A la une #Europe non francophone #NLQ

En Europe aussi les chrétiens sont maltraités

 

Source Christanophobie Hebdo.

 

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Europe non francophone #NLQ

A Pâques, les chrétiens d’Europe invités à prier et prendre pour exemples les chrétiens perscutés

Plusieurs Églises chrétiennes d’Europe appellent à prier pour les chrétiens persécutés et à les prendre en exemple à l’occasion de la fête de Pâques. « La crucifixion est une réalité continue : la vie humaine est violée et la création est exploitée », estiment dans un message commun le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE, qui rassemble 33 conférences épiscopales catholiques notamment) et la Conférence des Églises européennes (KEK, une communion de 144 Églises orthodoxes, protestantes, anglicanes et vieilles-catholiques notamment).

« Nous prions tout particulièrement pour les chrétiens qui sont persécutés et empêchés de célébrer la résurrection dans la liberté et la paix. Ils sont le corps souffrant du Christ », assure le message. Il pose en exemple les chrétiens « morts pour avoir professé leur foi » mais également « ceux qui continuent de témoigner et de travailler pour le respect mutuel et le dialogue dans des situations dangereuses ». Selon les Églises européennes, ces chrétiens appellent ceux d’Europe « à faire preuve de courage dans leur foi et à témoigner avec joie et conviction de l’amour infini de Dieu » et « à soutenir les personnes les plus nécessiteuses, sans égard pour la nationalité ou la religion ».

Tout en reconnaissant les divisions entre chrétiens qui « blessent le corps du Christ », le communiqué rappelle que les Églises orientales et occidentales fetent aujourd’hui « la Croix et la résurrection au même moment ». Le CCEE et la KEK renouvellent ainsi leur engagement sur le chemin de l’unité et invite les communautés chrétiennes « à être un signe de joie dans la foi, d’amour désintéressé et une présence d’espérance pour un monde appelé à se réconcilier avec lui-même et avec Dieu ».

 

Source Radio Vatican

Tribunes et entretiens

Persécution des chrétiens d’Orient – C’est une part de la civilisation européenne qui est agressée

Dans une tribune de FigaroVox, Matthieu Bock-Coté exprime rappelle que les chrétiens d’Orient sont les gardiens des racines spirituelles de l’Occident, qui ne peut continuer à se montrer indifférent à leur éradication.

Extraits

Le monde occidental s’est habitué depuis longtemps à la persécution des chrétiens d’Orient, comme si leur mauvais sort était inévitable et qu’il fallût s’y résoudre. Le christianisme serait destiné à mourir ou à n’avoir plus qu’une existence résiduelle dans ce qui fut pourtant son berceau. Alors qu’ils sont enracinés depuis deux millénaires dans la région, les chrétiens sont présentés par les islamistes comme des envahisseurs ou comme des agents de l’étranger, souillant une terre qui devrait être vouée exclusivement à l’islam. Dans nos sociétés, ceux qui se soucient de leur sort sont même soupçonnés d’accointances avec l’extrême droite (…)

C’est ainsi qu’on transforme la révolte devant un massacre à grande échelle en lubie réactionnaire.

Mais la frappe sauvage contre deux églises coptes en Égypte ce dimanche rappelle à ceux qui s’en fichent que la guerre d’éradication menée contre les chrétiens d’Orient est bien réelle et n’a rien de fantasmatique( …)

Aujourd’hui, les chrétiens d’Orient se sentent abandonnés, surtout lorsqu’ils refusent de quitter une région du monde dans laquelle ils sont enracinés.

Il faut avoir une vision complète de cette entreprise funeste. (…) Il s’agit, pour les islamistes, d’effacer les traces de ce qui est étranger à l’islam, comme si son règne ne pouvait souffrir le simple rappel que des hommes, autrefois et en ces mêmes lieux, ont vénéré d’autres dieux ou ont entretenu une autre foi. Comment ne pas voir là une forme de nihilisme effrayant, une jouissance exterminatrice, une ivresse destructrice ? L’islamisme le plus radical ne veut pas faire disparaître seulement les hommes mais jusqu’au souvenir des hommes.

La guerre contre la mémoire est l’expression décomplexée de la barbarie.

(…)

Mais dans le cas des chrétiens, il s’agit aussi de chasser un peuple, comme s’il ne suffisait plus de le soumettre. On sait qu’en moins d’un siècle les chrétiens d’Orient ont vu leur poids démographique diminuer comme jamais dans cette région. Un jour, ils n’auront plus qu’une présence résiduelle et seront condamnés à raser les murs. Malgré l’indifférence officielle des Occidentaux, le sort des chrétiens d’Orient touche les plis les plus intimes de ce qu’on pourrait appeler notre conscience de civilisation, et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, se mobilisent pour eux rappellent les exigences éthiques les plus élevées de l’engagement civique.

 

 Les chrétiens d’Orient sont les témoins des origines d’une religion, dont ils conservent la mémoire à travers une liturgie aussi diverse que splendide. Si on veut le dire autrement, ils sont conservateurs des origines vivantes d’une religion qui a ensuite fécondé l’Europe au point de transformer son être historique. Nul besoin d’être soi-même croyant pour le reconnaître.

C’est une part d’elle-même (la civilisation européenne) qui est agressée quand on s’en prend à eux. Elle devrait se sentir une forme de proximité existentielle avec eux, en sachant qu’une part de ses origines se trouve à l’extérieur d’elle-même.

L’élan spirituel qui un jour l’a fécondée et lui a donné son génie spécifique vient d’un monde à peu près englouti dont ils sont les derniers gardiens. Cela implique toutefois que l’Europe reconnaisse enfin sa marque chrétienne ou, plus exactement, qu’elle ne cherche plus à la gommer comme s’il s’agissait d’une tache existentielle l’empêchant de se projeter pleinement dans l’universel. Cela implique que l’Europe n’imagine plus qu’elle doive se construire en se déconstruisant.

La civilisation européenne devrait savoir que dans son rapport aux chrétiens d’Orient et dans sa réaction par rapport à leur persécution, elle joue aussi son âme.

MATHIEU BOCK-CÔTÉ

A la une #NLQ #Tribunes et entretiens

Tribune Mum Dad and Kids – Dans le dos des habitants des Etats membres, l’Union européenne promeut la mise en œuvre des concepts de l’idéologie de genre.

L’Europe cherche donc à élargir le cercle des pays qui reconnaissent le mariage de deux hommes ou de deux femmes. Elle intervient par exemple pour obtenir que les pays qui n’ont pas légalisé le mariage homosexuel reconnaissent quand même le mariage des couples de même sexe qui viennent s’installer chez eux, une manière insidieuse de faire avancer ce que l’Union européenne appelle « l’agenda LGBT ».

L’Europe intervient aussi de plus en plus fréquemment et fortement en faveur de ce qu’elle appelle « les droits reproductifs et génésiques », expression « pudique » recouvrant en particulier l’identité de genre, la PMA sans père (pour les couples de femmes et les lesbiennes) et la GPA (gestation pour autrui, ou pratique des mères porteuses).

 

 Retrouvez l’intégralité de la Tribune sur Figarovox

Et la pétition Mum Dad and Kids

NLQ #Points non négociables PNN

Avortement – L’Europe fait pression sur l’Irlande

Suite à sa visite irlandaise fin 2016, le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Nils Muižnieks, a publié un rapport le 29 mars dans lequel  il « demande instamment aux autorités irlandaises d’adopter une législation pour lever tous les obstacles à l’accès des femmes à l’avortement légal et sans risque ».

La loi irlandaise sur la « protection de la vie durant la grossesse » autorise depuis 2013 l’avortement si la vie de la mère est en danger. Dans d’autres circonstances, « l’avortement est passible d’une peine allant jusqu’à 14 ans de prison ». Le Huitième Amendement de la constitution irlandaise, inclus en 1983, « érige en principe le ‘droit à la vie de l’enfant à naître’, le plaçant ‘sur le même plan que le droit à la vie d’une femme enceinte’ ». Le Commissaire, estimant que « le droit à la vie ne s’applique pas à la vie prénatale », demande la suppression de ce Huitième Amendement, qui « joue un rôle essentiel dans le blocage de toute tentative de réforme globale du régime juridique régissant l’interruption de grossesse en Irlande ».

L’Irlande est « régulièrement sous pression internationale en raison de sa loi sur l’avortement » (cf. Des pressions sur l’Irlande pour légaliser l’avortement). La dernière prise de position émanait de l’ONU en juin 2016 (cf. Avortement : Pression de l’ONU sur l’Irlande). Actuellement, le Huitième Amendement « fait l’objet d’une discussion dans le cadre d’une Assemblée citoyenne ». Celle-ci devrait rendre ses conclusions « dans les prochaines semaines » (cf. Irlande : vers un référendum pour élargir l’accès à l’avortement fin 2017 ?).

 

 Source Généthique.org

Dans le Monde #NLQ

Les évêques européens se penchent sur l’accueil des jeunes

Le Symposium européen sur les jeunes, organisé par le Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), est organisée cette semaine à Barcelone, en collaboration avec la conférence épiscopale espagnole et l’archidiocèse de la ville catalane. « Il cheminait avec eux. Accompagner les jeunes à répondre librement à l’appel du Christ » est le thème de la rencontre, organisée en vue du Synode de 2018, qui leur sera consacré.

Ce Symposium de Barcelone réunit 275 délégués des 37 conférences épiscopales d’Europe. Le Pape leur a envoyé un message, signé par le cardinal Pietro Parolin, dans lequel il les encourage à « conduire une réflexion sur les défis de l’évangélisation, et sur l’accompagnement des jeunes afin que, à travers le dialogue et la rencontre, et comme membre de la famille du Christ, les jeunes soient des porteurs convaincus de la joie de l’Évangile dans tous les domaines. »

Ces 4 jours de travail incluent des débats et des échanges d’expériences sur les bonnes pratiques, avec cinq domaines pastoraux impliqués : l’école, l’université, la catéchèse, les jeunes, la vocation. Dans une lettre envoyée par le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe, sont rappelées les 60 années du parcours de l’Union européenne, depuis le Traité de Rome. Cheminer ensemble est possible, affirme le cardinal Bagnasco, et la meilleure chose à faire est de commencer par les jeunes, qui, affirme-t-il, « sont le futur de la vie », et « le futur de ce continent ancien mais pas éteint ».

S’engager sur le futur, pour l’Europe, signifie être ouverts aux jeunes, leur offrir une instruction et « de réelles possibilités d’insertion dans le monde du travail », écrit le cardinal. Il estime aussi qu’il faut les aider à avoir confiance dans l’identité du continent européen, dont la mission est de rappeler au monde l’inviolabilité de la vie humaine, la dignité et la liberté de chaque personne, ainsi que sa responsabilité.

Les évêques réunis à Barcelone doivent aussi travailler sur les causes de l’actuelle prise de distance de nombreux jeunes à l’égard de la religion chrétienne et de l’Église, avec leur manque d’espérance et de sens à donner à la vie. Le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a parlé au Symposium des jeunes qui ne savent pas où aller, qui regardent le futur avec une profonde incertitude. L’Église veut donc être à leurs côtés dans le discernement de ce que Dieu veut pour leur vie, à travers aussi des parcours nouveaux.

Les jeunes ont soif de bonheur, a quant à lui affirmé le cardinal Antonio Canizares Llovera, archevêque de Valence et vice-président de la conférence épiscopale espagnole, mais ils rencontrent de nombreuses difficultés dans le monde. Et il a conclu ainsi : « Seul Dieu conduit à la pleine réalisation de leurs attentes et les jeunes peuvent Le rencontrer dans l’Église ». L’Église doit les accueillir et avoir confiance en eux, pour qu’ils puissent sentir qu’ils sont « l’espérance du monde et l’espérance de l’Église ».

 

Source Radio Vatican

En France #NLH #NLQ

Mum, dad and kids : J-8 ! Pourquoi il faut absolument signer

L’objectif de l’initiative citoyenne européenne Mum, Dad & Kids est de proposer l’adoption par l’Europe d’une double définition du mariage et de la famille : « Le mariage est l’union durable d’un homme et d’une femme, et la famille est fondée sur le mariage et/ou la descendance. »

Cette définition est partagée par l’immense majorité des habitants des États-membres de l’Union européenne. Mais encore faut-il qu’ils le fassent savoir ! Car les dirigeants européens ont une conception très différente du sujet, et la possibilité d’user de leur situation pour promouvoir un autre « agenda », selon leurs termes.

Les fondateurs de l’Europe n’avaient pas défini ce qu’est la famille, l’Europe n’étant pas supposée intervenir dans ce domaine. Hélas, par de multiples canaux, l’Europe ne cesse de le faire sous la pression de courants ultra-minoritaires mais très influents, qui remettent en cause l’altérité sexuelle et tout ce qu’elle implique (mariage homme-femme, filiation père-mère-enfant).

Un million de signatures doivent être récoltées

Certes, en ce qui concerne le mariage de deux hommes ou deux femmes, il est trop tard pour la France pour le moment en tout cas, n’injurions pas l’avenir ! Mais nous avons un devoir de responsabilité et de solidarité vis-à-vis des autres pays qui pourraient être concernés demain par des « avancées » vers le mariage gay.

Par ailleurs, la France est bien directement concernée par cette initiative citoyenne européenne : l’Europe tente en effet, par tous les moyens, de faire reconnaître partout la PMA sans père (procréation médicalement assistée pour les célibataires et les « couples » de femmes) et la GPA (gestation pour autrui, ou pratique des mères porteuses) au nom de « l’égalité et de la non-discrimination ». Les rapports et recommandations se succèdent à ce sujet : c’est ce que les instances européennes appellent « les droits reproductifs et génésiques », qu’elles traitent notamment avec le volet santé publique : cherchez l’erreur !

Une pression politique et psychologique

Le succès de Mum, Dad & Kids suppose deux conditions : sept pays au moins doivent atteindre un seuil minimum de signatures, lequel dépend du nombre d’habitants. Et un million de signatures doivent être récoltées dans toute l’Europe.

Dix pays ont déjà recueilli ce seuil minimum et plus de 610 000 signatures ont été recensées. C’est immense mais encore insuffisant pour imposer à Bruxelles de statuer sur cette proposition et, plus important encore, pour faire comprendre à l’Europe que son « agenda » rencontre une forte opposition dans tous les pays. Pression politique et psychologique sur l’ensemble des enjeux anthropologiques en somme. Essentiel pour l’avenir !

Le délai courant jusqu’au 3 avril 2017, il est tout à fait possible d’atteindre, et même de dépasser, ce million de signatures. La démarche est simple : il suffit de se rendre sur le site www.mumdadandkids.eu et de signer en ligne ou sur papier. Ce processus de certification est assorti d’une confidentialité maximale : personne n’aura accès aux informations fournies par les signataires. Les générations d’enfants à venir ont besoin de nous : accordons-leur deux minutes de notre temps pour montrer en acte que la défense de la famille est incontournable.

Ludovine de La Rochèreprésidente de La Manif pour tous et d’Europe for Family *

Source

Doctrine / Formation #NLH #NLQ #Philosophie

L’avenir de l’Europe et la conscience par Benoit XVI

Si la conscience, selon la pensée moderne prédominante, est réduite au domaine du subjectif, où sont reléguées la religion et la morale, la crise de l’Occident n’a pas de remède et l’Europe est destinée à la régression. Si au contraire la conscience est redécouverte comme lieu de l’écoute de la vérité et du bien, lieu de la responsabilité devant Dieu et devant les frères en humanité – qui est la force contre toute dictature – alors il y a de l’espérance pour l’avenir.

Au moment où le drame de Londres est l’occasion de s’interroger sur le bien et le mal dans la société européenne, ce discours de Benoît XVI, prononcé à Zagreb, le 4 juin 2011 résonne comme un avertissement dramatique mais aussi comme le fondement de l’Espérance.

Comment au moment même où notre société est agressée par le terrorisme le plus cruel et le plus absurde comprendre le refus de parler de la liberté de conscience … des pharmaciens alors qu’on en appelle à la conscience de tous les français ? Vraiment une politique incompréhensible et incohérente… !

Je voudrais introduire ici le thème central de ma brève réflexion : celui de la conscience. Il est transversal par rapport aux différents domaines qui y sont engagés et il est fondamental pour une société libre et juste, aussi bien au niveau national que supranational. Je pense naturellement à l’Europe, dont la Croatie fait partie depuis toujours au point de vue historique et culturel, tandis qu’elle est sur le point d’y entrer au plan politique et institutionnel. Eh bien, les grandes conquêtes de l’époque moderne, c’est-à-dire la reconnaissance et la garantie de la liberté de conscience, des droits humains, de la liberté de la science et donc d’une société libre, sont à confirmer et à développer en maintenant cependant la rationalité et la liberté ouvertes à leur fondement transcendant, pour éviter que ces conquêtes s’auto-annulent, comme nous devons malheureusement le constater en de nombreux cas.

La qualité de la vie sociale et civile, la qualité de la démocratie dépendent en bonne partie de ce point « critique » qu’est la conscience, de la façon dont on l’entend et de tout ce qui est investi pour sa formation.
Si la conscience, selon la pensée moderne prédominante, est réduite au domaine du subjectif, où sont reléguées la religion et la morale, la crise de l’Occident n’a pas de remède et l’Europe est destinée à la régression. Si au contrairela conscience est redécouverte comme lieu de l’écoute de la vérité et du bien, lieu de la responsabilité devant Dieu et devant les frères en humanité – qui est la force contre toute dictature – alors il y a de l’espérance pour l’avenir.

Je suis reconnaissant au Professeur Zurak d’avoir rappelé les racines chrétiennes de nombreuses institutions culturelles et scientifiques de ce pays, comme du reste c’est le cas pour tout le continent européen.
Rappeler ces origines est nécessaire, même pour la vérité historique, et il est important de savoir lire en profondeur ces racines, pour qu’elles puissent aussi animer l’aujourd’hui.
C’est-à-dire qu’il est décisif de saisir le dynamisme qu’il y a – par exemple – dans l’événement de la naissance d’une université, ou d’un mouvement artistique, ou d’un hôpital. Il faut comprendre le pourquoi et le comment cela est arrivé, pour valoriser dans l’aujourd’hui ce dynamisme, qui est une réalité spirituelle qui devient culturelle et donc sociale. À la base de tout, il y a des hommes et des femmes, il y a des personnes, des consciences, mues par la force de la vérité et du bien.
Quelques-uns ont été cités, parmi les fils illustres de cette terre. Je voudrais m’arrêter sur le Père Ruđer Josip Bošković, Jésuite, qui naquit à Dubrovnik il y a trois cents ans, le 18 mai 1711. Il personnifie très bien l’heureuse union entre la foi et la science, qui se stimulent mutuellement pour une recherche à la fois ouverte, diversifiée et capable de synthèse. Son œuvre majeure, la Theoria philosophiae naturalis, publiée à Vienne et ensuite à Venise au milieu du dix-huitième siècle, porte un sous-titre très significatif : redacta ad unicam legem virium in natura existentium, c’est-à-dire « selon l’unique loi des forces qui existent dans la nature ». Chez Bošković il y a l’analyse, il y a l’étude des multiples branches du savoir, mais il y a aussi la passion pour l’unité. Et cela est typique de la culture catholique. Pour cette raison la fondation d’une Université catholique en Croatie est un signe d’espérance. Je souhaite qu’elle contribue à faire l’unité entre les divers domaines de la culture contemporaine, les valeurs et l’identité de votre peuple, donnant une continuité au fécond apport ecclésial à l’histoire de la noble Nation croate. Revenant au Père Bošković, les experts disent que sa théorie de la « continuité », valable aussi bien dans les sciences naturelles que dans la géométrie, s’accorde excellemment avec certaines des grandes découvertes de la physique contemporaine.
Que dire ? Rendons hommage à l’illustre Croate, mais aussi à l’authentique Jésuite ; rendons hommage au passionné de la vérité qui sait bien combien elle le dépasse, mais qui sait aussi, à la lumière de la vérité, engager à fond les ressources de la raison que Dieu lui-même lui a données.

Au-delà de l’hommage, cependant, il faut mettre à profit la méthode, l’ouverture d’esprit de ces grands hommes. Revenons donc à la conscience comme clé de voute pour l’élaboration culturelle et pour la construction du bien commun.
C’est dans la formation des consciences que l’Église offre à la société sa contribution la plus personnelle et la plus précieuse. Une contribution qui commence dans la famille et qui trouve un important renforcement dans la paroisse, où les enfants et les adolescents, et ensuite les jeunes apprennent à approfondir les Saintes Écritures, qui sont le « grand code » de la culture européenne ; et en même temps ils apprennent le sens de la communauté fondée sur le don, non sur l’intérêt économique ou sur l’idéologie, mais sur l’amour, qui est « la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l’humanité tout entière » (Caritas in veritate, n. 1).
Cette logique de la gratuité, apprise dans l’enfance et dans l’adolescence, se vit ensuite dans tous les domaines, dans le jeu et dans le sport, dans les relations interpersonnelles, dans l’art, dans le service volontaire des pauvres et de ceux qui souffrent. Une fois assimilée, elle peut se décliner dans les domaines plus complexes de la politique et de l’économie, participant à la construction d’une cité (polis) qui soit accueillante et hospitalière, et en même temps qui ne soit pas vide, ni faussement neutre, mais riche de contenus humains, à la forte consistance éthique. C’est ici que les fidèles laïcs (christifideles laici) sont appelés à user généreusement de leur formation, guidés par les principes de la Doctrine sociale de l’Église, pour une authentique laïcité, pour la justice sociale, pour la défense de la vie et de la famille, pour la liberté religieuse et la liberté d’éducation.

Source : Ichtus

Europe non francophone #NLH #NLQ

Contre le terrorisme l’Europe doit retrouver son âme, préconise le Cardinal Parolin

L’Union européenne doit être « une communauté en chemin » plus qu’une « entité statique et bureaucratique », affirme le cardinal Pietro Parolin. Dans un entretien au quotidien italien La Stampa à la veille du 60e anniversaire des Traités de Rome (25 mars 1957), le secrétaire d’Etat du Saint-Siège souligne qu’on n’attend pas des chrétiens « qu’ils disent ce qu’il faut faire, mais qu’ils montrent par leur vie la voie à parcourir ».

Célébrer cet anniversaire signifie « affirmer que le projet européen est vivant » malgré les difficultés, explique le « numéro 2 » du Vatican : « l’idéal reste actuel ». Il rappelle qu’à la base des Traités de Rome,  les deux textes fondateurs de l’UE, « il y avait la volonté de dépasser les divisions du passé et de privilégier une approche commune aux défis de notre temps ». La célébration « nous rappelle qu’aujourd’hui encore il est possible de travailler ensemble, parce que ce qui unit est plus important et plus fort que ce qui divise ».

Le cardinal encourage à « repenser l’UE » comme « une communauté en chemin » plus qu’une « entité statique et bureaucratique ». « L’âme du projet européen, selon l’idée des Pères fondateurs, trouvait sa consistance dans le patrimoine culturel, religieux, juridique, politique et humain sur lesquels l’Europe s’est édifiée dans les siècles », rappelle-t-il : « L’esprit des Pères fondateurs n’était pas tant de créer de nouvelles structures supranationales, mais de donner vie à une communauté, en partageant ses ressources ».

Au cœur du patrimoine commun du Vieux continent : ses racines chrétiennes, qui sont « un élément fondamental », « la lymphe vitale de l’Europe ». Mais le cardinal déplore un « lent processus qui a cherché à reléguer toujours plus le christianisme dans la sphère privée (…). Il a donc été nécessaire de rechercher d’autres dénominateurs communs, apparemment plus concrets, mais qui ont conduit à (un) vide de valeurs ». Dans ce cadre, « les chrétiens sont appelés à offrir avec conviction leur témoignage de vie (…). On n’attend pas d’eux qu’ils disent ce qu’il faut faire, mais qu’ils montrent par leur vie la voie à parcourir ».

Les populismes, une réponse partielle

Le secrétaire d’Etat aborde aussi la question des populismes qui sont, estime-t-il, « le signe d’un mal-être profond perçu par beaucoup de personnes en Europe et aggravé par les effets persistants de la crise économique et de la question migratoire (…). Ils sont une réponse partielle à des problèmes compliqués ». Et de mettre en garde contre une politique « réduite à un ensemble de réactions, souvent hurlées, indicatrices de la carence d’idéaux ».

Les inquiétudes « sont authentiques et ne peuvent être d’aucune façon éludées », assure le cardinal Parolin qui préconise de « tenir compte » du « problème de sécurité » : « Si d’un côté on ne peut ignorer celui qui est dans le besoin, de l’autre il y a aussi la nécessité que les migrants observent et respectent les lois et les traditions des peuples qui les accueillent ».

Mais il encourage « une réflexion plus profonde » pour « affirmer un idéal, indiquer une perspective d’action et donner des réponses concrètes ». La question migratoire « met à l’épreuve l’Europe dans sa capacité d’être fidèle à l’esprit de solidarité et de subsidiarité qui l’a animée depuis le début ».

Contre le terrorisme, redonner à l’Europe son âme

Pour affronter le terrorisme, il recommande « d’identifier et de déraciner les causes les plus profondes » du phénomène : « le terrorisme trouve un terrain fertile dans la pauvreté, dans le manque de travail, dans la marginalisation sociale ». Il souligne aussi « une autre cause bien plus profonde du mal-être qui favorise le terrorisme » dans « la perte de valeurs qui distingue tout l’Occident et qui déstabilise surtout les jeunes ».

L’Europe en effet « a cherché à “s’affranchir” du patrimoine culturel et des valeurs qui l’ont engendrée et cela a créé un vide. Les jeunes ressentent et subissent de façon dramatique les conséquences de ce vide parce qu’en ne trouvant pas de réponses à leurs justes interrogations sur le sens de la vie, ils cherchent des palliatifs et des substituts », constate le cardinal Parolin. Ainsi « le terrorisme se combat en redonnant à l’Europe et à l’Occident en général, cette âme qui s’est un peu égarée derrière les fastes de la “civilisation de la consommation” ».

 

 Lu sur Zenith

Brèves

Quelques Brèves d’Europe – Fin des croix sur les yogourts Lynos

CH110

 

Source Christianophobie Hebdo

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