“L’amour vaut plus que ce qu’il coûte”

 

Notre rédaction est allée rencontrer les sœurs de Bethléem dans leur monastère du XVIème arrondissement, à Saint Honoré d’Eylau. Sœur Priscille, la prieure du monastère, a accepté de répondre par la voix de sœur Félicitée.

 

Que diriez-vous aux catholiques de France aujourd’hui ?

 

Je dirais tout d’abord : l’importance de la Parole de Dieu. Le Pape nous l’a redit dans une de ses dernières homélies en Colombie. « On connait Jésus par sa Parole ». Dans les monastères, on vit de la lectio divina chaque jour. On voit d’ailleurs que dans les groupes de prières, de jeunes, la Parole est remise à l’honneur, ce qui est merveilleux…

Nous avons quelque chose à apprendre de nos frères protestants.

La Parole nous donne des ordres.

Il y a aussi l’importance de l’Adoration. Dieu est présent dans l’Eucharistie, Il est là. C’est une grande Miséricorde du Seigneur. Nos sociétés occidentales ont tout. Mais elles sont très blessées. L’Adoration est un lieu de guérison.

 

Le Seigneur est le médecin des âmes. Il nous « touche » pour nous guérir, en nous laissant regarder et aimer par Lui.

 

L’Amour vaut plus que ce qu’il coûte. On pense à nos frères d’Orient où les chrétiens donnent leur vie pour le Christ, avec tant de courage. Tout ce que l’on vit, nos souffrances sont sans commune mesure avec la gloire du Royaume. C’est le témoignage qu’ils nous donnent.

 

 Que diriez-vous aux jeunes de France aujourd’hui ?

 

 Le Christ nous dit que « la vérité vous rendra libre ». Notre vie sur terre est un certain combat, combat avec nous-même aussi, avec le « vieil homme » en nous, dont parle saint Paul. Mais ce chemin de conversion nous rend libre et profondément en paix. Le bonheur n’est pas uniquement pour le Ciel. Le bonheur commence ici et maintenant.

 

  La joie est-elle une vertu ?

 

“Soyez toujours joyeux, soyez toujours dans la joie », nous redit Saint Paul.

Un chrétien qui est sans joie a perdu quelque chose de Dieu, le pape François nous le rappelle souvent.

La joie nous est donnée, le Christ nous dit que « nul ne peut nous la ravir ». Cependant, à cause de notre nature blessée par le péché, on a sans doute un muscle à fortifier, celui de l’action de grâce. Croire qu’en toutes circonstances, le Seigneur est là, Il est Tout-Puissant. Parfois notre sensibilité nous dit le contraire. Nous pouvons poser un acte de foi, un acte de confiance envers Dieu. Petit à petit, notre psychisme s’évangélise, se réordonne à notre cœur profond… pour vivre de la vraie joie qui irradie toute notre personne.

 

  La France a-t-elle une place particulière au sein des nations ?

 

 C’est une question délicate, nous avons la réputation d’être orgueilleux…

Ce qui est sûr, c’est que le Seigneur nous aime beaucoup, comme chaque pays, d’un amour unique. C’est un mystère. Par exemple, toutes les apparitions de la Vierge en France… C’est sans doute une grande responsabilité pour nous de répondre à cet Amour.

 

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