Articles #Asie #Dans le Monde #NLQ

Singapour – Naissance d’une radio catholique sur Internet pour annoncer l’Evangile

L’Archidiocèse de Singapour a lancé The Catholic Singapore Radio. Le projet a été inauguré le 2 juin, date à laquelle était également célébrée la Journée mondiale des Communications sociales en la Cathédrale du Bon Pasteur. « Il est beau de recommencer à diffuser l’Evangile dans le cadre de la radio. Naturellement, il s’agit là d’une nouvelle conception de la radio. C’est une plate-forme de streaming en ligne sur laquelle canalyser un flux d’émissions enregistrées et de contenus audiovisuels. Elle est disponible par le biais d’une application et également directement sur Internet au travers du site www.catholic.sg. Nous faisons usage du terme de radio en ligne parce qu’il est facilement compréhensible pour le public » explique à l’Agence Fides André Ahchak, Directeur des Communications sociales de l’Archidiocèse.
En expliquant la motivation du projet, le Directeur affirme : « C’est une manière d’atteindre et de porter une annonce de l’Evangile au travers des nouvelles technologies. Nos actuels canaux de sensibilisation vont des nouvelles catholiques à nos comptes sur les réseaux sociaux caractérisés par la marque Catholic.sg. Nous avons voulu élargir nos horizons et nous connecter également avec ceux qui peuvent ou aiment écouter. Nous constatons que la tendance des émissions préenregistrées (podcast) devient toujours plus populaire surtout au cours de cette dernière année. Par suite, nous nous sommes demandé si nous pouvions partager l’Evangile de Jésus avec les auditeurs. Ceci a donné l’élan pour lancer le projet de radio ».
Parmi les contenus disponibles se trouve des débats, des entretiens, des réflexions et de la musique. « Les auditeurs peuvent utiliser les « podcasts » quand et où ils le veulent. Nous voudrions que nos contenus soient facilement reconnaissables par tous les auditeurs, catholiques ou non. L’un de nos programmes sera caractérisé par des dialogues informels avec des personnes qui racontent leur foi » indique le Directeur des Communications sociales.
Une autre émission appelée Off-the-pulpit est pensée pour ceux qui veulent mieux comprendre l’Eglise ou les défis que doivent relever les catholiques aujourd’hui alors que seront transmis également des transmissions en mandarin, avec la collaboration de l’Apostolat catholique archidiocésain pour le mandarin.
Une grande place sera dédiée à la musique qui « inspirera et portera les personnes à Dieu tant en valorisant des talents locaux tels que Corrinne May, Chris de Silva, Kenneth Ngo, Joseph Chng, John de Silva et de nombreux autres qu’en pensant à de grands auteurs et chanteurs qui ont raconté ou vécu une expérience de foi ».
L’application permettant d’écouter The Catholic Singapore Radio est disponible en téléchargement gratuit tant sur Google Play que sur Apple Store.
La population de Singapour est de 5,6 millions d’habitants dont quelques 383.000 catholiques (9 % du total).

Source Agence Fides

Articles #Asie #Dans le Monde #NLH #NLQ

Philippines – L’Eglise s’oppose au retour de la peine de mort

L’Eglise aux Philippines s’oppose au retour de la peine de mort dans le système légal du pays. C’est ce qu’affirme dans un entretien accordé à l’Agence Fides le laïc catholique Rodolfo Diamante, membre de la Commission épiscopale pour la Pastorale des prisons, remarquant que « les législateurs ne devraient pas approuver les lois seulement pour faire plaisir au Président Rodrigo Duterte ». Le débat sur une possible réintroduction de la peine capitale est revenu sur le devant de la scène après que le Chef de l’Etat ait remporté les récentes élections de mi-mandat, les candidats alliés de l’actuel Président ayant obtenu 9 des 12 sièges du Sénat à renouveler, 3 ayant échu à des candidats indépendants. « Les Sénateurs sont élus par le peuple et ils doivent travailler pour le bien-être de l’ensemble de la nation, pas pour le Président. Nous les exhortons à étudier attentivement la situation pour relever les défis que présente notre pays » affirme Rodolfo Diamante.
Le Président du Sénat philippin, Vicente Sotto III, a affirmé que la réintroduction de la peine capitale pour certains crimes graves représente une « possibilité réelle » attendu que « plusieurs alliés de R. Duterte se préparent à faire leur entrée au Sénat ». Avec l’arrivée de neuf Sénateurs favorables au Chef de l’Etat, l’Assemblée, qui compte au total 24 membres, est désormais solidement sous le contrôle du Président Duterte.
L’une des propositions les plus controversées du Chef de l’Etat est justement la réintroduction de la peine de mort. Les Philippines l’ont aboli en 1987 pour la réintroduire six ans plus tard avant de l’abolir à nouveau en 2006. Deux nouveaux Sénateurs ont déjà exprimé publiquement leur soutien à la peine capitale. Il s’agit de Ramon Revilla et de Ronald de la Rosa, ancien cadre supérieur de la police, qui se sont déclarés favorables à la réintroduction de la peine de mort pour les crimes liés à la drogue.
Selon R. Diamante, « la peine de mort n’a jamais été et ne sera jamais une solution pas plus qu’une dissuasion contre la criminalité. En outre, il s’agit d’une mesure contre la vie, contre les pauvres qui ne disposent pas des moyens adéquats pour se défendre en tribunal. Elle ne fera qu’accroitre la diffusion de la culture de la violence qui prévaut actuellement dans notre pays ». « La population philippine mérite mieux que cela » conclut-il

 

Source Agence Fides

A la une #Articles #Asie #NLH #NLQ

Corée du Sud – Il est inconstitutionnel d’interdire l’avortement. Les évêques rappellent que c’est un péché

Les Evêques de Corée du Sud expriment leur « profond regret » suite à la décision de la Cour constitutionnelle qui a déclaré illégitime l’interdiction de l’avortement contenue dans une loi de 1953 encore en vigueur. Dans une décision historique rendue hier, 11 avril, la Cour a établi que l’interdiction d’avorter en vigueur dans le pays est inconstitutionnelle. Selon les normes en vigueur, les femmes ayant avorté peuvent faire l’objet d’amendes et de peines de prison, à l’exception des avortements pratiqués après viol, inceste ou présentant des dangers pour leur santé. La Cour a établi que la loi devra être révisée d’ici la fin 2020.
« La décision de la Cour constitutionnelle nie le droit fondamental du fœtus à vivre, alors Evêques de Corée qu’il s’agit d’une créature n’ayant pas la capacité de se défendre » affirme un communiqué des Evêques de Corée parvenu à Fides et signé par le Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Igino Kim Hee-jung. « En outre la responsabilité d’une grossesse non voulue est assignée aux seules femmes exemptant injustement les hommes » relève le texte.
« L’avortement est un péché comme l’est le fait de tuer pour tout motif une vie innocente dans le sein maternel. Tel est l’enseignement de l’Eglise qui ne peut jamais justifier une telle pratique » rappelle le communiqué.
Les Evêques remarquent que « l’Eglise en République de Corée continuera à offrir soutien et assistance aux femmes et aux hommes qui, dans les difficultés ou la souffrance, se trouvent à devoir vaincre la tentation de l’avortement en disant oui à la naissance d’une vie ». En outre, le texte affirme que « les portes de l’Eglise demeurent ouvertes aux femmes qui souffrent de blessures émotives, spirituelles et physiques et ont besoin de réconciliation et de guérison à cause de l’avortement ».
Les Evêques confirment que l’Eglise fera tout son possible pour « soutenir et promouvoir la vie », rappelant que « protéger la vie du moment de sa conception à la mort naturelle est de la responsabilité de tous les membres de notre société ». L’Eglise en Corée exhorte enfin « vivement le pouvoir législatif et l’exécutif à introduire des lois et des institutions qui encouragent les femmes et les hommes en des circonstances difficiles à choisir la vie plutôt que la mort ».
A Séoul, deux manifestations différentes ont eu lieu après la décision de la Cour, l’une de citoyens contraires à l’interdiction de l’avortement, favorable à la décision de la Cour et l’autre de personnes favorables au maintien du statu quo et donc de l’interdiction qui a suscité au cours de ces dernières année un vif débat au sein de l’opinion publique.

 

Source Agence Fides

A la une #Articles #Dans le Monde #Europe non francophone #NLH #NLQ

Le cardinal Sako invite les chrétiens d’Europe à témoigner avec courage

Le patriarche de Babylone des Chaldéens, présent à réunion de la COMECE – la Commission des Episcopats de l’Union européenne – à Bruxelles, fait part de ses attentes vis-à-vis des élections européennes à venir. S’il espère un nouveau plan d’action en faveur de la paix au Moyen-Orient, il se montre aussi positif à propos de l’évolution des relations entre chrétiens et musulmans dans la société irakienne.

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

« Il y a beaucoup de solidarité de la part des musulmans envers les chrétiens », fait d’emblée remarquer le cardinal Sako au micro de Vatican News. Le prélat irakien dresse un bilan encourageant de la situation de son pays, qu’il attribue notamment au nouveau gouvernement à la tête de l’Irak depuis fin octobre. Mais les défis restent immenses. Le cardinal Sako en identifie plusieurs : réformer la Constitution, les programmes scolaires, inciter les prédicateurs musulmans à plus de modération, et surtout – mais cela ne dépend pas que des hommes politiques -, promouvoir une culture du respect et de la fraternité, où chacun est perçu comme un citoyen à part entière et non en fonction de sa religion.

Les effets des visites du Pape
Le patriarche de Babylone des Chaldéens exprime également sa gratitude envers le Pape François, venu visiter plusieurs pays à majorité musulmane ces derniers mois : les Émirats Arabes Unis début février, le Maroc fin mars, sans oublier l’Égypte en avril 2017. Parmi les musulmans, « des millions et des millions ont suivi ces célébrations et ont découvert la réalité du christianisme », démentant souvent les rumeurs ou les préjugés. Ces rassemblements de la communauté catholique ont « touché le cœur des musulmans », reconnaît le cardinal Sako, et le changement de regard est désormais perceptible.

Enfin, le prélat irakien évoque les élections européennes qui se tiendront fin mai. Il invite les futurs élus à continuer leur mobilisation en faveur des pays du Moyen-Orient où les minorités sont menacées. Il encourage enfin les chrétiens à ne pas craindre d’exprimer leur foi et de défendre leurs valeurs, avec « courage » et « sincérité ». Des valeurs évangéliques, en faveur de la vie et à l’encontre du relativisme ambiant.

Ecouter l’entretien sur Vatican News

A la une #Articles #Asie #Dans le Monde #NLH #NLQ

Au Brunei devenir chrétien est désormais passible de peine de mort (charia)

Le sultanat de Brunei finalise la mise en place progressive de la Charia malgré la pression de la communauté internationale.

C’est sous l’indignation du monde occidental que le Brunei, pays pétrolier de l’île de Bornéo, a adopté mercredi une nouvelle législation d’inspiration islamique. Ce sultanat devient le premier gouvernement d’Asie du Sud-Est à appliquer un tel code pénal. Il s’agit là de la dernière étape d’un processus de mise en place progressive de la Charia qui avait débuté en 2013.

Le non respect de la loi, qui s’appliquera aux musulmans comme aux non-musulmans, sera punissable de flagellation, d’amputation mais aussi de peine capitale par lapidation. Lors d’un discours prononcé mercredi, le sultan Hassanal Bolkiah, qui dirige le pays d’une main de fer depuis 1967 a déclaré vouloir « voir les enseignements de l’islam dans ce pays se renforcer ».

 

Lire la suite

Articles #Asie #Dans le Monde #NLH #NLQ

Chine – Encore un évêque catholique enlevé par la police

Il ne devait sans doute pas être inclus dans l’accord provisoire entre le Saint-Siège et la Chine communiste, dont la signature a été rendue publique le 22 septembre dernier…
À 9 h, au matin du 9 novembre, Mgr Pietro Shao Zhumin, âgé de 55 ans, évêque catholique du diocèse “souterrain” de Wenzhou (province du Zhejiang), a été enlevé par la police sans qu’aucun motif n’ait été fourni. Généralement, les autorités communistes avancent que de tels enlèvements sont destinés à offrir aux victimes une « période de vacances », en fait une séance intensive de rééducation. L’évêque est reconnu par le Saint-Siège mais pas par le gouvernement communiste. Le diocèse compte 130 000 fidèles catholiques dont plus de 80 000 appartiennent à l’Église souterraine. Ce n’est pas la première fois que Mgr Pietro Shao Zhumin est enlevé par les autorités communistes : c’est même au moins la sixième fois. Lors du dernier enlèvement, en mai 2017, l’évêque avait été “retenu” pour de longues vacances : sept mois !

 

Source Observatoire de la Christianophobie

NLQ #Points non négociables PNN

Cambodge, des mères porteuses poursuivies pour délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains

Les trente-trois mères porteuses découvertes et arrêtées en juin dernier à Phnom Penh (cf : Au Cambodge, la police démantèle un réseau de 33 mères porteuses) ont été officiellement inculpées par le Tribunal Municipal de délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains. Elles sont actuellement détenues à l’hôpital de la police d’Usaphea. Un chinois et quatre femmes cambodgiennes, accusés d’être à la tête de cette entreprise, ont été inculpés pour les mêmes faits. En vertu de l’article 16 du Code pénal, ils risquent 20 ans de prison.

 

Chou Bun Eng, directeur adjoint du Comité Permanent pour la lutte contre la traite des êtres humains, a expliqué « que les femmes [avaient l’intention] d’échanger leurs enfants contre de l’argent. Ce que nous priorisons en tant que victime, c’est le bébé à l’intérieur [du ventre] de la mère. Porter un enfant et ensuite le vendre est inhumain ». Pour les femmes inculpées, la peine pourrait aller jusqu’à six mois de prison.

 

En 2016, le Cambodge a interdit la maternité de substitution, afin d’arrêter le commerce de mères porteuses à bas coût qui avait explosé après les restrictions de la Thaïlande. L’année dernière, la police nationale a travaillé avec les procureurs provinciaux et municipaux sur 159 cas de traite d’êtres humains et d’exploitation sexuelle, et ont arrêté 203 personnes. En juillet dernier, un tribunal cambodgien a condamné une femme australienne et deux associés cambodgiens à 18 mois de prison pour les mêmes raisons (cf. Cambodge : l’infirmière australienne condamnée à 18 mois de prison pour trafic de mères porteuses perd en appel).

Source Généthique.org

Asie #Dans le Monde #NLQ

Inde – La loi liberticide contre les conversions en voie d’abrogation…

Au moins dans les sept États qui ont voté et appliquent la loi anti-conversion, et à commencer par l’Arunachal Pradesh si l’on en croit les promesses courageuses de son Premier ministre…

 

I nternational Christian Concern (ICC) a appris que le Premier ministre de l’Arunachal Pradesh, un État situé au nordest de l’Inde, avait déclaré que la Loi sur la liberté religieuse de l’État, plus communément appelée Loi anti conversion, ciblait les chrétiens et qu’il allait prendre des dispositions pour la faire abolir. Jeudi 28 juin, le Premier ministre Pema Khandu, membre du parti dirigeant du Bharatiya Janata Party (BJP), a déclaré : « La loi anti conversion est susceptible de saper la laïcité et elle est probablement ciblée contre les chrétiens ». Cette déclaration a été faite alors que le Premier ministre parlait lors d’un événement organisé par les Associations catholiques de l’Arunachal Pradesh. […] « Tout usage abusif d’une loi menant à la souffrance d’une population pourrait déclencher à grande échelle de la violence dans l’État et briser en morceaux l’Arunachal », a expliqué le Premier ministre. Il a alors garanti que la loi serait présentée de nouveau lors de la prochaine session parlementaire en vue de son abolition car elle « pourrait être utilisée abusivement par des fonctionnaires irresponsables ».

 

L’Arunachal Pradesh a été le troisième État de l’Inde à voter une loi anti conversion en 1978. Actuellement, sept États (Madhya Pradesh, Odisha, Arunachal Pradesh, Jharkhand, Chhattisgarh, Gujrat et Uttarakhand) ont voté et appliquent une loi anti-conversion. Outre la réglementation sur les conversions religieuses, ces lois rendent aussi illégal la conversion ou la tentative de conversion de quiconque d’une religion à une autre au moyen de la contrainte, de la persuasion, de la coercition ou de la tromperie. Toutefois, les gouvernements des États n’ont pas défini les termes de « contrainte », de « persuasion », de « coercition » et de « tromperie » appliqués au contexte de conversions religieuses. Du fait de cette ambiguïté légale, ces lois ont été largement et abusivement utilisées par les nationalistes radicaux hindous pour harceler et intimider les chrétiens tout en prétendant agir sous les auspices de la loi de l’État. « Je salue l’initiative du Premier ministre et je le félicite pour la force de ses convictions et sa déclaration attendue depuis longtemps », a déclaré à ICC le Dr Michael William, président du United Christian Forum, ajoutant : « Ces lois sur la liberté religieuse violent l’article 25 de la Constitution de l’Inde »

 

International Christian Concern, 2 juillet – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

Abonnez-vous et recevez les quatre premiers numéros gratuits

Asie #Dans le Monde

Dieu est stupide pour le président philippin

Président plutôt “atypique” – pour dire les choses aimablement –, Rodrigo Duterte vient, par des propos irréfléchis autant qu’inexcusables, de se mettre à dos les chrétiens philippins qui l’avaient élu. Est-ce bien raisonnable d’insulter 90 % de sa population – dont 81 % de catholiques – pour satisfaire son goût de parler de choses qui ne sont pas de sa compétence ? Que César ne se mêle pas des affaires de Dieu et les choses iront mieux aux Philippines… et ailleurs…

 

Des évêques de premier plan de l’Église catholique ont critiqué le Président Rodrigo Duterte pour avoir qualifié Dieu de stupide, dans des déclarations à la tonalité peu habituelle qui attirent l’attention sur le chef de l’exécutif qui doit affronter désormais la réprobation publique. Comment être le Président de tous les Philippins quand on n’a aucun respect pour les fidèles catholiques, s’interroge l’évêque Pablo Virgilio David [vice président de la Conférence des évêques catholiques (CBCP) des Philippines] dans un post sur Facebook, lundi 25 juin. « La plupart de ses soutiens sont des catholiques, n’est-ce pas ? Les catholiques doivent le respecter même s’il n’est pas d’accord avec la foi catholique. Mais un désaccord ne vaut pas permission d’insulter », a déclaré David. « Les catholiques respectent la fonction présidentielle et son mandat comme Président. J’attends de son côté qu’il respecte les catholiques, même s’il n’est pas d’accord avec les doctrines catholiques », a-t-il ajouté. […] David a déclaré que le Président critiquait violemment sa propre interprétation de la Bible. Il a déclaré que la version du récit de la Création selon Duterte ne pouvait être trouvée dans aucune Bible […]

David a publié sa déclaration après que Duterte eut qualifié Dieu de stupide, vendredi 22 juin dernier, et ridiculisé le récit de la Création dans la Bible. De même que David, Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan, a fait paraître un cinglant message critiquant Duterte, le 25 juin. Dans son message Villegas exhorte les jeunes de son archidiocèse à « demeurer ferme dans la foi » face aux diatribes de Duterte. « Dans les réseaux sociaux, vous avez été vilainement exposés à l’insulte, aux menaces et à la honte par le Président de notre pays. Choisissez, néanmoins, de l’aimer, mais demeurez fidèle à notre foi. Soyez fermes dans la foi ». Villegas a expliqué que Duterte pourrait bien ne pas avoir été suffisamment aimé dans le passé. […] « S’il avait été davantage aimé, il rendrait beaucoup d’amour. […] Nous prions pour sa guérison et pour qu’il obtienne le pardon de Dieu, mais nous devons réprimander ses erreurs sur notre foi chrétienne. […] Prier pour lui ne suffit pas. Nous devons vous apporter la vérité en même temps que nous prions pour lui », a déclaré l’archevêque de LingayenDagupan. Face à la colère de l’opinion publique, le porte-parole du Président, Harry Roque, a défendu Duterte en déclarant que le chef de l’exécutif n’avait fait qu’exprimer ses conceptions personnelles. Duterte, lui-même, n’a pas rétropédalé en continuant à insulter les croyances religieuses dans un discours de lundi [25 juin]. « Votre Dieu n’est pas mon Dieu parce que le vôtre est stupide. Le mien a beaucoup plus de bon sens ».

Matters India, 25 juin – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

Abonnez-vous et recevez les quatre premiers numéros gratuits

Asie #Dans le Monde #NLQ

Caritas s’engage à développer l’agriculture durable en Asie

Une conférence, organisée par Caritas Asie du 8 au 11 mai dans le Nusa Tenggara Oiental, a rassemblé des représentants de treize pays asiatiques, ainsi que des membres d’ONG et du gouvernement local, des étudiants et des militants, autour du développement de l’agriculture durable en Asie. Le diocèse de Ruteng, soutenu par Caritas, accompagne depuis trois ans la formation de seize groupes d’agriculteurs. Pour eux, les méthodes biologiques sont le meilleur moyen d’améliorer leur productivité tout en répondant aux problèmes d’infertilité des sols.

 

Caritas Asie est résolue à développer l’agriculture durable et à favoriser la souveraineté alimentaire, afin d’améliorer les revenus des communautés agricoles. L’organisation catholique s’y est engagée durant une conférence organisée du 8 au 11 mai dans le diocèse de Ruteng, dans la province indonésienne du Nusa Tenggara Oiental. Le diocèse compte environ 791 200 catholiques, dont plus de la moitié sont agriculteurs. Des représentants de treize pays asiatiques, dont l’Inde, le Sri Lanka, le Népal, les Philippines, le Kazakhstan et le Timor Leste, participaient à la conférence. Des représentants d’ONG et du gouvernement local, ainsi que des étudiants et des militants, étaient également présents.
Le père Yuvens Rugi, directeur de Caritas Ruteng, a déclaré que les participants ont échangé sur le développement durable à travers l’agriculture biologique, qui a été adoptée dans des projets pilotes au Cambodge et en Indonésie. « Les participants ont convenu que le recours aux engrais naturels peut améliorer la productivité de beaucoup de communautés agricoles tout en permettant de résoudre les problèmes environnementaux », affirme-t-il. Dans beaucoup de pays, les engrais chimiques qui sont utilisés depuis des décennies ont dégradé l’environnement et la fertilité des terres agricoles, réduisant les niveaux de productivité. Depuis trois ans, le diocèse de Ruteng forme les agriculteurs à la production d’engrais naturels, à travers la fondation de seize groupes dans plusieurs villages. L’Église, selon le père Rugi, aide ces groupes à trouver des façons abordables de résoudre le problème de l’infertilité des sols. « Ils commencent à comprendre qu’ils doivent changer leurs méthodes agricoles et s’orienter vers l’agriculture biologique. »

Des résultats prometteurs

Le prêtre ajoute que Caritas développe une formation holistique auprès des agriculteurs, non seulement en leur apportant des techniques, mais aussi une assistance spirituelle à travers la catéchèse. Les participants à la conférence ont pu rendre visite à deux de ces groupes accompagnés par le diocèse. Les agriculteurs leur ont montré comment produire des engrais naturels. Chintan Manandhar, Népalais, se dit impressionné par ce qui est en train d’être réalisé dans le diocèse de Ruteng, et se montre impatient d’appliquer les mêmes méthodes. « À mon retour, je veux partager tout cela avec les agriculteurs népalais. » Le père Marthen Chen, directeur du centre pastoral du diocèse de Ruteng, précise que ces efforts pour promouvoir l’agriculture durable peuvent réussir à condition qu’il y ait une synergie entre les différentes parties concernées, y compris le gouvernement. Pour lui, il en va de la responsabilité de tous – le gouvernement et les institutions religieuses – d’améliorer la vie des agriculteurs. Kamelus Deno, chef du district de Manggarai – les des trois districts du diocèse de Ruteng – assure que l’agriculture durable est l’une des méthodes qui peuvent améliorer la qualité de vie des agriculteurs.
Kamelus précise que 63 % de la population active du district – 137 440 personnes – travaille dans le secteur agricole, et s’est retrouvée enfermée dans la misère depuis des années. « Depuis l’année dernière, douze groupes, soit environ quatre cents personnes, ont commencé à travailler dans l’agriculture biologique, sur un terrain total de cinquante hectares », explique-t-il. Les résultats sont prometteurs. « En un an, la production a atteint 320 000 kg, surtout des fruits et légumes », ajoute Kamelus.

 

Source EDA