Doctrine / Formation #Philosophie

L’avenir de l’Europe et la conscience par Benoit XVI

Si la conscience, selon la pensée moderne prédominante, est réduite au domaine du subjectif, où sont reléguées la religion et la morale, la crise de l’Occident n’a pas de remède et l’Europe est destinée à la régression. Si au contraire la conscience est redécouverte comme lieu de l’écoute de la vérité et du bien, lieu de la responsabilité devant Dieu et devant les frères en humanité – qui est la force contre toute dictature – alors il y a de l’espérance pour l’avenir.

Au moment où le drame de Nice est l’occasion de s’interroger sur le bien et le mal dans la société européenne, ce discours de Benoît XVI, prononcé à Zagreb, le 4 juin 2011 résonne comme un avertissement dramatique mais aussi comme le fondement de l’Espérance.

Comment au moment même où notre société est agressée par le terrorisme le plus cruel et le plus absurde comprendre le refus de parler de la liberté de conscience … des pharmaciens alors qu’on en appelle à la conscience de tous les français ? Vraiment une politique incompréhensible et incohérente… !

Je voudrais introduire ici le thème central de ma brève réflexion : celui de la conscience. Il est transversal par rapport aux différents domaines qui y sont engagés et il est fondamental pour une société libre et juste, aussi bien au niveau national que supranational. Je pense naturellement à l’Europe, dont la Croatie fait partie depuis toujours au point de vue historique et culturel, tandis qu’elle est sur le point d’y entrer au plan politique et institutionnel. Eh bien, les grandes conquêtes de l’époque moderne, c’est-à-dire la reconnaissance et la garantie de la liberté de conscience, des droits humains, de la liberté de la science et donc d’une société libre, sont à confirmer et à développer en maintenant cependant la rationalité et la liberté ouvertes à leur fondement transcendant, pour éviter que ces conquêtes s’auto-annulent, comme nous devons malheureusement le constater en de nombreux cas.

La qualité de la vie sociale et civile, la qualité de la démocratie dépendent en bonne partie de ce point « critique » qu’est la conscience, de la façon dont on l’entend et de tout ce qui est investi pour sa formation.
Si la conscience, selon la pensée moderne prédominante, est réduite au domaine du subjectif, où sont reléguées la religion et la morale, la crise de l’Occident n’a pas de remède et l’Europe est destinée à la régression. Si au contrairela conscience est redécouverte comme lieu de l’écoute de la vérité et du bien, lieu de la responsabilité devant Dieu et devant les frères en humanité – qui est la force contre toute dictature – alors il y a de l’espérance pour l’avenir.

Je suis reconnaissant au Professeur Zurak d’avoir rappelé les racines chrétiennes de nombreuses institutions culturelles et scientifiques de ce pays, comme du reste c’est le cas pour tout le continent européen.
Rappeler ces origines est nécessaire, même pour la vérité historique, et il est important de savoir lire en profondeur ces racines, pour qu’elles puissent aussi animer l’aujourd’hui.
C’est-à-dire qu’il est décisif de saisir le dynamisme qu’il y a – par exemple – dans l’événement de la naissance d’une université, ou d’un mouvement artistique, ou d’un hôpital. Il faut comprendre le pourquoi et le comment cela est arrivé, pour valoriser dans l’aujourd’hui ce dynamisme, qui est une réalité spirituelle qui devient culturelle et donc sociale. À la base de tout, il y a des hommes et des femmes, il y a des personnes, des consciences, mues par la force de la vérité et du bien.
Quelques-uns ont été cités, parmi les fils illustres de cette terre. Je voudrais m’arrêter sur le Père Ruđer Josip Bošković, Jésuite, qui naquit à Dubrovnik il y a trois cents ans, le 18 mai 1711. Il personnifie très bien l’heureuse union entre la foi et la science, qui se stimulent mutuellement pour une recherche à la fois ouverte, diversifiée et capable de synthèse. Son œuvre majeure, la Theoria philosophiae naturalis, publiée à Vienne et ensuite à Venise au milieu du dix-huitième siècle, porte un sous-titre très significatif : redacta ad unicam legem virium in natura existentium, c’est-à-dire « selon l’unique loi des forces qui existent dans la nature ». Chez Bošković il y a l’analyse, il y a l’étude des multiples branches du savoir, mais il y a aussi la passion pour l’unité. Et cela est typique de la culture catholique. Pour cette raison la fondation d’une Université catholique en Croatie est un signe d’espérance. Je souhaite qu’elle contribue à faire l’unité entre les divers domaines de la culture contemporaine, les valeurs et l’identité de votre peuple, donnant une continuité au fécond apport ecclésial à l’histoire de la noble Nation croate. Revenant au Père Bošković, les experts disent que sa théorie de la « continuité », valable aussi bien dans les sciences naturelles que dans la géométrie, s’accorde excellemment avec certaines des grandes découvertes de la physique contemporaine.
Que dire ? Rendons hommage à l’illustre Croate, mais aussi à l’authentique Jésuite ; rendons hommage au passionné de la vérité qui sait bien combien elle le dépasse, mais qui sait aussi, à la lumière de la vérité, engager à fond les ressources de la raison que Dieu lui-même lui a données.

Au-delà de l’hommage, cependant, il faut mettre à profit la méthode, l’ouverture d’esprit de ces grands hommes. Revenons donc à la conscience comme clé de voute pour l’élaboration culturelle et pour la construction du bien commun.
C’est dans la formation des consciences que l’Église offre à la société sa contribution la plus personnelle et la plus précieuse. Une contribution qui commence dans la famille et qui trouve un important renforcement dans la paroisse, où les enfants et les adolescents, et ensuite les jeunes apprennent à approfondir les Saintes Écritures, qui sont le « grand code » de la culture européenne ; et en même temps ils apprennent le sens de la communauté fondée sur le don, non sur l’intérêt économique ou sur l’idéologie, mais sur l’amour, qui est « la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l’humanité tout entière » (Caritas in veritate, n. 1).
Cette logique de la gratuité, apprise dans l’enfance et dans l’adolescence, se vit ensuite dans tous les domaines, dans le jeu et dans le sport, dans les relations interpersonnelles, dans l’art, dans le service volontaire des pauvres et de ceux qui souffrent. Une fois assimilée, elle peut se décliner dans les domaines plus complexes de la politique et de l’économie, participant à la construction d’une cité (polis) qui soit accueillante et hospitalière, et en même temps qui ne soit pas vide, ni faussement neutre, mais riche de contenus humains, à la forte consistance éthique. C’est ici que les fidèles laïcs (christifideles laici) sont appelés à user généreusement de leur formation, guidés par les principes de la Doctrine sociale de l’Église, pour une authentique laïcité, pour la justice sociale, pour la défense de la vie et de la famille, pour la liberté religieuse et la liberté d’éducation.

 Source Ichtus

NLQ #Points non négociables PNN

Avortement – Trump versus UE – One of us s’oppose au fonds « she decides »

Alors que le nouveau président américain a rétabli la « politique de Mexico » stipulant qu’aucun financement fédéral ne devrait aider des organisations internationales ou étrangères qui pratiquent ou promeuvent l’avortement (cf. Donald Trump supprime le financement des ONG soutenant l’avortement), la ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, Liliane Ploumen, a lancé une initiative pour le contrerPour contrer Trump, le Parlement Européen vote une résolution pour financer l’avortement dans le monde sous le nom de « She decides ». Elle a annoncé la semaine dernière que ce fonds financerait des projets visant à « accroitre l’accès à la contraception et à l’avortement ainsi qu’à l’éducation des femmes dans les pays en développement ». Ce fonds est ouvert aux gouvernements, entreprises ou institutions sociales membres de l’UE ou non, dont certains ont déjà annoncé leur contribution (cf. « She decides » : une conférence pour lancer un fond européen de promotion à l’avortement).

Cette initiative « est très nettement opposée à l’initiative citoyenne européenne la plus réussie » a réagi la Fédération One of Us : « Nous sommes fermement opposés au financement de l’avortement par le budget commun de l’UE. Cette question ne relève pas de la compétence de l’Union européenne et doit rester strictement de la compétence des gouvernements nationaux » (cf. « Un de nous » : Des experts du droit, de la santé et de la politique s’engagent pour défendre l’embryon humain).

Carlo Casini, président honoraire de la Fédération One of Us a rappelé que « la Cour européenne des droits de l’homme n’a jamais reconnu le droit à l’avortement ; elle a imposé à l’Europe la neutralité à ce sujet(…) Offrir de l’argent aux organisations qui font de la propagande et mettent en œuvre l’avortement dans le monde, signifie sortir de cette neutralité, encourage l’avortement et viole le principe de la dignité humaine (Article. 2 du traité de l’Union européenne) ».

Thierry de la Villejegu, vice-président de cette même Fédération a fait état du « premier devoir de l’UE envers les femmes enceintes » qui est de « leur permettre de donner naissance à leur enfant dans des conditions de dignité ». Il exhorte « les pays européens à développer rapidement des soins médicaux de haute qualité pour chaque femme enceinte. Le financement par l’UE de programmes de promotion et d’avortement dans les pays en développement est un acte de violence pure, une violation de la conscience des femmes et une violation de la souveraineté nationale. Ces programmes doivent être condamnés ». Les données de l’OMS sur l’année 2012 montrent que 91 % des décès maternels peuvent être évités. « Les femmes souffrent en raison de l’absence scandaleuse de soins efficaces pendant la grossesse et l’accouchement, dont 333 000 meurent chaque année (99 % dans les pays en développement) ».

 

 Source Généthique

NLQ #Points non négociables PNN

Rapport Delvaux – L’Europe franchit un pas transhumaniste de plus en votant la personnalité juridique des robots

Le Parlement Européen a adopté hier le rapport Delvaux, par 313 voix contre 285 et 20 abstentions[1]. Les eurodéputés ont donc voté « pour la création d’un statut de ‘personnalité juridique’ pour les robots et l’augmentation de l’Homme ». Seule la mention du Revenu universel de base « comme solution proposée pour pallier la perte d’emploi liée à la robotique » a été rejetée ; une « maigre consolation » estime Europe for Family.

Adopter un cadre juridique européen à la robotique est nécessaire, jugent les défenseurs comme les détracteurs de ce texte. Mais la définition de ce cadre donné par le Rapport Delvaux « fait entrer le Parlement dans la fiction transhumaniste des machines pouvant égaler l’Homme, voire le surpasser », dénonce Europe for Family. Il s’agit d’un « bouleversement de civilisation, celui de l’Homme augmenté, de la puissance des industries robotiques et des GAFA[2] pour le développement des technologies nano-, bio-, informatiques et cognitives (NBIC) ». Donner une personnalité juridique aux robots autonomes « signifie donner à la catégorie de robots capables de décision autonomes des droits et des obligations ». Ainsi toute personne, fabricant, utilisateur, concepteur ou propriétaire du robot, est exonéré de sa responsabilité. C’est « l’instauration de la confusion entre humain et machine, entre le vivant et l’inerte, entre l’humain et l’inhumain ».

Le rejet du Revenu universel de base est toutefois salué, car « la dignité de l’homme passe notamment par le travail : nul ne peut lui retirer ce droit ».

Note Gènéthique :

[1] Parmi les députés français, les groupes politiques Verts (EELV), Libéraux Démocrates (UDI, Modem), et Nations et Libertés(FN) ont voté contre. Les Socialistes (SetD) et quasiment tous les Chrétiens Démocrates (PPE) ont voté pour.

[2] Google, Apple, Facebook, Amazon.

 

Source Généthique.org

En France #NLH #NLQ

Mum, dad and kids : moins de 50 jours ! Explication de cette collecte de signatures en BD

Il nous reste jusqu’au 4 avril 2017 minuit pour récolter les 45.000 signatures manquantes pour la France.

Pour signer, c’est par ici !

Et si vous peinez à en expliquer l’intérêt, le besoin, la nécessité, l’équipe de Mum, Dad and kids vous a mis cela en image : BD et vidéo à diffuser sans modération pour pouvoir faire entendre votre voix !

En France #NLH #NLQ

Mum, dad and kids : la collecte de signature continue ! Explications en BD

Il nous reste jusqu’au 4 avril 2017 minuit pour récolter les 45.000 signatures manquantes pour la France.

Pour signer, c’est par ici !

Et si vous peinez à en expliquer l’intérêt, le besoin, la nécessité, l’équipe de Mum, Dad and kids vous a mis cela en image : BD et vidéo à diffuser sans modération pour pouvoir faire entendre votre voix !

En Europe #NLQ

Le Père Janin nommé président de la Conférence des Provinciaux jésuites européens

Le Père Arturo Sosa, Préposé général des jésuites, a nommé le Père Franck Janin président de la Conférence des Provinciaux jésuites européens (CEP). Le Père Janin actuellement est provincial de Belgique méridionale et du Luxembourg et ce, depuis 2011. Il entrera dans sa nouvelle fonction le 28 août 2017, quelques semaines après la fin de son mandat actuel.

 Source

NLH #NLQ #Rome

Le secrétaire d’Etat du Vatican à Davos – Aider concrètement et non en grands principes

Le Forum économique mondial de Davos n’accueille pas que des politiques et des grands patrons. Il recevait ce jeudi 19 janvier 2017 le Secrétaire d’État du Saint-Siège. Lors d’un débat, le cardinal Pietro Parolin a rappelé les trois objectifs de la diplomatie du Saint-Siège : combattre la pauvreté, construire des ponts et parvenir à la paix dans des situations concrètes.

Soulignant que les moyens du Saint-Siège n’étaient pas immenses, tant en personnel qu’en ressources, le cardinal a insisté sur le fait que son action ne consistait pas à énoncer des grands principes, mais à aider concrètement les personnes en difficulté. « Nous avons des gens sur le terrain, sur les points chauds ; nous avons des missionnaires, des sœurs et laïcs » a-t-il expliqué. Non seulement ils constituent une source d’informations précieuses, mais ils apportent des suggestions pour résoudre des « situations difficiles ».

Le Vatican, selon le cardinal Parolin, cherche à « protéger, à défendre, à promouvoir la liberté religieuse », « le premier droit de l’Homme ». « Si nous n’avons pas cela à l’esprit, que nous sommes des frères et des sœurs, que nous sommes responsables pour les autres, alors je pense que d’autres objectifs prévaudront et qu’ils abîmeront et détruiront in fine les personnes et la communauté », a-t-il affirmé.

L’Europe et les jeunes

Le Secrétaire d’État est revenu sur la crise que traverse actuellement le continent européen. « L’unité européenne a apporté de grands fruits au continent, on ne devrait pas l’oublier ». « Peut-être que l’un de nos problèmes d’aujourd’hui est que la jeune génération ne reconnaît pas ce fruit », à savoir la paix qui prévaut largement sur le continent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Il faut donc redonner dans ce contexte une « âme à l’Europe ». C’est pourquoi, selon le cardinal Parolin, les religions ne peuvent pas être confinées dans la sphère privée. Elles ont aussi quelque chose à dire publiquement.
Sur la question des réfugiés, le cardinal Parolin a reconnu qu’il y avait un « conflit » entre les pays européens sur la manière d’affronter ce problème. Selon lui, il y a deux choses qui peuvent être dites. Tout d’abord, « ce n’est pas un phénomène nouveau. […]Peut-être que ce qui est nouveau, c’est la proportion de ce phénomène spécialement en Europe. Nous vivons avec la peur et un sentiment de malaise. Il n’y a rien de nouveau. Nous devons apprendre les leçons de l’Histoire  ».

Ensuite, Il a abordé la question du terrorisme inspiré par la religion. « C’est une claire manipulation de la religion parce que, comme l’a dit à plusieurs reprises le Saint-Père, la foi en Dieu ne peut pas conduire à des actes aussi horribles contre l’humanité » a-t-il répété. Ensuite, le défi est de transformer les différences de causes de conflit en source d’enrichissement mutuel. « Nous avons vu que sur la question des migrants, l’Europe a été incapable d’élaborer une politique commune. Une grande partie des problèmes vient de là. On a laissé tout seul un certain pays face à ce problème », faisant référence à l’Italie.

En tout, le Secrétaire d’État du Saint-Siège a parlé pendant une demi-heure au cours de cette session de questions réponses dans le temple du capitalisme international. (MD-XS)

 

 Source Radio Vatican

Dans le Monde #NLQ

L’Europe a besoin de la foi en Christ estiment les représentants du Vème Forum Européen Catholique-Orthodoxe

Cathobel nous rapporte que le Vème Forum Catholique-Orthodoxe Européen s’est tenu à Paris du 9 au 12 janvier 2017. Ce forum a été organisé sur l’invitation de l’Archevêque de Paris, le Cardinal André Vingt-Trois. Les travaux ont ensuite été guidés par les deux co-Présidents du Forum, le Métropolite Gennadios de Sassime du Patriarcat Œcuménique, et, au nom de la Présidence du CCEE, par le Cardinal Péter Erdő, Archevêque d’Esztergom-Budapest. Le thème de cette rencontre : L’Europe dans la crainte de la menace du terrorisme fondamentaliste et la valeur de la personne et la liberté religieuse.

« Nos Églises catholique et orthodoxe proclament la centralité de la personne humaine et de sa dignité créée à l’image de Dieu. Elles affirment la dignité de la nature humaine créée libre. La liberté humaine s’exerce au plus haut point dans l’acte de foi religieuse. L’acte de foi doit toujours rester libre. Les constitutions de nos États garantissent les droits fondamentaux de la personne humaine. Néanmoins dans nos sociétés des forces sont toujours à l’œuvre pour marginaliser, voire effacer de l’espace public les religions et leur message. Nous pensons que l’Europe a plus que jamais besoin du souffle de la foi en Christ et de l’espérance qu’elle procure. Le christianisme est un marqueur d’identité qui ne nie pas aux autres leurs droits humains, mais qui cherche à coopérer avec tous pour la réalisation du bien commun ».

 

Le message, en quatorze points, développe certaines questions traités durant la rencontre : la dignité humaine et la liberté religieuse ; l’intolérance religieuse, la discrimination et la persécution ; le fondamentalisme et le terrorisme aujourd’hui ; la cohésion sociale et le phénomène de la peur dans l’État de droit en regardant à la mission des dirigeants et à la contribution de l’Église ; l’engagement des Églises dans la gestion des conflits et dans la promotion du bien commun et de la solidarité ; et enfin la proclamation de Jésus-Christ comme réponse à la menace tant du fondamentalisme que du terrorisme.

« L’Europe séculière – écrivent les participants – plonge ses racines dans nos traditions chrétiennes qui lui ont fourni sa vision universaliste, sa conception de la dignité de la personne et les principes de sa morale. Se couper de ses racines, c’est aller à la dérive. Le vide intérieur expose surtout les plus jeunes, aux pires sollicitations. Nous répétons avec force que la foi chrétienne rejoint l’homme dans toutes les dimensions de son être personnel et social. Elle s’exprime dans le double commandement de l’amour de Dieu et du prochain, qui est la clé de l’acceptation mutuelle. L’amour du prochain est sans condition ni calcul (Cf. Mathieu 22,39). Le dialogue de vérité entre personnes de religion ou de convictions différentes est la seule issue aux situations de peur et d’exclusion mutuelle. Le dialogue nous apprend à devenir plus humbles. Dans la confrontation avec les autres nous découvrons toujours des richesses insoupçonnées de notre humanité commune. Nous sommes heureux de progresser ainsi vers une meilleure connaissance et un plus grand amour de Celui qui pour nous est l’achèvement de notre humanité, Jésus-Christ notre Seigneur, « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14,6). ».

Il faut bien reconnaître que lorsque les Orthodoxes s’en mêlent nous sommes toujours mis au cœur même de la vie théologale !

 

 

 

Dans le Monde #NLH #NLQ

Cardinal Erdö : la négation de Dieu ne permettra pas d’éviter les tensions

« La négation de Dieu ne permettra pas d’éviter les tensions, bien au contraire, la sécularisation affaiblit la vie sociale et est porteuse d’insécurité » a rappelé le cardinal Erdö lors du 5e Forum européen entre orthodoxes et catholiques, à Paris, ce lundi 9 janvier, dont le thème était « L’Europe dans la crainte de la menace du terrorisme fondamentaliste et la valeur de la personne et de la liberté religieuse ».

Pour l’archevêque de Budapest, « La peur du terrorisme fondamentaliste mine la dignité de l’être humain et met en péril une saine liberté religieuse sans laquelle il n’existe pas de paix sociale ».

Le prélat a également insisté sur le rôle particulier des chrétiens. « Les chrétiens sont plus que nécessaires en Europe, ils se doivent d’être présents dans la promotion de la justice, dans le respect du bien commun et de la dignité de la personne », insistant également sur la défense de la liberté religieuse.

Source

Dans le Monde #NLH #NLQ

Des chrétiens malmenés en Europe

Cette semaine, l’Observatoire de la christianophobie relate quelques événements fâcheux arrivés à des chrétiens en Europe. Si le martyre est explicite en Orient, les vexations sont plus discrètes mais réelles en Europe.

 

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