Angelus – Journée des migrants – L’accueil n’est pas à sens unique

 

Le journée mondiale du migrant a bénéficié cette année d’une attention particulière du pape François. Par une série de tweets, @Pontifex a souhaité attirer l’attention pendant trois jours sur les migrants mineurs, vulnérables et sans voix, thème de la 103ème journée du migrant.

Lâchant le discours écrit, comme souvent, il a improvisé :

« Combien de fois, dans la Bible, le Seigneur nous a demandé d’accueillir les migrants et les étrangers, en nous rappelant que nous sommes nous-mêmes des étrangers »

Le pape, à la suite de nombreuses interventions du Saint-Siège auprès des instances internationales à voulu mettre en lumière la gravité de la situation des jeunes mineurs lancés sur les routes, exploités et maltraités.

« Nos petits frères, surtout s’ils ne sont pas accompagnés, sont exposés à de nombreux périls. Et je vous dis qu’il y en a beaucoup ! »

Bien entendu l’accueil de l’immigré, thème transversal dans la Bible (voir notre étude) ne va pas de soi dans le quotidien de nos vies. Outre les peurs, liées à la différence de l’autre, mais d’abord liée à la perte de notre propre identité, nous trouvons un principe de réalité confinant, comme le pape nous le rappelait, à la prudence dans l’accueil.

La place des enfants est bien entendue particulière, faibles parmi les faibles. Si les évêques français et allemands souhaitent s’appuyer sur leur réseau d’écoles et les mouvements de jeunesse, la question se pose de l’intégration en même temps que de la protection de jeunes accueillants eux-même fragiles dans leur construction.

Il faut dire que l’accueil de l’immigré n’est pas à sens unique et c’est un point bien souvent oublié dans les discours officiels, y compris ecclésiaux. Si nous sommes tenus d’accueillir l’immigré, selon certaines conditions de prudences, l’immigré, lui, est aussi tenu d’accueillir celui qui le reçoit, c’est à dire son identité, sa culture, comme l’a rappelé le pape lors de l’Angelus. C’est la règle première de l’hospitalité en c’est le principe même de la charité faite de ce double mouvement que nous retrouvons dans le mariage : je me donne et te reçois.

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Xavier Ravier

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