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Chine – Encore un évêque catholique enlevé par la police

Il ne devait sans doute pas être inclus dans l’accord provisoire entre le Saint-Siège et la Chine communiste, dont la signature a été rendue publique le 22 septembre dernier…
À 9 h, au matin du 9 novembre, Mgr Pietro Shao Zhumin, âgé de 55 ans, évêque catholique du diocèse “souterrain” de Wenzhou (province du Zhejiang), a été enlevé par la police sans qu’aucun motif n’ait été fourni. Généralement, les autorités communistes avancent que de tels enlèvements sont destinés à offrir aux victimes une « période de vacances », en fait une séance intensive de rééducation. L’évêque est reconnu par le Saint-Siège mais pas par le gouvernement communiste. Le diocèse compte 130 000 fidèles catholiques dont plus de 80 000 appartiennent à l’Église souterraine. Ce n’est pas la première fois que Mgr Pietro Shao Zhumin est enlevé par les autorités communistes : c’est même au moins la sixième fois. Lors du dernier enlèvement, en mai 2017, l’évêque avait été “retenu” pour de longues vacances : sept mois !

 

Source Observatoire de la Christianophobie

NLQ #Points non négociables PNN

Cambodge, des mères porteuses poursuivies pour délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains

Les trente-trois mères porteuses découvertes et arrêtées en juin dernier à Phnom Penh (cf : Au Cambodge, la police démantèle un réseau de 33 mères porteuses) ont été officiellement inculpées par le Tribunal Municipal de délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains. Elles sont actuellement détenues à l’hôpital de la police d’Usaphea. Un chinois et quatre femmes cambodgiennes, accusés d’être à la tête de cette entreprise, ont été inculpés pour les mêmes faits. En vertu de l’article 16 du Code pénal, ils risquent 20 ans de prison.

 

Chou Bun Eng, directeur adjoint du Comité Permanent pour la lutte contre la traite des êtres humains, a expliqué « que les femmes [avaient l’intention] d’échanger leurs enfants contre de l’argent. Ce que nous priorisons en tant que victime, c’est le bébé à l’intérieur [du ventre] de la mère. Porter un enfant et ensuite le vendre est inhumain ». Pour les femmes inculpées, la peine pourrait aller jusqu’à six mois de prison.

 

En 2016, le Cambodge a interdit la maternité de substitution, afin d’arrêter le commerce de mères porteuses à bas coût qui avait explosé après les restrictions de la Thaïlande. L’année dernière, la police nationale a travaillé avec les procureurs provinciaux et municipaux sur 159 cas de traite d’êtres humains et d’exploitation sexuelle, et ont arrêté 203 personnes. En juillet dernier, un tribunal cambodgien a condamné une femme australienne et deux associés cambodgiens à 18 mois de prison pour les mêmes raisons (cf. Cambodge : l’infirmière australienne condamnée à 18 mois de prison pour trafic de mères porteuses perd en appel).

Source Généthique.org

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Inde – La loi liberticide contre les conversions en voie d’abrogation…

Au moins dans les sept États qui ont voté et appliquent la loi anti-conversion, et à commencer par l’Arunachal Pradesh si l’on en croit les promesses courageuses de son Premier ministre…

 

I nternational Christian Concern (ICC) a appris que le Premier ministre de l’Arunachal Pradesh, un État situé au nordest de l’Inde, avait déclaré que la Loi sur la liberté religieuse de l’État, plus communément appelée Loi anti conversion, ciblait les chrétiens et qu’il allait prendre des dispositions pour la faire abolir. Jeudi 28 juin, le Premier ministre Pema Khandu, membre du parti dirigeant du Bharatiya Janata Party (BJP), a déclaré : « La loi anti conversion est susceptible de saper la laïcité et elle est probablement ciblée contre les chrétiens ». Cette déclaration a été faite alors que le Premier ministre parlait lors d’un événement organisé par les Associations catholiques de l’Arunachal Pradesh. […] « Tout usage abusif d’une loi menant à la souffrance d’une population pourrait déclencher à grande échelle de la violence dans l’État et briser en morceaux l’Arunachal », a expliqué le Premier ministre. Il a alors garanti que la loi serait présentée de nouveau lors de la prochaine session parlementaire en vue de son abolition car elle « pourrait être utilisée abusivement par des fonctionnaires irresponsables ».

 

L’Arunachal Pradesh a été le troisième État de l’Inde à voter une loi anti conversion en 1978. Actuellement, sept États (Madhya Pradesh, Odisha, Arunachal Pradesh, Jharkhand, Chhattisgarh, Gujrat et Uttarakhand) ont voté et appliquent une loi anti-conversion. Outre la réglementation sur les conversions religieuses, ces lois rendent aussi illégal la conversion ou la tentative de conversion de quiconque d’une religion à une autre au moyen de la contrainte, de la persuasion, de la coercition ou de la tromperie. Toutefois, les gouvernements des États n’ont pas défini les termes de « contrainte », de « persuasion », de « coercition » et de « tromperie » appliqués au contexte de conversions religieuses. Du fait de cette ambiguïté légale, ces lois ont été largement et abusivement utilisées par les nationalistes radicaux hindous pour harceler et intimider les chrétiens tout en prétendant agir sous les auspices de la loi de l’État. « Je salue l’initiative du Premier ministre et je le félicite pour la force de ses convictions et sa déclaration attendue depuis longtemps », a déclaré à ICC le Dr Michael William, président du United Christian Forum, ajoutant : « Ces lois sur la liberté religieuse violent l’article 25 de la Constitution de l’Inde »

 

International Christian Concern, 2 juillet – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

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Asie #Dans le Monde

Dieu est stupide pour le président philippin

Président plutôt “atypique” – pour dire les choses aimablement –, Rodrigo Duterte vient, par des propos irréfléchis autant qu’inexcusables, de se mettre à dos les chrétiens philippins qui l’avaient élu. Est-ce bien raisonnable d’insulter 90 % de sa population – dont 81 % de catholiques – pour satisfaire son goût de parler de choses qui ne sont pas de sa compétence ? Que César ne se mêle pas des affaires de Dieu et les choses iront mieux aux Philippines… et ailleurs…

 

Des évêques de premier plan de l’Église catholique ont critiqué le Président Rodrigo Duterte pour avoir qualifié Dieu de stupide, dans des déclarations à la tonalité peu habituelle qui attirent l’attention sur le chef de l’exécutif qui doit affronter désormais la réprobation publique. Comment être le Président de tous les Philippins quand on n’a aucun respect pour les fidèles catholiques, s’interroge l’évêque Pablo Virgilio David [vice président de la Conférence des évêques catholiques (CBCP) des Philippines] dans un post sur Facebook, lundi 25 juin. « La plupart de ses soutiens sont des catholiques, n’est-ce pas ? Les catholiques doivent le respecter même s’il n’est pas d’accord avec la foi catholique. Mais un désaccord ne vaut pas permission d’insulter », a déclaré David. « Les catholiques respectent la fonction présidentielle et son mandat comme Président. J’attends de son côté qu’il respecte les catholiques, même s’il n’est pas d’accord avec les doctrines catholiques », a-t-il ajouté. […] David a déclaré que le Président critiquait violemment sa propre interprétation de la Bible. Il a déclaré que la version du récit de la Création selon Duterte ne pouvait être trouvée dans aucune Bible […]

David a publié sa déclaration après que Duterte eut qualifié Dieu de stupide, vendredi 22 juin dernier, et ridiculisé le récit de la Création dans la Bible. De même que David, Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan, a fait paraître un cinglant message critiquant Duterte, le 25 juin. Dans son message Villegas exhorte les jeunes de son archidiocèse à « demeurer ferme dans la foi » face aux diatribes de Duterte. « Dans les réseaux sociaux, vous avez été vilainement exposés à l’insulte, aux menaces et à la honte par le Président de notre pays. Choisissez, néanmoins, de l’aimer, mais demeurez fidèle à notre foi. Soyez fermes dans la foi ». Villegas a expliqué que Duterte pourrait bien ne pas avoir été suffisamment aimé dans le passé. […] « S’il avait été davantage aimé, il rendrait beaucoup d’amour. […] Nous prions pour sa guérison et pour qu’il obtienne le pardon de Dieu, mais nous devons réprimander ses erreurs sur notre foi chrétienne. […] Prier pour lui ne suffit pas. Nous devons vous apporter la vérité en même temps que nous prions pour lui », a déclaré l’archevêque de LingayenDagupan. Face à la colère de l’opinion publique, le porte-parole du Président, Harry Roque, a défendu Duterte en déclarant que le chef de l’exécutif n’avait fait qu’exprimer ses conceptions personnelles. Duterte, lui-même, n’a pas rétropédalé en continuant à insulter les croyances religieuses dans un discours de lundi [25 juin]. « Votre Dieu n’est pas mon Dieu parce que le vôtre est stupide. Le mien a beaucoup plus de bon sens ».

Matters India, 25 juin – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

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Caritas s’engage à développer l’agriculture durable en Asie

Une conférence, organisée par Caritas Asie du 8 au 11 mai dans le Nusa Tenggara Oiental, a rassemblé des représentants de treize pays asiatiques, ainsi que des membres d’ONG et du gouvernement local, des étudiants et des militants, autour du développement de l’agriculture durable en Asie. Le diocèse de Ruteng, soutenu par Caritas, accompagne depuis trois ans la formation de seize groupes d’agriculteurs. Pour eux, les méthodes biologiques sont le meilleur moyen d’améliorer leur productivité tout en répondant aux problèmes d’infertilité des sols.

 

Caritas Asie est résolue à développer l’agriculture durable et à favoriser la souveraineté alimentaire, afin d’améliorer les revenus des communautés agricoles. L’organisation catholique s’y est engagée durant une conférence organisée du 8 au 11 mai dans le diocèse de Ruteng, dans la province indonésienne du Nusa Tenggara Oiental. Le diocèse compte environ 791 200 catholiques, dont plus de la moitié sont agriculteurs. Des représentants de treize pays asiatiques, dont l’Inde, le Sri Lanka, le Népal, les Philippines, le Kazakhstan et le Timor Leste, participaient à la conférence. Des représentants d’ONG et du gouvernement local, ainsi que des étudiants et des militants, étaient également présents.
Le père Yuvens Rugi, directeur de Caritas Ruteng, a déclaré que les participants ont échangé sur le développement durable à travers l’agriculture biologique, qui a été adoptée dans des projets pilotes au Cambodge et en Indonésie. « Les participants ont convenu que le recours aux engrais naturels peut améliorer la productivité de beaucoup de communautés agricoles tout en permettant de résoudre les problèmes environnementaux », affirme-t-il. Dans beaucoup de pays, les engrais chimiques qui sont utilisés depuis des décennies ont dégradé l’environnement et la fertilité des terres agricoles, réduisant les niveaux de productivité. Depuis trois ans, le diocèse de Ruteng forme les agriculteurs à la production d’engrais naturels, à travers la fondation de seize groupes dans plusieurs villages. L’Église, selon le père Rugi, aide ces groupes à trouver des façons abordables de résoudre le problème de l’infertilité des sols. « Ils commencent à comprendre qu’ils doivent changer leurs méthodes agricoles et s’orienter vers l’agriculture biologique. »

Des résultats prometteurs

Le prêtre ajoute que Caritas développe une formation holistique auprès des agriculteurs, non seulement en leur apportant des techniques, mais aussi une assistance spirituelle à travers la catéchèse. Les participants à la conférence ont pu rendre visite à deux de ces groupes accompagnés par le diocèse. Les agriculteurs leur ont montré comment produire des engrais naturels. Chintan Manandhar, Népalais, se dit impressionné par ce qui est en train d’être réalisé dans le diocèse de Ruteng, et se montre impatient d’appliquer les mêmes méthodes. « À mon retour, je veux partager tout cela avec les agriculteurs népalais. » Le père Marthen Chen, directeur du centre pastoral du diocèse de Ruteng, précise que ces efforts pour promouvoir l’agriculture durable peuvent réussir à condition qu’il y ait une synergie entre les différentes parties concernées, y compris le gouvernement. Pour lui, il en va de la responsabilité de tous – le gouvernement et les institutions religieuses – d’améliorer la vie des agriculteurs. Kamelus Deno, chef du district de Manggarai – les des trois districts du diocèse de Ruteng – assure que l’agriculture durable est l’une des méthodes qui peuvent améliorer la qualité de vie des agriculteurs.
Kamelus précise que 63 % de la population active du district – 137 440 personnes – travaille dans le secteur agricole, et s’est retrouvée enfermée dans la misère depuis des années. « Depuis l’année dernière, douze groupes, soit environ quatre cents personnes, ont commencé à travailler dans l’agriculture biologique, sur un terrain total de cinquante hectares », explique-t-il. Les résultats sont prometteurs. « En un an, la production a atteint 320 000 kg, surtout des fruits et légumes », ajoute Kamelus.

 

Source EDA

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Chine – Des milliers de pèlerins au sanctuaire de She Shan dans le cadre du mois de Marie

C’est au travers d’une Messe solennelle que le Sanctuaire de She Shan, le plus célèbre sanctuaire marial chinois, sis dans le Diocèse de Shanghai (Chine continentale) a ouvert le mois de Marie. Aujourd’hui, le Sanctuaire a une renommée mondiale grâce au Pape Benoît XVI qui a composé et diffusé sa « Prière à Notre-Dame de She Shan ». Au sommet du sanctuaire, se trouve la statue de Notre-Dame qui tient haut Son Fils, « Le présentant au monde avec les bras grands ouverts en geste d’amour » et demandant aux catholiques « d’être toujours des témoins crédibles de cet amour, en se conservant unis à la roche de Pierre sur laquelle est construite l’Eglise ».
Ainsi que l’indique le site Internet du Diocèse de Shanghai, consulté par l’Agence Fides, plus de 3.000 fidèles ont participé à la Messe d’ouverture du mois, le 30 avril dernier, alors que le 1er mai, une procession mariale de fidèles est arrivée jusqu’au sommet de la montage où se trouve la Basilique dédiée à Notre-Dame. Des dizaines de prêtres diocésains et provenant d’autres Diocèses ont concélébré la Messe, à laquelle ont participé de nombreux séminaristes, religieuses et fidèles.
Tout est prêt pour accueillir les nombreux pèlerins et dévots qui voudront se rendre au Sanctuaire au cours de ce mois de mai. Le Bureau diocésain du pèlerinage de She Shan a publié un guide pour permettre un déroulement serein de tels pèlerinages, bien conscient du fait que les catholiques chinois nourrissent une profonde dévotion mariale et une affection particulière pour Notre-Dame de She Shan. Le guide invite tous les groupes de pèlerins à réserver l’horaire de la Messe trois jours avant leur arrivée – par le biais d’un service en ligne – alors que les groupes provenant d’autres Diocèses devront être accompagnés par un prêtre et disposer d’une lettre de présentation. A tous les pèlerins est demandé de suivre scrupuleusement les indications des bénévoles en service, afin de garantir un flux ordonné des pèlerinages. Toutes les indications logistiques entendent faire en sorte que « le peuple de Dieu puisse venir avec grande dévotion et repartir comblé de grâces ».

 

Source Agence Fides

A la une #Dans le Monde

Dans dix ans le Moyen Orient sera islamisé et viendra ensuite le tour de l’Europe, préviennent les évêques du Liban

Les vérités  2018 – Les évêques du Liban sonnent l’alerte : dans dix ans le Moyen Orient sera islamisé et viendra ensuite le tour de l’Europe. Immigration et antisémitisme reviennent à la « une » de l’actualité.

L’évêque orthodoxe du Mont Liban et de Tripoli, George Saliba, estime que « les chrétiens disparaîtront inévitablement du Moyen-Orient, même du Liban ».

Georges Saliba n’est pas optimiste concernant l’avenir des chrétiens du Moyen-Orient. « Si la situation reste telle qu’elle est actuellement, les chrétiens du Moyen-Orient disparaîtront dans une dizaine d’années, même du Liban », dit-il dans un entretien au journal libanais L’Orient Le Jour.
Le prélat, pourtant, n’est pas un pessimiste. Il est plus conscient que d’autres de la fragilité des chrétiens du Moyen-Orient. « 70 % des chrétiens de Syrie ont quitté leur pays depuis le début de la guerre en 2011. Le pays comptait plus de deux millions de chrétiens et 85 % des chrétiens d’Irak, qui étaient environ un million et demi en 2003 à la chute de Saddam Hussein, ne vivent plus dans leur pays. Leur exode s’est accéléré avec l’arrivée du groupe État islamique en 2014.

Ces chrétiens déplacés se sont établis notamment au Canada, en Australie, en Europe, en l’Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas, en Belgique et en France.

« Au Liban, de nombreux chrétiens de la communauté syriaque, qui compte actuellement 80 000 âmes, sont partis avec le début de la guerre civile en 1975.

« Le seul chef d’État libanais qui avait saisi l’importance du Liban pour les chrétiens d’Orient était Camille Chamoun. Il avait œuvré concrètement lors de son mandat (1952-1958) à faire du Liban un pays refuge pour tous les chrétiens d’Orient. Depuis, personne n’a vraiment été sensible au dossier des chrétiens de Turquie, de Palestine, de Syrie, d’Irak et de Jordanie », note l’évêque Saliba. Camille Chamoun avait aidé de nombreux chrétiens de la région établis au Liban à avoir accès à la nationalité libanaise, sachant que cette nationalité ne s’acquiert pas par le droit du sol mais par le droit du sang. Mgr Saliba déclare : « Il faut voir les choses en face, il est nécessaire que les dirigeants politiques chrétiens libanais se réveillent, estiment véritablement le danger et qu’ils agissent en conséquence. Mais vu la façon dont les choses se présentent, je ne suis pas du tout optimiste. » Oui, il nous reste de nombreuses églises en Turquie. Oui, elles sont belles et vieilles et témoignent de l’ancienne appartenance chrétienne de la région.

Pour Mgr Saliba, homme ouvert et tolérant, « l’avenir appartient à l’islam ».

« Regardez ce qui se passe actuellement en Europe. L’Occident est athée : avec les changements démographiques et les déplacements des populations qui s’opèrent aujourd’hui, il finira par s’islamiser ».

« Cette islamisation ne touchera pas uniquement le Moyen-Orient d’où les chrétiens auront disparu, mais toute l’Europe qui deviendra non seulement athée mais musulmane aussi », souligne Mgr Saliba en conclusion.

Il est vrai que l’immigration et l’antisémitisme deviennent deux majeures de la géopolitique française.

1- 300 000 à 400 000 nouveaux immigrés arrivent chaque année en France par le biais du regroupement familial et du droit d’asile.

2- Les attentats et meurtres anti-juifs et anti-chrétiens se multiplient. Citons les deux derniers, significatifs : le père Hamel, égorgé dans son église, et Mireille Knoll, octogénaire juive tuée à coups de couteau.

3- 2 200 mosquées sont en service en France.

L’évêque Saliba sonne le tocsin, extrapole les drames du Moyen Orient, et nous demande d’en tenir compte.

Ne restons pas aveugles. Une  prise de conscience des réalités géopolitiques devient une urgence. L’avenir de l’Europe et de la France est en jeu.

 

Source Radio Notre Dame

Asie #NLQ

Inde – Une armée de 45.000 religieuses au service des malades, partie intégrante de la mission de guérison du Christ

45.443 : tel est le nombre des religieuses catholiques appartenant à de nombreuses congrégations engagées dans l’assistance sanitaire au service des malades et des plus pauvres. Leur action, qui est participation à la mission de guérison du Christ, constitue une contribution précieuse de l’Eglise en Inde à la société et atteint en particulier les pauvres dans les zones rurales où n’existent pas de structures sanitaires publiques.
Selon les données fournies à l’Agence Fides par l’Association catholique pour la santé de l’Inde (CHAI), d’octobre 2015 à ce jour, 34 Congrégations religieuses féminines ont renforcé leur service sanitaire dans le pays. Il s’agit ainsi aujourd’hui de .38.336 religieuses, de 7.244 religieuses infirmières et de 363 religieuses étant également médecins.
Des millions de personnes en Inde luttent pour disposer de soins médicaux de qualité. Le pays connaît de graves carences en matière de santé publique et dépense actuellement un peu plus de 1 % de son PIB pour l’assistance sanitaire publique, l’un des niveaux les plus bas du monde. La faible assistance sanitaire et l’état de santé précaire en résultant poussent de 3 à 5 % de la population sous le seuil de pauvreté. Les familles rurales font face à leurs dépenses de santé par le biais de prêts ou en vendant des biens.
Le taux de maladie en Inde, surtout parmi les plus pauvres, est plus élevé que dans de nombreuses économies émergentes. Les hôpitaux publics de qualité sont peu nombreux et éloignés les uns des autres, les structures d’assistance primaire sont peu nombreuses et les cliniques privées ont des coûts prohibitifs. Dans ce cadre, les hôpitaux et centres sanitaires catholiques constituent un salut, offrant gratuitement des services sanitaires aux pauvres dans les zones les plus reculées.
En appliquant le plan d’action 2020, la CHAI coopère avec de nombreuses Congrégations religieuses. Plus de 90 % des structures sanitaires catholiques sont gérées par des Congrégations religieuses féminines.
Au sein de la formation des religieuses infirmières, un accent particulier est mis sur la prière, la proximité spirituelle vis-à-vis du patient en tant que partie intégrante de la mission de guérison du Christ. Les stagiaires acquièrent également des connaissances en matière de remèdes d’herboristerie et de thérapies naturelles.

 

Source Agence Fides

Asie #NLQ

L’Église catholique coréenne inquiète face à la sécularisation

La conférence épiscopale coréenne a publié, le 13 avril, un rapport dévoilant des chiffres inquiétants sur l’Église en Corée du Sud. Les fidèles sont de plus âgés, à l’image de la population coréenne. Quant au nombre de baptisés, il diminue en continu depuis 2008. Seule exception, l’année 2014, quand le pape François est venu célébrer la messe à Séoul en présence d’un million de fidèles. Pour les catholiques sud-coréens, un nouvel effort d’évangélisation semble plus urgent que jamais.
Au 31 décembre 2017, l’Église catholique en Corée du Sud comptait 5,8 millions de fidèles, soit 11 % de la population du pays (51,8 millions d’habitants). Le nombre de fidèles a augmenté de 1,3 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres publiés le 13 avril par la conférence épiscopale coréenne. Mais ces nouvelles statistiques révèlent aussi qu’il s’agit là de la croissance la plus faible de toute la dernière décennie, ce qui inquiète les évêques coréens pour l’avenir.
L’année dernière, 96 794 jeunes catholiques ont été baptisés dans le pays, mais il s’agit aussi d’une baisse de 12,9 % par rapport aux chiffres de 2016. Le nombre de baptisé baisse de façon continue depuis 2008, à l’exception de l’année 2014, quand le pape François s’est rendu en Corée du Sud. Il y avait célébré la messe à Séoul, la capitale, en présence d’un million de fidèles, à l’occasion de laquelle il avait baptisé 124 Sud-Coréens. Il avait aussi rencontré des anciennes « femmes de réconfort », victimes du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Le taux de pratiquants se rendant régulièrement à la messe, a également baissé de 19,4 % en 2017, par rapport aux chiffres de 2016.

18,4 % de plus de 65 ans en 2017

De telles tendances ne peuvent qu’inquiéter l’Église coréenne alors que les paroissiens deviennent de plus en plus grisonnants, à l’image de la population coréenne dans son ensemble. Parmi les catholiques coréens, 18,4 % sont âgés de plus de 65 ans, tandis que seulement 6,6 % des baptisés sont âgés de 10 et 19 ans. Il y a dix ans, la situation était bien différente. Les personnes âgées représentaient alors 12,6 % des fidèles.
Au niveau diocésain, l’archidiocèse de Séoul est de loin celui qui compte le plus de baptisés, 1 527 951 catholiques étant affiliés à l’une des paroisses de la capitale coréenne. Le diocèse de Suwon vient en second, avec 900 764 catholiques, suivi de celui d’Incheon (510 923 fidèles) et celui de Daegu (503 551 fidèles). L’Institut pastoral catholique de Corée (Catholic Pastoral institute of Korea), sous l’autorité de la conférence épiscopale coréenne, a fait part de ses inquiétudes à propos de ces tendances. Celles-ci semblent indiquer que le nombre de catholiques en Corée du Sud va continuer à diminuer, alors que de moins en moins de jeunes Coréens se sentent attirés vers l’Église. Pour les catholiques sud-coréens, un nouvel effort d’évangélisation semble plus urgent que jamais.

 

Source

Asie #NLQ

Pakistan – Les évêques inquiets : les minorités religieuses sont de plus en plus visées

La commission nationale Justice et Paix de la conférence épiscopale du Pakistan a condamné, lors d’un communiqué publié le 16 avril, les attaques répétées contre les minorités religieuses. Le 15 avril, deux chrétiens étaient tués par balles alors qu’ils sortaient d’une église de Quetta. Le même jour, un incendie détruisait un temple protestant de Shahdara, non loin de Lahore.
Dimanche 15 avril, un incendie d’origine inconnue a gravement endommagé un temple protestant dans une ville pakistanaise secouée par des accusations de blasphème il y a deux mois. La Gospel of Jesus Mission Church se trouve dans une rue étroite d’un « basti » (bidonville) chrétien de Shahdara, non loin de Lahore, la capitale de la province du Pendjab. Des restes de livres brûlés et un sac à offrandes sont encore visibles à côté de la chaire à moitié calcinée, dans cette église en construction depuis plus de trois ans. Le 15 avril, le pasteur Yousaf Aziz John a déposé plainte auprès de la police de Shahdara, où un accord de paix a été signé le 21 février par plusieurs responsables de la communauté chrétienne. Une foule en colère avait en effet protesté contre Patras Masih, un jeune chrétien de 18 ans accusé d’avoir partagé sur Facebook une photo anti-islam.
« Nous sommes une communauté pauvre et nous construisons la maison de Dieu grâce à des dons. Les pertes de la communauté chrétienne s’élèvent à environ 50 000 roupies (350 €). Nous demandons réparation immédiate », a protesté le pasteur. Le 16 avril, le sous-inspecteur de police Rana Amir a visité le site et a enregistré les témoignages de la communauté : « Le département de la police scientifique a récolté des échantillons la nuit de l’incendie. Un rapport sera publié cette semaine pour en identifier les causes. Un plan de sécurité a été mené pour protéger les quatorze églises de Shahdara enregistrées par la police, mais rien n’a été prévu pour celles qui ne sont pas enregistrées », explique Rana Amir.
Les églises qui ne sont pas enregistrées par le ministère qui contrôle les monuments et les lieux saints sont considérées comme illégales par le gouvernement. En janvier, à Abbottabad dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, six églises aménagées à domicile ont été fermées puis rouvertes. La police a averti qu’elle ne pouvait pas être tenue responsable pour tout accident survenu lors de célébrations organisées dans des zones résidentielles. Ces églises domestiques sont courantes dans les ghettos chrétiens. À Lahore, où l’on trouve Youhanabad, le plus grand quartier chrétien du Pakistan, plus de cent églises non enregistrées sont identifiées. En général, il s’agit d’une seule pièce.

Appel de la conférence épiscopale

Khalid Shahzad, un militant catholique de Shahdara, a dénoncé la police pour avoir classé l’incendie comme accidentel. « Lors du premier rapport de la police, il n’a été fait mention que d’un cas de vandalisme et de perte de propriété. Ils ont volontairement omis la clause 295, qui concerne les actes commis dans le but d’insulter la religion ou les croyances religieuses des autres. Cet oubli peut favoriser les accusés s’ils sont arrêtés », regrette Khalid. « La communauté vivait déjà dans la peur après le dernier cas de blasphème survenu dans un village voisin. » Par ailleurs, le 15 avril, alors que les violences religieuses s’aggravent au Pakistan, deux chrétiens ont été tués par balles à Quetta, alors qu’ils quittaient l’église.
La commission nationale Justice et Paix de la conférence épiscopale du Pakistan a condamné des attaques répétées contre les minorités religieuses. « L’État est responsable de la protection et de la sécurité des citoyens. Les chrétiens forment la communauté la plus pacifique du Pakistan et ils sont attaqués sans raison. Il est urgent que le gouvernement réagisse sérieusement contre cette nouvelle tendance. Il faut aussi qu’il enquête correctement sur tous ces incidents et qu’il lance une commission d’enquête indépendante », a demandé la commission épiscopale dans un communiqué publié le 16 avril. « Ces événements montrent que le plan d’action national est incapable de lutter contre le terrorisme et contre l’intolérance. Le gouvernement doit s’assurer que les coupables de ces crimes odieux soient poursuivis. Les forces de l’ordre doivent prendre des mesures concrètes contre la persécution religieuse. Les organisations terroristes ne doivent pas être libres d’agir dans le pays. »

 

Source EDA