que, pendant cette rencontre, l’Adolescent extraordinaire venu de Nazareth ne se contenta pas de poser des questions très intelligentes : il com- mença lui-même à donner des réponses profondes à ceux qui étaient ses maîtres. Plus encore que les questions, les réponses stupéfièrent les Docteurs du Temple. C’est le même étonnement qui, par la suite, accom- pagnerait la prédication publique de Jésus : l’épisode du Temple de Jérusalem n’était que le début et, pour ainsi dire, la préfiguration de ce qui arriverait quelques années plus tard.

Chers jeunes qui avez le même âge que Jésus alors, douze ans, ne pensez-vous pas ici aux cours de catéchisme qui se donnent à la paroisse ou à l’école, des cours auxquels vous êtes invités à prendre part ? Je voudrais vous poser quelques questions : quelle est votre attitude à l’égard des cours de catéchisme ? Y participez-vous autant que Jésus au Temple à douze ans ? Avez-vous à cœur de les suivre à l’école ou en paroisse ? Vos parents vous y aident-ils ?

A l’âge de douze ans, Jésus fut tellement absorbé par cette catéchèse dans le Temple de Jérusalem qu’il alla presque jusqu’à en oublier ses parents eux-mêmes. Marie et Joseph, qui cheminaient avec d’autres pèlerins sur la route du retour vers Nazareth, se rendirent compte bien vite de son absence. Les recherches furent longues. Ils revinrent sur leurs pas et c’est seulement le troisième jour qu’ils réussirent à le trouver à Jérusalem, dans le Temple. « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » (Lc 2, 48). Comme la réponse de Jésus est étrange, et comme elle fait réfléchir ! « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? – leur dit-il – Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être » (Lc 2, 49). C’était une réponse difficile à accepter. L’évangéliste Luc ajoute simplement que Marie « gardait dans son cœur tous ces événements » (2, 51). En effet, c’était une réponse qui n’allait devenir compréhensible que plus tard, quand Jésus, adulte, commencerait à prêcher, en déclarant qu’il était prêt, pour son Père des cieux, à faire face à toute souffrance et même à la mort sur la croix.

De Jérusalem, Jésus retourna avec Marie et Joseph à Nazareth où il vécut en leur étant soumis (cf. Lc 2, 51). Pendant cette période, qui précède le début de sa prédication pu- blique, l’Évangile note seulement qu’il « grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes » (Lc 2, 52).

Chers jeunes, chez l’Enfant que vous admirez dans la crèche, sachez déjà voir le garçon de douze ans qui parle dans le Temple de Jérusalem avec les Docteurs. C’est le même homme, adulte, qui plus tard, à trente ans, commencera à annoncer la Parole de Dieu, choisira les douze Apôtres, sera suivi par des foules assoiffées de vérité. Il confirmera à chaque pas son enseignement exceptionnel par les signes de la puissance divine : il rendra la vue aux aveugles, guérira les malades, ressuscitera même les morts. Et parmi les morts rappelés à la vie, il y aura la fille de Jaïre, âgée de douze ans, il y aura le fils de la veuve de Naïn, rendu vivant à sa mère en larmes.

C’est bien ainsi que cela s’est passé : cet Enfant qui vient de naître, une fois devenu grand, Maître de la Vérité divine, montrera une extraordinaire affection pour les enfants. Il dira aux Apôtres : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas », et il ajoutera : « Car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent » (Mc 10, 14). Une autre fois, comme les Apôtres discutaient sur la question de savoir qui était le plus grand, il leur présentera un enfant et leur dira : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux » (Mt 18, 3). En cette occasion, il donnera aussi cet avertissement avec la plus grande sévérité : « Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on l’engloutisse en pleine mer » (Mt 18, 6).

Comme l’enfant est important aux yeux de Jésus ! On pourrait même faire remarquer que l’Évangile est traversé en profondeur par la vérité sur l’enfant. On pourrait aller jusqu’à le lire dans son ensemble comme l’« Évangile de l’enfant ».

Que veut dire en effet : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux » ? Jésus ne fait-il pas de l’enfant un modèle même pour les adultes ? Chez l’enfant, il y a quelque chose qui ne doit jamais faire défaut à celui qui veut entrer dans le Royaume des cieux. Le ciel est promis à tous ceux qui sont simples comme les enfants, à tous ceux qui, comme eux, sont remplis d’un esprit d’abandon dans la confiance, purs et riches de bonté. Eux seuls peuvent retrouver en Dieu un Père et devenir à leur tour, grâce à Jésus, des fils de Dieu.

N’est-ce pas là le grand message de Noël ? Nous lisons chez saint Jean : « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (1, 14) ; et encore : « Tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (1, 12). Enfant de Dieu ! Vous, chers jeunes, vous êtes les fils et les filles de vos parents. Or, Dieu veut que nous soyons tous ses fils adoptifs par grâce. C’est là que réside la vraie source de la joie de Noël, dont je vous parle au terme de l’Année de la Famille. Réjouissez-vous de cet « Évan- gile de la filiation divine ». Dans cette joie, que les prochaines fêtes de Noël portent beaucoup de fruits, en l’Année de la Famille !

Jésus se donne lui-même

Chers amis, la première communion est sans aucun doute une rencontre inoubliable avec Jésus ; c’est un jour qu’il faut se rappeler comme l’un des plus beaux de sa vie. L’Eucharistie, instituée par le Christ la veille de sa Passion, au cours de la dernière Cène, est un sacrement de la Nouvelle Alliance, et c’est même le plus grand des sacrements. Le Seigneur s’y donne en nourriture des âmes sous les espèces du pain et du vin. Les enfants le reçoivent solennellement une première fois – précisément à la première communion – et ils sont invités à le recevoir par la suite le plus souvent possible pour rester dans une relation d’amitié intime avec Jésus.

Pour accéder à la communion, il faut, comme vous le savez, avoir reçu le baptême : c’est le premier des sacrements et le plus nécessaire pour le salut. C’est un grand événement que le baptême ! Au cours des premiers siècles de l’Église, quand c’étaient surtout des adultes qui recevaient le baptême, la cérémonie s’achevait par la participation à l’Eucharistie et elle avait la solennité qui accompagne aujourd’hui la première communion. Par la suite, quand on commença à donner le baptême surtout aux nouveau-nés – c’est aussi le cas de beaucoup d’entre vous, chers enfants, qui ne pouvez pas vous rappeler le jour de votre baptême -, la fête la plus solennelle fut reportée au moment de la première communion. Tout garçon et toute fille de famille catholique connaît bien cette coutume : la première communion est vécue comme une grande fête de famille. Ce jour-là, avec le premier communiant, ses parents, ses parrain et marraine, ses frères et sœurs ont part à l’Eucharistie, et parfois les professeurs et les éducateurs aussi.

En outre, le jour de la première communion est une grande fête dans la paroisse. Je me rappelle comme si c’était hier le jour où, avec mes camarades, je reçus pour la première fois l’Eucharistie dans l’église paroissiale de ma ville natale. On a l’habitude de fixer cet événement par une photographie de famille, pour qu’il ne soit pas oublié. De telles photos suivent en général une personne pendant le reste de ses jours. Avec le temps, on revit, en tournant les pages de l’album, l’atmosphère de ces moments ; on revient à la pureté et à la joie que l’on a éprouvées dans la rencontre de Jésus, qui, par amour, s’est fait Rédempteur de l’homme.

Dans l’histoire de l’Église, l’Eucharistie a été pour bien des enfants une source de force spirituelle, parfois même d’héroïsme ! Comment ne pas rappeler, par exemple, le souvenir de jeunes saints, garçons et filles, qui ont vécu au cours des premiers siècles et sont aujourd’hui encore connus et vénérés dans toute l’Église ? Sainte Agnès, qui vécut à Rome, sainte Agathe, martyrisée en Sicile, saint Tarcisius, un jeune garçon appelé à juste titre martyr de l’Eucharistie parce qu’il préféra mourir plutôt que d’abandonner Jésus qu’il portait avec lui sous les espèces du pain.

Ainsi, tout au long des siècles jusqu’en notre temps, il ne manque pas d’enfants et de jeunes parmi les saints et les bienheureux de l’Église. De même que, dans l’Évangile, Jésus montre une confiance particulière à l’égard des enfants, ainsi sa mère, Marie, n’a pas manqué de réserver aux petits, au cours de l’histoire, sa sollicitude maternelle. Pensez à sainte Bernadette de Lourdes, aux enfants de La Salette et, en notre siècle, à Lucie, François et Jacinthe de Fatima.

Je vous parlais à l’instant de l’« Évangile de l’enfant » : n’a-t-il pas trouvé à notre époque une expression particulière dans la spiritualité de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ? C’est bien vrai : Jésus et sa Mère choisissent souvent des enfants pour leur confier des missions de grande importance pour la vie de l’Église et de l’humanité. Je n’en ai nommé que quelques-uns qui sont universellement connus, mais il en existe bien d’autres qui sont moins célèbres ! Le Rédempteur de l’humanité semble partager avec eux sa sollicitude pour les autres, pour les parents et pour leurs camarades, garçons et filles. Il attend tellement leur prière ! Quel pouvoir immense a la prière des enfants ! Elle devient un modèle pour les adultes eux-mêmes : prier avec une confiance simple et totale veut dire prier comme savent prier les enfants.

J’en viens maintenant à un point important de ma lettre : au terme de l’Année de la Famille, c’est à votre prière, chers petits amis, que je désire confier les problèmes de votre famille et de toutes celles du monde. Et ce n’est pas tout : j’ai encore d’autres intentions à vous recommander. Le Pape compte beaucoup sur votre prière. Nous devons prier ensemble, prier beaucoup, afin que l’humanité, formée de plusieurs milliards d’êtres humains, devienne toujours davantage la famille de Dieu et puisse vivre dans la paix. J’ai rappelé en commençant les indicibles souffrances que tant d’enfants ont connues en ce siècle, et celles que beaucoup d’entre eux continuent à subir aujourd’hui. Com- bien tombent en ces jours, victimes de la haine qui sévit en diverses régions de la terre, dans les Balkans, par exemple, et dans certains pays d’Afrique ! C’est précisément en méditant sur ces événements, qui remplissent nos cœurs de douleur, que j’ai décidé de vous demander, chers enfants, chers jeunes, de vous charger de prier pour la paix. Vous le savez bien : l’amour et la concorde construisent la paix, la haine et la violence la détruisent. Instinctivement, vous fuyez la haine et vous êtes attirés par l’amour : c’est pourquoi le Pape est certain que vous ne repousserez pas sa demande, mais que vous vous unirez à sa prière pour la paix dans le monde avec l’enthousiasme que vous mettez à prier pour la paix et pour la concorde dans vos familles.

Louez le nom du Seigneur !

Permettez, chers enfants, qu’au terme de cette Lettre je vous rappelle les paroles d’un psaume qui m’ont toujours ému : Laudate pueri Dominum ! Louez, enfants du Seigneur, louez le nom du Seigneur. Béni soit le nom du Seigneur, maintenant et pour toujours ! Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du Seigneur (cf. Ps 112113, 1-3) ! Tandis que je médite les paroles de ce psaume, passent devant mes yeux les visages des enfants du monde entier, de l’orient à l’occident, du nord au midi. Et c’est à vous, mes petits amis, sans distinction de langue, de race ou de nationalité, que je dis : Louez le nom du Seigneur !

Et puisque l’homme doit louer Dieu avant tout par sa vie, n’oubliez pas ce que Jésus, à l’âge de douze ans, dit à sa Mère et à Joseph dans le Temple de Jérusalem : « Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être » (Lc 2, 49). L’homme loue Dieu quand il suit la voix qui l’appelle. Dieu appelle tout homme, et sa voix se fait entendre déjà dans l’âme de l’enfant : il l’appelle à vivre dans le mariage ou à être prêtre ; il l’appelle à la vie consacrée ou peut-être au travail dans les missions… Qui sait ? Priez, chers garçons, chères filles, pour découvrir votre vocation et pour la suivre avec générosité.

Louez le nom du Seigneur ! Les enfants de tous les continents, dans la nuit de Bethléem, regardent avec foi l’Enfant nouveau-né et ils vivent la grande joie de Noël. En chantant dans leurs langues, ils louent le nom du Seigneur. C’est ainsi que, par toute la terre, se répandent les mélodies attachantes de Noël. Ce sont des paroles tendres, émouvantes, qui résonnent dans toutes les langues des hommes ; c’est comme un chant de fête qui s’élève de toute la terre, qui s’unit à celui des Anges, messagers de la gloire de Dieu, au-dessus de l’étable de Bethléem. « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » (Lc 2, 14). Le Fils bien-aimé de Dieu se présente parmi nous comme un nouveau-né ; autour de Lui, les enfants de toutes les nations de la terre sentent sur eux le regard rempli d’amour de notre Père des cieux et ils se réjouissent parce que Dieu les aime. L’homme ne peut vivre sans amour. Il est appelé à aimer Dieu et son prochain, mais pour aimer en vérité, il doit avoir la certitude que Dieu l’aime.

Dieu vous aime, mes chers enfants ! Voilà ce que je veux vous dire au terme de l’Année de la Famille et à l’occasion de ces fêtes de Noël qui sont vos fêtes à un titre particulier.

Je souhaite qu’elles soient pour vous joyeuses et sereines ; je souhaite qu’elles vous permettent de faire une expérience plus intense de l’amour de vos parents, de vos frères, de vos sœurs et des autres membres de votre famille. Que cet amour s’étende à votre communauté tout entière, et même au monde entier, grâce à vous, chers jeunes et chers enfants. Alors l’amour atteindra ceux qui en ont particulièrement besoin, surtout ceux qui souffrent et ceux qui sont abandonnés. Y a-t-il une joie plus grande que celle que donne l’amour ? Y a-t-il une joie plus grande que celle que toi, Jésus, tu mets à Noël dans l’esprit des hommes, en particulier dans celui des enfants ?

Lève ta petite main, Enfant divin,
et bénis tes jeunes amis,
bénis les enfants de toute la terre ! »

En France #NLH #NLQ

Les petits ostensoirs, déjà six cercles en France : la Miséricorde se répand !

Il y a quelques semaines, nous vous faisions la promotion de ces cercles « Les petits ostensoirs », ces cercles qui incitent les enfants à se confesser régulièrement, et à prier pour la confession de tous les chrétiens (voir l’interview d’Ingrid d’Ussel, l’initiatrice de ce mouvement, et auteur de S’il te plaît maman, emmène-moi me confesser)

Déjà six cercles ont démarré en France et se réunissent régulièrement (Le Mans, Versailles, Rambouillet, Dinard, Voisins-le-Bretonneux et dernièrement Lyon), un septième s’apprête à voir le jour à Cherbourg.

N’hésitez plus, rejoignez-les, ou créez votre propre cercle : laissez la Miséricorde se répandre sur le monde !

Toutes les informations pour rejoindre et/ou initier un cercle sont disponibles ici.

Agenda / Annonce

Versailles fête l’Epiphanie avec la Marche des Rois Mages

EPIPHANIE 2017 : VERSAILLES MARCHE DES ROIS

Epiphanie : pour petits et grands, le samedi 7 janvier 2017, Versailles fête l’Epiphanie avec la Marche des Rois Mages.

 

De bon matin j’ai rencontré le train de trois Grands Rois …

 ..  Les Rois Mages, accompagnés de vrais dromadaires et d’ânes seront au

Marché Notre Dame

le samedi 07 janvier 2017

à 14h.

Venez, tous costumés, enfants, parents, grands-parents, familles !

epiphanie-versailles

A 14h., Gaspard, Melchior et Balthazar vous attendent avec impatience sur la Place du Marché Notre-Dame pour marcher au son de la trompette vers l’Enfant Nouveau-Né !

Après la prière et le goûter, fin à 16h30 en l’église Notre Dame.

Les enfants sont sous la responsabilité de leurs parents.
Evènement organisé par la paroisse Notre Dame et l’Association Familiale Catholique de Versailles.

Contact : versailles@afc78.org

Source

Dans le Monde

Honduras – La Conférence épiscopale attire l’attention sur les enfants contraints à émigrer

La Conférence épiscopale du Honduras a demandé aux hommes politiques de s’approcher de la réalité du peuple hondurien et d’offrir des propositions visant à freiner l’inégalité, l’exclusion et la corruption dans le pays. Cette requête constitue l’un des points mis en évidence au sein de la déclaration signée hier après la réunion ordinaire de la Conférence épiscopale tenue à Tegucigalpa.
Les futurs candidats aux charges électives « devraient s’approcher de la réalité de notre peuple afin d’analyser, de proposer et d’offrir des alternatives visant à surmonter l’inégalité et l’exclusion et à nous libérer de la corruption ».
Les évêques rappellent que 2017 sera une année politique dans la mesure où le 12 mars auront lieu les élections primaires et en novembre les élections générales. « Bonne année politique à vous tous (…) L’année sera bonne si les citoyens prennent leur responsabilité en ce qui concerne le bien commun, s’informent sur les propositions et les projets, de manière à contrôler ce qui est promis et à ne pas se laisser transporter par des offres ou des paroles trompeuses qui peuvent sembler magiques » écrivent-ils.
Dans la conclusion du communiqué, les évêques du Honduras expriment leur préoccupation pour « la douleur » que connaissent de nombreux honduriens, en particulier les enfants, « contraints à émigrer, exposés à l’exploitation et à la violence au cours de leur parcours, mal rétribués lorsqu’ils arrivent à destination et criminalisés par l’arrogance de ceux qui profitent de leur sueur ». C’est pourquoi ils sont engagés dans le renforcement de la Pastorale de la Mobilité humaine, afin quwe parviennent aux enfants et aux adolescents qui émigrent, « vulnérables et sans voix », « l’amour et la proximité de toute la communauté ».
Selon les données officielles, 10.468 mineurs honduriens non accompagnés sont parvenus à passer la frontière séparant le Mexique des Etats-Unis en 2016. Ce chiffre représente une augmentation de 93,5 % par rapport à 2015, année qui avait vu l’arrivée de 5.409 mineurs non accompagnés honduriens aux Etats-Unis.

Source : Agence Fides

Agenda / Annonce

Elbeuf – Patronage pour les enfants pendant les vacances de Noël

Inscrivez vos enfants et vos ados au Patronage Notre Dame

Pour vivre des vacances autrement, l’Association paroissiale Le Trentain, organise un Centre de Loisirs, le Patronage Notre Dame, du 19 au 23 décembre. Chaque jour de la semaine, il accueillera vos enfants de 9h00 (ouverture à partir de 8h00) à 17h00 (messe de 17h30 à 18h00) dans les salles de Caudebec. Dans un climat fraternel, avec des animateurs bénévoles, ils pourront vivre grands jeux, sortie patinoire, atelier cuisine, théâtre, concours, jeux de société… Un temps de louange et de préparation à fêter la naissance du Sauveur ouvrira la journée.

Le Patronage est déclaré comme « Accueil Collectif de Mineurs » (comme les centres de loisirs de vos communes). Il est ouvert à tous, à partir de 7 ans, chrétiens ou non.

Participation aux frais : 2 euros par jour pour les activités et le goûter. Chacun apportant son repas pour le midi.

Inscription en ligne ici !

Source : site de la paroisse

Agenda / Annonce

« Les bienfaits de la confession dans les familles et pour l’Eglise » : conférence à Mondaye

L’abbaye Saint Martin de Mondaye vous invite à une conférence d’Ingrid d’Ussel : 

« Les bienfaits de la confession dans les familles et pour l’Eglise »

le dimanche 18 décembre

 

Conférence organisée à l’invitation des Prémontrés et des AFC

9h30 Topo
11h00 Messe

Garderie prévue sur place

Renseignements auprès de Frère Matthieu : f.matthieu@mondaye.com

Ingrid d’Ussel est l’auteur de « S’il te plaît maman, emmène-moi me confesser » et l’initiatrice des cercles Les petits ostensoirs.

Agenda / Annonce #NLQ

Paris – Concert caritatif pour les enfants d’Alep le 13 décembre

Dévastée par les combats, Alep est aujourd’hui une ville détruite et affamée… Les distributions alimentaires, l’approvisionnement en eau et en électricité restent insuffisants. Ces pénuries, associées aux terribles souffrances de la guerre, rendent les conditions de vie de la population assiégée très difficiles.

Face à ce terrible constat, l’Ordre de Malte France soutient le travail exceptionnel de la communauté « Les Maristes Bleus » qui œuvrent chaque jour auprès des populations victimes de cette catastrophe et agissent auprès des familles et des enfants déplacés.

Grâce à la mise en place du programme « Goutte de lait », environ chaque mois 3 000 enfants et nourrissons bénéficient d’une distribution de lait. Cetaliment, essentiel pour la croissance et la santé de tous les enfants du monde, l’est encore davantage pour les enfants d’Alep ! C’est pourquoi, nous ne pouvons relâcher nos efforts tant les besoins sont considérables !

La Délégation de Paris de l’Ordre de Malte France et l’Œuvre d’Orient organisent un concert caritatif au profit de « La Goutte de Lait » pour les enfants d’Alep le mardi 13 décembre à l’Eglise Saint Roch.

Programme :

— 19h30 — Accueil des invités

— 20h — Début du concert (entrée libre)


Messe de Minuit de Charpentier
Magnificat de Charpentier
Pièces des Chapelles de Gounod


Choeur : ARSIS de Garches
Solistes : Camille Poul, soprano
Anne-Marie Baudette, soprano
Clément Debreuil, haute-contre
Laurent Deleuil, bariton

DATE : Mardi 13 décembre, 20h

LIEU : Église Saint-Roch (75001)

CONTACT : L’Œuvre d’Orient — 01 45 48 95 00 — www.oeuvre-orient.fr

Brèves #NLH

Des enfants chrétiens harcelés par des enfants musulmans dans des camps allemands

Les jeunes migrants chrétiens connaissent la persécution dès leurs plus jeunes années, sous forme d’intimidation par leurs homologues musulmans, révèle un prêtre catholique qui œuvre dans les camps de réfugiés en Allemagne. Andreas Knapp, 58 ans, raconte de quelle manière les enfants subissent ce harcèlement. Les enfants musulmans disent détester les chrétiens venus du Moyen-Orient.

Il y avait beaucoup d’enfants musulmans, et j’étais le seul chrétien. Quand je leur proposais de jouer au foot, ils disaient, « Non, tu es un chrétien ». Puis ils m’insultaient parce que je mange du porc.

Un des garçons chrétiens victime d’intimidation a dû changer d’école. Un autre a été complètement rejeté par ses pairs dans le camp de Saxe. Les enfants musulmans méprisent les jeunes chrétiens car ils les perçoivent comme des collaborateurs des gouvernements occidentaux qu’ils rejettent.

Source

NLQ #Orient

Les franciscains de Terre Sainte réclament la prière des enfants pour la Paix

            Le Ministre général des Franciscains et le Custode de Terre Sainte lancent un appel au réseau franciscain mondial pour organiser un mouvement de prière avec les enfants pour la paix en Syrie.


Alep, le 27 novembre 2016

Premier dimanche de l’Avent

À tous les frères de l’Ordre des Frères Mineurs

Aux sœurs Clarisses

Aux sœurs et frères de l’Ordre Franciscain Séculier

À toutes les femmes et les hommes de bonne volonté

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. » Mt 18,10



Chers frères et sœurs,

Que le Seigneur vous donne la paix !

Depuis longtemps, nous les Frères Mineurs, nous sommes préoccupés par la situation que vivent nos confères avec les chrétiens et toute la population de Syrie. Il n’y a pas longtemps nous avons lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle intensifie les efforts pour faire cesser la guerre et les souffrances de la population civile et afin que le monde s’engage avec résolution sur le chemin de la paix.

Nous voici au début de l’Avent, temps durant lequel le Seigneur Jésus nous invite avec insistance à veiller et à prier. Aussi, désirons-nous proposer à toutes nos communautés une initiative intitulée : « Enfants en prière pour la paix ». Elle est née d’une intuition de l’Aide à l’Église en détresse et nous voulons y adhérer comme Ordre des Frères Mineurs en la relançant au niveau international avec une périodicité mensuelle. C’est une initiative qui s ‘inscrit dans la conscience que le Roi de l’univers, le Roi de la paix, est la vraie Source de toute paix. Notre Paroisse de Saint-François à Alep – fortement éprouvée par la tragédie de la guerre et qui pourtant reste ancrée avec ténacité dans l’espérance de la paix, a déjà adhéré à cette initiative. Depuis Alep, nous lançons maintenant notre invitation au monde entier.

À partir de l’Avent 2016, nous désirons adhérer à cette initiative en tant qu’Ordre des Frères Mineurs et la proposons à toutes nos communautés, aux paroisses et aux écoles confiées à notre charge pastorale ainsi qu’à toute les réalités de vie qui nous sont proches, en invitant à la diffuser également auprès des autres réalités ecclésiales et religieuses présentes sur le territoire où en tant que Frères Mineurs nous nous trouvons et où nous œuvrons. Nous sommes convaincus que le Seigneur écoutera le cri de ses « petits » et que la prière des « petits » du monde inspirera une réflexion et une conversion pour les « grands ».

Nous demandons à chaque communauté de consacrer, le premier dimanche de chaque mois, la Messe des enfants ou la Messe la plus fréquentée par les enfants, à la prière pour la paix, selon les possibilités locales. On pourra faire la même chose lors d’une célébration dans une chapelle impliquant les écoles et en essayant de donner dans ce cas une ampleur œcuménique ou interreligieuse à l’initiative.
 S’il s’agit d’une communauté qui ne célèbre pas de Messe des enfants ou qui n’a pas de pastorale scolaire, on pourra faire un geste durant les Laudes ou les Vêpres communautaires, ou bien créer une occasion pour faire vivre cette initiative.

Voilà quelques propositions pratiques pour unifier la forme de célébration d’un pareil temps de prière, en prenant l’exemple de ce qui se fait à Alep : après la salutation initiale et l’introduction à la célébration de la part du prêtre, des enfants porteront en procession un cierge allumé qui sera déposé à côté de l’Autel, dans un lieu visible, alors que tous chantent ou récitent la « Prière simple » pour la paix.

Par ailleurs, certaines intentions de la Prière des fidèles seront consacrées à la paix, soit dans les cœurs soit dans les familles, soit à Alep soit dans le monde entier. Que les chants aussi soient inspirés du thème de la paix. 
Si la prière est faite en dehors de la célébration eucharistique, on pourra toujours adapter la célébration, en gardant le signe d’allumer le cierge, avec la prière simple et les chants pour la paix (en expliquant toujours aux enfants que cette prière est faite en communion avec tous les enfants du monde pour la paix en Syrie, et de façon spéciale, pour Alep et pour la paix dans le monde entier).

Prière simple pour la paix


« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l’amour.

Là où est l’offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l’union.

Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant

à être consolé qu’à consoler,

à être compris qu’à comprendre,

à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,

c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,

c’est en pardonnant qu’on est pardonné,

c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. Amen »

Nous demandons à tous ceux qui adhérent à cette notre proposition de le signaler dans la page Facebook : Children-in-prayer-for-peace.

Que le Seigneur bénisse tout effort pour la paix et qu’Il écoute le cri et la prière de ses enfants. 
Fraternellement,

Fr. Michael A. Perry, OFM,
Ministre général

Fr. Francesco Patton OFM,
Custode de Terre Sainte

NLQ #Points non négociables PNN

Don de sperme, qu’en est-il du bonheur d’être enfant de parents anonymes ?

« Vous pouvez donner le bonheur d’être parents » indique cette image, sortie d’une des nombreuses campagnes de don de sperme et d’ovocytes. Mais qu’en est-il du bonheur d’être enfant ?

La loi est aujourd’hui favorable à l’anonymat des donneurs de sperme. Mais malgré la législation, les enfants issus de don cherchent de plus en plus à découvrir leurs origines, et procèdent à des tests génétiques. Jean-René Binet, professeur de droit et spécialiste des questions bioéthiques, revient sur le sujet et explique les enjeux de cette question qui fait débat.

La règle de l’anonymat en matière d’insémination avec tiers donneur résulte des articles 16-8 du Code civil et L. 1211-5 du Code de la santé publique. Elle a été posée par la loi du 29 juillet 1994 après avoir été imaginée par la pratique médicale. Dans son avis n° 105, le Comité consultatif national d’éthique expose très exactement les données du problème : « Le législateur français de 1994 a fait valoir une philosophie de la paternité qui ramène le donneur de gamètes au même rang qu’un donneur de sang. »

Au-delà de la loi, Jean-René Binet souligne la souffrance des enfants issus de don de sperme : « Avec le recul dont on dispose aujourd’hui, il apparaît que certains enfants nés à la suite d’un don de gamètes anonyme éprouvent un profond mal-être » (cf. Les enfants nés par PMA confrontés à l’anonymat des donneurs témoignent). Le Conseil d’État a pourtant refusé toute levée d’anonymat dans un arrêt du 12 novembre 2015 (cf. Le Conseil d’Etat rejette la demande de levée de l’anonymat des dons de sperme).

Pour le spécialiste, « cette levée d’anonymat va finir par s’imposer, pour deux raisons : la première réside dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Elle affirme en effet que « le droit de connaître son ascendance se trouve dans le champ d’application de la notion de « vie privée », qui englobe des aspects importants de l’identité personnelle « dont l’identité des géniteurs fait partie[1] » ». Il ajoute : « La seconde raison d’une remise en cause résulte du développement des tests génétiques et de certaines pratiques liées à l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux »(cf. Enquête sur le don de sperme sauvage en France).

Aux États-Unis par exemple, plusieurs organismes tels que 23andme permettront, à plus ou moins brève échéance, des recoupements entre enfants nés du don à la recherche de leurs origines et donneurs de sperme désireux de connaître leur progéniture, grâce au regroupement volontaire de données génétiques de milliers de personnes (cf. Don de sperme : Une avocate réclame l’accès à ses origines). Par conséquent, il semble « très compliqué de maintenir par la loi un anonymat que le développement de ces techniques pourra faire disparaître », assure Jean-René Binet.

Le juriste précise que les enfants nés du don sont les seuls à ne pas pouvoir accéder à la « vérité biologique » : « Cette interdiction est d’autant plus paradoxale que le droit à la vérité biologique a été érigé en un véritable principe, conduisant la Cour de cassation à affirmer que « l’expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf s’il existe un motif légitime de ne pas y procéder »[2] » (cf. Au Québec, une enquête sur le devenir des enfants « nés de sperme inconnu »).

[1] CEDH, 16 juin 2011, n° 19535/08, Pascaud c/ France.

[2] Cass. 1re civ., 28 mars 2000, n° 98-12.906.

Source Généthique.org