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La vénération du bois de la Croix à Jérusalem en 384 – Comment nos ancêtres fêtaient-ils Pâques ?

La vénération du bois de la Croix à Jérusalem, l’après-midi du Vendredi saint, nous est connue par la description qu’en donne la pèlerine Égérie dans son Journal de voyage, ch. 36-37 (Sources chrétiennes 296).

 Égérie, une très pieuse personne originaire de Galice, semble-t-il, avide de voir lieux saints et saints moines, entreprit un long voyage en Orient (381-384) qu’elle décrit dans une lettre adressée à des correspondantes qu’elle appelle ses sœurs, en qui on voit les membres d’une communauté dont elle fait partie. Communauté monastique ou cercle de dames pieuses comme il en existait à l’époque ? Sa manière de vivre et de voyager ne donne pas l’impression qu’elle mène la vie ascétique. La durée de son pèlerinage, sa liberté pour décider de ses déplacements durant trois ans, le brillant appareil qui lui vaut d’être reçue tant par les évêques que par les moines les plus austères dont elle admire le mode de vie ascétique, sans toutefois le partager, laisse à penser qu’il s’agit plutôt d’une de ses pieuses laïques d’assez haut rang qui viennent en pèlerinage aux lieux saints d’Orient.

Son séjour de trois ans à Jérusalem est entrecoupé de voyages en Égypte, au Sinaï, en Mésopotamie, à Antioche, Constantinople ; elle parcourt la Palestine. Elle est infatigable, avide de voir et de savoir. Son Itinerarium, bien que parvenu incomplet, fournit une mine de renseignements. C’est le cas pour la liturgie de la Semaine sainte à Jérusalem où on la retrouve aux environs du samedi 9 mars 384, deux semaines avant Pâques.

Elle se déroule dans les Lieux saints par excellence, ceux de la Passion et de la résurrection du Christ, où s’élève, à l’époque d’Égérie, l’Anastasis, rotonde à l’intérieur de laquelle se dresse le bloc rocheux du tombeau, enchâssé dans un édicule qui le protégeait ; elle s’ouvrait à l’est sur un très beau et vaste atrium entouré de portiques. Dans l’angle sud-est se dressait le monticule du Golgotha, qu’Égérie appelle « la Croix », d’où son expression « devant la Croix » pour désigner l’atrium ; une croix y était dressée ; un ciborium doré protégeait le lieu des intempéries. Au sud ou à l’est du Golgotha, une petite chapelle dite « derrière la Croix » était utilisée pour l’adoration de la vraie Croix et d’autres reliques dont le titulus. Le Martyrium est l’église majeure édifiée sur ordre de Constantin, grande basilique à cinq nefs dont l’abside dominait l’atrium de l’Anastasis, précédée à l’est d’un vaste atrium dont les portes ouvraient sur la rue principale de Jérusalem. C’est dans ce cadre vaste et somptueux que se déroulaient les cérémonies liturgiques, en particulier celles de la semaine sainte : la « Grande semaine ».

« Le dimanche, où l’on entre dans la semaine pascale, qu’on appelle ici la grande semaine, lorsqu’on a célébré depuis le chant des coqs, ce qu’il est d’usage de faire à l’Anastasis ou à la Croix jusqu’au matin, le dimanche matin donc, on se réunit, selon l’usage habituel, dans l’église majeure qu’on appelle Martyrium. On l’appelle Martyrium parce qu’elle se trouve au Golgotha, derrière la Croix, là où le Seigneur a souffert : d’où ce nom de Martyrium ». Ce dimanche ne s’appelle pas encore le « jour des palmes » ; néanmoins la commémoration de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem a lieu dans la soirée à partir du Mont des Oliviers, à travers la ville jusqu’à l’Anastasis. Les jours suivants des cérémonies quasi continuelles se déroulent dans les différents lieux, de nuit comme de jour, comportant antiennes, psaumes et lectures. Égérie insiste sur l’affluence ; autour de l’évêque et du clergé se pressent le peuple et les catéchumènes. Elle insiste aussi sur l’émotion, les cris, larmes et gémissements à la lecture des textes de la Passion.

Le vendredi c’est en suivant l’itinéraire de Gethsémani au Golgotha que se déroule la liturgie qui commence avant le jour. Après les lectures appropriées, l’évêque encourage les fidèles et les envoie se reposer un moment parce qu’ils ont peiné toute la nuit : « Reposez-vous un peu, et vers la deuxième heure du jour, soyez tous ici présents pour que, de cette heure jusqu’à la sixième, vous puissiez voir le saint bois de la croix qui, chacun de nous le croit, sera utile à notre salut. ».

Après ce temps de repos « les voici tous présents. On place alors un siège pour l’évêque au Golgotha, derrière la croix […] on dispose devant lui une table couverte d’une nappe. Autour de la table, les diacres se tiennent debout. On apporte le coffret d’argent doré qui contient le saint bois de la croix, on l’ouvre, on l’expose, on place sur la table et le bois de la croix et l’écriteau. Quand on les a placés sur la table, l’évêque, assis, appuie ses mains sur les extrémités du bois sacré, et les diacres, debout autour, surveillent. Voici pourquoi cette surveillance. Il est d’usage que tout le peuple, tant fidèles que catéchumènes, s’approche un à un, se penche sur la table, baise le bois sacré et passe. Or on raconte que quelqu’un, je ne sais quand, y a mordu et a volé un fragment du bois sacré. C’est pourquoi maintenant les diacres debout à l’entour, surveillent ainsi, pour qu’aucun de ceux qui approche n’ose refaire de même. Tout le peuple défile donc un par un. Chacun s’incline, touche du front, puis des yeux, la croix et l’écriteau, baise la croix et passe, mais personne n’étend la main pour toucher. […] Tout le peuple défile, entrant par une porte, sortant par une autre […] Quand vient la sixième heure, on va devant la Croix, qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud ; cet endroit est en plein air : c’est une sorte d’atrium très grand et très beau, entre la Croix et l’Anastasis. »

La liturgie continue par des lectures et des psaumes : « Tous les passages où ils ont parlé de la passion du Seigneur », tous les passages des Évangiles « où il subit sa passion » et « dans les Prophètes les passages où ils ont dit que le Seigneur souffrirait la passion ». Et Égérie commente : « Ainsi, pendant ces trois heures, tout le peuple apprend que rien ne s’est passé qui n’ait été prédit et que rien n’a été dit qui ne se soit parfaitement réalisé. On intercale continuellement des prières. » « Il n’est personne, du plus âgé au plus jeune, qui, ce jour-là, ne se lamente à un point incroyable de ce que le Seigneur ait souffert cela pour nous.  A la neuvième heure, on lit ce passage de l’évangile de Jean où il rendit l’esprit. Après cette lecture on fait une prière et le renvoi ». Mais, de la Croix, tous se rendent au Martyrium puis plus tard à l’Anastasis où on continue la vigile ; ceux qui le peuvent passent toute la nuit.

 

La vénération du bois de la Croix s’inscrit donc dans les cérémonies qui se déroulent le vendredi saint à Jérusalem. C’est une dévotion émouvante qui s’inscrit dans le cadre de la liturgie proprement dite mais qui, ne comporte pas les lectures, prières, hymnes et psaumes de l’ensemble de l’office. Elle permet un contact concret, mais bref, encadré et en silence, que l’évêque déclare « utile à notre salut » mais elle ne semble pas susciter cette adhésion de tout l’être que permet la liturgie par laquelle le peuple chrétien revit, dans la ferveur et une vive émotion, la passion de son Seigneur sur les lieux même où elle s’est déroulée.

 

 Françoise Thelamon, professeur d’histoire du christianisme, université de Rouen

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L’« invention » de la sainte Croix par l’impératrice Hélène

L’« invention », c’est-à-dire la découverte, de la croix du Christ par l’impératrice Hélène, mère de l’empereur Constantin, est solidement établie dans la tradition de l’Église latine ; elle y est attestée vers la fin du IVe siècle ; elle a inspiré bien des peintres et a donné lieu à une iconographie conséquente (images de piété, illustrations de missels, de livres de prières …). Elle apparaît comme une preuve de la sainteté de la pieuse impératrice « mère chère à Dieu d’un fils cher à Dieu » comme la nomment Eusèbe de Césarée et Théodoret de Cyr. Hélène, à qui Constantin a conféré le titre d’Augusta, est le modèle de la souveraine chrétienne idéale, bénie par Dieu qui a permis qu’elle découvre l’insigne relique de la Passion du Christ.

Cependant – comme nous l’avons déjà indiqué dans un article précédent  – dans la lettre adressée par Constantin, fin 325, à l’évêque de Jérusalem Macaire, il n’est pas question de sa mère. L’empereur voit dans la découverte de la croix – fortuite, semble-t-il, et on ne sait par qui – un miracle qui confirme la réalité de la protection particulière du Christ dont il bénéficie depuis sa conversion en 313 et qui confirme également la christologie définie par le concile de Nicée. Ainsi écrit-il à Macaire : « La grâce de notre Sauveur est si grande qu’il n’y a, semble-t-il, aucune ressource d’éloquence digne du miracle présent. Que la preuve de la Passion très sainte, cachée depuis longtemps sous la terre, ait échappé aux regards pendant tant d’années, jusqu’au moment où elle devait briller à nouveau aux yeux des serviteurs de Dieu libérés par la destruction de l’ennemi commun de tous, cela passe vraiment toute admiration […] La foi en ce miracle dépasse toute capacité de la raison humaine […] Ce qui me tient le plus à cœur que tout, c’est d’orner par de belles constructions ce lieu sacré que, sur l’ordre de Dieu, j’ai débarrassé [ …] de l’ignoble idole  qu’on lui avait ajoutée ; ce lieu est devenu saint dès l’origine par le jugement de Dieu et il est manifestement bien plus saint encore depuis qu’il a fait voir en pleine lumière sur quoi se fonde la foi en la Passion salutaire. » (dans Eusèbe, Vie de Constantin, III, 30). Pour Constantin, la découverte de la Croix constitue un miracle par lequel « la vérité de la foi se confirme […] pour que nos âmes deviennent plus zélées pour notre sainte loi » ; elle authentifie aussi le signe par lequel le Christ lui a permis de remporter ses victoires et le conforte dans sa mission providentielle : œuvrer pour la concorde dans l’Église et dans l’Empire. Eusèbe qui fait état du voyage d’Hélène en Orient en 325 ou 326, tout à la fois pèlerinage aux lieux saints et somptueux cortège  impérial, indique bien qu’elle a fait élever une église à Bethléem et une autre sur le Mont des Oliviers, mais ne parle pas la découverte de la Croix par l’Augusta.

Or celle-ci a bien eu lieu à l’époque de Constantin. En 351, Cyrille, alors évêque de Jérusalem, écrit à l’empereur Constance II : « Au temps de votre pieux père Constantin d’heureuse mémoire, le bois salutaire de la Croix fut trouvé à Jérusalem, Dieu ayant accordé à cet homme de bien la grâce de trouver les Lieux saints cachés ». Il y faisait déjà allusion dans trois de ses Catéchèses de 348/350. Point n’est question d’Hélène. En revanche Jean Chrysostome, à Antioche, en 390, fait état de la découverte de la Croix dans l’une de ses Homélies sur l’Évangile de saint Jean, et il l’attribue à Hélène. Cette tradition paraît donc bien établie.

Dans la partie occidentale de l’Empire, de langue latine, elle est largement attestée à la fin du IVe siècle et au début du Ve. Rufin d’Aquilée en donne le récit le plus circonstancié dans son Histoire ecclésiastique (I, 7-8) écrite en 402/403. On ne saurait oublier qu’il a résidé dix-sept ans à Jérusalem (380-397) dirigeant un monastère latin d’hommes au mont des Oliviers, voisin du monastère de femmes que dirigeait Mélanie l’Ancienne, et qu’il était un proche de l’évêque Jean qui l’ordonna prêtre. Il a évidemment participé, chaque année, à la liturgie de la semaine sainte qui comportait l’adoration du bois de la Croix. Il a pu recueillir sur place, à partir de documents écrits ou de la tradition orale, les éléments de son récit. Ses contemporains et amis Paulin de Nole et Sulpice Sévère n’hésitent pas à s’informer auprès de lui. Tous trois attribuent à l’impératrice non seulement « l’invention de la Croix » mais un rôle majeur dans la construction des édifices in passionis loco, alors qu’Eusèbe attribue les magnifiques constructions ordonnées par Constantin à la découverte du tombeau.

Juste après avoir traité du concile de Nicée dont il donne le texte du symbole et les canons, Rufin, soulignant la concomitance miraculeuse entre les deux événements, écrit : « A la même époque, Hélène, la mère de Constantin, femme incomparable par sa foi, sa piété et sa magnificence insigne […] guidée par des visions divines, se rend à Jérusalem ; là elle s’informe auprès des habitants pour savoir où le corps sacro-saint du Christ avait été pendu, cloué à une croix. » Puis il évoque, lui aussi, l’abandon du site sur lequel une idole de Vénus avait été érigée par les païens et la difficulté à retrouver le lieu de la crucifixion et poursuit : « Mais lorsque cette femme pieuse se fut rendue en hâte à l’endroit qui lui avait été indiqué par un signe du ciel, elle en fit arracher tout ce qui était sacrilège et qui le profanait ; une fois les déblais enlevés jusqu’à une grande profondeur, elle trouva trois croix en désordre. Mais l’incertitude de l’appartenance de chacune des croix gâtait la joie d’avoir retrouvé ce trésor. Certes il y avait aussi cet écriteau (titulus) rédigé par Pilate en grec, en latin et en hébreu : mais lui non plus ne désignait pas de façon assez précise la croix du Seigneur. De ce fait, dès lors, l’incertitude dans cette situation humaine ambiguë (humana ambiguitas) incite à réclamer une preuve divine diuinum testimonium. »

C’est alors qu’intervient l’évêque Macaire ; l’impératrice passe au second plan. Il en appelle au jugement de Dieu par la guérison d’une malade « à demi-morte » : « Apportez ici toutes les croix qui ont été retrouvées ; et maintenant que Dieu nous dévoile celle qui a porté Dieu ! » Puis entré avec la reine et la foule chez la malade, s’étant mis à genoux, il adressa à Dieu cette prière : « Seigneur, toi qui par ton fils unique as daigné accorder le salut au genre humain par sa passion sur la croix et qui maintenant viens d’inspirer au cœur de ta servante de rechercher ce bois béni auquel notre salut fut suspendu, manifeste de façon évidente, parmi ces trois croix, celle qui a servi à la gloire du Seigneur et celles qui ont été dressées pour un supplice d’esclave : que cette femme qui gît à demi-morte, aussitôt que le bois du salut  l’aura touchée, soit, des portes de la mort, rappelée à la vie ». L’évêque fixe ainsi les conditions précises qui garantiront l’authentification incontestable de la Croix.  Il le fait dans la foi, affirmant la divinité du Christ, fils unique du Père, rédempteur universel.

Le test a lieu dans une attente anxieuse que Rufin sait rendre palpable : « Après avoir dit cela, il prit en premier lieu une des trois croix mais il n’obtint aucun succès. Il prit la seconde et il n’arriva rien non plus. Mais dès qu’il approcha la troisième, aussitôt la femme se leva, les yeux ouverts, et, ayant retrouvé la plénitude de ses forces, beaucoup plus alerte que lorsqu’elle avait la santé, elle se mit à parcourir toute la maison et à exalter la puissance du Seigneur. » Le miracle est évident : gravité de l’état de la malade, immédiateté du miracle, santé florissante recouvrée par le bois du salut, au double sens du terme et de la notion de salus, reconnaissance de la puissance divine qui en est la source, exultation et action de grâces. La Croix est identifiée sans contestation possible. On entend déjà le Ecce lignum Crucis in quo salus mundi pependit… Venite adoremus  ! de chaque Vendredi saint.

 

 Françoise Thelamon, professeur d’histoire du christianisme, Université de Rouen

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La Basilique du Saint-Sépulcre risque de s’effondrer

La Basilique du Saint Sépulcre risque de s’effondrer si ne devaient pas être réalisées des interventions ad hoc visant à consolider ses fondations instables. L’alarme arrive de l’équipe d’archéologues et d’experts qui vient de porter à terme avec succès la restauration de l’Edicule – la structure qui, à l’intérieur du Sanctuaire, renferme les restes d’une grotte vénérée au moins depuis le IV° siècle comme la tombe de Jésus. L’ensemble du complexe du Saint Sépulcre – a déclaré au National Geographic l’archéologue grecque Antonia Moropoulou, enseignante à la National Technical University d’Athènes (NTUA) et coordinateur scientifique du projet de restauration à peine achevé – pourrait être menacé par « un significatif affaissement structurel ». Si cette hypothèse devait se vérifier – a ajouté l’archéologue grecque – « il ne s’agirait pas d’un processus lent mais catastrophique ».
Les hypothèses alarmantes ont pris corps au cours des études et sondages conduits au Saint Sépulcre par l’équipe d’experts chargée de la restauration de l’Edicule. Au terme des travaux, les recherches accomplies par cette équipe, et reprises par le National Geographic, ont mis en évidence que l’ensemble du complexe, dont la dernière restructuration remonte au XIX° siècle, semble être en grande partie construit sur une base instable de restes chancelants de structures précédentes avec un sous-sol traversé par des galeries et des canaux.

Le Sanctuaire réalisé à la demande de l’Empereur Constantin, construit sur les restes d’un précédent temple romain autour de ce qui était vénéré comme la tombe de Jésus, avait été partiellement détruit par les envahisseurs perses au VI° siècle puis par les fatimides en 1009. L’église fut reconstruite à la moitié du XI° siècle.

Les détails techniques du dossier, recueillis notamment grâce à la mise en œuvre d’un géo-radar et de caméras robotisées, décrivent une situation alarmante concernant la stabilité du Lieu Saint visité chaque année par des millions de pèlerins et de touristes. Nombre des piliers de 22 tonnes qui soutiennent la coupole se trouvent être posés sur 1,2 mètres de ruines non consolidées.
Les restaurations à peine conclues autour de l’Edicule et célébrées le 22 mars dans le cadre d’une cérémonie œcuménique – à laquelle a notamment participé le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomé I – ont vu la coopération des trois Eglises qui partagent la responsabilité de la Basilique – l’Eglise catholique au travers de la Custodie franciscaine de Terre Sainte, le Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem et le Patriarcat arménien de Jérusalem.

Au début des travaux, le coût du projet était estimé à quelques 3,3 millions d’USD. Ont également contribué au financement des travaux tant le Roi de Jordanie, Abdallah II, qui a fait parvenir une bienfaisance royale en avril 2016, que le Président palestinien, Mahmud Abbas, au travers d’une « contribution personnelle » rendue publique en octobre dernier.

 

Maintenant, l’équipe grecque qui, après la fin des travaux sur l’Edicule, avait lancé l’alarme sur les conditions structurelles de faiblesse de l’ensemble du complexe, estime à 6 millions d’€uros au moins le montant des travaux nécessaires à la mise en sécurité de la Basilique. Le 18 mars, un communiqué de la Custodie de Terre Sainte a indiqué que le Saint-Siège a mis à disposition 500.000 USD comme contribution à la nouvelle phase des travaux de consolidation et de restauration à lancer au Saint Sépulcre, sachant que ladite contribution « sera affectée après que les communautés titulaires du Statu Quo aient constitué, d’un commun accord, un Comité ad hoc ».

Lu sur Agence Fides

Orient

Jérusalem : tentative d’incendie d’une église orthodoxe

Peu d’informations sur cette tentative d’incendie criminel de l’église orthodoxe de l’Ascension, survenue hier mercredi 8 mars. D’autres informations à suivre…

La police enquête sur un acte de vandalisme et une tentative d’incendie qui a touché l’Église orthodoxe russe de l’Ascension au Mont des Oliviers à Jérusalem. Un communiqué indique que la porte de l’église a été cassée et que d’importantes trainées de suies suggèrent que les auteurs de l’effraction ont tenté d’incendier les lieux. Un suspect a été interpellé et placé en détention dans le cadre de cette attaque.

 

 Source Observatoire de la Christianophobie

Brèves

Mgr Gallagher pour la reconnaissance du « caractère sacré et universel“ de Jérusalem

“Le caractère sacré et universel“ de Jérusalem doit être reconnu, a affirmé Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les relations avec les Etats à la secrétairerie d’Etat du Saint-Siège.

Source

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Tombeau du Christ : qu’avons-nous trouvé sous la plaque de marbre ?

Il y a un mois environ, une équipe de scientifique des universités d’Athènes a ouvert le tombeau du Christ dans l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Cela n’était pas arrivé depuis 200 ans. Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine, raconte sur l’antenne de RCF, l’ouverture de ce lieu qui, dit-elle, est pour les chrétiens « le point GPS de la résurrection ».

Le Christ après sa mort sur la croix a été déposé dans une chambre funéraire, sur un lit de pierre.  C’est ce lit de pierre qui a été visible pendant 60 heures fin octobre. Afin d’effectuer des travaux de restauration, les scientifiques ont déplacé la lourde plaque de marbre recouvrant la sépulture. Celle-ci a été tirée afin de voir ce qu’il y avait au-dessous. Les instruments techniques des universités d’Athènes qui conduisent les travaux, n’avaient pas révélé qu’il y avait au-dessous du rocher. L’équipe s’attendait à trouver du vide.

Les scientifiques ont trouvé dans un premier temps, du sable, une sorte de remblais. Enlevé sur environ 10 cms, celui-ci a laissé apparaître une dalle de marbre grise, qui à ce jour est datée du moyen-âge donc de l’époque des croisés. Sous cette dalle de marbre grise, 2 cms en dessous, se trouve un rocher, une forme de lit funéraire, tel que c’était l’usage dans certaines sépultures à l’époque de Jésus.

          Le professeur Antonia Moropoulou, en charge des travaux insiste : « Mon travail, n’est pas d’apporter des preuves de l’authenticité du lieu. En revanche, tout ce qui est fait est documenté et sera mis à disposition des spécialistes, y compris des archéologues, qui jusqu’ici ne sont intervenus à aucun stade, pas même au moment de l’ouverture du tombeau. »

Cette ouverture a toutefois permis de voir un lit funéraire, effectivement de l’époque du Christ, qui nous en dit davantage sur le type de sépulture auquel on a affaire précisément ici. Mais il n’y a aucune preuve, ni graffiti, ni reste de quelque sorte que ce soit qui puissent constituer une preuve scientifique que cette tombe soit la tombe du Christ.

Marie-Armelle Beaulieu tient à signaler malgré tout que toutes les personnes qui sont entrées dans la tombe alors que le tombeau était ouvert, où le lit funéraire pouvait être exposé à leurs yeux, disent avoir vécu une expérience qu’ils qualifient de spirituelle et d’extrêmement forte.

         Les scientifiques qui ont procédé à cette ouverture en ont profité pour collecter des données. Après avoir analysées celles-ci, ils reconstitueront de manière virtuelle la tombe du Christ. Un support visuel intéressant pour nos prochains pèlerinages en Terre Sainte, ainsi que que nous y invitait récemment le Père Raed Abusahlia.

Orient

Jérusalem : fermeture de la Porte Sainte de la basilique de Gethsémani

A l’occasion de la fin du jubilé de la Miséricorde, la Porte Sainte de la basilique de Gethsémani à Jérusalem a été fermée ce samedi 3 décembre 2016 à l’issue d’une messe solennelle présidée par Mgr Shomali, évêque de Jérusalem, et Mgr Lazzarotto, Nonce Apostolique en Israël.

Mgr Fouad Twal, Patriarche latin, avait annoncé dans une homélie la volonté de l’Eglise d’être une Eglise de Miséricorde en invitant les fidèles à faire de cette année une occasion de conversion et de supplication pour « plus de miséricorde, plus de justice, plus de paix dans cette Terre Sainte, déchirée par la violence ».

L’Assemblée des Ordinaires Catholiques tout au long de cette année a invité les fidèles à participer à l’ouverture ou à passer les différentes Portes de la Miséricorde en Terre Sainte, à visiter les lieux saints en signe de pénitence pour tous les péchés contre la paix, la justice et la réconciliation au Moyen-Orient, et surtout, à ne pas oublier l’exercice des œuvres de Miséricorde corporelles et spirituelles comme la prière et la communion dans la foi où le don d’un peu de son temps aux personnes âgées, malades, porteuses d’handicap et même aux réfugiés (…).

Durant cette année de la Miséricorde, de multiples initiatives ont été menées dans ce sens. En Jordanie par exemple, le diocèse d’Amman, en coopération avec Caritas Jordanie, a ouvert le « Restaurant de la Miséricorde » pour servir gratuitement des repas chauds aux pauvres et aux nécessiteux (…).

Ce Jubilé de la Miséricorde s’est achevé à Jérusalem ce samedi 3 décembre par une messe solennelle dans la basilique de Gethsémani où de nombreux fidèles étaient réunis. A l’instar de l’ouverture de la porte Sainte, les fidèles ont suivi la Croix du Christ lors d’une procession autour du cloître, avant de se rassembler autour de la Porte Sainte et d’assister, en communion, à sa fermeture.

Source : Patriarcat Latin de Jérusalem

Orient

Jérusalem : Une résolution de l’Unesco gène les autorités juives et chrétiennes

   La résolution de l’Unesco du 18 octobre, qui a été proposée par des palestiniens et présentée par les pays arabes ne semble pas satisfaire les autorités juives et chrétiennes. Mgr Vincent Jordy, le président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme au sein de la conférence des évêques de France, a dénoncé également cette proposition et écrit à cet effet à la directrice générale de l’Unesco, Madame Irina Bokova.

           La résolution aborde la question de la présence d’Israël sur la partie de Jerusalem-Est, elle mentionne les lieux saints, la manière dont ils sont occupés et les rénovations qui sont à envisager. D’après Mgr Vincent Jordy, interviewé par Radio Vatican, des lieux essentiels qui appartiennent aux grandes traditions monothéistes sont toujours d’abord ou même parfois uniquement présentés dans une seule de ces traditions. La plupart des lieux saints par exemple sont souvent nommés uniquement en arabe. La résolution semblerait « ignorer le lien du peuple juif et, en conséquence, de la tradition chrétienne, avec Jérusalem ».

 

           D’après Mgr Jordy, l’Unesco doit être attentive à des questions qui sont aussi sensibles. Il a exprimé à Mme Irina Bokova combien Jésus pour les chrétiens n’est pas juste une idée, un concept mais une réalité qui est historique et qui doit être respectée. Selon lui, il faut veiller à ce que des rapports idéologiques ne prennent le pas sur la réalité historique.

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L’empereur Julien et la tentative de reconstruction du Temple de Jérusalem … avant l’Islam

Alors que l’UNESCO  a fait passer discrètement la « déjudeo-christianisation » de l’Esplanade du Temple et des lieux saints de Jérusalem, nous vous proposons cette mise au point historique, mais à l’intérêt biblique, des divers moments de la vie du Temple de Jérusalem.

Construit, détruit et plusieurs fois reconstruit, le Temple semble susciter bien des interventions directes de la Providence. Interventions qui laissent songeurs au regard de la situation actuelle. On ne récupère pas impunément la maison de Dieu.

Dans deux articles parus sur Cyrano.net, le Professeur Thelamon nous raconte l’histoire du Temple et la tentative de reconstruction, avortée à la suite de faits mystérieux, de l’empereur apostat Julien.

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Phénomènes surnaturels lors de l’ouverture du Tombeau du Christ ?

En 1809, lors de la précédente ouverture du Tombeau du Christ, les chroniqueurs avaient fait état d’une odeur suave. Phénomène qu’il n’est pas rare de constater autour des tombes ou corps de saints.

Certains observateurs ont relevé la même chose à l’occasion de l’ouverture de la tombe fin octobre dernier. Tous cependant n’ont pas senti ce parfum d’agréable odeur. En revanche, les scientifiques ne peuvent que constater le dérèglement de leurs appareils, sans pouvoir l’expliquer.

Lire l’article ici