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Vers la béatification d’un nouveau pape ?

La clôture du procès diocésain de béatification de Benoît XIII (1649/50-1730), pape dominicain, sera présidée à Rome vendredi prochain, 24 février 2017, par le cardinal vicaire du pape pour Rome, Agostino Vallini, dans la salle de la Conciliation du palais apostolique du Latran. Il sera assisté par les membres du tribunal diocésain, qui a mené l’enquête : Mgr Giuseppe D’Alonzo, juge délégué, le père Giorgio Ciucci, Promoteur de Justice, et M. Marcello Terramani, notaire, indique un communiqué du vicariat.

Le dossier, sous scellés, passera ensuite à la Congrégation pour les causes des saints, qui devra ou non reconnaître le caractère héroïque de ses vertus humaines et chrétiennes et éventuellement authentifier un miracle dû à son intercession. Alors il pourrait être déclaré « bienheureux ».

 

 Lire la vie de Benoit XIII

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Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer – Les 4 solutions du pape contre la crise migratoire

Sans surprise, le pape poursuit sa campagne en faveur des migrants qu’il invite à regarder comme des personnes humaines et non comme des dangers potentiels.

Nouveau thème dans ses discours depuis quelque temps, la peur du populisme qu’il dénonce de plus en plus. Un mot à la mode aux contours pourtant mal définis mais qui sert de repoussoir médiatique. Le Saint-Père en donne sa définition en en faisant un synonyme de peur et d’enfermement.

D’où pour lui la solution en 4 mots : accueillir, protéger, promouvoir, intégrer.

Des solutions qu’il faut entendre à la lumière de la prudence à laquelle il appelait lui-même dans un accueil qui demande responsabilité et discernement de la part des autorités.

Vous pouvez trouver ici le discours du pape devant les participants à la 6e édition du Forum international « Migrations et paix », qu’il a reçus le 21 février 2017 au Vatican

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le pape se rendra à la paroisse anglicane de Rome pour ses 200 ans

Dimanche 26 février 2017 à 16 heures, le Pape François se rendra à l’Église anglicane de Tous les Saints (All Saints) située via del Babuino à deux pas de la place d’Espagne à Rome, a annoncé la Salle de presse du Saint-Siège. François sera le premier Souverain pontife à se rendre dans l’unique paroisse anglicane de son diocèse.

Cette visite du Pape intervient le jour où les Anglicans de Rome marquent les 200 ans de leur présence dans la Ville éternelle. Le 27 octobre 1816, un petit groupe de croyants y célébra la première liturgie selon le rite de l’Église d’Angleterre, « avec l’accord tacite du pape Pie VII ».

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Angelus – La révolution chrétienne c’est répondre au mal par le bien

A l’occasion de l’Angelus du 20 février 2017, le pape François, commentant l’Évangile du jour, la célèbre joue gauche, rappelle que là est la révolution chrétienne. Non pas subir le mal, mais y répondre par le bien, condition pour arrêter la spirale du mal.

Chers frères et soeurs, bonjour !

Dans l’Evangile de ce dimanche (Mt 5,38-48) – une des pages qui expriment le mieux la “révolution” chrétienne -, Jésus montre le chemin de la vraie justice par la loi de l’amour qui dépasse celle du talion, qui dit « œil pour œil dent pour dent ». Cette règle antique imposait d’infliger aux transgresseurs des peines équivalentes aux dommages infligés : la mort à qui avait tué, l’amputation à qui avait blessé quelqu’un, et ainsi de suite.

Jésus ne demande pas à ses disciples de subir le mal, au contraire, il demande de réagir, mais pas par un autre mal, par le bien. Ce n’est que comme cela que l’on rompt la chaîne du mal : un mal apporte un autre mal, un autre, un autre mal… On rompt cette chaîne du mal et les choses changent vraiment.

En effet, le mal c’est un « vide », un vide de bien, et on ne peut pas remplir un vide par un autre vide, mais seulement par un « plein » c’est-à-dire par le bien.

Les représailles ne conduisent jamais à la résolution des conflits. « Tu m’as fait cela, moi je vais te le faire » : cela ne résout jamais un conflit, et ce n’est pas non plus chrétien.

Pour Jésus, le refus de la violence peut comporter aussi le renoncement à un droit légitime, et il en donne certains exemples : tendre l’autre joue, céder son vêtement ou son argent, accepter d’autres sacrifices (cf. vv. 39-42). Mais ce renoncement  ne signifie pas que les exigences de la justice sont ignorées ou contredites : non, au contraire, l’amour chrétien qui se manifeste d’une façon spéciale dans la miséricorde,  représente une réalisation supérieure de la justice.

Ce que Jésus veut nous enseigner, c’est la distinction nette que nous devons faire entre la justice et la vengeance. Distinguer justice et vengeance.

La vengeance n’est jamais juste. Il nous est permis de demander justice, il est de notre devoir de pratiquer la justice. En revanche il nous est interdit de nous venger ou de fomenter la vengeance, quelle qu’elle soit, parce qu’elle est l’expression de la haine et de la violence.

Jésus ne veut pas proposer un nouvel ordre civil, mais plutôt le commandement de l’amour du prochain, qui comprend aussi l’amour des ennemis : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (v. 44). Et ce n’est pas facile. Cette parole ne doit pas être comprise comme une approbation du mal accompli par l’ennemi, mais comme une invitation à une perspective supérieure, une perspective magnanime, semblable à cette du Père céleste qui – dit Jésus – « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (v. 45).

En effet, l’ennemi aussi est une personne humaine, créée en tant que telle à l’image de Dieu, même si actuellement cette image est obscurcie par une conduite indigne.

Lorsque nous parlons « d’ennemis », nous ne devons pas penser à je ne sais quelles personnes différentes et loin de nous. Nous parlons aussi de nous-mêmes, qui pouvons entrer en conflit avec notre prochain, parfois avec notre famille. Combien d’inimitiés dans les familles, combien ! Pensons à cela.

Les ennemis ce sont aussi ceux qui parlent mal de nous, qui nous calomnient et qui nous font des torts. Et ce n’est pas facile à digérer. Nous sommes appelés à répondre à tous ceux-là par le bien, qui a aussi ses stratégies, inspirées par l’amour.

Que le Vierge Marie nous aide à suivre Jésus sur ce chemin exigeant, qui exalte vraiment la dignité humaine et nous fait vivre en enfants de notre Père qui est dans les cieux.

Qu’elle nous aide à pratiquer la patience, le dialogue, le pardon, et à  être ainsi des artisans de communion, des artisans de fraternité, dans notre vie quotidienne, sur tout dans notre famille.

Angelus Domini…

 

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Tous responsables de la paix – Le pape rappelle que la guerre commence dans le cœur de l’Homme

Nous sommes tous responsables de la paix à rappelé le Saint-Père lors de la messe du jeudi 16 février 2017.

Commentant le passage de l’arche de Noé et de la colombe, le pape constate que « La colombe et l’arc-en-ciel, sont fragiles. » « L’arc-en-ciel, est beau après la tempête, mais vient un nuage et il disparaît. » « Même la colombe est fragile »

« L’alliance que Dieu fait est forte », en revanche. « Dieu fait la paix avec nous, mais il est difficile de prendre soin de la paix. » « C’est un travail de chaque jour, car à l’intérieur de nous il y a encore cette semence, ce péché originel, l’esprit de Caïn qui par envie, jalousie, cupidité et désir de domination, fait la guerre. »

Le Pape observe ainsi qu’en parlant de l’alliance entre Dieu et les hommes, nous nous référons au « sang » : « De votre sang, peut-on lire dans la première lecture, je demanderai des comptes, je demanderai des comptes à chaque être vivant, et je demanderai des comptes de la vie de l’homme à l’homme, à chacun de ses frères. » « Nous sommes donc, précise le Saint-Père, gardiens des frères et quand il y a effusion de sang, il y a péché et Dieu nous demandera des comptes. »

« Dans le monde d’aujourd’hui,  il y a effusion de sang. Aujourd’hui, le monde est en guerre. Tant de frères et sœurs, même innocents, meurent, parce que les grands, les puissants, veulent un morceau en plus de terre, veulent un peu plus de pouvoir ou veulent faire un peu plus de gain avec le trafic d’armes. Et la Parole du Seigneur est clair : de votre sang, je demanderai des comptes. Même à nous, qui semblons être en paix, ici, le Seigneur demandera des compte du sang de nos frères et sœurs qui souffrent de la guerre. »

 

 « Comment est-ce que je prends soin de la colombe ? » « Qu’est-ce que je fais pour que l’arc-en-ciel soit toujours un guide, pour que ne soit plus versé plus de sang dans le monde ? » « Nous sommes tous impliqués dans ce domaine ».

 « la prière pour la paix n’est pas une formalité, le travail pour la paix n’est pas une formalité. »

 « La guerre commence dans le cœur de l’homme, elle commence à la maison, dans les familles, entre amis, puis va plus loin, dans le monde entier ».

 « comment est-ce que je chéris la paix dans mon cœur, dans mon âme, dans ma famille ? »

« Que le Seigneur nous donne la grâce de dire : la guerre est finie, et en pleurant d’affirmer la guerre est finie dans mon cœur, dans ma famille dans mon quartier, dans le monde »

Notre photo, le lâché de colombes pour la paix attaquées par un corbeau place Saint-Pierre

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Le pape nomme un membre du C9 à la rote

Le pape François attribue le titre d’avocat à la Rote romaine à trois cardinaux de continents et de cultures différentes, ce 15 février 2017 : le cardinal indien Oswald Gracias, archevêque métropolite de Mumbai (ex-Bombay, Inde) et membre du C9 ; le cardinal Lluís Martínez Sistach, archevêque émérite de Barcelone (Espagne) ; et le cardinal libanais Béchara Boutros Raï, O.M.M., patriarche d’Antioche des Maronites.

La Rote romaine est essentiellement un tribunal d’appel qui juge d’une part en deuxième instance, les causes ayant été déjà jugées par les tribunaux ordinaires (des diocèses) pour lesquelles appel a été interjeté, en particulier les demandes de reconnaissance de nullité sacramentelle de mariage. C’est également la juridiction d’appel du Tribunal ecclésiastique de la Cité du Vatican.

La Rote romaine juge aussi d’autre part, en troisième et dernière instance, les causes déjà jugées par les autres tribunaux d’appel (ou quatrième instance après le Tribunal de la Rote de la Nonciature Apostolique en Espagne par exemple).

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Une nomination qui intervient alors que le C9 qui vient de se réunir à Rome travaillait précisément sur la réforme des tribunaux.

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Le pape invite ceux qui sont confrontés aux défis de l’Europe chrétienne à puiser dans la prière

Lors de l’audience générale du 15 février 2017, au terme de la rencontre salle Paul VI, le pape a salué les pèlerins polonais sous le signe des saints patrons de l’Europe, Cyrille et Méthode (9e siècle), célébrés la veille. « Ces deux frères de Thessalonique ont apporté l’Evangile aux peuples slaves », a-t-il rappelé.

« Aujourd’hui encore, a-t-il ajouté, ils rappellent à l’Europe, et à nous tous, le besoin d’entretenir l’unité de la foi, la tradition, la culture chrétienne et de vivre l’Evangile chaque jour ».

Le pape a encouragé ceux qui sont « confrontés à ces défis » à puiser leur force dans la prière, avant de leur donner sa bénédiction.

 

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Pour le pape le diable est un quotidien bien concret face à qui on ne discute pas, on prie

« Dans la faiblesse des tentations, que tous nous éprouvons, la grâce de Jésus nous aide à demander pardon pour nous relever et aller de l’avant ». Lors de la messe célébrée, ce vendredi 10 février 2017, en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, le Pape François s’est attardé sur la première lecture, tirée du livre de la Genèse (3,1-8) : la première tentation, celle d’Adam et Eve. Le Saint-Père souligne que face à la tentation, « on ne dialogue pas, on prie », car « avec le diable, on ne peut dialoguer ».

Le diable se fait voir sous la forme d’un serpent « séduisant » et grâce à son astuce, il cherche « à tromper ». « C’est le père du mensonge ». Au point qu’ Eve, explique le Pape, « se sent bien, elle a confiance et, pas à pas, il la conduit là où il veut ». Le diable cherche à faire la même chose avec Jésus dans le désert « mais cela finit mal pour lui », rappelle le Saint-Père.

Le diable cherche à dialoguer avec le Christ car « quand il dupe une personne, il le fait au moyen du dialogue ». Mais Jésus ne cède pas et le diable « fait donc voir son véritable visage ». Jésus donne une réponse, « qui n’est pas la sienne », « elle est celle de la parole de Dieu », parce qu’« avec le diable on ne peut dialoguer, au risque de finir comme Adam et Eve, nus » affirme le Saint-Père. « Le diable est un mauvais payeur : c’est un escroc, il te promet tout et te laisse nu ».

La corruption commence par peu de choses

« Nous savons ce que sont les tentations, note le Pape, nous le savons tous parce que nous en avons tous : de nombreuses tentations de vanité, d’orgueil, de cupidité, d’avarice, beaucoup ! » insiste t-il. « Aujourd’hui, on parle beaucoup de corruption, même pour cela nous devons demander de l’aide au Seigneur », déclare le Pape François, en expliquant : « beaucoup de personnes corrompues, beaucoup de gros bonnets corrompus dans le monde, dont nous connaissons la vie par les journaux, ont peut-être commencé par une petite chose, je ne sais pas, en ne réglant pas bien la balance  : “faire de 900 grammes un kilo”… ce n’est pas grand-chose, personne ne s’en aperçoit et peu à peu on tombe dans le péché, on tombe dans la corruption ». « Parce que la corruption commence par peu de choses, par le dialogue ».

Le Saint-Père invite donc à « ne pas être naïfs » ni « sots », mais à garder « les yeux ouverts » et à demander de l’aide au Seigneur « parce que tout seuls, nous ne pouvons pas ». Et celui qui tombe dans la tentation, au lieu de se cacher comme Adam et Ève, doit « revenir et demander pardon ». « Que le Seigneur, a conclu le Pape, nous donne la grâce et nous accompagne … et si nous sommes trahis par notre faiblesse dans la tentation, qu’Il nous donne le courage de nous relever et de continuer. Jésus est venu pour cela ».

 

 Source Radio Vatican

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Un légat pour Medjugorje

Le pape a nommé un envoyé spécial (ce qu’autrefois nous appelions un légat) au sanctuaire de Mdejugorje.

 

 Il s’agit de Mgr Henryk Hoser, archevêque de Varsovie-Praga en Pologne, dont la mission sera pastorale. Cette décision fait suite aux conclusions de l’enquête demandée par le Vatican sur les phénomènes d’apparitions mariales présumées en ce lieu.

Mgr Hoser, précise un communiqué du Saint-Siège, devra « acquérir des connaissances approfondies sur la situation pastorale de cette réalité et surtout sur les besoins des fidèles qui s’y rendent en pèlerinage et, sur cette base, suggérer d’éventuelles initiatives pastorales pour l’avenir ».

La mission, qui aura « un caractère exclusivement pastoral », durera quelques mois : Mgr  Hoser, qui continuera à avoir la charge du gouvernement de son diocèse, achèvera son mandat « d’ici l’été prochain ».

En 2010, le pape Benoît XVI avait créé une Commission d’enquête internationale, au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi. La responsabilité de statuer sur ces apparitions présumées qui auraient commencé en 1981, passait ainsi de la juridiction de l’évêque local à celle de la congrégation romaine.

En juin 2015, le pape François a annoncé lui-même, lors d’une conférence de presse de retour de Sarajevo, que les conclusions de l’enquête lui avaient été récemment remises.

Rappelons que selon une lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi – signée par Mgr Tarcisio Bertone, alors secrétaire du dicastère – à Mgr Gilbert Aubry (Saint-Denis de La Réunion) du 26 mai 1998 – , « en ce qui concerne les pèlerinages à Medjugorje qui se déroulent de manière privée, cette Congrégation retient qu’ils sont permis à condition qu’ils ne soient pas considérés comme une authentification d’événements en cours et qui demandent encore un examen par l’Église ».

 

 Source

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« Nous avons l’habitude d’insulter comme de dire bonjour » constate le pape

Commentant le discours sur la Montagne, le pape constate à propos du meurtre que « nous avons l’habitude d’insulter comme de dire bonjour ».

Extrait

Concernant le commandement “ne pas tuer”, Il affirme qu’il est violé non seulement par l’homicide effectif, mais aussi par des comportements qui offensent la dignité de la personne humaine, y compris les paroles injurieuses (cf. v. 22). Certes, ils n’ont pas la même gravité et la même culpabilité que le meurtre, mais ils se placent dans la même ligne, parce qu’ils en sont les prémisses et révèlent la même malveillance. Jésus nous invite à ne pas établir un classement des offenses, mais à les considérer toutes nocives, en tant que mues par l’intention de faire du mal au prochain. Et Jésus donne un exemple. Insulter : nous avons l’habitude d’insulter, comme de dire ‘bonjour’. Et c’est sur la même ligne que le meurtre. Celui qui insulte son frère, tue son frère dans son cœur.  S’il vous plaît, n’insultez pas ! Nous ne gagnons rien…

Source et texte complet