Angelus – Pour une justice qui ne soit pas exclusivement punitive

Ce week-end avait lieu à Rome le jubilé des prisonniers. Un jubilé auquel le pape François tenait beaucoup.

A l’occasion de l’Angelus, le Saint-Père a lancé trois appels. Le premier à la clémence pour ceux qui pouvaient en bénéficier, le second pour le respect de la dignité humaine dans les conditions d’incarcération et le troisième invitait à réfléchir sur

«  la nécessité d’une justice pénale qui ne soit pas exclusivement punitive, mais ouverte à l’espérance et à la perspective de réinsérer le coupable dans la société ».

 

Si les conditions de détentions ont préoccupé de nombreux épiscopats ces derniers mois, si la clémence et la remise de peine peuvent s’inscrire dans la tradition biblique, l’invitation à une autre forme de justice ouvre une autre page de l’histoire de la justice. Bien que cette demande ne soit pas nouvelle dans la tradition de l’Eglise, elle se situe, en France notamment, dans un contexte politique et idéologique tendu sur fond de laxisme judiciaire.

Un juste équilibre sur la justice qui suppose de reconsidérer la notion même d’incarcération. Punitive, préventive, éducative ? La double clef de lecture doit pourtant demeurer la dignité humaine comprise avec le bien commun. L’un et l’autre ne pouvant s’exclure, l’art de la justice et l’exigence même de cette vertu impose que chaque cas soit étudié pour lui même, loin des effets dévastateurs de la standardisation.

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