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Caritas s’engage à développer l’agriculture durable en Asie

Une conférence, organisée par Caritas Asie du 8 au 11 mai dans le Nusa Tenggara Oiental, a rassemblé des représentants de treize pays asiatiques, ainsi que des membres d’ONG et du gouvernement local, des étudiants et des militants, autour du développement de l’agriculture durable en Asie. Le diocèse de Ruteng, soutenu par Caritas, accompagne depuis trois ans la formation de seize groupes d’agriculteurs. Pour eux, les méthodes biologiques sont le meilleur moyen d’améliorer leur productivité tout en répondant aux problèmes d’infertilité des sols.

 

Caritas Asie est résolue à développer l’agriculture durable et à favoriser la souveraineté alimentaire, afin d’améliorer les revenus des communautés agricoles. L’organisation catholique s’y est engagée durant une conférence organisée du 8 au 11 mai dans le diocèse de Ruteng, dans la province indonésienne du Nusa Tenggara Oiental. Le diocèse compte environ 791 200 catholiques, dont plus de la moitié sont agriculteurs. Des représentants de treize pays asiatiques, dont l’Inde, le Sri Lanka, le Népal, les Philippines, le Kazakhstan et le Timor Leste, participaient à la conférence. Des représentants d’ONG et du gouvernement local, ainsi que des étudiants et des militants, étaient également présents.
Le père Yuvens Rugi, directeur de Caritas Ruteng, a déclaré que les participants ont échangé sur le développement durable à travers l’agriculture biologique, qui a été adoptée dans des projets pilotes au Cambodge et en Indonésie. « Les participants ont convenu que le recours aux engrais naturels peut améliorer la productivité de beaucoup de communautés agricoles tout en permettant de résoudre les problèmes environnementaux », affirme-t-il. Dans beaucoup de pays, les engrais chimiques qui sont utilisés depuis des décennies ont dégradé l’environnement et la fertilité des terres agricoles, réduisant les niveaux de productivité. Depuis trois ans, le diocèse de Ruteng forme les agriculteurs à la production d’engrais naturels, à travers la fondation de seize groupes dans plusieurs villages. L’Église, selon le père Rugi, aide ces groupes à trouver des façons abordables de résoudre le problème de l’infertilité des sols. « Ils commencent à comprendre qu’ils doivent changer leurs méthodes agricoles et s’orienter vers l’agriculture biologique. »

Des résultats prometteurs

Le prêtre ajoute que Caritas développe une formation holistique auprès des agriculteurs, non seulement en leur apportant des techniques, mais aussi une assistance spirituelle à travers la catéchèse. Les participants à la conférence ont pu rendre visite à deux de ces groupes accompagnés par le diocèse. Les agriculteurs leur ont montré comment produire des engrais naturels. Chintan Manandhar, Népalais, se dit impressionné par ce qui est en train d’être réalisé dans le diocèse de Ruteng, et se montre impatient d’appliquer les mêmes méthodes. « À mon retour, je veux partager tout cela avec les agriculteurs népalais. » Le père Marthen Chen, directeur du centre pastoral du diocèse de Ruteng, précise que ces efforts pour promouvoir l’agriculture durable peuvent réussir à condition qu’il y ait une synergie entre les différentes parties concernées, y compris le gouvernement. Pour lui, il en va de la responsabilité de tous – le gouvernement et les institutions religieuses – d’améliorer la vie des agriculteurs. Kamelus Deno, chef du district de Manggarai – les des trois districts du diocèse de Ruteng – assure que l’agriculture durable est l’une des méthodes qui peuvent améliorer la qualité de vie des agriculteurs.
Kamelus précise que 63 % de la population active du district – 137 440 personnes – travaille dans le secteur agricole, et s’est retrouvée enfermée dans la misère depuis des années. « Depuis l’année dernière, douze groupes, soit environ quatre cents personnes, ont commencé à travailler dans l’agriculture biologique, sur un terrain total de cinquante hectares », explique-t-il. Les résultats sont prometteurs. « En un an, la production a atteint 320 000 kg, surtout des fruits et légumes », ajoute Kamelus.

 

Source EDA

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Chine – Des milliers de pèlerins au sanctuaire de She Shan dans le cadre du mois de Marie

C’est au travers d’une Messe solennelle que le Sanctuaire de She Shan, le plus célèbre sanctuaire marial chinois, sis dans le Diocèse de Shanghai (Chine continentale) a ouvert le mois de Marie. Aujourd’hui, le Sanctuaire a une renommée mondiale grâce au Pape Benoît XVI qui a composé et diffusé sa « Prière à Notre-Dame de She Shan ». Au sommet du sanctuaire, se trouve la statue de Notre-Dame qui tient haut Son Fils, « Le présentant au monde avec les bras grands ouverts en geste d’amour » et demandant aux catholiques « d’être toujours des témoins crédibles de cet amour, en se conservant unis à la roche de Pierre sur laquelle est construite l’Eglise ».
Ainsi que l’indique le site Internet du Diocèse de Shanghai, consulté par l’Agence Fides, plus de 3.000 fidèles ont participé à la Messe d’ouverture du mois, le 30 avril dernier, alors que le 1er mai, une procession mariale de fidèles est arrivée jusqu’au sommet de la montage où se trouve la Basilique dédiée à Notre-Dame. Des dizaines de prêtres diocésains et provenant d’autres Diocèses ont concélébré la Messe, à laquelle ont participé de nombreux séminaristes, religieuses et fidèles.
Tout est prêt pour accueillir les nombreux pèlerins et dévots qui voudront se rendre au Sanctuaire au cours de ce mois de mai. Le Bureau diocésain du pèlerinage de She Shan a publié un guide pour permettre un déroulement serein de tels pèlerinages, bien conscient du fait que les catholiques chinois nourrissent une profonde dévotion mariale et une affection particulière pour Notre-Dame de She Shan. Le guide invite tous les groupes de pèlerins à réserver l’horaire de la Messe trois jours avant leur arrivée – par le biais d’un service en ligne – alors que les groupes provenant d’autres Diocèses devront être accompagnés par un prêtre et disposer d’une lettre de présentation. A tous les pèlerins est demandé de suivre scrupuleusement les indications des bénévoles en service, afin de garantir un flux ordonné des pèlerinages. Toutes les indications logistiques entendent faire en sorte que « le peuple de Dieu puisse venir avec grande dévotion et repartir comblé de grâces ».

 

Source Agence Fides

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Dans dix ans le Moyen Orient sera islamisé et viendra ensuite le tour de l’Europe, préviennent les évêques du Liban

Les vérités  2018 – Les évêques du Liban sonnent l’alerte : dans dix ans le Moyen Orient sera islamisé et viendra ensuite le tour de l’Europe. Immigration et antisémitisme reviennent à la « une » de l’actualité.

L’évêque orthodoxe du Mont Liban et de Tripoli, George Saliba, estime que « les chrétiens disparaîtront inévitablement du Moyen-Orient, même du Liban ».

Georges Saliba n’est pas optimiste concernant l’avenir des chrétiens du Moyen-Orient. « Si la situation reste telle qu’elle est actuellement, les chrétiens du Moyen-Orient disparaîtront dans une dizaine d’années, même du Liban », dit-il dans un entretien au journal libanais L’Orient Le Jour.
Le prélat, pourtant, n’est pas un pessimiste. Il est plus conscient que d’autres de la fragilité des chrétiens du Moyen-Orient. « 70 % des chrétiens de Syrie ont quitté leur pays depuis le début de la guerre en 2011. Le pays comptait plus de deux millions de chrétiens et 85 % des chrétiens d’Irak, qui étaient environ un million et demi en 2003 à la chute de Saddam Hussein, ne vivent plus dans leur pays. Leur exode s’est accéléré avec l’arrivée du groupe État islamique en 2014.

Ces chrétiens déplacés se sont établis notamment au Canada, en Australie, en Europe, en l’Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas, en Belgique et en France.

« Au Liban, de nombreux chrétiens de la communauté syriaque, qui compte actuellement 80 000 âmes, sont partis avec le début de la guerre civile en 1975.

« Le seul chef d’État libanais qui avait saisi l’importance du Liban pour les chrétiens d’Orient était Camille Chamoun. Il avait œuvré concrètement lors de son mandat (1952-1958) à faire du Liban un pays refuge pour tous les chrétiens d’Orient. Depuis, personne n’a vraiment été sensible au dossier des chrétiens de Turquie, de Palestine, de Syrie, d’Irak et de Jordanie », note l’évêque Saliba. Camille Chamoun avait aidé de nombreux chrétiens de la région établis au Liban à avoir accès à la nationalité libanaise, sachant que cette nationalité ne s’acquiert pas par le droit du sol mais par le droit du sang. Mgr Saliba déclare : « Il faut voir les choses en face, il est nécessaire que les dirigeants politiques chrétiens libanais se réveillent, estiment véritablement le danger et qu’ils agissent en conséquence. Mais vu la façon dont les choses se présentent, je ne suis pas du tout optimiste. » Oui, il nous reste de nombreuses églises en Turquie. Oui, elles sont belles et vieilles et témoignent de l’ancienne appartenance chrétienne de la région.

Pour Mgr Saliba, homme ouvert et tolérant, « l’avenir appartient à l’islam ».

« Regardez ce qui se passe actuellement en Europe. L’Occident est athée : avec les changements démographiques et les déplacements des populations qui s’opèrent aujourd’hui, il finira par s’islamiser ».

« Cette islamisation ne touchera pas uniquement le Moyen-Orient d’où les chrétiens auront disparu, mais toute l’Europe qui deviendra non seulement athée mais musulmane aussi », souligne Mgr Saliba en conclusion.

Il est vrai que l’immigration et l’antisémitisme deviennent deux majeures de la géopolitique française.

1- 300 000 à 400 000 nouveaux immigrés arrivent chaque année en France par le biais du regroupement familial et du droit d’asile.

2- Les attentats et meurtres anti-juifs et anti-chrétiens se multiplient. Citons les deux derniers, significatifs : le père Hamel, égorgé dans son église, et Mireille Knoll, octogénaire juive tuée à coups de couteau.

3- 2 200 mosquées sont en service en France.

L’évêque Saliba sonne le tocsin, extrapole les drames du Moyen Orient, et nous demande d’en tenir compte.

Ne restons pas aveugles. Une  prise de conscience des réalités géopolitiques devient une urgence. L’avenir de l’Europe et de la France est en jeu.

 

Source Radio Notre Dame

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Inde – Une armée de 45.000 religieuses au service des malades, partie intégrante de la mission de guérison du Christ

45.443 : tel est le nombre des religieuses catholiques appartenant à de nombreuses congrégations engagées dans l’assistance sanitaire au service des malades et des plus pauvres. Leur action, qui est participation à la mission de guérison du Christ, constitue une contribution précieuse de l’Eglise en Inde à la société et atteint en particulier les pauvres dans les zones rurales où n’existent pas de structures sanitaires publiques.
Selon les données fournies à l’Agence Fides par l’Association catholique pour la santé de l’Inde (CHAI), d’octobre 2015 à ce jour, 34 Congrégations religieuses féminines ont renforcé leur service sanitaire dans le pays. Il s’agit ainsi aujourd’hui de .38.336 religieuses, de 7.244 religieuses infirmières et de 363 religieuses étant également médecins.
Des millions de personnes en Inde luttent pour disposer de soins médicaux de qualité. Le pays connaît de graves carences en matière de santé publique et dépense actuellement un peu plus de 1 % de son PIB pour l’assistance sanitaire publique, l’un des niveaux les plus bas du monde. La faible assistance sanitaire et l’état de santé précaire en résultant poussent de 3 à 5 % de la population sous le seuil de pauvreté. Les familles rurales font face à leurs dépenses de santé par le biais de prêts ou en vendant des biens.
Le taux de maladie en Inde, surtout parmi les plus pauvres, est plus élevé que dans de nombreuses économies émergentes. Les hôpitaux publics de qualité sont peu nombreux et éloignés les uns des autres, les structures d’assistance primaire sont peu nombreuses et les cliniques privées ont des coûts prohibitifs. Dans ce cadre, les hôpitaux et centres sanitaires catholiques constituent un salut, offrant gratuitement des services sanitaires aux pauvres dans les zones les plus reculées.
En appliquant le plan d’action 2020, la CHAI coopère avec de nombreuses Congrégations religieuses. Plus de 90 % des structures sanitaires catholiques sont gérées par des Congrégations religieuses féminines.
Au sein de la formation des religieuses infirmières, un accent particulier est mis sur la prière, la proximité spirituelle vis-à-vis du patient en tant que partie intégrante de la mission de guérison du Christ. Les stagiaires acquièrent également des connaissances en matière de remèdes d’herboristerie et de thérapies naturelles.

 

Source Agence Fides

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L’Église catholique coréenne inquiète face à la sécularisation

La conférence épiscopale coréenne a publié, le 13 avril, un rapport dévoilant des chiffres inquiétants sur l’Église en Corée du Sud. Les fidèles sont de plus âgés, à l’image de la population coréenne. Quant au nombre de baptisés, il diminue en continu depuis 2008. Seule exception, l’année 2014, quand le pape François est venu célébrer la messe à Séoul en présence d’un million de fidèles. Pour les catholiques sud-coréens, un nouvel effort d’évangélisation semble plus urgent que jamais.
Au 31 décembre 2017, l’Église catholique en Corée du Sud comptait 5,8 millions de fidèles, soit 11 % de la population du pays (51,8 millions d’habitants). Le nombre de fidèles a augmenté de 1,3 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres publiés le 13 avril par la conférence épiscopale coréenne. Mais ces nouvelles statistiques révèlent aussi qu’il s’agit là de la croissance la plus faible de toute la dernière décennie, ce qui inquiète les évêques coréens pour l’avenir.
L’année dernière, 96 794 jeunes catholiques ont été baptisés dans le pays, mais il s’agit aussi d’une baisse de 12,9 % par rapport aux chiffres de 2016. Le nombre de baptisé baisse de façon continue depuis 2008, à l’exception de l’année 2014, quand le pape François s’est rendu en Corée du Sud. Il y avait célébré la messe à Séoul, la capitale, en présence d’un million de fidèles, à l’occasion de laquelle il avait baptisé 124 Sud-Coréens. Il avait aussi rencontré des anciennes « femmes de réconfort », victimes du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Le taux de pratiquants se rendant régulièrement à la messe, a également baissé de 19,4 % en 2017, par rapport aux chiffres de 2016.

18,4 % de plus de 65 ans en 2017

De telles tendances ne peuvent qu’inquiéter l’Église coréenne alors que les paroissiens deviennent de plus en plus grisonnants, à l’image de la population coréenne dans son ensemble. Parmi les catholiques coréens, 18,4 % sont âgés de plus de 65 ans, tandis que seulement 6,6 % des baptisés sont âgés de 10 et 19 ans. Il y a dix ans, la situation était bien différente. Les personnes âgées représentaient alors 12,6 % des fidèles.
Au niveau diocésain, l’archidiocèse de Séoul est de loin celui qui compte le plus de baptisés, 1 527 951 catholiques étant affiliés à l’une des paroisses de la capitale coréenne. Le diocèse de Suwon vient en second, avec 900 764 catholiques, suivi de celui d’Incheon (510 923 fidèles) et celui de Daegu (503 551 fidèles). L’Institut pastoral catholique de Corée (Catholic Pastoral institute of Korea), sous l’autorité de la conférence épiscopale coréenne, a fait part de ses inquiétudes à propos de ces tendances. Celles-ci semblent indiquer que le nombre de catholiques en Corée du Sud va continuer à diminuer, alors que de moins en moins de jeunes Coréens se sentent attirés vers l’Église. Pour les catholiques sud-coréens, un nouvel effort d’évangélisation semble plus urgent que jamais.

 

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Pakistan – Les évêques inquiets : les minorités religieuses sont de plus en plus visées

La commission nationale Justice et Paix de la conférence épiscopale du Pakistan a condamné, lors d’un communiqué publié le 16 avril, les attaques répétées contre les minorités religieuses. Le 15 avril, deux chrétiens étaient tués par balles alors qu’ils sortaient d’une église de Quetta. Le même jour, un incendie détruisait un temple protestant de Shahdara, non loin de Lahore.
Dimanche 15 avril, un incendie d’origine inconnue a gravement endommagé un temple protestant dans une ville pakistanaise secouée par des accusations de blasphème il y a deux mois. La Gospel of Jesus Mission Church se trouve dans une rue étroite d’un « basti » (bidonville) chrétien de Shahdara, non loin de Lahore, la capitale de la province du Pendjab. Des restes de livres brûlés et un sac à offrandes sont encore visibles à côté de la chaire à moitié calcinée, dans cette église en construction depuis plus de trois ans. Le 15 avril, le pasteur Yousaf Aziz John a déposé plainte auprès de la police de Shahdara, où un accord de paix a été signé le 21 février par plusieurs responsables de la communauté chrétienne. Une foule en colère avait en effet protesté contre Patras Masih, un jeune chrétien de 18 ans accusé d’avoir partagé sur Facebook une photo anti-islam.
« Nous sommes une communauté pauvre et nous construisons la maison de Dieu grâce à des dons. Les pertes de la communauté chrétienne s’élèvent à environ 50 000 roupies (350 €). Nous demandons réparation immédiate », a protesté le pasteur. Le 16 avril, le sous-inspecteur de police Rana Amir a visité le site et a enregistré les témoignages de la communauté : « Le département de la police scientifique a récolté des échantillons la nuit de l’incendie. Un rapport sera publié cette semaine pour en identifier les causes. Un plan de sécurité a été mené pour protéger les quatorze églises de Shahdara enregistrées par la police, mais rien n’a été prévu pour celles qui ne sont pas enregistrées », explique Rana Amir.
Les églises qui ne sont pas enregistrées par le ministère qui contrôle les monuments et les lieux saints sont considérées comme illégales par le gouvernement. En janvier, à Abbottabad dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, six églises aménagées à domicile ont été fermées puis rouvertes. La police a averti qu’elle ne pouvait pas être tenue responsable pour tout accident survenu lors de célébrations organisées dans des zones résidentielles. Ces églises domestiques sont courantes dans les ghettos chrétiens. À Lahore, où l’on trouve Youhanabad, le plus grand quartier chrétien du Pakistan, plus de cent églises non enregistrées sont identifiées. En général, il s’agit d’une seule pièce.

Appel de la conférence épiscopale

Khalid Shahzad, un militant catholique de Shahdara, a dénoncé la police pour avoir classé l’incendie comme accidentel. « Lors du premier rapport de la police, il n’a été fait mention que d’un cas de vandalisme et de perte de propriété. Ils ont volontairement omis la clause 295, qui concerne les actes commis dans le but d’insulter la religion ou les croyances religieuses des autres. Cet oubli peut favoriser les accusés s’ils sont arrêtés », regrette Khalid. « La communauté vivait déjà dans la peur après le dernier cas de blasphème survenu dans un village voisin. » Par ailleurs, le 15 avril, alors que les violences religieuses s’aggravent au Pakistan, deux chrétiens ont été tués par balles à Quetta, alors qu’ils quittaient l’église.
La commission nationale Justice et Paix de la conférence épiscopale du Pakistan a condamné des attaques répétées contre les minorités religieuses. « L’État est responsable de la protection et de la sécurité des citoyens. Les chrétiens forment la communauté la plus pacifique du Pakistan et ils sont attaqués sans raison. Il est urgent que le gouvernement réagisse sérieusement contre cette nouvelle tendance. Il faut aussi qu’il enquête correctement sur tous ces incidents et qu’il lance une commission d’enquête indépendante », a demandé la commission épiscopale dans un communiqué publié le 16 avril. « Ces événements montrent que le plan d’action national est incapable de lutter contre le terrorisme et contre l’intolérance. Le gouvernement doit s’assurer que les coupables de ces crimes odieux soient poursuivis. Les forces de l’ordre doivent prendre des mesures concrètes contre la persécution religieuse. Les organisations terroristes ne doivent pas être libres d’agir dans le pays. »

 

Source EDA

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Les évêques indiens s’inquiètent du nombre croissant de viols

Deux agressions sexuelles distinctes, survenues dans l’Uttar Pradesh et au Jammu-et-Cachemire, soulèvent des problèmes sociétaux qui dépassent le fléau des violences sexuelles. Dans un communiqué publié dimanche 15 avril, la confèrence épiscopale du pays appelle à la plus grande fermeté contre les responsable de ces crimes.

« L’attaque répétée contre des femmes et enfants, à des fins personnelles, religieuses ou politiques n’est rien de moins qu’un crime contre l’humanité », s’alarment les évêques indiens. Dans un communiqué signé Mgr Theodore Mascarenhas, secrétaire général de la conférence épiscopale du pays, ils apportent leur soutien aux victimes de viols survenus dans le nord et l’extrême nord de l’Inde.

Ces affaires remontent à plusieurs mois mais elles ont connu de nouveaux rebondissements ces derniers jours. En Uttar Pradesh, grand État pauvre et corrompu, Kuldeep Singh Sengar, un influent législateur du BJP, le parti du Premier ministre Narendra Modi, est accusé d’avoir violé en juin dernier une adolescente. L’affaire a pris une ampleur nationale depuis la mort en détention, la semaine dernière, du père de la jeune fille. Cette dernière a tenté de s’immoler devant la résidence du chef du gouvernement de cet État pour protester contre la police, qu’elle accuse d’avoir torturé son père, qui souhaitait maintenir les poursuites. Kuldeep Singh Sengar dément les accusations portées contre lui. « Ce sont des gens de basses classes. C’est une conspiration de criminels », a-t-il déclaré à des journalistes.

L’autre victime est une fillette musulmane de huit ans, retrouvée morte après avoir été drogué, séquestrée et violée pendant 5 jours dans une cabane et un temple hindou, en janvier dernier, dans l’État du Jammu-et-Cachemire, une région en majorité hindoue. Pendant sa détention, plusieurs personnes, dont un policier, l’auraient violée à tour de rôle avant de la tuer. Huit hommes ont été arrêtés.

« Leur religion ou leur caste ne les rendent en aucune manière inférieures à nous » martèlent les évèques. « Chaque femme est notre fille, notre sœur, notre mère », insistent-ils, assurant que l’Eglise catholique fera tout son possible pour contribuer à faire condamner, et surtout à éradiquer ces « inqualifiables crimes ».

« Notre nation a une âme, un cœur et un esprit. Une âme pour répondre à ces crimes ineffables visant des femmes, un cœur pour l’empathie et la solidarité et un esprit qui résiste aux stratégies haineuses de ceux qui veulent détruire le lien séculaire sacrée de la nation », écrit encore  Mgr Theodore Mascarenhas.

Environ 40 000 cas de viols sont signalés chaque année dans le pays. Un chiffre bien en deçà de la réalité, dans une société indienne où trop souvent la culture du silence prévaut chez les plus faibles.

 

Source Vatican News

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Pakistan – Un sénateur chrétien et une sénatrice dalit élus en province du Sindh

Anwar Lal Dean, 62 ans, est le premier sénateur chrétien de la province du Sindh. A ses cotés, a été élue, dans le cadre du scrutin du mois de mars dernier qui a renouvelé 52 sièges du Sénat pakistanais, Krishna Kohli, 39 ans, hindoue provenant du groupe des dalits – les hors castes. La présence de ces deux représentants de groupes minoritaires au sein du Sénat pakistanais constitue un signal encouragent pour les minorités religieuses.
Le Sénat du Pakistan, chambre haute du Parlement, comprend 104 parlementaires élus pour un mandat de 6 ans mais dont la moitié est renouvelée tous les trois ans, selon un mécanisme de représentation régionale et avec des sièges réservés aux minorités religieuses.
Ainsi que cela a été indiqué à l’Agence Fides, les Evêques pakistanais ont exprimé leurs félicitations. Dans le cadre d’un rassemblement de plus de 200 personnes à Karachi, S.Exc. Mgr Joseph Coutts, Archevêque du lieu, a affirmé : “Il s’agit d’un moment de joie pour notre communauté de Karachi. Nous encourageons le sénateur chrétien à continuer fidèlement son service en vue de l’amélioration et du développement du gouvernement, du pays et de la communauté chrétienne”. Anwar Lal Dean, qui milite depuis plus de 30 ans au sein du Parti populaire du Pakistan (PPP), a été Président de l’aile du parti s’occupant et représentant les minorités religieuses. De plus, pendant 15 ans, il a occupé diverses fonctions politiques. Il a débuté sa carrière politique au PPP alors qu’il était encore étudiant. C’est la première fois que le PPP choisit un chrétien pour occuper un siège du Sénat réservé aux minorités religieuses au sein de la province du Sindh. Par le passé, avaient été choisis des hommes politiques de la communauté hindoue, la principale minorité religieuse de la province. Dans le cadre d’un entretien accordé à Fides, Anwar Lal Dean a déclaré : “Je renouvelle mon engagement à travailler avec zèle et dévouement pour mon pays et ma communauté. Je rends grâce à Dieu pour cette bénédiction et je remercie les responsables du parti de m’avoir fourni cette opportunité”.
L’Evêque d’Hyderabad, S.Exc. Mgr Samson Shukardin OFM, dont le territoire diocésain se trouve en province du Sindh, commente pour Fides : “Je considère cela comme une étape importante. Il faut apprécier le PPP pour avoir opéré ce choix courageux. J’espère que cette décision du PPP encouragera également de nombreux jeunes chrétiens à s’engager activement dans le domaine politique au sein de la province du Sindh”.
En compagnie d’Anwar Lal Dean, se trouve également Krishna Kohli, la première femme élue sénatrice, toujours dans les rangs du PPP. Il s’agit d’une activiste engagée en faveur de la défense des droits des femmes, qui s’est distinguée pour ses campagnes contre le harcèlement sexuel. L’élection de ces deux sénateurs, appartenant tous deux à des groupes minoritaires, a surpris et de nombreux observateurs ont fait les éloges du PPP pour avoir donné une place parmi ses candidats à des personnes appartenant à des secteurs marginalisés de la société.

 

Source Agence Fides

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L’Église sri-lankaise veut rendre obligatoire l’École du dimanche

L’Église s’est jointe aux autorités religieuses du pays pour promouvoir et approuver une mesure du gouvernement devant rendre obligatoire l’éducation religieuse de l’École du dimanche pour les élèves de 6 à 19 ans. Une mesure devant permettre , selon eux, de favoriser la croissance des jeunes adultes. L’Église gère 1 155 écoles du dimanche dans douze de diocèses.
Le Sri Lanka attend l’approbation du guvernement suite à la proposition du ministère des Affaires chrétiennes de rendre obligatoire, pour tous les élèves de 6 à 19 ans, l’éducation religieuse lors de l’École du dimanche. Le ministère avait auparavant consulté l’avis des prêtres catholiques sur cette idée. Le père Piyal Janaka Fernando, directeur du Centre national catéchétique, éducatif et biblique (National catechetical, educational and biblical center), a transmis leurs sentiments au gouvernement. Le ministère, qui a consulté les prêtres en se basant sur leur expérience, voudrait rendre l’École du dimanche obligatoire pour les bouddhistes, les catholiques, les hindous ainsi que pour les fidèles des autres religions.
L’idée avait été lancée en 2017 par le cardinal Malcolm Ranjith et par les responsables bouddhistes, dans une série de manifestations contre l’enseignement scolaire durant l’École du dimanche. Le cardinal Ranjith avait même écrit au président sri-lankais afin de demander que les classes de soutien soient interdites le dimanche de 6 heures à 14 heures afin d’éviter de perturber l’instruction religieuse. Beaucoup de tuteurs privés donnent des cours de soutien le week-end, car cela peut représenter pour eux un revenu supplémentaire non négligeable, à l’approche des examens de fin d’année.
L’Église catholique gère 1 155 Écoles du dimanche, où enseignent 13 000 professeurs pour environ 202 000 élèves dans douze diocèses sri-lankais. Une proposition sera soumise prochainement aux ministères en charges de toutes les religions, afin de réserver l’étude scolaire au reste de la semaine et l’enseignement religieux au dimanche, a déclaré le ministre des Affaires bouddhistes Gamini Jayawickrema Perera, lors d’un rassemblement à Kurunegala le 29 mars.

Pour la croissance des jeunes adultes

Le père Fernando suggère de donner des notes supplémentaires aux élèves qui viennent à l’École du dimanche. « Les notes obtenues durant l’École du dimanche, de même que leur présence, devraient être prises en compte plus tard », ajoute-t-il. « Le gouvernement devrait interdire les cours de soutien le dimanche et encourager les enfants à venir. » Pour le prêtre, tous les étudiants devraient être incités à participer aux examens de fin d’année de l’école du dimanche pour parfaire leur éducation. « Le gouvernement devrait également encourager les médias à organiser des programmes spécifiques pour les Écoles du dimanche », estime le prêtre.
Le père Fernando affirme que la Commission catholique pour le catéchisme et l’apostolat biblique a soumis un document au ministère des Affaires chrétiennes en mars, indiquant tous ces avis. La commission a également demandé au gouvernement de libérer des espaces dans les bibliothèques pour pouvoir stocker les livres religieux des paroisses. Elle a également demandé que les manuels standards de l’école du dimanche soient imprimés à l’échelle nationale pour établir un programme commun. En demandant que soient interdits les cours de soutien le dimanche, le cardinal Ranjith estimait, avec d’autres responsables religieux, que cela se faisait au détriment de l’éducation spirituelle des enfants.
Ayoma Nirudhi, qui enseigne à l’école du dimanche de Colombo, la capitale, a approuvé cette mesure, la saluant comme une façon efficace d’améliorer la participation à l’École du dimanche : « Actuellement, la participation est insatisfaisante, car beaucoup d’enfants ont des cours de soutien le dimanche et durant les jours fériés. Les Écoles du dimanche aident à la croissance des jeunes adultes. C’est une bonne chose pour le pays et cela raffermit leur foi. »

 

Source EDA

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Inde, Turquie, Chine, Indonésie…. Les persécutions chroniques des chrétiens

 

Source Christianophobie Hebdo

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