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Tribune du Père Venard – Pédophilie, gestion de crise et hiérarchie catholique

Précisions importantes : 1. – cet article n’entend en rien relativiser l’extrême gravité de la pédophilie, crime abominable que le pape François a même comparé à un culte rendu à Satan. Il s’agit de chercher à comprendre quels sont, au-delà des responsabilités personnelles des individus coupables de ces agissements,  les fondements institutionnels de cette grave crise qui secoue l’Eglise catholique.  2. – Il y aurait beaucoup à dire sur la manière dont l’Eglise catholique « pratique » les médias (non sans difficultés comme toutes les grandes institutions) ; j’ai volontairement mis de côté cet aspect du problème afin de ne pas allonger cet article et user la patience de mes lecteurs !

L’émission Cash investigation (voir notre article NDLR)relance le débat autours de la pédophilie dans l’Eglise – à charge si j’ai bien compris, ne l’ayant pas encore vue à l’heure où j’écris ; mais ayant lu avec attention les documents diffusés par les auteurs et les critiques déjà formulées par les autorités ecclésiales -. L’Eglise catholique en France a pris en compte cette terrible et difficile question, depuis les années 2000 et, en particulier en 2010, à la suite des demandes du pape Benoît XVI. Essentiellement sur un plan technique : dénonciation des prêtres ou des laïcs  – des écoles catholiques ou des mouvement de jeunesse – commettant ce genre de crimes, mise en place d’une cellule de veille, accueil des victimes, meilleur discernement pour les candidats au sacerdoce… Je ne veux pas entrer ici dans le débat des méthodes journalistiques utilisées – on en connaît le genre littéraire – mais je voudrais essayer de comprendre les fondements de cette crise que traverse l’Eglise.

La décadence générale des mœurs ne saurait justifier les carences du gouvernement ecclésial

Bien souvent, ce sont souvent d’anciennes affaires qui remontent à  la surface, parfois de plus récentes. Mais comment expliquer que ces personnes exercent toujours des responsabilités, soient encore en charge de paroisse, et même tout simplement prêtres ? Sans doute à cause d’une forme d’incurie de la part de certains évêques et de leurs conseils. Ne sous-estimons pas, cependant, les dégâts que le relativisme moral des années 1970 a provoqué, même au sein de l’Eglise. Faut-il rappeler que certains people, encore très en vue aujourd’hui, et jamais mis en cause dans les grands médias, ont soutenu ouvertement la pédophilie dans ces années-là ? Ce contexte ne justifie pas, bien sûr, le maintient de prêtres « non sûrs » dans des fonctions paroissiales. S’il l’explique en partie, il ne l’excuse pas. Par ailleurs, la longévité des « carrières » ecclésiales est à prendre en compte. Ainsi certains ont pu commettre des actes répréhensibles vers la trentaine et être toujours en possibilité de travailler au sein de l’Eglise plus de quarante ans après ! Les décisions prises sous Jean-Paul II par le cardinal Ratzinger – futur Benoît XVI – devraient interdire désormais l’accès au sacerdoce à des candidats ne présentant pas une affectivité et une sexualité matures. Quant aux cas déjà présents, ce qui est incompréhensible c’est que l’on ait laissé ces prêtres en position de commettre de nouveaux dégâts, pire, on les a parfois promus. C’est incompréhensible et il est normal qu’on nous en fasse le reproche. Le Vatican a mis en place, sous Benoît XVI, des procédures de réduction à l’état laïc pour les prêtres qui deviennent, par la gravité de leur inconduite, incapables de mener une vie sacerdotale. Il ne s’agit pas, comme je l’ai lu ici ou là, de les jeter tels des malpropres, mais dans un accompagnement, judiciaire et s’il y a lieu, médical et humain, de les décharger du sacerdoce qu’ils ne peuvent objectivement plus réaliser, et de les mener vers une nouvelle vie laïque.

La faillite des « ressources humaines » dans l’Eglise de France à la base des difficultés de gestion de crise

Il existe aussi, sans doute depuis fort longtemps, dans l’épiscopat français un amateurisme quasi criminel en matière de gestion des ressources humaines. Ce qui est intéressant est de chercher à comprendre le pourquoi, alors que la plupart des personnes en charge sont plutôt intelligentes et compétentes par ailleurs. Nous héritons, des années 60-70, d’un système d’organisation ecclésiale en France d’ordre « marxiste » ! Avec une « langue de buis » effroyable, incompréhensible d’ailleurs d’une large partie de la population. Les prêtres et les évêques en responsabilité ont été formés – déformés trop souvent !- dans un cadre de pensée hégélien ou kantien, dans le diktat de la lutte des classes, souvent incompatible avec les réalités de la Foi et la recherche du réel. Ce n’est pas pour rien si, avec justesse et a contrario, l’Eglise continue de promouvoir la philosophie aristotélicienne et le thomisme, comme base de sa réflexion. Plus lointainement, l’histoire particulière de l’Eglise de France depuis le Concordat avec Bonaparte, l’adossement à la mentalité bourgeoise du XIXe siècle, la crise du ralliement à la République, a poussé l’Eglise dans des positions ultra « légitimistes ». Elle souffre d’une gestion de ses cadres où, bien souvent, seuls les gens sans odeur, sans couleur ni saveur peuvent parvenir au sommet, tant les autres font peur ! Bien sûr, je caricature en quelques lignes des éléments qui nécessiteraient bien des nuances ; mais au fond, il y a là une base qui explique humainement bien des dérives, bien des incapacités à réagir sainement face aux crises.

Au-delà de la pédophilie, c’est la crédibilité du discours moral de l’Eglise qui est en jeu

Au-delà de la question pédophile, la question qui se pose à l’Eglise catholique en France, c’est celle, plus générale, des prêtres ou des religieux dont le mode de vie n’est pas conforme aux exigences de leur état – prêtres concubinaires ou pratiquant une sexualité active hétéro ou homosexuelle. Or, sur ce point, dans de nombreux diocèses, fidèles et prêtres, constatent trop souvent, de véritables carences de gouvernement au sein de l’Eglise en France. On a l’impression dérangeante que l’autorité épiscopale ne veut pas, ne peut pas, s’exercer contre ces prêtres immoraux. Du coup, les prêtres pédophiles ont pu avoir le sentiment, en se mêlant aux autres cas, de pouvoir bénéficier de cette « largeur de vue » (sic). C’est destructeur à plus d’un titre. D’abord en externe, parce que l’Eglise est, dans une époque vouée au relativisme moral, l’une des dernières institutions à oser prêcher une « morale », des normes affectives et sexuelles. Or si l’on découvre qu’en son sein évoluent des prêtres, des religieux, des responsables laïcs qui ne respectent pas, de manière grave, ces fondements moraux et qu’ils semblent avoir bénéficier d’une connivence – au moins passive -, c’est une très grave crise de crédibilité de la parole de l’Eglise qui s’ouvre. Pour être très direct, on ne peut pas prendre de manière médiatique les positions que nous avons tenues sur le « mariage pour tous » et se montrer incapable de balayer devant notre porte ! Ensuite, en interne, c’est une injustice grave qui est faite à tous les prêtres – l’immense, l’écrasante majorité – qui se donnent à fond et avec sérieux dans la mission d’évangélisation. C’est ce qu’a d’ailleurs développé Mgr Centène, évêque de Vannes, dans un éditorial de sa revue diocésaine.

Une voie de sortie : le courage….

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Le nouveau président français ira-t-il à Fatima avec le pape ?

Après le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, d’autres présidents annoncent leur présence auprès du pape François lors de son pèlerinage à Fatima pour le centenaire des apparitions, à la Cova da Iria, rapporte Zenith.

Ce sont les présidents de la Colombie, Juan Manuel Santos, et celui su Paraguay, Horacio Cartes, qui se rendront au Portugal le 12 mai prochain.

Le président Rebelo de Sousa l’a lui-même annoncé à la radio catholique portugaise « Radio Renascença » de ce 18 mars 2017.

A leurs côtés aussi les chefs d’Etat de Sao Tomé, du Cap Vert et de Guinée Bissau, même si le Vatican a précisé qu’il s’agissait d’un pèlerinage et non d’une visite d’Etat.

Le président français fraîchement élu se rendra-t-il lui aussi à Fatima ?

 

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Musique sacrée ce qu’a dit le pape de sa médiocrité

Récemment le pape François  a laissé entendre que la liturgie depuis Vatican II avait pu se laisser gagner par une certaine médiocrité. Un moine de Triors, dans l’Homme nouveau revient sur ce qu’a dit le pape.

 

Il est assez rare que le Pape parle de liturgie. Aussi devons-nous regarder avec soin le discours du 4 mars dernier. Parlant à des spécialistes de la Musique sacrée, le Pape souligne que depuis la réforme conciliaire, la célébration eucharistique a été parfois entachée de médiocrité. Cela est inacceptable car la liturgie est une théophanie. Elle est entièrement centrée sur Dieu par l’adoration que lui rend sa créature. Vouloir, au nom d’une participation mal comprise, la ramener à une simple fête de l’homme serait faire fausse route, en oubliant que la liturgie est avant tout le lieu de l’adoration de la Sainte Trinité et qu’elle rend véritablement présent le mystère de notre Rédemption qui est commémoré dans le mystère de la Sainte Eucharistie. Or un mystère, par définition, ne pourra jamais être pleinement compris. Sans la foi, on ne peut entrer dans le mystère. Sans la foi par conséquent aucune liturgie ne saurait être acceptable.

Le Pape aborde surtout dans ce discours la musique sacrée qui, elle aussi et peut-être surtout, a connu bien des vicissitudes depuis une cinquantaine d’années, avec l’oubli quasi général du fameux n°116 de la Constitution sur la liturgie qui affirme que « l’Église reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ». Le Pape ne cite pourtant pas ce numéro, mais il donne des directives générales à partir de l’instruction Musicam sacram dont le but avait été d’approfondir les rapports entre la musique sacrée et la culture contemporaine.

Le Pape remarque que la Constitution fut le premier document conciliaire accepté à la quasi unanimité. Ce fut lui pourtant qui posa dans la pratique le plus de difficultés. Les Pères avaient averti les fidèles du danger d’une « participation active » mal comprise. Cependant celle-ci était nécessaire pour faire entrer tous les croyants dans le grand mystère de la Liturgie qui n’est autre que celui de la prière de l’Église. Le Pape insiste sur cette participation qu’est le chant liturgique qui permet de rendre la cérémonie plus noble, plus digne et plus fervente. Le chant permet aussi l’unité des cœurs dans la louange. On connaît les phrases de saint Augustin sur le chant liturgique : l’unité des cœurs apparaît plus évidente dans l’unité des voix. Le chant liturgique nous élève ainsi et nous fait vraiment concitoyens de la Jérusalem céleste, car il n’y a qu’une seule liturgie. Pourtant, cette participation doit suivre l’action liturgique qui est d’abord divine. C’est pourquoi tout chant liturgique doit être non seulement digne, mais encore à l’unisson du chant des anges. Il doit nous faire entrer dans le mystère théophanique. Il faut toujours se rappeler que toute action liturgique s’accomplit par le Christ unique prêtre du Nouveau Testament : par Lui, avec Lui et en Lui. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons participer pleinement au mystère actualisé de notre salut. On ne pourra comprendre encore une fois totalement le mystère qui nous dépasse indéfiniment, mais nous devons adorer, accueillir dans la foi et l’espérance, pour en percevoir le sens véritable. Cela ne peut se faire que par l’écoute et dans le silence qui nous permet d’écouter la musique et le sens du langage intime du Seigneur qui parle et agit dans l’action liturgique. On ne pourra jamais gommer le passé de vingt siècles liturgiques. Il faut le conserver dit le Pape, sans pour autant tomber dans une vision archéologique et nostalgique, déjà condamnée d’ailleurs par Pie XII dans Mediator Dei. Grande est donc l’ambition du Pape. On ne peut alors que chanter avec lui un Magnificat.

Le discours du Pape

Je suis heureux de vous rencontrer, vous tous réunis à Rome de divers pays pour participer au congrès sur « Musique et Église : culte et culture cinquante ans après Musicam sacram », organisé par le Conseil pontifical de la culture et par la Congrégation pour l’éducation catholique, en collaboration avec l’institut pontifical de musique sacrée et l’institut pontifical liturgique de l’université Saint-Anselme. Je vous salue tous cordialement, en commençant par le cardinal Gianfranco Ravasi, que je remercie pour son introduction. Je souhaite que l’expérience de rencontre et de dialogue vécue en ces jours, dans la réflexion commune sur la musique sacrée et en particulier dans ses aspects culturels et artistiques, se révèle fructueuse pour les communautés ecclésiales.

Un demi-siècle après l’Instruction Musicam sacram, le congrès a voulu approfondir, dans une optique interdisciplinaire et œcuménique, le rapport actuel entre la musique sacrée et la culture contemporaine, entre le répertoire musical adopté et utilisé par la communauté chrétienne et les tendances musicales prédominantes. La réflexion sur la formation esthétique et musicale tant du clergé et des religieux que des laïcs engagés dans la vie pastorale, et plus directement dans les scholae cantorum, a été également très importante.

Une longue réflexion

Le premier document issu du concile Vatican II fut précisément la Constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium. Les pères conciliaires percevaient la difficulté des fidèles à participer à une liturgie dont ils ne comprenaient plus pleinement le langage, les paroles et les signes. Pour concrétiser les lignes fondamentales tracées par la Constitution, des Instructions furent publiées, parmi lesquelles, précisément, celle sur la musique sacrée. Depuis lors, bien qu’aucun nouveau document du magistère n’ait été produit sur ce thème, diverses interventions pontificales importantes ont eu lieu, qui ont orienté la réflexion et l’engagement pastoral.

Le préambule de l’Instruction mentionnée est encore d’une grande actualité : « L’action liturgique revêt une forme plus noble lorsqu’elle est accomplie avec chant, que chaque ministre y remplit la fonction propre à son rang et que le peuple y participe. Sous cette forme, en effet, la prière s’exprime de façon plus pénétrante ; le mystère de la liturgie, avec ses caractères hiérarchique et communautaire, est plus ouvertement manifesté ; l’unité des cœurs est plus profondément atteinte par l’union des voix ; les esprits s’élèvent plus facilement de la beauté des choses saintes jusqu’aux réalités invisibles ; enfin la célébration tout entière préfigure plus clairement la liturgie céleste qui s’accomplit dans la nouvelle Jérusalem » (n. 5)

Le document, suivant les indications conciliaires, souligne à plusieurs reprises l’importance de la participation de toute l’assemblée des fidèles, définie comme « active, consciente et pleine », et souligne également très clairement que la « véritable solennité d’une action liturgique dépend moins d’une forme recherchée de chant ou d’un déploiement magnifique de cérémonies que de cette célébration digne et religieuse » (n. 11). Il s’agit donc avant tout de participer intensément au Mystère de Dieu, à la « théophanie » qui s’accomplie dans toute célébration eucharistique, dans laquelle le Seigneur est présent au milieu de son peuple, appelé à participer réellement au salut réalisé par le Christ mort et ressuscité. La participation active et consciente consiste donc à savoir entrer profondément dans ce mystère, à savoir le contempler, l’adorer et l’accueillir, à en percevoir le sens, grâce en particulier au silence religieux et à la « musicalité du langage avec lequel le Seigneur nous parle » (Homélie à Sainte Marthe, 12 décembre 2013). C’est dans cette perspective que s’inscrit la réflexion sur le renouveau de la musique sacrée et sur sa précieuse contribution.

Sauvegarde et inculturation

À cet égard, apparaît une double mission que l’Église est appelée à poursuivre, en particulier à travers ceux qui, à titre divers, œuvrent dans ce secteur. Il s’agit, d’un côté, de sauvegarder et de valoriser le patrimoine riche et multiforme hérité du passé, en l’utilisant de façon équilibrée dans le présent et en évitant le risque d’une vision nostalgique ou « archéologique ». D’autre part, il est nécessaire de faire en sorte que la musique sacrée et le chant liturgique soient pleinement « inculturés » dans les langages artistiques et musicaux de l’actualité ; c’est-à-dire qu’ils sachent incarner et traduire la Parole de Dieu en chants, sons, harmonies qui font vibrer le cœur de nos contemporains, en créant également un climat émotif opportun, qui dispose à la foi et suscite l’accueil et la pleine participation au mystère que l’on célèbre.

La rencontre avec la modernité et l’introduction des langues parlées dans la liturgie a sans aucun doute soulevé de nombreux problèmes : de langages, de formes et de genres musicaux. Parfois ont prévalu une certaine médiocrité, superficialité et banalité, au détriment de la beauté et de l’intensité des célébrations liturgiques. Pour cela, les divers protagonistes de ce domaine, musiciens et compositeurs, directeurs et choristes de scholae cantorum, animateurs de la liturgie, peuvent apporter une précieuse contribution au renouveau, surtout qualitatif, de la musique sacrée et du chant liturgique. Pour favoriser ce parcours, il faut promouvoir une formation musicale adaptée, également chez ceux qui se préparent à devenir prêtres, dans le dialogue avec les courants musicaux de notre temps, avec les instances des divers domaines culturels, et dans une attitude œcuménique.

Chers frères et sœurs, je vous remercie encore pour votre engagement dans le domaine de la musique sacrée. Que vous accompagne la Vierge Marie qui, dans le Magnificat, a chanté la sainteté miséricordieuse de Dieu. Je vous encourage à ne pas perdre de vue cet important objectif : aider l’assemblée liturgique et le peuple de Dieu à percevoir et à participer, à travers tous les sens, au mystère de Dieu. La musique sacrée et le chant liturgique ont le devoir de nous transmettre le sens de la gloire de Dieu, de sa beauté, de sa sainteté qui nous enveloppe comme un « nuage lumineux ».

 

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Le pape prend vigoureusement la défense des chrétiens persécutés dans un clip vidéo

Dans une nouvelle vidéo, le pape François dénonce la persécution dont les chrétiens sont les victimes sur plusieurs continents.

En février dernier, le pape appelait à prier pour accueillir les personnes en situation difficile, en janvier, c’étaient les chrétiens au service des défis de l’humanité qui étaient au cœur de ses prières, tandis qu’en décembre c’était au tour des enfants soldats. Chaque mois, à travers le Réseau Mondial de Prière du Pape, une thématique ou une problématique au cœur du monde contemporain est mise en exergue.

Dans cette nouvelle vidéo, le Pape dénonce l’incrimination des chrétiens comme délinquants. La mise en scène s’inspire du film « Usual Suspects » à travers une séance d’identification au cours de laquelle trois chrétiens de confessions différentes sont présentés comme des suspects.

xp persécutés

D’après le Rapport sur la Liberté Religieuse dans le monde, provenant de la fondation pontificale Aid to the Church in Need (ACN), la liberté religieuse a régressé dans 11 pays (de plus de 50 %) parmi les 23 pays qui figuraient déjà au nombre des pays où sévit de la persécution. De plus, 7 autres pays relevant de cette même catégorie connaissent une situation tellement grave qu’elle pourrait difficilement empirer. Selon Johannes Heereman, le président exécutif international de l’ACN : « La liberté religieuse est un principe fondamental des droits de l’homme. À la une des journaux et des infos, nous voyons presque au quotidien le lien évident entre la violence, l’oppression et la négation de ce droit humain fondamental. Nous croyons qu’il faut élever la voix lorsqu’une communauté de foi est injustement attaquée. » L’ACN soutient plus de 5.000 projets annuels à travers le monde.

L’intention du mois de mars est aussi délicate qu’urgente. En effet, des milliers de chrétiens dans le monde entier sont discriminés ou persécutés uniquement parce qu’ils sont chrétiens. « Aujourd’hui, il y a urgence que toutes les Églises et communautés chrétiennes soutiennent par la prière, l’aide matérielle et financière, là où c’est nécessaire », estime le père jésuite Frédéric Fornos, le directeur international du Réseau Mondial de Prière du Pape et de sa branche Jeunesse, le Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ).

 

 

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Vatican- Liturgie pénitentielle – 24h pour le Seigneur – « Je veux la miséricorde »

Le Pape François présidera ce vendredi 17 mars 2017 la liturgie pénitentielle, à l’occasion de la quatrième édition de « 24H pour le Seigneur », en la Basilique Saint-Pierre. L’initiative aura lieu une semaine plus tard, le vendredi 24 et samedi 25 mars prochain : les Églises offriront le sacrement de réconciliation, au cœur du chemin de la nouvelle évangélisation de l’Église tout entière. 

Remettre au centre le sacrement de la Réconciliation

Le thème pour cette année 2017 est « Je veux la miséricorde ». L’an dernier, le fil rouge était « Miséricordieux comme le Père. » Cette initiative avait été lancée par le Pape en 2014. « L’initiative appelée « 24 heures pour le Seigneur » du vendredi et samedi qui précèdent le 4 ème dimanche de Carême doit monter en puissance dans les diocèses […] Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation, puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. Pour chaque pénitent, ce sera une source d’une véritable paix intérieure » avait déclaré le Saint-Père dans son Message de Carême 2016.

À Rome, les 24H pour le Seigneur se termineront avec la célébration présidée par Mgr Fisichella, Fisichella, le président du Conseil Pontifical pour la promotion de la Nouvelle Évangélisation, en l’Église di Santo Spirito in Sassia, samedi 25 mars à 17H. 

Pour suivre la liturgie pénitentielle du vendredi 17 mars

 

Vous pouvez suivre la liturgie pénitentielle présidée par le Pape François ce vendredi 17 mars à 17H en cliquant ici. 

Tribunes et entretiens

Entretien – Le président libanais revient sur sa visite au pape

 Le Pape François a reçu ce jeudi 16 mars 2017 en audience le président libanais Michel Aoun. Il s’agissait de la première visite au Vatican du dirigeant depuis son accession à la présidence libanaise le 31 octobre dernier, une prise de fonction qui venait clore un vide politique de près de deux ans et demi.

Lors de leur entretien, le Pape et le président du Liban sont revenus sur le rôle historique et institutionnel de l’Eglise dans la vie du pays,  comme l’a précisé un communiqué du Saint-Siège, mais ils ont aussi bien entendu évoqué la guerre en Syrie qui a un impact direct sur le pays du Cèdre. Pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants, le Liban accueille en effet près de 2 millions de réfugiés syriens qui ont fui la guerre.

C’est d’ailleurs un soutien du Pape à son pays fragilisé que Michel Aoun est venu chercher. Quelques heures après sa rencontre avec le souverain pontife, le président libanais a été reçu pour évoquer sa rencontre au Vatican et revenir les principaux défis auquel est confronté son pays. Il est interrogé par Olivier Bonnel.

A écouter sur Radio Vatican

 

 

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Programme de carême du pape : Le jeûne aux jeunes, la prière aux malades et l’aumône aux époux

Le jeûne aux jeunes, la prière aux malades et l’aumône aux époux, c’est ce que le pape François a particulièrement recommandé pour le carême, lors de l’audience générale du 15 mars 2017, place Saint-Pierre.

Adressant ses salutations en italien au terme de la rencontre, il s’est en effet tourné vers les jeunes, les personnes malades et les nouveaux mariés : « Le temps liturgique du carême favorise le rapprochement vers Dieu », leur a-t-il dit.

« Jeûnez non seulement de nourriture mais surtout des mauvaises habitudes, chers jeunes, pour acquérir une plus grande maîtrise de vous-mêmes », a-t-il conseillé.

« Que la prière soit pour vous, chers malades, le moyen de sentir Dieu proche, particulièrement dans la souffrance », a ajouté le pape.

Enfin « que l’exercice des œuvres de miséricorde vous aide, chers nouveaux époux, à vivre votre existence conjugale en l’ouvrant aux besoins des frères ».

 

 Lu sur Zenith

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Le nouveau péché du pape, les gorges chaudes de la presse

Nombre de Unes titrent, y compris dans la presse catholique, « ôter le travail aux personnes est un péché ». C’est ce qu’aurait dit le pape. Encore une caricature dommageable du Saint-Père qui le fait passer pour un extrémiste moralisateur, voire, excusez du peu, pour un naïf.

De tels raccourcis ne sont ni plus ni moins que des mensonges. Le Saint-Père explique, non pas que ôter le travail est un péché, ce qui serait une absurdité en soi, mais que mettre au chômage pour des mauvaises raisons est un péché ce qui est tout à fait différent. Le raccourci de la bonne presse, outre l’idéologie marxiste qu’elle véhicule, ferait peser sur les dirigeants une inutile culpabilité.

Ce qui est condamnable n’est pas le fait d’ôter un travail, mais le faire sans nécessités justes, comme une baisse d’activité, l’impossibilité de payer ses employés, fautes graves…

Il n’y a pas d’ambiguïté dans le discours du pape François à ce sujet.

 « Celui qui, pour manœuvres économiques, pour faire des négociations pas tout à fait claires, a lancé le pape, ferme des usines, ferme des entreprises et ôte leur travail à des hommes, cette personne commet un péché très grave. »

Formellement parlant, du reste ce n’est pas l’acte d’ôter qui est un péché, mais l’avarice, l’injustice et autres manquements traditionnels au bien de l’autre qui sont la véritable cause de l’acte posé.

Par ailleurs, le pape a rappelé ce point fondamental du travail qui n’est pas une punition de Dieu, mais partie intégrante de notre dignité.

« Le travail nous donne dignité et les responsables des peuples, les dirigeants, ont l’obligation de tout faire pour que tout homme et toute femme puisse travailler et ainsi garder la tête haute, regarder en face les autres avec dignité ».

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Le pape conclut sa retraite de carême en envoyant 100.000 euros à Alep

Le pape François a conclu sa retraite de carême ce vendredi 10 mars, en fin de matinée. Il a célébré une messe dédiée à la Syrie et a fait un don de 100.000 euros pour « les pauvres d’Alep », ville en grande partie détruite par les combats.

Ce don, auquel a contribué la curie romaine, sera effectué via l’Aumônerie apostolique et la Custodie franciscaine de Terre Sainte. Cette institution catholique est garante des intérêts de l’Eglise catholique en Terre sainte, notamment de la garde des Lieux saints de Jérusalem, et ce depuis le XIIIe siècle.

« Le Saint-Père est rentré à 11h30 au Vatican après avoir conclu les exercices spirituels », a rapporté Paloma Garcia Ovejero. La retraite de carême de carême de la curie romaine s’est déroulée à Ariccia, à une trentaine de kilomètres au Sud de Rome, pendant quatre jours.

« Je te souhaite d’être un bon frère »

Le pape François a par ailleurs remercié le Père franciscain Giulio Michelini, prédicateur des exercices spirituels durant cette semaine de retraite. « Je te remercie pour le bien que tu as voulu nous faire et que tu nous as fait » a déclaré le pape, « et avant tout pour t’être montré comme tu es, naturel, sans artifice« .

« Ensuite je voudrais te remercier pour le travail que tu as effectué« , a-t-il poursuivi. « Il y a une montagne de choses sur lesquelles méditer, mais saint Ignace dit que lorsque l’on trouve dans des exercices spirituels une chose qui donne consolation ou désolation, il faut s’arrêter là et ne plus continuer« , a souligné le successeur de Pierre.

« Chacun de nous en a certainement trouvé une ou deux« , a ajouté le Saint-Père, « mais le reste n’est pas gâché : il demeure et servira pour une autre fois« . Le pape François a conclu son message en lui souhaitant « d’être un bon Frère« .

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Angelus : « Je vous exhorte à être sel et lumière dans les circonstances où il vous revient de vivre »

« Je vous exhorte à être sel et lumière dans les circonstances où il vous revient de vivre, par votre manière d’être et d’agir, à la manière de Jésus, et avec grand respect et solidarité envers les frères et sœurs des autres Églises et communautés chrétiennes et envers toutes les personnes de bonne volonté »,

C’est l’appel du pape aux catholiques du monde entier, lancé depuis la Suède, où le Saint-Père présidait la solennité de la Toussaint.

Il concluait cet Angelus en rappelant la présence de Notre Dame

Dans notre vie, nous ne sommes pas seuls, nous avons toujours l’aide et la compagnie de la Vierge Marie, qui se présente à nous aujourd’hui comme la première parmi les Saints, la première disciple du Seigneur. Nous nous abandonnons à sa protection et nous lui présentons nos peines et nos joies, nos craintes et nos aspirations. Nous mettons tout sous sa protection, sûrs qu’elle nous regarde et nous protège par son amour de mère.