Brèves #NLQ

Jean-Frédéric Poisson s’oppose à Macron pour défendre les travailleurs les plus fragiles

Jean-Frédéric Poisson, député de la 10ème circonscription des Yvelines, Président du Parti Chrétien-Démocrate et ancien candidat à la primaire de la Droite et du Centre, défend un projet politique fondamentalement opposé voire incompatible au modèle de société que promeut Emmanuel Macron.

Communiqué de Presse du PCD

Certains voient en Jean-Frédéric Poisson la seule opposition constructive à Emmanuel Macron. C’est notamment le cas parmi les principaux partenaires sociaux que le députés des Yvelines a consulté ces derniers mois.

C’est comme orateur principal pour les députés LR lors des 300 heures de discussions et de débats autour du Projet de Loi pour “la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques” présenté par l’ancien ministre de Hollande que Jean-Frédéric Poisson s’est d’abord affirmé comme l’antithèse d’E. Macron.

Dans le contexte des présidentielles, Jean-Frédéric Poisson et son projet continuent d’apparaître comme les antidotes à la bulle Macron.

Cette opposition a pris toute son ampleur au cours des débats sur la loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » — dite loi Macron — au cours desquels il était orateur de l’opposition.

C’est pendant des centaines d’heures que Jean-Frédéric Poisson a tenu tête à Emmanuel Macron pour lutter contre son projet excessivement libéral à ses yeux. Le député des Yvelines a retiré de ces confrontations une connaissance du projet et des méthodes d’Emmanuel Macron que peu peuvent revendiquer à droite.

Ce texte contenait déjà selon Jean-Frédéric Poisson toutes les orientations néfastes qui fondent encore aujourd’hui l’opposition de Jean-Frédéric Poisson au projet présidentiel d’Emmanuel Macron : non prise en compte des problèmes réels de la France et des Français, évolutions sociales et juridiques vers un modèle anglo-saxon qui ne correspond pas à notre modèle de société, dérégulation et marchandisation généralisée.

 C’est fort de ses propres expériences du monde du travail comme chef d’entreprise mais aussi de sa maîtrise du droit du travail reconnue de tous les parlementaires et représentants syndicaux que Jean-Frédéric Poisson se positionne contre le projet néfaste d’Emmanuel Macron.

Il est, depuis longtemps, force de proposition sur les questions de l’emploi, de la représentation syndicale et de la pénibilité du travail. Il était à ce titre le rapporteur pour la loi du 20 août 2008 « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail ». Ce texte a été salué par François Fillon comme l’une des plus grandes réussites du quinquennat.

 La question de l’organisation du travail en France et des organisations syndicales restent l’une des principales préoccupations du député des Yvelines qui a rencontré depuis le début de l’année 2017 tous les représentants des principales organisations représentatives des salariés et du patronat. Il est donc parfaitement au fait des attentes et des difficultés réelles des acteurs concernés.

Dans le cadre de la campagne présidentielle, Jean-Frédéric Poisson continue de dénoncer le projet de dérégulation généralisée d’E. Macron comme il le faisait en 2015 au cours des débats sur la loi Macron. C’est là le cœur de l’opposition entre ces deux projets : une société de l’hyper-instabilité gouvernée par la loi du plus fort ou une société qui se donne des règles permettant aux plus fragiles de cohabiter avec les plus favorisés.

Macron aspire à « une société du choix, libérée des blocages de tous ordres, d’une organisation obsolète, et dans laquelle chacun pourrait décider de sa vie, mettant ainsi en cause les corps intermédiaires et les organisations représentatives. Au contraire, pour Jean-Frédéric, défenseur des corps intermédiaires, le modèle d’ultramobilité de l’ancien Ministre de F. Hollande n’est rien d’autre qu’ultra-instabilité. E. Macron en fait une question de liberté, mais quelle est cette liberté qui nous soumet aux aléas d’un système sur lequel on perd tout contrôle ?

J-F. Poisson s’oppose à cette ambition, car, selon lui, dans un tel système, les travailleurs, et spécialement les précaires et les plus fragiles, seront réduits à l’état de variable d’ajustement économique.

 

En France #NLQ

Des enfants acteurs « jouent » l’affaire Dutroux

L’affaire Dutroux jouée par des enfants

Depuis le 10 mars, le théâtre Nanterre-Amandiers propose une pièce de théâtre, intitulée « Five Easy Pieces ». Création conçue pour des enfants âgés de 8 à 13 ans, elle prend comme point de départ l’affaire Dutroux. 

Nous publions ici la lettre ouverte adressée par Jean-Frédéric Poisson au Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, et relayons la pétition demandant l’arrêt de cette pièce.

Monsieur le Garde des Sceaux,

Il se joue, en ce moment une pièce au théâtre Nanterre-Amandiers  dans laquelle  le metteur en scène Milo Rau fait jouer à des enfants de 8 à 13 ans un « spectacle » retraçant  l’horrible affaire Dutroux : Five easy pieces, une série de « pièces d’enfants pour un public adulte ».

 « C’est un thème qui m’intéresse dans le théâtre depuis toujours, le statut du spectateur, le voyeurisme, ce qui se passe quand on regarde des enfants jouer cette affaire qui est peut-être un des derniers tabous de notre temps, la pédophilie, la mise en scène du corps de l’enfant et de l’émotion des enfants. » (15/03/2017, Le Parisien)

Milo Rau affirme lui-même que son souhait est d’utiliser de jeunes enfants pour déranger son public et s’adresser à ses penchants les moins nobles.

Il reconnaît, que ces enfants n’ont pas la distance nécessaire pour prendre la mesure de la tragédie qu’a été cette histoire. C’est d’ailleurs cette situation malsaine qui semble l’intéresser.

« [Les enfants] n’étaient pas nés à cette époque, alors pour eux, c’est de la fiction. Marc Dutroux est aussi cruel que le loup dans le Petit Chaperon rouge. » (La Voix du Nord).

Faire incarner par ces enfants une histoire dont ils ne peuvent pas mesurer la gravité, les entraine à leur insu dans une situation indécente et traumatisante.

L’implication d’enfants mineurs dans une telle représentation n’est pas sans poser de lourdes questions. Comment ont-ils été préparés à ces rôles ? Leur image, leur conscience et leur intégrité ont-elles été respectées ? Leur parents ont-ils été dûment informés et leur consentement personnellement recueilli ? Sur ces différentes questions, quelles actions les services que vous dirigez ont-ils engagées afin de s’assurer que sur le respect des droits fondamentaux des enfants et des familles, toutes les garanties sont présentes ? Ceci au-delà de considérations morales qui me font regarder cette « œuvre » comme un pur scandale, mais il est vrai que cela ne relève pas de la compétence de votre ministère.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Garde des Sceaux, en l’expression de ma respectueuse considération.

 

Jean Frédéric Poisson,

Député des Yvelines

 

Pour signer la pétition « Demandons l’arrêt de « Five Easy Pieces » » , c’est ici

Brèves

Immigration – Jean-Frédéric Poisson rejoint Trump

Commentant l’interview de Donald Trump dont la France est absente….., le président du Parti Démocrate Chrétien dit rejoindre le nouveau président américain « sur le fait que les pays du Golfe doivent participer très activement à l’accueil des migrants. »

Ce que font déjà certains d’entre eux. L’Arabie Saoudite et Koweït accueillent 1 million de Palestiniens

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NLH #Tribunes et entretiens

Entretien avec Cyril Brun – Je crains que l’élection de François Fillon ne nous rendorme

Cyril Brun, rédacteur en chef d’InfoCatho est interrogé par Franck Abed sur l’année politique 2016 et sur ce qu’il perçoit pour 2017.

Franck ABED : Bonjour. Quel fut l’événement le plus marquant de l’année 2016 pour la France ?

Cyril BRUN : Très honnêtement, je ne vois guère d’événement marquant pour la France que j’ai trouvée plutôt subissant les événements. Il y a bien entendu un tas de petits moments annexes (en tout cas pour la France) qui ont pu être des révélateurs, comme nous être laissés endormir par le rapport In velt, les retournements français au Proche-Orient, les simulacres de condamnation de la France par la CEDH ou autres cours. Mais globalement rien de très saillant en soi. Par contre, une succession de non faits peuvent être plus significatifs. L’éviction simultanée de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Hollande ; l’élection anti-médiatique de Donald Trump ; le Brexit  ; le refroidissement des relations avec la Russie. Autant de petites touches qui ressemblent à un mur qui s’écaille. Je dis bien s’écaille car je ne vois pas que, pour l’heure, ce soit bien plus. Et la « victoire » de François Fillon me semble un beau trompe l’œil, bien qu’il ne soit pas dit qu’on ne puisse en faire quelque chose. Je suis plus pantois devant des non-événements comme les manifestations anti-terroristes de janvier dernier, l’assassinat du Père Hamel ou les grèves du printemps qui ont tous été de vagues soufflés sans aucune suite, malgré leur violence.

Franck ABED : Le peuple américain s’est donné un nouveau président en la personne de Donal Trump. Que vous inspire cette élection ? Est-ce que cela peut influencer le cours des choses en vue de la présidentielle de 2017 ?

Cyril BRUN : Je n’ai pas étudié dans le détail le programme du candidat Trump et je ne suis pas un spécialiste des Etats-Unis. Je n’ai donc pas vraiment d’avis sur l’homme et sa politique, sauf en ce qui touche aux questions éthiques que l’on appelle de façon pudique sociétales. Cela étant, je constate qu’un candidat honnis par tout le système est parvenu à se hisser par le système lui-même (la Primaire c’est le système) et contre sa volonté, au plus haut niveau du même système. Il a pris à revers les médias, les politiques et les lobbies, trois chapes de plomb qui recouvrent tout et empêchent quiconque n’est pas du sérail d’émerger. C’est donc possible en soi. Mais est-ce possible en France, pays à la mentalité très différente ? Sans doute, mais probablement pas selon les mêmes chemins. Le fait est que si nous voulons sortir du marasme et des couperets liberticides du système, il nous faut cesser de vouloir jouer avec les codes dudit système. Les médias sont contre nous. Les politiques sont contre nous. Les lobbies ont d’autres intérêts que les nôtres et nous n’avons pas, en France, les finances des groupes pro-vie américains.

Les Français ne veulent pas d’un Trump, mais d’un effet Trump. Le vote Fillon est assez révélateur du profil type qu’attendent les Français et que les deux derniers présidents n’ont pas voulu incarner. La difficulté pour nous c’est d’avoir un mouvement non conformiste qui porte un conformiste. C’est-à-dire d’avoir un mouvement radicalement neuf et capable de briser les normes actuelles, mais portant un homme et des idées rassurantes. Le Français n’est pas révolutionnaire, quoi qu’on en dise, il est au contraire un bon terrien, comme Jacques Chirac, comme François Fillon. La figure présidentielle que recherchent les Français est globalement monarchique. Même le député est vu comme monarchique, jusque dans sa possible élection à vie.

Il est donc possible de changer les choses en court-circuitant la presse et les politiques. C’est à mon avis le message principal de l’effet Trump, mais je ne suis pas certain que cela ait bien été cerné. Presse, sondeurs et politiques ont pâli de voir que leur propagande n’avait eu aucun effet. Plus grave, ils n’ont pas vu qu’elle n’avait aucun effet. Ils sentent que la propagande leur échappe, mais ne savent pas faire autrement.

Pour ce qui est d’influencer les choses en France, c’est déjà le cas. Les choses eussent été fort différentes si Hilary Clinton avait gagné. Alain Juppé aurait bénéficié de l’effet système et surtout les financeurs et leviers américains n’auraient pas joué dans le même sens. Fillon est un ami de la City ne l’oublions pas. Pour le reste, tout dépend du poids que prendra le comité France Trump après la prise de fonction du président. Ceci étant, je crois que l’effet sur les esprits est déjà retombé. En revanche que Trump ne soit qu’un élément d’une dynamique plus vaste que la France pourrait rejoindre pourquoi pas, mais je crains que l’effet Fillon ne stérilise la bonne France.

Franck ABED : Les primaires de la droite et du centre ont démontré l’incapacité des catholiques à peser sur le jeu démocratique, à s’organiser et à être efficaces. En choisissant le candidat Poisson qui n’avait aucune chance de gagner, tout le monde a pu constater que le vote catholique ne représentait rien ou pas grand chose. Comprenez-vous cette faculté chronique des catholiques à faire les mauvais choix ?

Cyril BRUN : Je ne serai pas aussi lapidaire que cela. Que les catholiques ne soient pas capables de s’organiser est un fait désespérant. Mais ils reviennent de loin. Pour moi, les catholiques, absents du jeu politique depuis 40 ans, en sont restés au bon temps du Général de Gaulle ou de la IVème république. Ce sont de bons notables honnêtes qui ne comprennent pas, n’imaginent pas même, les soubassements tordus du jeu politique d’aujourd’hui. Un jeu qui se décide à Paris, qui ne donne aucune marge au local et qui de toute façon échappe aux politiques eux-mêmes. L’exemple de Sens Commun est assez emblématique. Ils nous ont fait reculer de trente ans. Ils n’ont rien demandé, rien négocié et ne prétendent à rien. Telles sont les déclarations de ses cadres. Une bien drôle de façon de faire de la politique.

La question qui s’est longtemps posée aux catholiques était de savoir s’ils devaient faire de l’entrisme ou du prophétisme. Aujourd’hui les choses sont plus complexes que cela. Il faut les deux et les deux ensemble. Le sens est porteur à présent, parce qu’il est ce qu’il y a de plus tranchant. Rien ne différenciait vraiment Jupé et Fillon. Ils ont dû trouver un mouton à tondre avec les catholiques pour se départager. Vaste illusion qui a donné aux catholiques l’impression d’être revenus dans le jeu. Cependant, si tout le monde s’est engouffré dans la brèche, médias compris, c’est que les derniers feux du système voudraient bien en finir avec les derniers verrous. Ce qui est aujourd’hui clivant, c’est la vision de l’Homme. Or les catholiques ergotent, se cachent ou négocient la vérité anthropologique. A ce jeu-là on gagne du temps, mais pas la victoire.

Pour s’engager en politique, il faut une vision qui irrigue le sens. Les moyens viennent ensuite en appui et sont modulables. Nous n’avons pas de vision politique parce que la plupart des catholiques ne connaissent pas les ressorts de celle-ci. C’est toute une éducation politique qu’il faudrait entreprendre.

Pour ce qui est de Jean-Frédéric Poisson, la question ne se pose à mon avis pas en ces termes. De toute façon, après lui, le plus proche était Fillon. Tous les autres étaient très éloignés des fondamentaux que les catholiques défendent. Fillon n’en est guère plus proche, mais il arrivait derrière. De deux choses l’une, ou Fillon avait besoin du vote catholique pour l’emporter et, dans ce cas, cela veut dire qu’il avait besoin de 20 points qui serait alors le poids de Jean-Frédéric Poisson, ou il n’en avait pas besoin et la réalité du vote catholique se limite à une poignée de pourcents. Sens Commun affirme être l’artisan de la victoire et les médias se plaisent à le dire. Il serait du reste intéressant de voir pourquoi les médias relaient une information qui va plutôt dans le mauvais sens pour eux.

La vérité est qu’il est difficile de savoir ce qu’a vraiment représenté le vote catholique (malgré les nombreuses études qui ont suivi) et le fait que certains se soient portés tout de suite sur François Fillon retire tout poids à ce vote qui d’utile est devenu non seulement inutile, mais contreproductif. Ce qui est certain c’est que la candidature de Jean-Frédéric Poisson n’est pas passée inaperçue et qu’à elle seule elle a pesé sur la campagne de François Fillon. Preuve, mais ce n’est pas la première fois, que le vote catholique intéresse ou pour le moins inquiète. Depuis la jurisprudence Jospin qui lui a valu de perdre à moins de 200 000 voix, les politiques font feu de tout bois. Or le vote catholique est un potentiel bien plus lourd.

Mais ce vote est éclaté. Si nous excluons les cathos dits de gauche, les catholiques sont éclatés entre un certain FN, les Républicains, le PCD et les divers centres. Auxquels il faut ajouter les antis systèmes et les monarchistes. Comme La Manif était bigarrée, l’électorat catholique est un véritable patchwork. Ce qui à mon sens pose de véritables questions quant à la formation théologique des fidèles. Les options peuvent varier quant aux moyens mais avoir des écarts sur le fond montre le problème majeur des catholiques : leur formation spirituelle et dogmatique. On a beau dire, c’est bien là le problème politique des catholiques : la faiblesse des fondements de leur foi.

Franck ABED : Différents acteurs et observateurs de la vie politique française estiment que le Front National a de grandes chances de se retrouver au deuxième tour de l’élection présidentielle en 2017. Pensez-vous que cette analyse soit juste ? En admettant que oui, est-il possible que Marine Le Pen devienne le futur Président de la République ?

Cyril BRUN : Une élection se joue dans les 15 jours qui précèdent. Les Primaires nous l’ont encore rappelé. Tout peut arriver dont, ce qui me semble le plus probable, un éclatement du FN entre ses deux tendances. Marine ne peut se passer de la branche historique que représente sa nièce, mais construit sur la politique hors sol de Phillipot. C’est une bizarrerie politique assez parisiano-centrée. Pour cette raison, je doute que Marine Le Pen passe le dernier tour et je suis même perplexe sur le premier tour. Son assise n’est pas stable. Elle l’est d’autant moins que nous assistons au début d’un pugilat entre les deux courants. Pugilat que Marine Le Pen ne parvient pas à endiguer. En outre vous aurez remarqué que Phillipot est très en retrait de la campagne de Marine Le Pen, y compris dans l’organigramme de campagne. Je suis de ceux qui pensent qu’il prépare la chute de la fille, tout en ruinant la nièce pour être calife à la place du calife. Vu de loin, j’ai plutôt l’impression d’un sabordage du FN.

Franck ABED : François Fillon sera candidat pour Les Républicains à l’élection présidentielle de 2017. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose concernant la défense de la loi naturelle à laquelle les catholiques français sont attachés ?

Cyril BRUN : François Fillon a clairement pris position, même s’il le cache, contre nombre de nos convictions. Un Poisson fort ou un Sens Commun actif auraient pu peut-être tenir les choses, mais là je ne suis pas convaincu. Mais tout peut se jouer dans la réécriture de la carte des investitures. Ici, une certaine organisation catholique devrait pouvoir se mettre en mouvement. Mais encore une fois, nous manquons tellement d’esprit politique. Notre aire de jeu, c’est le local. Les législatives devraient être un endroit clef. Mais nous avons tellement déserté que notre légitimité locale elle-même est à reconstruire.

Peut-être éviterons-nous de nouvelles avancées destructrices, mais sans moyens de pression sur l’équipe Fillon nous ne pèserons rien. Or l’éviction de JF Poisson nous a coupé au moins une main.

Franck ABED : Selon vous est-ce que la majorité des catholiques votera pour les Républicains ou pour le Front National lors de l’élection présidentielle de 2017 ?

Cyril BRUN : Les catholiques sont majoritairement légalistes. Au moins les générations au-delà de la trentaine. Fillon est le portrait type du légaliste, un rien légitimiste. Je crains même que l’élection de François Fillon ne nous assoupisse. Si en outre Marine Le Pen continue de brimer sa nièce, Fillon pourrait bien siphonner l’aile centriste du FN. Je n’ose dire l’aile gauche, car cette aile est plus proche de Macron que de Fillon.

Franck ABED : Ces dernières années, les sujets politiques ont souvent été les mêmes : immigration, terrorisme, islam, Union Européenne, insécurité, chômage. Plus personne n’évoque la Francophonie. Comment l’expliquez-vous ?

Cyril BRUN : Les médias sont mondialistes, les politiques de droite européistes. Qui plus est, les programmes présidentiels sont des programmes de premiers ministres. Il n’est plus question de la France, mais du quotidien des habitants de cette zone géographique en forme d’hexagone. Francophonie signifie une certaine idée de la France, un amour de celle-ci et une fierté. Nicolas Sarkozy rêvait d’une France à l’américaine, quant à François Hollande….

Parler de francophonie suppose de retrouver une authenticité de la France, assumer son héritage avec fierté et amour. Aujourd’hui, l’internationalisme voit dans la francophonie un obstacle.

Propos recueillis le 29 décembre 2016

 

A la une #Tribunes et entretiens

Vidéo dans les abattoirs, J-F Poisson pour le respect de la vie et contre un monde orwellien

Le vote sur la loi relative au respect de l’animal en abattoir a donc décidé de l’installation de vidéos de surveillance dans les dits-abattoirs.

Jean-Frédéric Poisson à cette occasion a rappelé trois points qui sont autant de confusions dans notre société.

L’animal est un être vivant doué de sensibilité et à ce titre les images choquantes de leur traitement demandent qu’on se préoccupe des conditions dans lesquelles ces bêtes sont abattues.

Comme de très nombreux Français, j’ai été choqué et même scandalisé par les images de violences exercées de façon totalement gratuite et ignoble sur des animaux en abattoir. La souffrance inutile infligée à un être vivant doué de sensibilité est inacceptable.

Néanmoins, se battre pour le respect de la vie animal et promuvoir l’avortement est incohérent. Le député des Yvelines a rappelé qu’il fallait remettre les choses à leur juste place.

Ainsi, il ne faudrait plus essayer de sauver autant que possible les bébés humains dans le ventre de leur mère, mais la protection des foetus d’animaux serait, elle, une priorité !

Enfin, le président du PCD a dénoncé la tendance actuelle de notre société à tout sécuriser par la surveillance à outrance à cause de la faute de quelques uns.

Le fait que des personnes fassent des fautes graves n’autorise pas à mettre le monde entier sous vidéo-surveillance. Je refuse que nous entrions dans un monde Orwellien, avec un Etat qui surveille les moindres faits et gestes de la population et qui s’immisce de plus en plus dans le domaine du privé, nous faisant dériver vers le totalitarisme.

 

Pour ma part, je préfère une société du sens à la société de la contrainte et de l’ultra-sécuritaire.

Retrouvez ici l’intégralité de l’intervention de Jean-Frédéric Poisson

Brèves

Jean-Frédéric Poisson répond au secours catholique sur la pauvreté

Lettre ouverte en réponse à votre interpellation publique aux candidats à la présidentielle

Madame la Présidente,

J’ai été très sensible au rapport sur l’état de la pauvreté en France en 2016 que vous avez publié. Je souhaite partager avec vous ma grande inquiétude face à l’accroissement de la pauvreté et des fragilités en France. Le projet que je présente dans le cadre de l’élection primaire de la droite et du centre est un projet de civilisation, civilisation dont la marque est la défense du plus fragile. Nous avons organisé un monde taillé à la mesure des plus forts dans lequel il n’y a plus de place pour les plus fragiles. Le paradigme libéral-libertaire dans lequel nous sommes entrés depuis quelques dizaines d’années nous empêche de voir l’homme tel qu’il est : un être sans cesse confronté à ses limites et ses fragilités. Au contraire, plutôt que d’assumer ces fragilités, notre système a fait de la personne une variable d’ajustement aux décisions économiques et financières. Prendre conscience que l’homme est fondamentalement lié à sa fragilité est l’unique moyen de cesser de voir les politiques de lutte contre la pauvreté comme un dispositif cloisonné, et dont l’objet est simplement de réparer les dégâts que le reste de nos politiques provoquent. Je ne me satisfais pas d’un monde dominé par les logiques consuméristes, les politiques monétaires, les traités de commerce internationaux. Je comprends bien qu’il y ait des tentatives de contenir ça ou là les excès du libéralisme, mais ce n’est pas suffisant. Ce sont les fondements même de notre économie qu’il faut interroger. Je suis en ce sens, et fondamentalement, un chrétien social. Mes propositions diffèrent de celles de mes concurrents à la primaire de la droite. Je pense 2 par exemple que faire de la suppression des 35 heures, l’alpha et l’oméga de politique économique est une erreur. Si l’on veut vraiment réconcilier les Français avec la valeur travail, ce n’est pas la durée qui est en cause, c’est le management en entreprise, le salaire, les conditions de travail, la culture, l’environnement de travail, les conciliations vie professionnelle et vie familiale. C’est sur cela qu’il faut agir. Quand les Français sont bien dans leur travail, ils ne comptent pas leurs heures. Nous devons également changer de regard sur la pauvreté. Elle n’est pas uniquement un problème matériel mais aussi un problème moral. Comme vous le soulignez dans votre rapport, Il se fait jour, aujourd’hui en France, d’un terrible déficit de relations humaines. Contre une société atomisée, je veux redonner à la France ses solidarités naturelles. C’est la raison pour laquelle je donne tant d’importance à la politique familiale. Les corps intermédiaires, sont les mieux placés pour retisser du lien social. Les associations, dont notre pays est si riche, ont à ce titre un rôle particulier à jouer. J’attache également une importance particulière à dimension territoriale de la pauvreté. Les zones péri-urbaines et rurales connaissent un sentiment d’abandon dramatique. Elu de la partie rurale de l’Ile-de-France, je connais la détresse engendrée par la désertification progressive des campagnes (fermeture des écoles, des cabinets médicaux, des services publics). Je veux renouer avec la tradition française d’aménagement équilibrée du territoire. Le bilan que vous dressez de l’avancée de la pauvreté en France nous oblige à prendre la mesure des enjeux que nous avons à affronter. La France se déshonore à reléguer une partie grandissante de ses citoyens à une telle situation. Il nous faut, de toute urgence, réformer en profondeur notre système allocataire qui, en l’état actuel, est illisible et inefficace puisque que 9 millions de personnes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, dont trois millions d’enfants malgré les 300 milliards d’euros de prestations sociales versées. Comme vous le soulignez, le système de protection sociale couvre insuffisamment les ménages fragiles. C’est pourquoi je suis favorable à la mise en place d’un revenu de base universel. Ce dispositif présente de nombreux avantages : il constitue à la fois un filet de sécurité minimum et une reconnaissance de la participation de chacun à la richesse nationale, quel que soit son statut. Il est la traduction économique de la part d’héritage en partage pour tous les citoyens produit par les savoir-faire des générations passées. Il est également une reconnaissance de la dignité de chaque personne, en dehors de toute valeur marchande et à l’ensemble des moments de la vie. Outre les activités rémunérées, il existe d’autres activités tout aussi profitables à l’ensemble de la société : l’engagement associatif, le choix de rester auprès de ses enfants, d’aider ses parents dans leur fin de vie en sont autant d’exemples. Enfin, cette mesure est une mesure de réalisme ; l’évolution de notre société vers une instabilité économique et sociale généralisée impose de prendre les mesures qui nous permettront d’assurer à chacun une vie digne. 3 Bien entendu, il faudra veiller à ce revenu de base n’emporte pas d’effet négatifs sur les bas salaires. J’ai toujours été pour le maintien voire la hausse du salaire minimum. Je serai très attentif aux effets pratiques de cette mesure en particulier pour les travailleurs pauvres. Je suis d’ailleurs très désireux d’échanger avec vous sur les principes et les modalités pratiques de ce projet. Enfin, il n’y a pas de société prospère sans système éducatif ambitieux. Nous devons donner à chacun de nos enfants, d’une part l’amour de la connaissance et du savoir et d’autre part les moyens d’exercer un métier qui leur corresponde. C’est la raison pour laquelle je souhaite d’un côté recentrer l’école sur la transmission des fondamentaux et d’autre part revaloriser les filières d’apprentissage. L’instauration d’un service national universel a, dans mon esprit, la même vocation à accélérer la prise d’autonomie des jeunes Français et à consolider le tissu social de notre société. La défense du plus fragile est au cœur de mon engagement politique. Soyez assurée de ma volonté à continuer sur cette voie. C’est ainsi que je serais très heureux de pouvoir échanger de tous ces sujets avec vous. Je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l’expression de ma considération la meilleure.

 

Jean-Frédéric Poisson

Tribunes et entretiens

Qu’est-ce que le revenu universel ?

Le PCD depuis longtemps parle du revenu universel. Jean-Frédéric Poisson le propose dans son programme pour la Primaire des républicains et l’idée fait son chemin.

Cependant tout le monde n’est pas d’accord sur l’opportunité de cette mesure, considérée comme une utopie par certains.

Pour l’Homme Nouveau Yves Chiron, donne un éclairage tout en exprimant son propre point de vue.

Revenu universel, salaire à vie ou allocation unique, l’idée refait surface en cette période électorale. Les solutions sont diverses et les arguments sont multiples. Mais quelle idée du travail ces projets véhiculent-ils ? En outre, l’assistanat ne saurait être la panacée universelle.

Née chez certains utopistes du XVIe siècle, reprise aux débuts de la Révolution, l’idée revient périodiquement dans le débat politique. En 2006, Christine Boutin avait déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à créer un « dividende universel », calculé à partir de la richesse nationale et attribué mensuellement à tous, actifs ou non. Aujourd’hui différents candidats socialistes à la primaire de gauche (Benoît Hamon, ­Marie-Noëlle Lienemann) comme l’éphémère candidat à la primaire de droite Frédéric Lefèvre font des propositions similaires. Le revenu universel, appelé parfois « revenu de base », est généralement défini comme un revenu distribué de manière inconditionnelle à l’ensemble des citoyens.

Des avis partagés

Les défenseurs d’un tel projet ne sont pas unanimes sur sa mise en œuvre et son financement, ni même sur le montant alloué et les objectifs poursuivis. Certains économistes estiment qu’il faut se contenter de mettre en place une allocation universelle qui permettrait de remplacer la dizaine de minima sociaux catégoriels qui existent déjà (allocation adulte handicapé, RSA, allocation de solidarité spécifique, minimum vieillesse, etc). Cette simplification permettrait de faire des économies de gestion et de distribution et d’opérer une refonte globale du système de protection sociale.

Pour d’autres, il devrait s’agir plutôt d’un revenu universel qui doit accompagner une tendance historique de long terme. Les sociétés développées seraient incapables de créer suffisamment d’emplois, le développement de la numérisation et de la robotique détruisant encore davantage de postes de travail. En janvier dernier, le Conseil national du numérique dans un?rapport remis au ministre du Travail envisage l’instauration d’un « revenu de base » pour « décorréler revenus et travail » et parce que « le travail n’est pas obligatoirement à concevoir comme le moyen privilégié de l’intégration à la fois économique et sociale ».

Quelle validité morale ?

Franck Margain, conseiller régional d’Île-de-France et président délégué du Parti Chrétien-Démocrate, estime que l’idée d’un revenu universel est en accord avec la doctrine sociale de l’Église, « car il garantit l’équité des citoyens entre eux. C’est aussi la reconnaissance de la contribution de chacun pour le bien de la société, même si l’on n’est pas salarié ».

Sans parler du coût d’une telle mesure (une allocation universelle de 750 euros par mois coûterait 565 milliards d’euros par an), on peut s’interroger sur sa validité morale. Un revenu universel, accordé par la société, en complément des revenus d’activité, ne serait-il pas une institutionnalisation de l’assistanat ?

Le travail a évolué dans l’Histoire, et sans doute les formes nouvelles de l’activité et de la production (automatisation, numérique, télétravail, production 3D, développement de ­l’auto-entreprise, etc.) font évoluer considérablement les conditions de travail ou de rémunération. Mais la fin du travail n’est pas pour demain. Depuis la chute originelle, le travail fait partie intégrante de la condition humaine. Saint Jean-Paul II, lors de sa première rencontre officielle avec le monde ouvrier italien à Pomezia en septembre 1979, rappelait que le travail est à la fois « peine et récompense de l’activité humaine ». Le Compendium de la doctrine sociale de l’Église, s’il définit un « droit au travail », affirme aussi, en trois longs paragraphes, le « devoir de travailler » : « Aucun chrétien, du fait qu’il appartient à une communauté solidaire et fraternelle, ne doit se sentir en droit de ne pas travailler et de vivre aux dépens des autres ».

Si la solidarité doit suppléer, pour un temps plus ou moins long, à l’impossibilité temporaire ou durable de travailler (handicap, âge, chômage), dissocier de façon permanente revenu et activité est une illusion quasiment contre-nature.

Brèves

Jean-Frédéric Poisson est-il de droite ou de gauche ?

Dans son interview à L’Alsace, le président du Parti Chrétien Démocrate revient sur sa candidature à la primaire qu’il voit comme le moyen de convaincre ses « concurrents d’adopter un changement radical sur certains sujets. »

Il expose sa différence avec Alain Juppé, ses rapprochements et distances avec le FN, mais aussi ses positions communes avec la gauche, comme la défense des 35 heures et le maintient du nombre des fonctionnaires.

La cohérence de ce « grand écart » ?

C’est la pensée sociale-chrétienne qui est ma cohérence, pas la différence de droite et de gauche. J’ai une sensibilité particulière à tous les types de fragilité. Cela explique mes engagements. Il est légitime que les salariés s’unissent pour défendre leurs intérêts. C’est pour cela que j’ai parlé des syndicats lors du premier débat.

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Le « Cas Poisson », anti sémite ou anti-Poisson ?

Jean-Frédéric Poisson, candidat découvert lors du débat de la Primaire, subit actuellement les foudres de la « droite ligne du système en place », pour avoir employé l’expression « lobby sioniste ».

Décidément, il n’est plus possible de s’exprimer en France. Le sionisme existe, c’est un mouvement historique et son influence comme acteur politique est mondialement connue depuis des lustres. Sans un tel lobby, Israël n’aurait pas vu le jour en 1947.

Refuser d’être sous la coupe d’un lobby est-il illégal, répréhensible ? Refuser l’influence politique et idéologique exercée par un certain courant de pensée juif n’est pas refuser ou rejeter les juifs, comme peuple, ni les sémites comme « race » (puisque c’est bien le reproche de l’antisémitisme employons les mots exacts). Mais l’occasion était trop belle pour les candidats officiels des Républicains de déstabiliser celui qui les a bousculé lors du débat.

Bousculés parce qu’il n’est pas apparu comme le petit de service qu’on rejette d’un revers de main. Bousculés parce qu’il a fait de la politique (qu’on soit d’accord ou non avec ses propos) et non de la gestion à la petite semaine comme Nicolas Sarkozy en a imposé le style depuis son programme de premier ministre de 2017, en lieu et place d’un programme de stature présidentielle.

Or, surprise, les Français ont réappris qu’ils aimaient la politique quand on fait de la politique. La victoire de Monsieur Poisson n’est pas dans les thèses qu’il défend, mais dans cette capacité à avoir redonné le goût de la politique aux Français qui la croyaient reléguée aux oubliettes de l’Histoire.

Or tel est bien le problème, non seulement les politiques ne savent plus faire de la politique, mais surtout si jamais ils venaient à en  faire, que feraient aujourd’hui les journalistes qui se sont arrogés le monopole de l’expression publique ?

L’amalgame dans lequel est enfermé Jean-Frédéric Poisson n’est autre que la mise en oeuvre « automatique » des systèmes de défense du régime politico-médiatique qui s’essouffle chaque jour davantage.

 

Brèves

Jean-Frédéric Poisson l’inconnu de la primaire s’exprime sur Europe

Le podcast est ici

Et l’essentiel là

“Nous sommes devenus sous-attractifs sur le plan économique et sur-attractifs sur le plan social”



Le débat

 

Lors premier débat entre les candidats de la droite et du centre déroulé hier soir, les téléspectateurs ont pu découvrir Jean-Frédéric Poisson. “Ca aura permis de faire voir ce que je pense” s’est félicité l’élu qui ne “pense pas avoir du tout à rougir du plateau d’hier”. Satisfait de sa prestation, le successeur de Christine Boutin a cependant regretté “le format en lui-même (qui) permet assez peu les échanges de fond”.  “Un format pareil ne permet pas de parler de politique” et “on est plus tenté de donner, en très peu de temps, des mesures-catalogues” a-t-il expliqué. Pour lui, “la question centrale qui est posée aux Français pour la présidentielle prochaine est : est-ce que la France reste une puissance moyenne (…) ou alors est-ce que nous décidons de jouer le rôle que beaucoup de pays attendent de nous sur la scène internationale ?

 

Les élections aux USA et en France

 

Le président du Parti chrétien-démocrate a admis qu’aux EU, son inclination allait à Donald Trump car ce dernier déclare “moi, je vais m’occuper de vous”. Gêné par les dernières révélations, il maintient “que dans cette élection si jamais madame Clinton était élue présidente des Etats-Unis d’Amérique, la dépendance qu’elle a à l’égard de Wall street et sa volonté d’intervenir sur tous les théâtre du monde ne sont pas une bonne nouvelle pour nos intérêts”. Sur la scène nationale, Jean-Frédéric Poisson serait “ très ennuyé” si un duel gauche-FN se profilait au second tour “parce que je pense que les socialistes ont fait un tel mal à la France qu’il faut que ça s’arrête mais je ne crois pas que Marine Le Pen soit aujourd’hui en situation de gouverner le pays”. “J’ai avec le FN des divergences de fond” et “je pense que le FN manque aujourd’hui de cohérence idéologique” a-t-il fustigé. D’ailleurs, il ne croit pas “que le FN soit capable de diriger la France en la maintenant dans la tranquillité” et “il y aurait certainement une espèce d’acidité, de violence en réaction qui m’inquiète beaucoup” a-t-il pronostiqué.  

 

L’immigration & l’identité

 

La migration est un “problème emblématique du temps” a déclaré l’élu avant de plaider pour “une politique européenne sur ce sujet”. “Je crois dans l’europe qui s’occupe des migrants, je ne crois pas dans l’Europe qui s’occupe de notre vie quotidienne (ou) du calibre de nos tomates” a-t-il lâché. “Est-ce qu’on peut continuer à mentir à tous ces migrants en leur disant venez en France car vous avez un avenir devant vous ? Ils n’ont pas un avenir devant eux et on ne peut pas leur donner” a regretté le député des Yvelines. “Une fois qu’ils sont sur le territoire français, c’est la grandeur de notre pays et notre devoir d’humanité de les traiter le plus dignement possible” a-t-il cependant nuancé.

 

Au sujet de l’identité, le candidat se démarque de Nicolas Sarkozy : “cette affaire de gaulois et d’identité, j’ai pas bien compris ce que c’est” a-t-il lancé. Cependant, “je plaide pour que le droit du sang redevienne le mode principale d’accession à la nationalité” car “nous sommes devenus sous-attractif sur le plan économique et sur-attractif sur le plan social” a-t-il souligné. “Il faut enfin mettre en place des choses pour que les migrants n’aient pas envie de venir en France ou pas besoin” a-t-il préconisé.

 

La laïcité

 

“La loi de 1905 est une loi qui garantit la liberté religieuse” a commencé l’homme politique. “L’Etat est neutre, l’espace public ne l’est pas” et “nous nous sommes trompés en France en considérant que l’espace public aussi était neutre” a-t-il souligné, considérant qu’il ne peut pas l’être. Pour l’ancien maire, “nous avons un problème avec l’islam” mais “la garantie de l’expression de la liberté religieuse se fait jusqu’à pouvoir porter le vêtement qu’on veut”. “Je suis contre l’interdiction du burkini, au risque, peut-être, de surprendre” notamment parce que “je ne vois pas comment on peut rentrer dans la police du vêtement, ce n’est pas la france cette affaire” a-t-il expliqué. “Il est clair que 200 000 immigrés légaux par an ont bouleversé le paysage français” a-t-il cependant estimé, prenant en considération “le sentiment qu’ont beaucoup de français d’être dépossédés de leur pays, de leur culture”.