Asie #NLQ

Inde – Plus de 500 agents de police pour protéger un Collège catholique

Plus de 500 agents de police surveillent actuellement le Collège Sainte Marie de la ville de Vidisha, au Madhya Pradesh, pour conjurer le risque d’une attaque de la part de militants du mouvement extrémiste Akhil Bharatiya Vidyarthi Parishad (ABVP), mouvement estudiantin du Bharatiya Janata Party (BJP), au pouvoir dans différents Etats indien ainsi qu’au niveau fédéral. Le BJP et les groupes qui lui sont affiliés, tels que l’ABVP, ont tacitement approuvé le fait que des militants hindouistes cherchent à prendre le contrôle ou à violer la liberté et l’engagement d’écoles chrétiennes au Madhya Pradesh, dans le centre de l’Inde, et dans diverses parties du pays.

Le 4 janvier dernier, la police avait éventé une tentative de l’ABVP visant à entrer au Collège Sainte Marie de Vidisha pour y pratiquer le rite hindouiste du Bharat Mata Aarti.

Les groupes extrémistes avaient menacé de prendre d’assaut le Collège et de pratiquer le rite de force le 16 ou le 17 janvier.

Percevant le danger, l’Association diocésaine du Madhya Pradesh a interpellé la police et les institutions civiles, cherchant auprès d’elles une protection pour ses institutions éducatives.
« Le 15 janvier, le Procureur général adjoint du Madhya Pradesh a donné à la Haute Cour de Jabalpur la garantie d’une protection pleine et entière du Collège. Il faut dire que la parole donnée a été respectée. Le 16 janvier, plus de 500 agents de police complètement équipés ont été déployés – indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Théodore Mascarenhas SFX, Secrétaire général de la Conférence épiscopale indienne. Selon les données officielles, quelques 32 responsables extrémistes ont été arrêtés de manière préventive les 15 et 16 janvier.

Certains agitateurs ont été arrêtés bien avant de parvenir devant le Collège et sans des responsables qui coordonnent l’action, les intentions violentes ont échoué.

« Le Ministre de l’Intérieur de l’Union, Rajnath Ram Badan Singh, et l’administration du Madhya Pradesh ont droit à nos félicitations et à notre gratitude. Nous croyons également dans le pouvoir de la prière et demandons le soutien et la prière continuels de tous » a déclaré à Fides Mgr Mascarenhas.
La semaine passée, l’Eglise catholique au Madhya Pradesh a présenté une pétition écrite à la Haute Cour de Jabalpur demandant la protection à l’encontre des groupes de militants extrémistes qui violent la liberté de religion garantie par la Constitution. Ladite pétition a été accueillie le 15 janvier, ce qui a permis à la police d’assurer la légitime protection des lieux.

 

Source Agence Fides

Brèves

IVG – Les sondages montrent que les Russes sont de moins en moins favorables

En termes d’évolutions sociétales, les aspirations semblent de plus en plus différentes entre Europe de l’Ouest et de l’Est. Une Europe orientale à laquelle nous pouvons agréger une partie du territoire de la Russie. Dans un récent sondage, les Russes manifestent d’ailleurs un rejet croissant de l’homosexualité et une méfiance grandissante vis-à-vis de l’IVG.

Attitude « répréhensible »

Révélé jeudi 11 janvier, voici un sondage qui ne va pas contribuer à améliorer la réputation de la Russie quant aux sentiments d’homophobie qui y régneraient.

L’enquête mené par le Centre Levada, un institut indépendant, indique ainsi que 83 % des personnes interrogées ont affirmé que les relations sexuelles entre deux individus du même sexe étaient « toujours répréhensibles » ou « presque toujours répréhensibles ». Ce qui représente quatre russes sur cinq en résumé.

Un sentiment croissant

Ce sentiment de défiance est en augmentation depuis 20 ans. Pour rappel, les enquêtes précédentes ont montré que le nombre de Russes opposés aux relations homosexuelles a progressivement augmenté, passant de 68 % en 1998 à 76 % en 2008.

Ainsi, le sondage de cette année révèle que seulement 8 % des personnes interrogées ont déclaré que les relations sexuelles entre adultes du même sexe n’avaient rien de répréhensible.

Un autre enseignement d’importance est que la pus grande tolérance dont faisaient preuve les interrogés de moins de 31 ans à l’égard des homosexuels en 2008 a dorénavant disparu. Il n’y a donc plus de différence générationnelle.

L’avortement en partie condamné

Le point de vue des Russes tend également à évoluer sur un autre thème de société : l’avortement.

Le sondage du Centre Levada indique que 35 % des individus questionnés se sont déclarés opposés à l’IVG (interruption volontaire de grossesse). Une proportion trois fois plus importante qu’en 1998 où ils n’étaient que 12 %.

Dans le détail sur ce point, 19 % des Russes sondés estiment qu’il est « toujours inacceptable qu’une femme ait recours à l’IVG lorsque sa famille a de faibles revenus et qu’elle ne peut se permettre d’avoir plus d’enfants ». Tandis que 16 % d’entre eux ont jugé que cette situation était « presque toujours inacceptable ».

Une question dont la clarté laisse à désirer. Mais dont les résultats sont éloquents lorsque nous les comparons à ceux de 1998 :  7 % jugeaient alors l’IVG comme « toujours inacceptable » et 5 % comme « presque toujours inacceptable ».

À titre informatif,  l’enquête a été menée auprès de 1 600 personnes dans 48 régions russes du 15 au 20 décembre 2017. Les résultats de ce sondage laissent en tout cas penser que les Russes n’entendent pas suivre le même chemin que nous sur les questions sociétales.

 

Source Breizh Info

Brèves

Chine – Le marché noir de la GPA en pleine expansion


En Chine, les couples en désir d’enfant sont de plus en plus nombreux à dépenser entre 45 000 et 126 000 euros sur le marché noir pour obtenir un enfant par gestation pour autrui. Le prix varie en fonction du sexe du bébé, des complications de la grossesse ou en cas de handicap.

La GPA est strictement illégale en Chine, de la transaction bancaire à la maternité de substitution en passant par le choix du sexe de l’enfant. Beaucoup de familles se tournent vers la GPA suite à l’assouplissement de la politique de l’enfant unique et de nombreux couples sont trop âgés pour concevoir un deuxième enfant. D’autres ont perdu leur unique enfant et souhaitent « le remplacer ».

Les gestatrices sont choisies dans les villages pauvres où « l’argent est bien accueilli ». Comme témoigne une femme de village « d’âge moyen » : « Ma petite-fille l’a fait plusieurs fois, ma fille aînée vient de livrer des jumeaux. Ma belle-fille est enceinte maintenant. […] Si vous pouvez ramener à la maison des centaines de milliers de yuans, quelle belle-mère irait se quereller avec sa belle-fille ? ».

 

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NLQ #Orient

Turquie – Le dernier Assyro‐Chaldéen de Sirnak arrêté par la police !


Le 10 janvier 2018, Petrus Karatay, seul assyro-chaldéen du village de Harbole, au nord-est de la Turquie, a été arrêté par la police turque lors d’un assaut de nuit.

Dans les années 90, plusieurs villages Assyriens de l’Eglise chaldéenne ont été vidés, autour du Silopi, en raison du conflit entre le PKK kurde et l’armée turque. Les villages ont été soumis à une répression systématique, de nuit, par les guérilleros du PKK et par les militaires turcs pendant la journée. Plusieurs villages ont été brûlés. Lorsque les Assyriens ont été contraints de fuir leurs villages, leurs propriétés ont été occupées par des kurdes dans la région. Une grande partie des Assyriens de ces villages ont fui à Paris et certains à Bruxelles.

Lorsque l’Etat turc négocie la paix avec les guérilleros du PKK en 2013, beaucoup espérent pouvoir revenir. Pendant ses années d’exil en France, l’un d’eux, Peter Karatay, nourrit l’espoir de reconstruire et réhabiliter Harbole, village de ses ancêtres et ainsi continuer à faire vivre le nom, l’existence et l’histoire de ses racines.

Mais comme beaucoup d’autres, accusé de complicité avec des terroristes, il a été arrêté, puis relâché avec interdiction de quitter le pays. Sans passeport, il est devenu otage. Fréquemment, les maisons reconstruites ont été brûlées.

Le 10 janvier dernier, il a été à nouveau emprisonné.

Vous pouvez signer la pétition pour la libération de Petrus Karatay ici 

 

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Philippines – Une foule considérable se réunit pour le « Nazaréen noir »

Mardi 9 janvier, plusieurs millions de chrétiens ont pris part à la procession du « Nazaréen noir », à Manille, mais aussi dans d’autres villes du pays. Et notamment à Cagayan de Oro, sur l’île méridionale de Mindanao où la loi martiale a été prolongée.

Mardi 9 janvier, plusieurs millions de chrétiens ont pris part à la procession du « Nazaréen noir »,  dans les rues Manille et dans celles d’autres villes de l’archipel. Cette procession est l’une des manifestations les plus caractéristiques de la piété populaire du catholicisme philippin.

Le « Nazaréen noir », statue qui représente le Christ portant sa croix, est habituellement exposé dans la basilique mineure de Quiapo, à Manille. Il n’est exposé à la vénération des fidèles que le vendredi saint et le 9 janvier. ce jour-là, l’administration et les écoles sont fermées. 7 000 agents de police ont encadré la procession, la vente et la consommation d’alcool ont été interdits sur le parcours de celle-ci.

L’intense dévotion populaire qui est attachée au « Nazaréen noir » remonte à près de quatre siècles, après qu’il eut, selon la tradition, échappé miraculeusement le 31 mai 1606 à l’incendie du navire qui l’acheminait à Manille depuis le Mexique. Son bois noirci par l’incendie – d’où sa dénomination de « Nazaréen noir » –, la statue est également sortie indemne des incendies qui ont ravagé la basilique de Quiapo en 1791 et 1929, des grands séismes de 1645 et 1863 et du bombardement de Manille en 1945.

Chaque 9 janvier, la statue du Christ parcourt sur un char les rues de Manille, drainant des foules considérables qui vont pieds nus en souvenir du calvaire du Christ et qui cherchent à la toucher.  Selon la tradition populaire, toucher la statue, son char ou un tissu les ayant effleurés, est l’assurance de voir ses prières exaucées.

Partie de Rizal Park, la statue a regagné la basilique mineure au terme d’un parcours où, selon les estimations diffusées par les autorités locales, six à sept millions de personnes étaient massées. Les Philippins qui vivent à l’étranger ont pu suivre l’évènement sur les réseaux sociaux, en direct.

La procession, qui a duré près de 22h, était cette année animée par des stations de prière, “ce qui a favorisé l’approfondissement de la foi des fidèles”, a notamment déclaré Mgr Hernando Coronel, recteur de la basilique.

Des célébrations en l’honneur du Nazaréen noir ont également été célébrées dans diverses parties du pays. À Cagayan de Oro, sur l’île méridionale de Mindanao, environ 200 000 personnes ont participé à une procession de deux heures en dépit des menaces d’attaques de groupes extrémistes.

Dans ce pays de 100 millions d’habitants, 79 % de la population est de confession catholique.

Source EDA

 

 

 

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Asie #NLQ

Mgr Shao Zhumin a été libéré après 7 mois en résidence surveillée

Mgr Shao Zhumin, retenu par les autorités chinoises depuis 7 mois, a été libéré le 3 janvier. En juin dernier, l’ambassadeur d’Allemagne en poste à Pékin et Greg Burke, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, avaient tour à tour appelé les autorités chinoises à rendre sa liberté de mouvement à Mgr Shao.

Depuis le décès de Mgr Zhu Weifang le 9 septembre 2016, Mgr Shao Zhumin, qui devait prendre la tête du diocèse, ne cessait d’être en butte aux tracasseries des autorités. Il était retenu par les autorités depuis 7 mois, en résidence surveillée, à 2 500 kilomètres de son diocèse.

Peu avant Noël, les fidèles du diocèse de Wenzhou, dans la province côtière du Zhejiang, avaient annoncé avoir l’intention de prier et d’effectuer une journée de jeûne le 18 de chaque mois pour leur évêque. ce dernier, depuis le 18 mai dernier, avait disparu de son diocèse, après avoir été « invité » à une entrevue avec des fonctionnaires du Bureau des Affaires religieuses local (1). Depuis, peu de nouvelles au sujet du prélat, d’autant que l’intéressé était injoignable sur son téléphone portable. Le 11 septembre dernier, il avait néanmoins publié un message et une photo sur Wechat, messagerie très populaire en Chine continentale. Il se trouvait alors à l’hôpital Beijing Tongren pour une chirurgie de l’oreille. Quelques jours avant le 19ème congrès du Parti communiste chinois, il avait été conduit de Pékin à Xining, une ville dans la province du Qinghai, à 2 500 km de son évêché.

En juin dernier, une prise de parole inhabituelle de l’ambassadeur d’Allemagne et du Saint-Siège

En juin dernier, l’ambassadeur d’Allemagne en poste à Pékin et Greg Burke, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, avaient tour à tour appelé les autorités chinoises à rendre sa liberté de mouvement à Mgr Shao. « Le Saint-Siège observe avec une grave préoccupation la situation personnelle de Mgr Peter Shao Zhumin », avait déclaré le responsable de la communication du Vatican. Des mots directs de la part du Saint-Siège dont la communication officielle est millimétrée.

Depuis qu’il a succédé à Mgr Vincent Zhu Weifang en tant qu’évêque ordinaire du diocèse en septembre 2016, c’était la quatrième fois que Mgr Shao disparaissait ainsi. Au moment de Pâques, pour l’empêcher de célébrer la messe chrismale, il avait été soustrait à ses fidèles, et maintenu en détention durant quelques jours. En août 2016, quelques jours avant le décès de Mgr Zhu Weifang, Mgr Shao avait déjà été envoyé dans la lointaine province du Qinghai. Les autorités avaient ainsi empêché Mgr Shao de présider les funérailles de Mgr Zhu : ce geste aurait posé aux yeux de tous le fait que Mgr Shao était l’évêque en titre de cet important diocèse. Puis en septembre 2016, il avait à nouveau été renvoyé dans la lointaine province du Qinghai, pour l’empêcher de célébrer les obsèques de de l’évêque « officiel » de Taizhou, diocèse voisin de Wenzhou.

Quatre conditions pour être reconnu par le gouvernement

En 2007, le P. Shao, membre du clergé « clandestin », avait été nommé évêque coadjuteur de Wenzhou. Le P. Vincent Zhu Weifang, membre du clergé « officiel », était, lui, nommé évêque titulaire de Wenzhou. L’un étant âgé de 44 ans, l’autre de 81 ans, il était entendu qu’à la mort de Mgr Zhu, Mgr Shao prendrait la direction du diocèse tout entier. En agissant ainsi, le Saint-Siège souhaitait favoriser l’unité de l’Eglise dans un diocèse où les « clandestins » sont estimés à quelque 80 000 fidèles, les « officiels » étant moitié moins. Une unité par ailleurs souhaitée par la majeure partie des prêtres de Wenzhou, « officiels » comme « clandestins » mais celle-ci s’est cependant heurtée aux manœuvres permanentes d’immixtion des autorités civiles dans la vie de l’Eglise.

Selon Ucanews, les autorités ont fait savoir à Mgr Shao qu’il lui fallait respecter quatre conditions pour qu’il obtienne la reconnaissance du gouvernement. A savoir : reconnaître l’indépendance de l’Eglise vis-à-vis du Saint-Siège, admettre la nomination des évêques par les autorités chinoises, concélébrer une messe avec un évêque non reconnu par le Vatican et respecter des dispositions encadrant les religions qui entreront en vigueur le 1er février prochain.

 

Source EDA

Asie

La seule église catholique de Zhifang en Chine démolie par les autorités communistes

Une église catholique, à l’architecture simple et sobre, de construction récente puisqu’elle fut achevée en 1999, vient d’être rasée sans raison aucune sinon qu’elle a été déclarée « illégale » par les autorités communistes en Chine. Construite à l’époque avec toutes les autorisations nécessaires, notamment celles émanant du bureau des affaires religieuses qui surveille toute activité religieuse dans le pays, elle a été démolie dans des délais record le 27 décembre, selon de multiples témoignages accompagnés de photos. Elle se trouvait à Zhifang près de l’autoroute qui relie Pékin à Kunming, dans la province de Shaanxi.

 

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Asie #NLQ

Asie – Pas de trêve pour la christianophobie

 

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Inde : 23 attaques antichrétiennes pendant la période de Noël

Inde : veillée de Noël attaquée dans le Rajasthan

Inde 650 attaques contre des chrétiens cette année…

Pakistan, Centrafrique, Inde : 359 églises attaquées en 2017

Source Christianophobie Hebdo.

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Asie

Philippines – Des militaires impliqués dans l’assassinat du P. Fausto Tentorio ?

Le P. Fausto Tentorio, membre de l’Institut pontifical pour les missions étrangères (PIME), avait été abattu en plein jour le 17 octobre 2011 dans l’enceinte de son église. Le 27 décembre dernier, des poursuites judiciaires ont été engagées à l’encontre de deux militaires.

Le 27 décembre dernier, des poursuites judiciaires ont été engagées à l’encontre de deux militaires et de plusieurs miliciens suspectés d’être impliqués dans l’assassinat du P. Fausto Tentorio. Ce dernier, membre de l’Institut pontifical pour les missions étrangères (PIME), avait été abattu en plein jour le 17 octobre 2011dans l’enceinte de son église, dans la ville d’Arakan, diocèse de Kidapawan, au centre de l’île de Mindanao.

Présent aux Philippines depuis 1978, engagé de longue date dans la défense du droit des peuples autochtones, notamment des Manobos, le P. Fausto Tentorio dérangeait par son apostolat les intérêts de l’armée aussi bien que ceux des grands propriétaires terriens et des magnats de l’industrie minière. Il avait notamment échappé, en 2003, à un guet-apens.

« Un simple meurtre »

Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République, Peter Ong, a exclu le caractère politique de cet homicide, soulignant qu’il s’agissait d’un « simple meurtre ».

Mgr Jose Colin Bagaforo, évêque de Kidapawan, a salué cette nouvelle, en faisant état de ses préoccupations concernant les commanditaires de cet assassinat. « Les hommes qui sont maintenant en train d’être inculpés pourraient juste être des pions […] Nous aimerions savoir qui est derrière le meurtre, qui a donné l’ordre » a-t-il notamment déclaré à Ucanews.

En 2017, deux opérateurs pastoraux assassinés en Asie

Pour Cristina Palabay, secrétaire-général Karapatan, organisation locale de défense des droits de l’homme, l’assassinat du prêtre constitue « un acte pour faire taire les groupes progressistes » qui s’inscrit dans le programme anti-insurrectionnel de l’Etat.

Selon Nardy Sabino, porte-parole du groupe de Promotion d’une réponse de l’Eglise du peuple (en anglais The Promotion of Church People’s Response), ces développements « renforcent les opinions selon lesquelles les militaires sont à l’origine du meurtre d’autres hommes de Dieu »« Cela révèle la manière dont ils réduisent aux silence les prêtres-activistes » ajoute-t-il, avant de conclure : « Ce qu’ils ont fait au P. Tentorio, c’est la même chose que celle qu’ils ont faite au P. Marcelito Paez ». Âgé de 72 ans, ce dernier a été abattu le 4 décembre 2017, à Neuva Ecija, dans le centre du pays. Il était connu pour son engagement en faveur de la défense de la justice sociale, en particulier en faveur du respect des droits fondamentaux des plus pauvres. Amnesty International avait à cette occasion dénoncé le « nombre croissant de militants, de dirigeants de communautés et de leaders religieux abattus par des hommes armés non identifiés. »

Selon l’agence d’information Fides, le le P. Marcelito Paez fait partie des deux opérateurs pastoraux tués au cours de l’année 2017 en Asie.

 

Source EDA

A la une #Asie

Philippines – La fête de l’Immaculée Conception devient un jour férié

le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception, est désormais férié aux Philippines. Le président Rodrigo Duterte a en effet signé le 28 décembre dernier « le décret déclarant le 8 décembre de chaque année un jour férié spécial dans tout le pays pour commémorer la fête de l’Immaculée Conception de Marie, la sainte patronne des Philippines ».

Pour honorer la Vierge Marie, patronne du pays, et respecter la fête des préceptes

Aux Philippines, la Fête de l’Immaculée Conception était jusqu’à ce jour la seule des trois fêtes de précepte à ne pas être intégrée dans le calendrier des jours fériés et chômés. Le jour de Noël (25 décembre) et la Solennité de Marie, Mère de Dieu (1er janvier) étaient d’ores et déjà des jours fériés afin de permettre aux chrétiens de participer à la messe.

Dans sa proposition de loi, le député Rodolfo Farinas expliquait que cette mesure avait pour double objectif d’honorer la sainte Vierge Marie, patronne des Philippines depuis la lettre apostolique Impositi Nobis du pape Pie XII publiée le 12 septembre 1942, et de respecter la fête des préceptes, déclarée par le pape Clément XI en 1708 pour tous les catholiques à travers le monde.

Devant le Sénat, le sénateur Vicente C. Sotto III a souligné la foi des philippins, à 80,58 % catholiques selon les statistiques de 2016, et la dévotion populaire à l’égard de la Vierge Marie, dont témoignent « les festivités organisées par chaque ville en l’honneur de la Sainte Vierge, tout au long de l’année ».

Une loi appliquée dès 2018

Les 2 mai et 11 décembre 2017, la Chambre des Représentants et le Sénat ont tour à tour adopté cette proposition. Signée par le président Duterte, elle a été publiée au Journal Officiel et entrera en vigueur en 2018.

Pour Vatican News, cette mesure pourrait représenter « un motif d’apaisement entre l’Église et le gouvernement philippin », alors que de nombreux sujets, comme la guerre antidrogue et la prolongation de la loi martiale à Mindanao, divisent les autorités politiques et ecclésiales du pays.

 

Source EDA