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Egypte – Le pape s’annonce comme messager de paix au pays des prophètes et des patriarches

À quelques jours de son voyage en Egypte  vendredi et samedi prochains, le pape  François s’adresse aux Égyptiens dans un message vidéo aujourd’hui, pour s’annoncer comme ami, pèlerin et messager de paix dans un pays où ont vécu, dit-il, prophètes et patriarches, et où Dieu a fait entendre sa voix.

« Je suis heureux de venir dans le pays qui a donné refuge à la Sainte Famille il y a plus de 2000 ans », dit François dans ce message vidéo diffusé à la télévision égyptienne. « Je voudrais que cette visite soit une accolade de consolation et d’encouragement pour tous les chrétiens du Moyen-Orient », affirme le Saint Père. « Un message d’amitié », de « fraternité » et de « réconciliation » pour tous les enfants d’Abraham, « particulièrement pour le monde islamique ». En mentionnant le monde islamique, « dans lequel l’Égypte occupe une place de premier plan », le Pape souhaite que son voyage soit une « contribution appréciable » pour le dialogue interreligieux. Sans oublier évidemment le dialogue œcuménique avec l’Église copte orthodoxe, victime de deux attentats meurtriers le 9 avril dernier, pendant la messe du dimanche des rameaux.

« Une violence aveugle » déchire notre monde, alors qu’il a besoin d’artisans de paix, de personnes libres, créatrices et courageuses pour construire l’avenir sans s’enfermer dans des préjugés, insiste François, avant de conclure en précisant que le monde a besoin de « bâtisseurs de ponts de paix, de dialogue, de fraternité, de justice et d’humanité ».

 

 Source Radio Vatican

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Pape François – « Beaucoup de camps de réfugiés sont des camps de concentration »

 

« Beaucoup de camps de réfugiés sont des camps de concentration ». C’est la dénonciation du pape François depuis la basilique Saint-Barthélémy sur l’île Tibérine à Rome, le 22 avril 2017. Il a mis en garde : une civilisation qui « ne fait pas d’enfants » et ferme sa porte aux migrants se dirige vers le « suicide ».

Lors d’une liturgie en l’honneur des « Nouveaux Martyrs » des XXe et XXIe siècles, dans la basilique romaine qui leur est dédiée, le pape argentin a lancé un nouvel appel en faveur des réfugiés, victimes des « accords internationaux » qui semblent « plus importants que les droits humains ».

« Beaucoup de camps de réfugiés sont des camps de concentration pour la foule de gens qui sont laissés là », a-t-il dénoncé dans son homélie. Au terme de la rencontre, il a rencontré des familles aidées par la communauté Sant’Egidio, en charge de la basilique située au milieu du Tibre.

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Pape François – Nouveaux martyrs – L’Eglise a besoin de témoins jusqu’à la mort

 

De quoi l’Eglise a-t-elle besoin aujourd’hui ? De saints « de la vie ordinaire » mais aussi « de ceux qui ont le courage d’accepter la grâce d’être témoins jusqu’à la fin, jusqu’à la mort », a déclaré le pape François lors d’une « Liturgie de la Parole » en mémoire des « Nouveaux Martyrs » des XXe et XXIe siècles le 22 avril 2017, en la basilique Saint-Barthélémy sur l’île Tibérine à Rome.

 

Homélie du saint-Père

Nous sommes venus comme pèlerins dans cette basilique de Saint-Barthélémy de l’Ile Tibérine, où l’antique histoire du martyre s’unit à la mémoire des nouveaux martyrs, de tant de chrétiens tués par les folles idéologies du siècle dernier, et encore aujourd’hui, tués seulement parce que disciples du Christ.

La mémoire de ces témoins héroïques, anciens et récents, nous confirme dans la conscience que l’Eglise est Eglise si elle est Eglise de martyrs. Et les martyrs sont ceux qui, comme nous l’a rappelé le Livre de l’Apocalypse, « viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau » (7,14). Ils ont eu la grâce de confesser Jésus jusqu’à la fin, jusqu’à la mort. Ils souffrent, ils donnent leur vie, et nous recevons la bénédiction de Dieu par leur témoignage. Et il existe aussi de nombreux martyrs cachés, ces hommes et ces femmes fidèles à la force douce de l’amour, à la voix de l’Esprit-Saint, qui dans la vie de tous les jours cherchent à aider les frères et à aimer Dieu sans réserve.

Si nous regardons bien, la cause de toute persécution est la haine, la haine du prince de ce monde envers ceux qui ont été sauvés et rachetés par Jésus dans sa mort et dans sa résurrection. Dans le passage de l’Evangile que nous avons écouté (cf. Jn 15,12-19), Jésus emploie un mot fort et effrayant : le mot “haine”. Lui, qui est le maître de l’amour, qui aimait tant parler d’amour, parle de haine. Mais il voulait toujours appeler les choses par leur nom. Et il nous dit : “Ne craignez pas ! Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi ”.

Jésus nous a choisis et nous a rachetés, par un don gratuit de son amour. Par sa mort et sa résurrection, il nous a rachetés au pouvoir du monde, au pouvoir du diable, au pouvoir du prince de ce monde. Et l’origine de la haine est celle-ci : le prince de ce monde ne veut pas que nous soyons sauvés par Jésus, il nous hait et suscite la persécution, qui depuis l’époque de Jésus et de l’Eglise naissante continue jusqu’à nos jours. Combien de communautés chrétiennes aujourd’hui sont objet de persécution ! Pourquoi ? A cause de la haine de l’esprit du monde.

Combien de fois, dans des moments difficiles de l’histoire, on a entendu dire : “Aujourd’hui la patrie a besoin de héros”. Le martyr peut être pensé comme un héros. Mais le fondement du martyr est qu’il a été un « grâcié », c’est la grâce de Dieu, non pas le courage, qui nous rend martyrs. De la même façon nous pouvons nous demander : “De quoi l’Eglise a-t-elle besoin aujourd’hui ?” De martyrs, de témoins, c’est-à-dire de saints de tous les jours, parce que ce sont les saints qui perpétuent l’Eglise. Les saints : sans eux, l’Eglise ne peut continuer. L’Eglise a besoin des saints de tous les jours, ceux de la vie ordinaire, vécue avec cohérence ; mais aussi de ceux qui ont le courage d’accepter la grâce d’être témoins jusqu’à la fin, jusqu’à la mort. Tous ceux-là sont le sang vivant de l’Eglise. Ce sont les témoins qui font avancer l’Eglise ; ceux qui attestent que Jésus est ressuscité, que Jésus est vivant, et qui l’attestent par leur cohérence de vie et par la force de l’Esprit-Saint qu’ils ont reçu en don.

Je voudrais, aujourd’hui, ajouter une icône de plus dans cette église : une femme. Je ne connais pas son nom. Mais elle nous regarde du Ciel. J’étais à Lesbos, je saluais les réfugiés et j’ai rencontré un homme, d’une trentaine d’années, avec trois enfants, qui m’a regardé et m’a dit : « Père, je suis musulman. Ma femme était chrétienne. Dans notre pays, des terroristes sont arrivés, ils nous ont regardés, nous ont demandé notre religion, et ils l’ont vue avec le crucifix et lui ont demandé de le jeter par-terre. Elle ne l’a pas fait. Ils l’ont égorgée devant moi. Nous nous aimions tant ». C’est l’icône que j’apporte aujourd’hui comme un cadeau ici. Je ne sais pas si cet homme est encore à Lesbos ou s’il a réussi à aller ailleurs. Je ne sais pas s’il a eu la possibilité de sortir de ce camp de concentration. Parce que beaucoup de camps de réfugiés sont des camps de concentration pour la foule de gens qui sont laissés là. Et les peuples généreux qui les accueillent, doivent aussi porter ce poids, parce qu’il semble que les accords internationaux soient plus importants que les droits humains. Et cet homme n’avait pas de rancoeur : lui, musulman, avait cette croix de souffrance portée sans rancœur. Il se réfugiait dans l’amour de sa femme, « grâciée » par le martyre.

Faire mémoire de ces témoins de la foi et prier en ce lieu est un grand don. C’est un don pour la Communauté de Sant’Egidio, pour l’Eglise à Rome, pour toutes les Communautés chrétiennes de cette ville, et pour les nombreux pèlerins. L’héritage vivant des martyrs nous donne aujourd’hui paix et unité. Ils nous enseignent que, avec la force de l’amour, avec la douceur, on peut lutter contre les abus, la violence, la guerre et que l’on peut réaliser la paix avec patience. Et nous pouvons alors prier ainsi : O Seigneur, rends-nous de dignes témoins de l’Evangile et de ton amour ; répands ta miséricorde sur l’humanité ; renouvelle ton Eglise, protège les chrétiens persécutés, accorde bientôt la paix au monde entier. A toi, Seigneur, la gloire et à nous, Seigneur, la honte (cf. Dn 9,7).

A la fin de la rencontre, le pape François a rencontré des familles de réfugiés aidées par San’Egidio. Puis sur le parvis de la basilique, il a adressé ces paroles :

Je vous remercie de votre présence et de votre prière, en cette église des martyrs. Pensons à la cruauté, la cruauté, qui aujourd’hui s’acharne sur tant de personnes ; l’exploitation des personnes… Des personnes qui arrivent en bateaux et puis restent là, dans les pays généreux, comme l’Italie et la Grèce qui les accueillent, mais ensuite les Traités internationaux ne les laissent pas… Si en Italie on accueillait deux, deux migrants par commune, il y aurait de la place pour tous. Que cette générosité, du sud, de Lampedusa, de la Sicile, de Lesbos, puisse contaminer un peu le nord. C’est vrai : nous sommes dans une civilisation qui ne fait pas d’enfants, mais nous fermons aussi la porte aux migrants. Cela s’appelle du suicide. Prions !

Source et Traduction de Zenit, Anne Kurian

 

 

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Regina Caeli – La miséricorde est la clef de voûte dans la vie de foi

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Chaque dimanche, nous faisons mémoire de la résurrection du Seigneur Jésus, mais en cette période d’après Pâques, le dimanche revêt une signification plus éclairante. Dans la tradition de l’Eglise, ce dimanche, le premier après Pâques, était appelé “in albis”. Qu’est-ce que cela signifie ? L’expression entendait rappeler le rite qu’accomplissaient ceux qui avaient reçu le baptême à la Vigile pascale. A chacun d’eux était remis un vêtement blanc – “alba”, blanc – pour indiquer leur nouvelle dignité d’enfants de Dieu. Encore aujourd’hui on fait cela : on offre aux nouveau-nés un petit vêtement symbolique, tandis que les adultes en endossent un vrai, comme nous l’avons vu à la vigile pascale. Et ce vêtement blanc, dans le passé, était porté durant une semaine, jusqu’au dimanche in albis. Et de là dérivait le nom in albis deponendis, qui signifie le dimanche où l’on enlève le vêtement blanc. Et une fois le vêtement enlevé, les néophytes commençaient leur nouvelle vie en Christ et dans l’Eglise.

Il y a autre chose : au Jubilé de l’An 2000, saint Jean-Paul II a établi que ce dimanche serait dédié à la Divine Miséricorde. C’est vrai, cela a été une belle intuition, c’est l’Esprit-Saint qui l’a inspiré ! Il y a quelques mois, nous avons conclu le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde et ce dimanche nous invite à reprendre avec force la grâce qui vient de la miséricorde de Dieu. L’Evangile d’aujourd’hui est le récit de l’apparition du Christ ressuscité aux disciples réunis au cénacle (cf. Jn 20,19-31). Saint Jean écrit que Jésus, après avoir salué ses disciples, leur dit : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » (vv. 21-23). C’est le sens de la miséricorde, présenté au jour de la résurrection de Jésus comme pardon des péchés. Jésus ressuscité a transmis à son Eglise, comme première mission, sa propre mission d’apporter à tous l’annonce concrète du pardon. C’est le premier devoir : annoncer le pardon. Ce signe visible de sa miséricorde porte en lui la paix du cœur et la joie de la rencontre renouvelée avec le Seigneur.

La miséricorde à la lumière de Pâques se laisse percevoir comme une véritable forme de connaissance. C’est important : la miséricorde est un vrai mode de connaissance. Nous savons que l’on connaît à travers de nombreuses formes : les sens, l’intuition, la raison et d’autres encore. Eh bien, on peut connaître aussi à travers l’expérience de la miséricorde, parce que la miséricorde ouvre la porte de l’esprit pour mieux comprendre le mystère de Dieu et de notre existence personnelle. La miséricorde nous fait comprendre que la violence, la rancœur, la vengeance n’ont aucun sens, et la première victime c’est celui qui vit de ces sentiments, parce qu’il se prive de sa dignité. La miséricorde ouvre aussi la porte du cœur et permet d’exprimer la proximité surtout envers tous ceux qui sont seuls et marginalisés, parce qu’elle les fait sentir frères et enfants d’un seul Père. Elle favorise la reconnaissance de ceux qui ont besoin de consolation et fait trouver des paroles adaptées pour réconforter.

Frères et sœurs, la miséricorde réchauffe le cœur et le rend sensible aux besoins des frères, par le partage et la participation. La miséricorde, en définitive, engage tout le monde à être instruments de justice, de réconciliation et de paix. N’oublions jamais que la miséricorde est la clé de voûte dans la vie de foi et la forme concrète par laquelle nous donnons de la visibilité à la résurrection de Jésus.

Que Marie, la Mère de la Miséricorde, nous aide à croire et à vivre avec joie tout cela.

 

Traduction de Zenit, Anne Kurian

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République centrafricaine – Projet de village dédié au pape François

Un projet de création d’un village dédié au pape François, comme lieu de rencontre des différentes communautés religieuses, est à l’étude en République centrafricaine, annonce l’agence vaticane Fides ce jeudi 20 avril 2017.

Le projet est étudié par les membres de la délégation d’experts du Saint-Siège pour la Centrafrique en collaboration avec la Plateforme des Confessions religieuses de Centrafrique (PCRC). Il a déjà été présenté aux leaders de la PCRC, au président Faustin Archange Touadera et au maire de Bangui, capitale du pays, Blaise Nakombo, lors de la création de Mgr Dieudonné Nzapalainga comme cardinal à Rome.

 

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Le Christ est la lumière et la vie

Un moine de Triors commente l’homélie du pape du 2 avril, pour L’Homme Nouveau.

Lors de son récent voyage en Romagne, le Pape lors de la messe à Carpi le 2 avril a commenté l’évangile du jour, celui de la résurrection de Lazare. Ce passage émouvant annonce avant même la résurrection du Christ qui sera d’un tout autre ordre, la victoire du Rédempteur sur la mort. C’est le dernier miracle accompli par Jésus avant sa Pâque. Tout semblait définitivement terminé pour Lazare au tombeau depuis quatre jours. Le récit extraordinairement vivant et détaillé se déroule avec une parfaite harmonie, qui en fait l’un des joyaux de l’Évangile. Lazare, l’ami intime de Jésus, est malade. Jésus voit dans cette maladie une occasion providentielle pour glorifier son Père. C’est pourquoi il ne se rend pas tout de suite auprès de son ami, mais attend, pour passer aux actes, non seulement que Lazare soit mort, mais qu’il soit enterré. Jésus se décide alors à partir, mais ses disciples veulent l’en empêcher, craignant sa lapidation s’il revenait dans les environs de Jérusalem. Jésus leur rappelle qu’il est la lumière et qu’ils n’ont pas de crainte à avoir : marchant dans la lumière qui guide leurs pas, ils ne sauraient tomber dans les ténèbres. La nuit véritable viendra lorsqu’il leur sera enlevé. Alors, il ne leur sera plus possible de marcher, car ils auront perdu la lumière. Peu à peu, Jésus révèle son dessein, en annonçant finalement clairement que Lazare est mort. Alors, tout est en place pour que s’accomplisse le miracle et Jésus part pour Béthanie.

Une douleur partagée

Sur le point d’arriver, il rencontre Marthe qui, dans sa douleur, lui reproche doucement de ne pas avoir été là. Mais sa plainte se transforme en prière. Jésus comprend le désir et le souhait profond de Marthe, mais n’acquiesce pas tout de suite, pour la faire grandir dans la foi, car c’est bien lui, Jésus, qui est la « Résurrection et la vie. Quiconque vit en lui ne mourra pas ». Jésus, comme pour tous les autres miracles, demande avant tout la foi. Et, c’est devant la foi de Marthe qu’il interviendra. Jésus a donc entraîné Marthe, par la foi, au cœur même du mystère de Dieu, qui est un mystère de vie. Marthe pose un acte de foi remarquable dans la messianité et la divinité du Christ, comme l’avait fait Pierre sur le chemin de Césarée de Philippe. Marthe, comme la Samaritaine, se fait alors témoin, auprès de sa sœur Marie, en des termes très délicats : « Le Maître est là qui t’appelle ». Puis, Jésus se fait conduire au lieu de la sépulture de Lazare. Marthe, malgré la foi qu’elle venait de professer, semble reculer soudain. Jésus est ému jusqu’aux larmes, mais il n’hésite pas. Il sait que le miracle qu’il doit accomplir est pour la gloire de son Père. La résurrection s’accomplit alors.

Le Pape tire de ce magnifique épisode évangélique de profondes leçons spirituelles. Jésus, même aux heures les plus ténébreuses, pense aux autres, cherchant toujours à les consoler. Il ne fuit pas la souffrance, mais lui donne son sens véritable, l’homme n’étant pas fait pour la mort mais la vie. Or, c’est Jésus qui est la Vie. Telle est l’espérance du chrétien qui peut toujours prendre un nouveau départ et reconstruire ce qui aurait été détruit. Il faut quitter l’atmosphère du sépulcre pour le rencontrer en criant le Sursum Corda libérateur. On a tous un petit sépulcre dans notre cœur, une zone d’ombres qui doit être ressuscitée par le médecin céleste. Pour cela, il ne faut pas avoir peur de sortir de son égoïsme pour aller jusqu’aux périphéries existentielles. Laissons donc Jésus par Marie ouvrir la tombe de notre mort spirituelle pour regarder la lumière de Dieu.

 

 Retrouvez l’Homélie

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Pape François – Regina Caeli – Nous sommes appelés à affirmer la vraie valeur de la vie

Chers frères et sœurs, bonjour !

En ce lundi de fête, dit “Lundi de l’Ange”, la liturgie fait résonner l’annonce de la Résurrection proclamée hier : « Christ est ressuscité, alléluia ! ». Dans le passage évangélique du jour, nous pouvons entendre l’écho des paroles que l’Ange adresse aux femmes accourues au sépulcre : « Vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts” » (Mt 28,7). Nous entendons comme adressée à nous aussi l’invitation à “faire vite” et à “aller” annoncer aux hommes et aux femmes de ce temps ce message de joie et d’espérance. D’espérance certaine, parce que depuis le moment où, à l’aube du troisième jour, Jésus crucifié est ressuscité, le dernier mot n’est plus celui de la mort, mais de la vie ! Et c’est notre certitude. Le dernier mot n’est pas le sépulcre, n’est pas la mort, c’est la vie ! C’est pourquoi nous répétons tant : “Christ est ressuscité”. Parce qu’en Lui le sépulcre a été vaincu, la vie est née.

En vertu de cet événement, qui constitue la vraie nouveauté de l’histoire et du cosmos, nous sommes appelés à être des hommes et des femmes nouveaux selon l’Esprit, affirmant la vraie valeur de la vie. Il y a la vie ! Cela c’est déjà commencer à ressusciter !

Nous serons des hommes et des femmes de résurrection, des hommes et des femmes de vie, si, au milieu des événements qui tourmentent le monde – il y en a tant aujourd’hui -, au milieu de la mondanité qui éloigne de Dieu, nous savons poser des gestes de solidarité, des gestes d’accueil, nourrir le désir universel de la paix et l’aspiration à un environnement exempt de dégradation. Il s’agit de signes communs et humains, mais qui, soutenus et animés par la foi dans le Seigneur ressuscité, acquièrent une efficacité bien supérieure à nos capacités. Et c’est ainsi parce que le Christ est vivant et à l’œuvre dans l’histoire par son Esprit Saint : il rachète nos misères, il rejoint tout cœur humain et redonne espérance à tous ceux qui sont opprimés et souffrants.

Que la Vierge Marie, témoin silencieuse de la mort et de la résurrection de son fils Jésus, nous aide à être des signes limpides du Christ ressuscité parmi les événements du monde, pour que tous ceux qui sont dans la tribulation et dans les difficultés ne restent pas victimes du pessimisme et de la défaite, de la résignation, mais trouvent en nous autant de frères et sœurs qui leur offrent soutien et consolation. Que notre Mère nous aide à croire fortement dans la résurrection de Jésus : Jésus est ressuscité, il est vivant ici, parmi nous, et c’est un mystère admirable de salut qui a la capacité de transformer les cœurs et la vie. Et qu’elle intercède de façon particulière pour les communautés chrétiennes persécutées et opprimées qui sont aujourd’hui, en de nombreux endroits du monde, appelées à un témoignage plus difficile et plus courageux.

Et à présent, dans la lumière et dans la joie de la Pâques, nous nous tournons vers elle avec la prière qui durant cinquante jours, jusqu’à la Pentecôte, prendra la place de l’Angélus.

Regina Coeli…

Traduction de Zenit, Anne Kurian

 

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22 avril – Prière du pape pour les nouveaux martyrs

Une Liturgie de la Parole pour commémorer les « nouveaux martyres » sera célébrée par le pape François samedi 22 avril dans la Basilique Saint Bartholomée, sur l’Ile Tibérine, à Rome. Le Saint Père a accepté l’invitation qu’avait lancé la Communauté Sant’Eglidio, à un moment où les chrétiens sont persécutés et tués dans de nombreuses régions du monde, comme nous l’a dramatiquement rappelé le double attentat en Egypte contre des églises le jour de la célébration des Rameaux.

 

Ainsi ce sera l’occasion de prier toutes les personnes tombées au nom de leur foi, pour les victimes du double attentat en Egypte, mais aussi pour le Père Jacques Hamel, dont le Procès en Canonisation a été officiellement ouvert cette semaine.

Source Radio Vatican

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Les trois grâces de l’Évangile – Homélie de la messe chrismale du pape François

« Que personne n’essaie de séparer ces trois grâces de l’Évangile : sa Vérité – non négociable -, sa Miséricorde – inconditionnelle pour tous les pécheurs – et sa Joie – intime et inclusive ». C’est l’exhortation du pape François lors de la messe chrismale qu’il a célébrée en la basilique Saint-Pierre le 13 avril 2017, Jeudi Saint.

L’Évangile « par le fait même d’être annoncé devient une vérité joyeuse et miséricordieuse », a souligné le pape dans son homélie : « Tout ce que Jésus annonce, et nous aussi prêtres, est joyeuse Annonce ».

Telle est la joie « de celui qui a été oint dans ses péchés par l’huile du pardon et oint dans son charisme par l’huile de la mission, pour oindre les autres », a expliqué le pape qui durant la célébration a consacré le « Saint Chrême », huile utilisée pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre et a béni l’huile des catéchumènes et l’huile des malades.

Entourant le pape, les cardinaux, les patriarches, les archevêques, les évêques et les prêtres diocésains et religieux présents à Rome, ont renouvelé les promesses de leur ordination sacerdotale

 

 Source et l’homélie intégrale sur Zenith

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Le chef de l’Eglise, c’est Jésus, ne plaisantons pas !

Dans son homélie du Jeudi Saint, le pape François a rappelé une évidence qui demande toutefois à être explicitée, pour éviter les amalgames et raccourcis auxquels ses formules souvent condensées prêtent parfois le flan.

Aujourd’hui, sur la route, quand j’arrivais, il y avait des gens qui saluaient : « Le pape arrive, le chef. Le chef de l’Eglise » Le chef de l’Eglise, c’est Jésus, ne plaisantons pas ! Le pape c’est la figure de Jésus, et je voudrais faire ce qu’il a fait Lui.

Le chef de L’Eglise est le Christ, cela va de soi pour les catholiques, mais pas pour ceux qui ne partagent pas cette foi au Christ et en l’universalité de son Eglise.

Le pape, successeur de Pierre, n’est pas en effet la figure de Pierre, mais, comme tout prêtre, il agit, in persona Christi dès lors qu’il exerce son ministère que ce soit lors de la célébration eucharistique ou encore au moment de la confession, lorsqu’il pardonne au nom du Christ. C’est donc bien comme prêtre qu’il est la figure du Christ et comme successeur de Pierre, il figure l’unité du manteau sans couture du Christ. Le pape n’est pas le Christ sur terre, il est son vicaire, au sens le plus fort.

Comme tel et de façon éminente ses gestes sont nécessairement prophétiques en ce qu’ils doivent manifester le Christ Lui-même. Si cela est vrai de tout catholique, ça doit l’être de façon exemplaire (prophétique donc) pour son vicaire qui en toute chose doit faire sienne cette parole de l’apôtre « ce n’est plus moi qui vit, mais le Christ qui vit en moi. »

Cette place du Christ comme chef de l’Eglise n’est pas sans poser de vraies questions d’ordre œcuménique.