A la une #NLH #NLQ #Orient

Mgr Warda : les musulmans persécutent les chrétiens depuis 1 400 ans…

Si les chrétiens du Moyen-Orient veulent un dialogue « honnête » avec leurs partenaires musulmans, les musulmans devront reconnaître que la persécution des chrétiens dans la région n’a pas commencé avec l’arrivée au pouvoir de l’État Islamique en 2014, a déclaré, à Washington, Mgr Bashar Warda, archevêque d’Erbil en Irak. Une lucidité qui n’est pas si fréquente chez nous…

 

Nous avons fait l’expérience [de cette persécution], pas seulement au cours des quatre dernières années, mais depuis 1 400 ans », a déclaré l’archevêque Warda lors d’un discours prononcé le 15 février à la Georgetown University de Washington [D.C.], et parrainé par le Religious Freedom Research Project du Center for Religion, Peace & World Affairs de l’Université de Berkeley. Les chrétiens sont aussi en partie à blâmer dans ce dialogue, selon l’archevêque Warda.

« Nous n’avons pas lutté contre ces périodes récurrentes de terrorisme qui ont infligé une cruelle souffrance à nos ancêtres », a-t-il dit. Il a aussi ajouté que le christianisme doit retourner à « une vision pré-constantinienne » de l’Église, rappelant les paroles de Jésus peu avant sa crucifixion : « Mon royaume n’est pas de ce monde. »

En raison de l’ampleur de la campagne de l’État Islamique pour effacer la présence des chrétiens et de tous les non musulmans des territoires dont il avait pris le contrôle avant la contre-offensive qui a décimé ses rangs et ses possessions [territoriales], « il ne reste plus rien pour parler franchement », a-t-il déclaré. « Et quand il n’y a plus rien à prendre, c’est très libérateur. »

L’archevêque Warda a ajouté : « Nous élevons une objection au fait qu’aujourd’hui une foi pourrait en tuer une autre. Il faut que cela change et soit modifié à l’intérieur de l’islam. » Il a déclaré que la réponse typique musulmane aux atrocités de l’État Islamique – considérées comme un génocide par le département d’État [des ÉtatsUnis] – s’en tient à la ligne que « l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] ne représente pas l’islam », et elle ne va que rarement plus loin, sans admettre en aucune manière les mauvais traitements du passé ni exprimer le moindre remords sur eux.

« Dans l’après EIIL, et bien que l’EIIL ait bouleversé les consciences dans le monde et bouleversé la conscience de la majorité des musulmans dans le monde », pour l’essentiel, l’islam « vous qualifie d’infidèles », a dé­claré l’archevêque Warda. « Au Moyen-Orient, nous sommes passé de la peur à la terreur, puis de la terreur à l’horreur. Et puis quoi après ? Des centaines de milliers de personnes innocentes sont mortes » a-t-il dit.

Il a remarqué : « Nous avons entendu des paroles courageuses de quelques responsables musulmans. Il faut encourager cela », encore que, a-t-il ajouté, « nous ne devrions pas demeurer passifs ou nous contenter de prier pour le meilleur. » […] Pour les quelque 200 000 chré­ tiens qu’on estime toujours présents en Irak – ils étaient 1,5 million en 2003 quand les États-Unis ont lancé la guerre en Irak –, « notre rôle est un rôle missionnaire qui consiste à témoigner de la vérité du Christ. Je ne parle pas de conversion, je parle de la vé­rité fondamentale […] que nous pouvons manifester dans un moment de clarté sans précédent […] Bien qu’il soit vrai que notre nombre est petit, souvenons-nous que le nombre des Apôtres était aussi petit. »

 

Assyrian International News Agency, 17 février (reprise d’un article de Catholic News Service du 16 février) – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo.

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Afrique non francophone #NLQ

Al-Azhar ouvre ses portes aux Coptes qui acceptent de mémoriser le Coran….

L’Université d’al-Azhar, principal centre universitaire de l’islam sunnite, soutient en Egypte la consolidation d’un Etat « moderne et démocratique » et n’exclut pas d’ouvrir les cours de ses facultés civiles aux étudiants chrétiens coptes en mesure d’obtempérer aux conditions d’admission, y compris les épreuves de mémorisation du coran. C’est ce qu’a déclaré Abbas Shuman, le numéro deux de la prestigieuse institution guidée par le grand imam Ahmed al Tayyib, selon ce qui est rapporté par des sources égyptiennes telles que Copts United.

Ainsi que l’a indiqué l’Agence Fides dès mars 2017 (voir Fides 10/03/2017), la possibilité d’admettre aux cours d’al-Azhar des étudiants coptes avait suscité de vives discussions au sein de la société égyptienne, après que le député Mohammed Abu Hamed ait annoncé l’intention de présenter une proposition de loi visant à permettre aux chrétiens de fréquenter les cours et d’obtenir les titres d’études délivrés par l’institution sunnite. A ce moment-là, ce même cheick Abbas Shuman avait fait remarquer que les études et les cours donnés par l’Université en question n’étaient « pas adaptés aux chrétiens » en ce qu’ils présupposent pour y être admis de connaître de manière approfondie et de mémoriser de larges sections du coran. Le Pr. Abdel Fuad, Doyen de la Faculté d’Etudes islamiques, avait en revanche rejeté l’ensemble de la discussion comme une inutile provocation, en partant du constat que les chrétiens égyptiens n’ont manifesté aucune intention de s’inscrire à l’Université d’al-Azhar et que l’éventuelle entrée d’un étudiant chrétien dans ce centre d’études islamique présupposerait de sa part une familiarité avec le coran de facto impraticable de la part de ceux qui n’appartiennent pas à la communauté islamique.

Source Agence Fides

Au sujet d’al-Azhar, une université double jeu

Asie #NLQ

Jérusalem – Le ministre palestinien des affaires étrangères demande au Vatican d’organiser une conférence

La décision unilatérale de l’Administration américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale exclusive de l’Etat d’Israël « mine actuellement la possibilité de parvenir à des résultats positifs dans le cadre des négociations de paix » parce qu’elle introduit dans le conflit « une dimension religieuse qui complique ultérieurement la situation ». Israël « profite de la décision du Président américain, Donald J. Trump, pour augmenter la pression sur la présence chrétienne au sein de la Ville Sainte ». C’est pourquoi il convient que le Saint-Siège convoque une conférence sur Jérusalem, en appelant les chefs et les représentants de toutes les Eglises et communautés de baptisés à réaffirmer que les chrétiens ne renonceront pas aux intérêts qui les lient pour toujours à la Ville où le Christ a été crucifié et est ressuscité. Telle est la proposition que Riyad al Maliki, Ministre des Affaires étrangères palestinien, a soumis à l’attention de ses interlocuteurs au Vatican dans le cadre des rencontres qui ont eu lieu le 15 février au Palais apostolique avec le Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, et avec S.Exc. Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les Rapports avec les Etats.

« Dans le cadre des rencontres avec S.Em. le Cardinal Parolin et avec S.Exc. Mgr Gallagher – indique à l’Agence Fides le Ministre palestinien – nous avons concentré notre attention sur les conséquences de la décision du Président Trump d’assigner Jérusalem à Israël comme capitale et de reconnaître un lien exclusif entre Jérusalem et l’hébraïsme, mettant de côté le lien de la Ville Sainte avec chrétiens et musulmans et ignorant le fait que Jérusalem devrait être également la capitale de la Palestine ». Selon Riyad al Maliki, la décision unilatérale des Etats-Unis mine la possibilité même d’un résultat positif des négociations visant à mettre un terme au conflit israélo-palestinien. « Nous avons tenté pendant longtemps – a expliqué le Ministre palestinien – de conserver le conflit sur le terrain politique. Maintenant, la décision du Président américain introduit dans le conflit une dimension religieuse et ceci complique ultérieurement les choses ». Avec la décision de l’Administration américaine, le conflit ne demeure plus limité aux rapports entre israéliens et palestiniens mais prend fatalement des dimensions mondiales en ce que, désormais, « tout musulman, en Indonésie, en Malaisie ou au Sénégal, ressentira la responsabilité et l’obligation de faire quelque chose pour protéger ses intérêts religieux » dans la Ville Sainte.

Selon le représentant du gouvernement palestinien, « Israël profite actuellement de la décision américaine un peu plus chaque jour et a commencé à mettre en œuvre à Jérusalem des mesures contre la présence des Eglises locales pour rendre plus difficile leur existence, en imposant des taxes sur les propriétés ecclésiastiques, en gelant leurs comptes bancaires et en visant à prendre le contrôle de leurs propriétés. Pour nous – a poursuivi Riyad al Maliki – ces pressions visent à pousser les Eglises locales en dehors de Jérusalem et à modifier le profil historique de la Ville, pour en faire une ville qui ne soit plus partagée entre juifs, chrétiens et musulmans ». Le Ministre a cité de nombreuses interventions récentes faites notamment par le Pape François en faveur du maintien du statu quo – l’ensemble d’us et coutumes sur lequel se fonde la coexistence entre les différentes communautés religieuses à Jérusalem depuis l’époque de l’Empire ottoman – ainsi que la déclaration émise le 14 février par les Patriarches et chefs des Eglises faisant état de leur contrariété aux projets de taxation des propriétés ecclésiastiques de la part de la municipalité de Jérusalem (voir Fides 15/02/2018). Cependant, jusqu’ici – a ajouté Riyad al Maliki – les initiatives locales et celles du Saint-Siège « n’ont pas été suffisantes pour convaincre le Président Trump à revenir sur sa décision » et les chrétiens palestiniens, sous pression, « se sentent abandonnés ». C’est pourquoi – a-t-il souligné – « nous estimons qu’une Conférence organisée par le Saint-Siège en invitant différentes Eglises à exprimer leur préoccupation pour Jérusalem serait particulièrement importante, afin de faire entendre fortement la voix des chrétiens et de faire comprendre à l’Administration américain que les chrétiens ne renoncent pas à leurs droits et à leur lien avec la Ville Sainte ».

Source Agence Fides

Asie #NLQ

Jérusalem – Le projet de taxe sur les propriétés ecclésiastiques passe mal

L’intention déclarée de la municipalité de Jérusalem d’imposer des taxes communales sur les propriétés des Eglises « contredit la position historique [existant] entre les Eglises et les autorités civiles au cours des siècles ». C’est ce qu’écrivent les chefs des Eglises et communautés ecclésiales présentes à Jérusalem dans un communiqué diffusé hier, 14 février, dans lequel ils exposent les motifs de leur contrariété nette et partagée aux nouvelles mesures fiscales mises en chantier par les hommes politiques et les administrateurs israéliens de la Ville Sainte. Les autorités civiles – peut-on lire dans le texte – ont toujours reconnu et respecté l’importante contribution que les églises chrétiennes ont apporté à la collectivité au travers de leurs œuvres – hôpitaux, écoles et maisons – financées surtout en faveur des personnes défavorisées et âgées. Le projet de taxation des propriétés ecclésiastiques – écrivent les chefs des Eglises et communautés ecclésiales présentes à Jérusalem – « mine le caractère sacré de Jérusalem et met en danger la capacité des églises d’exercer leur ministère propre en cette terre » au profit de leurs propres communautés et des communautés chrétiennes du monde entier.
Les chefs des Eglises et communautés ecclésiales présentes à Jérusalem invitent la municipalité à retourner sur ses pas, à revoir ses décisions en matière fiscale afin de sauvegarder le Statu Quo – ensemble de règles et coutumes sur laquelle se fonde la coexistence entre les différentes communautés religieuses à Jérusalem – et à ne pas porter préjudice au profil et à la nature propre de la Ville Sainte.

Le communiqué, diffusé hier par les canaux officiels des églises, porte la signature de treize chefs des Eglises et communautés ecclésiales présentes à Jérusalem. La liste des signataires débute par celle de Théophile III, Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, et comprend également celles de S.Exc. Mgr Pierbattista Pizzaballa, Administrateur apostolique du Patriarcat de Jérusalem des Latins, du Père Francis Patton OFM, Custode de Terre Sainte, et de Mgr Georges Dankaye, Vicaire patriarcal du Patriarcat catholique arménien.

Source Agence Fides

Asie #NLH #NLQ

Liban – Ils profanent une statue de la Vierge, ils sont condamnés à apprendre les sourates du Coran sur Marie

Deux jeunes musulmans libanais, inculpés d’avoir profanés une statue de Notre-Dame ont été condamnés à une peine alternative à la détention consistant à lire et mémoriser des passages du coran exprimant la vénération pour la Mère de Jésus. La décision du magistrat Jocelyne Matta, juge d’instruction du nord du Liban, a reçu des éloges, y compris de la part de responsables musulmans libanais qui l’ont valorisée comme instrument efficace pour lutter contre les sectarismes et toutes les formes d’offense perpétrées contre les croyances religieuses d’autrui.

Les deux jeunes, élèves musulmans de l’école technique de Mounjez, un village à grande majorité chrétienne de la région d’Akkar, s’étaient introduits voici quelques jours dans une église et y avaient accompli des gestes outrageants contre une statue de Notre-Dame. Les deux jeunes ont également filmé leur bravade sacrilège et l’ont diffusé parmi leurs camarades sur les réseaux sociaux. La police les avait arrêtés et les organes judiciaires s’étaient immédiatement activés afin d’établir une peine permettant également d’envoyer un signal efficace et de prévenir de nouveaux conflits sectaires. Jocelyne Matta, chargée de se prononcer sur le cas, lors de l’audience du 8 février, a préféré condamner les deux inculpés à une leçon de culture religieuse islamique plutôt que de recourir à des peines de détention. Durant l’audience, le magistrat a lu d’une copie du coran la sourate al Imran, qui exprime la vénération accordée à Marie par le texte sacré de l’islam, disposant comme peine pour les deux jeunes inculpés la lecture, la mémorisation et la récitation de ce texte. La proposition du juge a été approuvée et notifiée par le Tribunal de Tripoli, qui donné mandat à un responsable du Tribunal des mineurs d’aider les jeunes dans la mémorisation. Avant d’être relâchés, les deux inculpés on exprimé leur repentir pour l’action perpétrée.

« Le recours à ce type de peine rééducative – fait remarquer à l’Agence Fides le Père Rouphael Zgheib, prêtre maronite et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Liban – exprime une orientation nouvelle dans la praxis de la justice libanaise et représente une application de l’article 111 du Code pénal, qui autorise le juge instructeur à remplacer la détention d’un inculpé par une autre mesure quelconque considérée comme plus appropriée et efficace. Le juge s’était aperçu que les jeunes ne savaient rien du coran, bien qu’étant musulmans, et il a donc choisi ce type d’amende pour leur enseigner à respecter également leur religion elle-même, outre les fois de ceux qui ne sont pas musulmans ».

La décision du juge Matta, magistrat chrétien, a été appréciée par des responsables religieux et politiques libanais. Le Premier Ministre Saad Hariri, musulman sunnite, l’a valorisée sur les réseaux sociaux en tant que choix utile à mettre en évidence ce que « les chrétiens et les musulmans partagent ». La décision de justice a montré aux deux jeunes que leur action représentait également une offense pour leur religion islamique elle-même, religion que, visiblement, ils ne connaissaient pas bien.

 

Source Agence Fides

Dans le Monde #NLQ

Découvrez les futurs saints et bienheureux de ce début d’année 2018

Algérie : reconnaissance du martyre de Mgr Claverie, des moines de Tibhirine et de 11 autres religieux et religieuses

Un miracle attribué à la prière d’une religieuse française, Alfonse-Marie Eppinger

Madeleine Delbrêl déclarée « vénérable »

Un miracle attribué à la prière de la bienheureuse espagnole, Nazaria Ignacia

Un miracle attribué à la prière de la bienheureuse espagnole, Nazaria Ignacia

Un miracle attribué à la prière d’une religieuse italienne, Maria Gargani

Roumanie : le martyre d’une jeune laïque, Veronica Antal, en 1958

Ambrosio Grittani, prêtre et fondateur italien, déclaré « vénéralble »

 

Dans le Monde #NLQ

Aide aux chrétiens d’Irak – Les États-Unis contournent les Nations unies

La bureaucratie onusienne ne permettant pas de cibler l’aide vers les chrétiens persécutés d’Irak et de la plaine de Ninive, le gouvernement Trump a décidé de la contourner.

L’aide concrète des États-Unis commence à arriver aux chrétiens et aux autres minorités dans le besoin… Finalement, l’aide va arriver aux persécutés chrétiens, yézidis et à d’autres minorités de réfugiés au nord de l’Irak, et ceci deux mois après que le vice-Président Mike Pence eut promis, le 25 octobre dernier, « d’arrêter de financer les inefficaces efforts de soutien des Nations unies » et de « fournir l’aide directement aux communautés persécutées via USAID ».

Après une négociation quelque peu compliquée entre le gouvernement Trump et les Nations unies, USAID a annoncé un réaménagement d’une contribution de 150 millions de $ sur une aide totale de 420 millions de $ prévus pour abonder le Fonds de financement pour la stabilisation de l’Irak (FFSI) – qui est versé au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) –, afin qu’elle « réponde [spécifiquement] aux besoins des communautés ethniques et religieuses minoritaires et vulnérables » du nord de l’Irak et de la plaine de Ninive.

Fox News, 11 janvier – © traduction CH.

Source Christianophobie Hebdo.

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NLQ #Orient

Syrie – heureuse découverte mais ne nous emballons pas !

Une fidèle lectrice réagit à l’article de Jean-Marie Vaas sur cette extraordinaire découverte en Syrie d’une mosaïque de paon.

Heureuse découverte en effet mais il ne faut pas s’exciter !

Le paon est fréquent dans l’iconographie décorative ; il a certaines valeurs symboliques, oui, mais çà ne veut pas dire qu’il représente toujours le Christ. La prudence s’impose dans toute interprétation des images.

Dans le cas présent il faut étudier le contexte. Ce fragment de mosaïque a-t-il été trouvé dans une basilique chrétienne assurée : c’est possible en Syrie au Ve s. mais il faut être sûr de la nature du bâtiment.

Il s’agit d’une mosaïque de pavement qui pourrait tout aussi bien se trouver dans le décor d’une salle de réception d’une grande maison ; que voit-on autour du paon ? D’autres oiseaux ? De la végétation ?

Les artistes/artisans mosaïstes ont des modèles utilisables dans différents contextes.

 Le même oiseau, ici le paon, peut avoir une valeur symbolique païenne ou chrétienne selon le contexte.

Il faut voir aussi si des textes chrétiens ont donné au paon la valeur de figure du Christ ressuscité. Ne pas confondre en outre le paon et le phénix.

Exemples : tout pasteur n’est pas un “Bon pasteur” disait Paul-Albert Février et je ne manquais pas de l’expliquer dans mon cours sur les images.

La grande mosaïque d’Aquilée où sont incluses les scènes du cycle de Jonas est une grande marine tout à fait comparable à d’autres trouvées en Italie du Nord ou en Afrique. Si les trois scènes figurant l’histoire de Jonas sont bien identifiables, toutes les scènes de pêche autour, les amours pêcheurs et la profusion de poissons n’ont pas un sens spécifiquement chrétien.

FT, professeur d’histoire de l’antiquité et du christianisme

 

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Irak – Statistiques sur les chrétiens déplacés

Un article de The Christian Post vient d’apporter des statistiques d’intérêt sur le nombre des chrétiens encore déplacés ou réfugiés et sur ceux qui ont enfin pu rentrer chez eux. Ce sont des précisions qu’on trouve rarement dans la presse. En voici des passages saillants.

 

Bien que voici déjà plusieurs mois que l’État Islamique a été chassé des villes de l’Irak autrefois peuplées de chrétiens, environ 80 000 d’entre eux ne sont toujours pas rentrés chez eux et demeurent des déplacés internes dans le pays, alors que l’hiver arrive, selon une humanitaire assyrienne connue.

Juliana Taimoorazy, chrétienne assyrienne qui a fondé l’Iraqi Christian Relief Council et est associée principale du Philos Project, a déclaré dans un entretien à The Christian Post que 50 000 chrétiens étaient rentrés dans leurs foyers de la plaine de Ninive, en Irak, désormais que la région a été libérée de l’État Islamique. […] Elle a toutefois averti que la plupart des chrétiens qui avaient été chassés de leurs maisons et trouvé un abri dans des camps de déplacés au nord de l’Irak, ne sont toujours pas retournés chez eux, car ils attendaient de l’aide pour reconstruire leurs maisons, leurs villages et leurs églises détruits.

« Dans toute la plaine de Ninive, il y a environ 50 000 personnes qui sont rentrées chez elle »,

déclare Taimoorazy, ajoutant que le nombre de chrétiens déplacés par l’occupation de l’État Islamique en 2014, se situait entre 150 et 180 000. « Beaucoup ont quitté l’Irak. Ils sont partis pour la Turquie. Ils sont partis pour le Liban. Ils sont partis pour la Jordanie. Le nombre de chrétiens en Turquie est d’environ 45 000. En Jordanie, d’environ 20 000. Dans le nord de l’Irak, on pourrait parler d’au moins 80 000 à 100 000 déplacés. » Taimoorazy ajoute : « Bien que ce ne soit pas des chiffres officiels, puisqu’il n’y a aucun moyen de faire le compte de ces gens en l’absence d’outils de recensement, ces chiffres ont été fournis à l’Iraqi Christian Relief Council par différentes organisations humanitaires et des responsables irakiens. » […] Taimoorazy a confié à The Christian Post que son organisation avait reconstruit au moins 20 maisons à Bakhdida (également connue sous le nom de Qaraqosh), une ville qui fut le foyer de 50 000 chrétiens. Selon Taimoorazy, au moins 26 000 chrétiens seraient revenus dans cette ville après que l’État Islamique en fut chassé à la fin de 2016 […] La ville a été protégée par la seule milice chrétienne reconnue par le gouvernement de Bagdad : les Unités de protection de la plaine de Ninive (NPU). Elle a déclaré que c’étaient les NPU qui ont aidé les Forces de sécurité irakiennes à libérer des villes comme Bakhdida et Bartella. Bien que plus de 50 000 chrétiens soient revenus dans cette région, il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour permettre aux autres chrétiens déplacés de pouvoir rentrer un jour dans leurs villages.

 

The Christian Post, 19 décembre – © CH pour la traduction.

 

Source Christianophobie Hebdo.

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Notre souffrance n’est qu’un prélude à celle des chrétiens d’Europe – Archevêque de Mossoul