Synthèse Hebdo

Edito #48 – De la citadelle assiégée à la civilisation conquérante

Il est un fait indéniable que le monde va mal, tant du point de vue économique que morale. La peur du lendemain, voire même de l’aujourd’hui, couve comme un feu rampant. La désolation du sens alimente une course en avant du consommable par nature éphémère. De proche en proche, l’humanité s’est trouvée au-dessus du néant sans plus même pouvoir réaliser que le sol se dérobe désormais inéluctablement, tant le vide a gagné les profondeurs de notre humanité. Dans ce contexte gris devenu par réflexe défensif, agressif et inconsciemment auto-destructeur, ceux qui ont encore une idée, fut-elle vague, des fondements sur lesquelles l’humanité devraient s’appuyer pour son épanouissement, ont l’impression, parfois, d’être une citadelle assiégée. Percevant avec d’autant plus de douleur les coups portés contre les derniers pilotis que le reste du monde semblent se complaire à sa propre destruction, les catholiques se sentent submergés dans leur rôle d’éternel Cassandre, impuissants et muselés.

Et il est vrai que qui regarde l’Occident post-moderne et l’Orient islamisant avec les yeux des vérités de la foi, la réalité est inquiétante, voire terrifiante si l’on se pense impuissant. Que peut faire une poignée de fidèles du Christ face au déferlement de violence, de haine et de mensonge qui réduit comme peau de chagrin l’îlot de moins en moins protégé où ils se tiennent ? Sur qui peuvent-ils s’appuyer s’ils sont perçus par leurs propres frères en Christ comme des intégristes rigides ? Où trouver leur place au cœur du relativisme qui gangrène leur entourage le plus proche ? Comment continuer de dire la vérité évangélique et dénoncer à cette lumière la réalité tragique sans la stigmatiser et se trouver relégué au rang de prophète de malheur ?

Telle est la question parfois désespérée de nombre de fidèles. Pourtant, s’il est vrai que le monde est au plus mal, il suffit de parcourir les lettres quotidiennes d’Infocatho pour entrevoir que l’espérance n’a pas déserté cette vallée de larmes. Et si notre vieille Europe craque par endroit, et notamment en France, elle se relève en de nombreux autres. Si l’Occident meurt étouffé dans son propre orgueil d’autosuffisance, des pans entiers de l’humanité découvrent le Christ. Si la foi a déserté le cœur de générations de fidèle, il semble bien qu’elle renaisse avec une incroyable vigueur dans la jeune génération qui, quoique plus fragile que les précédentes, n’en nourrit pas moins une vraie et profonde dévotion pour Dieu. Le véritable drame du sentiment de citadelle assiégée réside peut-être davantage dans le syndrome du petit reste que le démon entretient savamment. Ce syndrome nous conduit à la défense du pré carré, là où nous sommes appelés à être prophétiques. S’il est vrai que le monde est violemment agressif contre la vraie foi chrétienne, il ne l’est pas contre une vérité édulcorée, pour la raison simple que seule la vérité redonnera conscience à notre âge du vide sur lequel il se donne l’illusion d’avancer. Souvent nous sommes, face à ces agressions, à ces pertes de terrain, angoissés, comme s’ils allaient nous emporter nous-mêmes. Pourtant, pour le disciple amoureux du Christ, que peuvent les turpitudes du monde ? Le Christ, au milieu de la foule qui voulait le précipiter dans le vide, n’allait-il pas son chemin au milieu d’eux ?

Dans cette période trouble que nous vivons, nous avons à être des prophètes ancrés en Dieu. Des prophètes dont la responsabilité abyssale est de dire le vrai envers et contre tout. Que les lois mortifères submergent le monde ne devraient pas inquiéter notre espérance. Mais il est probable qu’être prophète aujourd’hui soit synonyme de martyr. Oui, l’aire de la chrétienté s’est réduite comme peau de chagrin. Oui, le chrétien est assailli de toutes parts. Mais l’aire de notre intimité avec Dieu en est-elle affectée ? Sommes-nous assaillis à l’intérieur de notre âme ? A ces deux questions la réponse n’est pas sociale, mais spirituelle, car il s’agit de notre intimité personnelle et non collective avec Dieu. Peut-être que notre angoisse apocalyptique repose d’abord sur une crainte personnelle d’être submergé au point de voir le monde comme le siège de notre citadelle intérieure. Peut-être que si, comme le Christ, nous allions notre chemin au milieu du monde, comme Lui ancré dans l’assurance de la vérité triomphante en nous et sur le monde, peut-être passerions-nous de la citadelle assiégée à la civilisation conquérante. Mais ne nous y trompons pas. C’est bien au milieu d’un monde qui hait les chrétiens, comme il a haï le Christ que nous devons être prophètes c’est-à-dire tout à la foi porter la joie de la vérité et révéler la réalité qui écrase le monde. Sortir d’une mentalité défensive ne signifie pas nier la réalité agressive du monde. Cela suppose d’être convaincu que par le Christ tout est possible pour peu qu’on se mette à sa suite, Lui qui est chemin (n’en déplaise à ceux qui se veulent sans Dieu) mais aussi vérité (n’en déplaise à ceux qui l’édulcore) et vie, n’en déplaise à ceux qui cherchent ici-bas seulement leur bonheur ou à y faire le bonheur de leur proche.

Retrouver notre lettre d’actualité complète à partir de ce lien :
Edito #48 – De la citadelle assiégée à la civilisation conquérante

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L’édito du jour – Le politiquement correct et l’intimidation bien pensée.

 

Les intimidations dont les catholiques sont l’objet depuis de nombreuses années a porté longtemps du fruit et tend, aujourd’hui encore à effrayer quelques-uns d’entre nous. En tout cas c’est ce que semblent croire les censeurs du politiquement correct qui brandissent à la moindre occasion les anathèmes réchauffés dont les défenseurs de la vérité, de la vie, de la foi sont les victimes récurrentes.

Pourtant, si nous regardons de plus près que reproche-t-on aux catholiques (et avec quelle violence souvent), sinon d’énoncer les vérités du bon sens le plus élémentaire. Raison pour laquelle les ostracismes péremptoires ne cherchent pas à discuter, mais à ridiculiser, stigmatiser et disqualifier. Une minorité a décidé que désormais vert serait rouge et cette norme sans fondement  est imposée comme loi absolue. Au nom de cette loi de l’absurde, les opposants sont réduits à néant sans autre forme de procès.

Pourtant, la vérité trace inexorablement son chemin pour peu que ceux qui la reconnaissent n’aient pas peur de la porter. Le politiquement correct ne peut intimider que ceux qui se préfèrent à la vérité.

Le catholique, plus que jamais, est le flambeau qui porte la lumière de la vérité. Si comme, Moïse il baisse les bras, les forces du mal gagnent du terrain. Le démon qui manigance tout cela ne peut éteindre la lumière et il le sait. Mais il peut effrayer les céroféraires. Tel est son jeu de dupes qu’il mène à l’école, au travail, mais plus encore dans les medias et dans l’arène politique. Alors qu’on parle de refondation de la droite, de place des catholiques en politique, n’oublions pas ce que fut cette immense procession aux flambeaux des manifs pour tous. Face au déferlement du mensonge qui gangrène le monde, notre temps plus que jamais à besoin que les porteurs de la flamme de la vérité ne faiblissent pas, ne se préfèrent pas à elle. Nous avons rendu hommage au combat de Christine Boutin, mais nous rendons aussi témoignage, par la multitude d’annonces qui nous parviennent et que vous pouvez retrouver sur notre carte agenda, à cette foule innombrable de témoins du Christ qui en France particulièrement, disent Dieu à temps et à contre-temps. En relatant la vie quotidienne des chrétiens d’Orient, nous rendons témoignage aussi aux milliers de martyrs qui de par le monde chaque jour souffrent et meurent pour que soit transmise cette flamme de la vérité.

Chacun est un des relais sur le parcours de cette flamme. Tous nous pouvons la brandir ou la mettre sous le boisseau. Telle est l’immense et merveilleuse responsabilité des catholiques où qu’ils se trouvent à toute heure du jour et de la nuit. Puisse InfoCatho y prendre modestement sa part.

 

Cyril Brun,

Rédacteur en chef

 

 

En France #NLQ

Christine Boutin de la foi à la politique, de la politique à la théologie

Christine Boutin a donc décidé de mettre fin à sa carrière politique à 73 ans. Un désir de retrait ancien que les événements politiques nationaux ont retardé de quelques années, malgré les attaques incessantes contre celle qui n’ a cessé, poussée par sa foi et son amour de la vie, de prendre son bâton de pèlerin sur les chemins de la politique.

Nourrissant une dévotion quotidienne au Sacré Coeur, il est probable que sans ce soutien divin elle n’eut pu tenir sous les crachats de la foule qui, le plus souvent anonyme, se défoule sur son compte tweeter.

Une grande dame, toujours debout qui semblait comme son divin maître “aller son chemin” au milieu de la foule qui voulait les pousser, de concert, dans le précipice.

Christine Boutin, après 40 ans de politique, se consacre désormais à la théologie pour mieux connaître Celui qui a toujours été son refuge.

Vous trouverez ci-dessous la dépêche AFP annonçant son retrait.

 

L’ex-candidate à la présidentielle Christine Boutin, 73 ans, pasionaria de la droite conservatrice et catholique, a annoncé samedi qu’elle allait démissionner de son mandat de conseillère départementale des Yvelines, mettant ainsi fin à 40 ans de carrière politique.

« Je suis une femme comblée. Je suis fière de ces 40 années », a déclaré l’ancienne ministre du Logement de Nicolas Sarkozy (2007-2009) lors d’une conférence de presse au siège à Rambouillet du Parti chrétien démocrate (PCD), dont elle reste présidente d’honneur.

« Je suis heureuse de ne pas avoir renié mes convictions », a ajouté cette catholique pratiquante, en regrettant d’avoir été « ridiculisée, ringardisée ».

Elle s’était fait connaître à l’Assemblée en 1998 lors du débat sur le Pacs, dont elle avait incarné l’opposition, parfois Bible à la main. Elle s’était aussi engagée résolument contre le mariage homosexuel.

Pour celle qui fut candidate à l’Elysée en 2002, le retrait de la politique active ne signifie « pas la fin de (son) intérêt pour la politique ». « Je n’abandonne pas mon rôle d’influence », a-t-elle assuré, foulard bleu noué en turban autour de la tête.

Christine Boutin a débuté en politique en 1977 comme conseillère municipale et était élue du canton de Rambouillet depuis 1982. Sa remplaçante Clarisse Demont prendra sa place au lendemain du 31 octobre.

Députée de 1986 à 2007, Christine Boutin avait pour fief la 10e circonscription des Yvelines, vaste territoire rural et conservateur, qu’elle a ensuite cédé à l’actuel président du PCD Jean-Frédéric Poisson, et qui a été remporté en juin dernier par Aurore Bergé, figure montante de La République en Marche.

Lors de la dernière présidentielle, Christine Boutin avait appelé à voter en faveur de Marine Le Pen contre Emmanuel Macron, s’attirant des demandes de sanctions au sein de LR. « Je ne le regrette pas », a-t-elle assumé samedi. « Toute ma vie j’ai combattu le FN » mais, en tant qu’« anti-Macron primaire », « je voulais qu’il fasse le score le plus bas possible ».

Elle « regrette » en revanche que ses paroles aient « blessé des gens dans le débat sur le mariage homosexuel ». Elle avait été condamnée en novembre 2016 pour « provocation publique à la haine ou à la violence », après avoir dit en 2014 que « l’homosexualité est une abomination ».

Décidée à « nourrir sa foi », Christine Boutin étudie désormais deux jours par semaine la théologie à Paris.

 

En France #NLQ

Inauguration de la chapelle rénovée du Saint-Pilon au sommet du massif de la Sainte-Baume

Samedi, Monseigneur Rey est monté jusqu’à ce haut lieu de la chrétienté sur la crête du massif de la Sainte-Baume. Un lieu de dévotion, mais aussi un site patrimonial emblématique du futur Parc naturel régional.

Suzanne Arnaud, la dévouée maire de Riboux, minuscule village niché au pied du massif de la Sainte-Baume, était envahie par l’émotion samedi matin au moment de monter dans l’hélicoptère qui allait la conduire à la chapelle du Saint-Pilon, à 994 mètres d’altitude. Là-haut, quelque trois cents pèlerins, randonneurs, bénévoles et élus, venus de tout l’ouest-Var et montés à pied depuis l’hostellerie de la Sainte-Baume à Plan-d’Aups ou de Riboux, étaient au rendez-vous pour l’événement : l’inauguration et la bénédiction de cette chapelle née en 1493, point culminant du pèlerinage dit “chemin des Roys”menant de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à la grotte de Sainte Marie-Madeleine.

Elle avait décliné avec le temps, après avoir été ravagée durant la Révolution, avant sa rénovation, financée en très grande partie par la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, présidée par Ferdinand Bernhard. Ce chantier exceptionnel a nécessité 60 tonnes de matériel héliporté, dont douze palettes de pierres d’Espeil taillées en atelier par des compagnons. Un chantier hors du temps, sans eau et sans électricité, sans route, mené en deux phases durant les étés 2015 et 2017.

L’évêque du diocèse de Fréjus/Toulon Monseigneur Dominique Rey, qui avait effectué d’un pas de marcheur entraîné la montée jusqu’à la crête du massif, a ensuite béni la chapelle du Saint-Pilon : “Que ce soit un lieu de paix, de fraternité, et de rencontre avec le Seigneur”.

Une troisième tranche de travaux est prévue sur le site de la chapelle du Saint-Pilon en 2018. Marielle Serre, chef de projet depuis 2013 de la restauration de la chapelle, annonce :

“La statue provisoire en plâtre de Marie-Madeleine va être remplacée par une statue en marbre blanc de Carrare, grâce au mécénat de l’architecte Rudy Ricciotti. Et nous allons terminer de restaurer la table d’orientation”.

Source

A la une #Tribunes et entretiens

L’édito du jour – Le monde qui est n’est plus

La grâce et la culture, la beauté et l’harmonie, la courtoisie et l’élégance, la sobriété et l’excellence, tout cela n’est plus en cet âge que vieillerie raillée.

Le beau de cette génération est difforme quand le laid d’autrefois se veut d’aujourd’hui la norme.

A la paix de l’harmonie a succédé la rupture heurtée du non-sens qui d’absurdités toujours plus se nourrit. La simplicité du vrai est poussée au rebut par l’artifice du trompe-l’œil. La vie a déserté le monde, expulsée  au loin par l’illusion défigurant toujours plus le bien qui sans la vérité  toujours parait vêtu de deuil.

Cet âge, en refusant le réel et sa dureté, s’est interdit le vrai et le beau, fuyant avec les aspérités du monde la grandeur de sa sagesse qui dans les tribulations tenait droit envers et contre tout l’innombrable lignée de son antique aïeul.

Il y eut un âge où le monde était la vie, mais voici un âge où le monde fuit la vie.

Le monde qui est n’est plus quand ce monde qui semble pourtant n’est pas. L’illusion qui nourrit la fuite n’a jamais qu’asphyxié l’homme sans pour autant le dispenser des contingences du réel qu’il fuit.

Il y eut un monde qui n’est plus et qui pourtant seul est parce que la vérité se tient en lui.

Qui alors de l’ombre ou du théâtre est condamné au filigrane de la vie ? Du fugitif hagard du réel ou du captif assiégé de la pantomime, la confluence violente a vidé le premier de la vérité et étouffé le second du mensonge.

Il fut un monde qui dans la tourmente disparaît et qui pourtant seul est. Il est une illusion qui dans la tempête tonitrue et qui pourtant jamais ne fut. De l’ouragan du vent ne demeurent que les fondations solides du vrai qui ténues et affaiblies jamais ne sont anéanties, car seul le vrai est quand le faux lui ne présente à jamais que du non-être.

C’est pourquoi, contre la désespérance ou la fatalité qui parfois nous guettent, InfoCatho propose dans sa rubrique formation de quoi donner consistance à ce monde réel qui tend à devenir évanescent. Parallèlement, avec nos rubriques ” Eglise dans le monde” nous percevons que si l’Occident sombre dans une certaine opacité, l’Afrique ou l’Asie nous rappellent souvent où se trouve le chemin, la vérité et la vie.

Doctrine / Formation #Livres #NLH

Livre – L’année des quatre dauphins – L’étonnant abandon de Louis XIV à Dieu

Comment évoquer autrement ces mois tissés de noir qui ont vu se succéder quatre dauphins à la cour de Louis XIV ? En avril 1711, le vieux roi perd son fils, emporté en quelques jours par la petite vérole. Sa tristesse est immense, mais Louis sait qu’il a en son petit-fils, le duc de Bourgogne, un successeur digne de lui. L’espoir tourne court : en février 1712, le jeune homme succombe à une maladie foudroyante ; trois semaines plus tard, le fils de celui-ci, le duc de Bretagne, devenu dauphin l’espace d’un mois, meurt à son tour. Louis est pétrifié de chagrin, la France semble saisie d’horreur, l’Europe entière a les yeux fixés sur Versailles en deuil, frappé par ce qui ressemble à une malédiction… L’avenir de la dynastie des Bourbons, cet arbre jadis si puissant, repose sur un enfant de deux ans, arrière-petit-fils du Roi-Soleil, dont les chances de survie semblent bien compromises. Louis XIV s’éteindra en 1715, ignorant que l’enfant qui lui succède alors régnera lui-même cinquante-neuf ans… Ce moment crépusculaire, largement ignoré aujourd’hui, est raconté d’une plume magnifique par Olivier Chaline : il offre un portrait exceptionnel de Louis XIV, accablé par la douleur, mais gardant la tête haute et, jusqu’au bout, le sens de la majesté.

Si c’est ainsi que la quatrième de couverture présente ce petit livre, ce n’est pas ce qui nous a paru le plus saisissant. Olivier Chaline dévoile page après page, l’étonnant abandon de l’homme le plus puissant du monde entre les mains de la Providence qui le frappe non seulement dans son royaume mais dans sa famille et jusque dans l’avenir même de sa dynastie. On y découvre un Louis XIV bon père de famille mais aussi du royaume. Plus encore, nous suivons au jour le jour l’abandon et la confiance du vieux roi en Dieu. Loin de l’orgueilleux présenté dans les manuels, on retrouve David humilié mais contrit et confiant. Pas un mot de révolte conte Dieu. Au contraire, une douce résignation qui ne perd jamais l’espérance même au plus fort de la douleur.

 

Vous pouvez commander le livre ici

Doctrine / Formation #Livres #NLH

Saint François de Sales – Enfin un DVD sur la vie du plus humain des saints

La paroisse Saint-François-de-Sales en Savoie fête ses 450 ans avec un superbe film tourné sur place que vous pouvez commander auprès de la paroisse.

En voici la bande annonce

Doctrine / Formation #Livres #NLH

Marie qui guérit les couples

 

 

 

Destiné aux couples qui ressentent un besoin de renouvellement de leur vie conjugale, ce livre compte trois chapitres :

  • La neuvaine, avec une méditation originale pour chaque jour suivie de la prière à « Marie qui refait les couples ». A noter que chaque méditation porte sur un aspect différent qui intéresse les époux : la tendresse, la fidélité, la maladie, l’éducation des enfants, l’intimité, la vie chrétienne…
  • Les litanies à « Marie qui refait les couples » : prière originale durant laquelle la Vierge Marie est invoquée pour le renouveau de l’amour conjugal.
  • L’atelier temps d’écoute : cette proposition concrète de dialogue conjugal est placée sous le regard de « Marie qui refait les couples ».C’est l’occasion d’ouvrir quelques dossiers de la vie conjugale en présence de Notre Dame ; les aborder sans Elle serait voué à l’échec, car trop périlleux.

Un couple sauvé grâce à la neuvaine à “Marie qui refait les couples”

Voici le témoignage qui nous est parvenu :

 

“La neuvaine à “Marie qui refait les couples” nous a aidé à sortir d’une ornière très difficile. Nous ne savions pas comment avancer. Un conseiller conjugal, un autre, et pas de progrès notable. Juste un sentiment de déception qui s’est accru, spécialement lorsque notre dernier entretien s’est achevé, sans promesse de réveil. Nous étions secs intérieurement, l’un et l’autre, murés en nous-mêmes. Nous n’échangions que des propos plats et avions peur de retomber dans des scènes de ménage. Emotionnellement, cela aurait été trop dur à supporter. Pour nous, mais aussi pour nos enfants. Le fossé se creusait et le risque qu’il soit infranchissable était réel.
C’est par une amie que nous avons découvert cette neuvaine. Au début on s’est dit que les bondieuseries n’allaient pas résoudre des problèmes structurels. Que nous avions déjà fait des prières pour aller mieux, sans résultat apparent.
On s’est tout de même lancé car au fond chacun de nous deux voulait sortir d’une manière ou d’une autre de l’impasse.
Chaque jour, le soir quand les enfants dormaient, nous suivions le déroulement de la neuvaine. Peu à peu, comme un traitement antibiotique qui commence à faire son effet, notre communication a retrouvé des couleurs, nos regards aussi. A l’intérieur chacun, sans trop se le dire, sentait qu’il se passait quelquechose.
Nous avions trop connu de crises pour prendre le risque d’être déçu à nouveau. Mais là, nous nous découvrions des ressources nouvelles pour faire face lorsque un sentiment négatif prenait le dessus. Comme si notre capacité d’adaptation à l’autre ne venait pas de nous.
L’avant dernier jour de la neuvaine, nous avons réalisé que cela allait bientôt s’arrêter. Zut nous sommes-nous dit ! Qu’allons-nous devenir !
Depuis, nous continuons de prier ensemble car nous avons trouvé là un fil rouge, une bouée de secours.
Et notre couple va beaucoup mieux. Nous savons que lorsqu’il y a une tension entre nous, il y a le rendez-vous du soir où nous confions à Marie nos émotions, nos attentes déçues, nos impatiences.”
Pour se procurer la neuvaine  

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Migrants – Quand l’Eglise se déchire autour du pape – Notre dossier pour y voir clair

Les divisions s’exaspèrent autour du pape François. Que ce soit sur Laudato si’, ou sur Amoris Laetitia, le monde catholique apparait aujourd’hui divisé, jetant anathème sur anathème, pour le plus grand bonheur du diviseur.

La question des migrants et la position du Saint-Père déchaînent des passions d’autant plus virulentes que si les débats théologiques et pastoraux ne touchent guère que les catholiques, les questions migratoires concernent la population toute entière. La virulence des partisans du pape et de ses opposants se nourrit, en outre, de vieilles haines enfouies ces dernières décennies entre des cathos stigmatisés à droite ou étiquetés à gauche.

De coup de griffe en coup de griffe, la querelle se passionne au point qu’il devient difficile d’apaiser rationnellement le débat. Fidèle à notre ligne, nous avons souhaité réunir ici les éléments les plus clairs possibles pour que chacun puisse discerner en conscience, sur un thème d’autant plus virulent qu’il doit prendre en compte la réalité humaine des migrants autant que leur réalité sociale, religieuse et politique. L’accueil du réfugié n’est pas de même nature que l’accueil du migrant conquérant. Accueillir un musulman n’est pas aussi simple qu’accueillir un chrétien, un bouddhiste, ou un athée. Pour autant, tous partagent une même dignité humaine.

Vous trouverez ci-dessous le message du pape qui a mis le feu aux poudre, puis une série de discours ou actes du Saint-Père, du Saint-Siège ou de la Curie. Nous avons ensuite rassemblé les discours hostiles et favorables au pape. Nous nous sommes limiés à la question des migrants, laissant les querelles autour d’Amoris Laetitia. Pour illustrer la difficulté réelle que pose cette tension, nous avons proposé ensuite une série d’interventions ou d’actions de prélats ou de laïcs catholiques. Enfin, pour prendre de la hauteur, nous avons recensé plusieurs réflexions de fond que nous avions publié au fil du temps.

Un dossier que nous confions à la Sainte Famille ainsi qu’à Abraham, cet araméen errant.

Message du Pape François pour la 100e journée mondiale des migrants et des réfugiés

Actes, paroles du pape, du Saint-Siège ou de la Curie

Europe – Le pape rencontre les directeurs des pastorales des migrants

UNODC – Le Saint-Siège demande un « cadre légal » pour les migrants

Angelus – Journée des migrants – L’accueil n’est pas à sens unique

@Pontifex – 3 jours de tweet dédiés aux mineurs migrants

Nouveau dicastère, les migrants chasse gardée du pape, une nouvelle révolution de palais ?

Journée des migrants, le pape invite à prendre le mal à la racine et dénonce l’exploitation des enfants

Entretien avec le cardinal Vegliò, “attirer l’attention sur la réalité dramatique des migrants”

“L’homme et la femme qui retrouvent leurs racines, qui sont fidèles à leur appartenance” pape François

Vatican – Un séminaire sur les migrants pour les évêques

ONU – Saint-Siège – Le droit de rester dans son pays précède celui d’immigrer

ONU – Saint-Siège – « chaque migrant est une personne disposant de droits fondamentaux et inaliénables, lesquels doivent être respectés ».

Pape François – « Beaucoup de camps de réfugiés sont des camps de concentration »

ONU – « Au cœur de la migration forcée, il y a un manque de solidarité »

« Mettre un terme aux causes de la migration forcée », martèle le pape

Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer – Les 4 solutions du pape contre la crise migratoire

Le Vatican s’inquiète des murs et préfère les ponts

Pour le Saint-Siège « Migration, intégration et développement sont interdépendants »

Les réfugiés sont nos frères, le Vatican organise un sommet des grandes villes européennes

ONU – Pour le Saint-Siège, sécurité des frontières et bien-être des réfugiés ne s’opposent pas

Thèses hostiles au pape

Migrants – Message du pape “un compendium de toutes les âneries”, selon Laurent Dandrieu

Eglise et migrants – Ouvrons le vrai débat – Laurent Dandrieu répond au Père Stalla-Bourdillon

Débat – La sécurité des migrants, un message du pape qui ne passe pas très bien

Rémi Brague versus pape François – “Non, la parabole du bon Samaritain ne s’applique pas aux États !”

Lettre au pape François

Un message pontifical moralement répréhensible ? La réaction de Guillaume de Thieulloy

Un Christ humanitaire ? L’abbé de Tanouarn répond au Père Stalla-Bourdillon

Tribune – Jean-Pierre Maugendre décrypte le message du pape sur l’immigration

Des chrétiens opposés à l’installation d’immigrés s’expliquent

Thèse des défenseurs du pape

Le pape et les migrants – La réponse du Père Venard à Laurent Dandrieu

Les migrants apportent une contribution essentielle à la vie de l’Eglise en Suisse

Un pape qui déroute ou qui met en déroute ? Réponse d’un lecteur à Mgr Wintzer

Le pape et l’immigration : à chacun ses responsabilités – Philippe de Saint-Germain

Immigration – Le cardinal Barbarin répond à Laurent Dandrieu

Père Stalla-Bourdillon : François et les migrants : ce que les critiques révèlent

Actes et paroles d’autres évêques, religieux ou laïcs catholiques

Accueillir les migrants n’est pas suffisant, il faut les intégrer, plaide l’archevêque de Santiago

Calais – L’Eglise nourrit les migrants

Mur, migrants, avortement, climat, les évêques américains à l’assaut de Trump

Le candidat chrétien Jean-Frédéric Poisson se positionne sur l’accueil des migrants

Les évêques australiens “soutiennent avec force ” la venue des migrants en Australie

Contre « l’islamisation de l’Europe », des milliers de catholiques polonais prient à leurs frontières

Liban – les évêques maronites favorable à un plan de rapatriement des réfugiés syrien

Cardinal Turkson – « L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet »

Immigration – Jean-Frédéric Poisson rejoint Trump

Les épiscopats allemand et français veulent utiliser leurs écoles et mouvements de jeunes pour l’accueil des réfugiés

Des enfants chrétiens harcelés par des enfants musulmans dans des camps allemands

Réflexions

Tribune – Réflexion d’un chrétien sur le devoir d’hospitalité et les camps de migrants

Afrique du nord – Les évêques rappellent que les migrants sont des personnes avant d’être une question politique

Edito #43 – Oui on peut ne pas être d’accord avec le pape, mais…

Bertrand du Boullay – Le chrétien serait-il devenu un soumis ?

Benoît XVI – Les Etats ont le droit de défendre leurs frontières et réguler les flux migratoires

Laurent Dandrieu – Père Venard versus Mathieu Bock-Coté

Crises et tensions autour du pape – L’appel à la prudence d’un moine

Mgr. Giampaolo Crepaldi, quatre critères pour orienter les politiques migratoires

Entretien – Etre enraciné et universel – Cardinal Turkson

Droit à émigrer mais aussi à demeurer dans son propre pays

Immigration et charité chrétienne en accueillir moins pour les accueillir mieux

 

 

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Prions pour Benoît XVI

Mgr Gänswein, préfet de la maison du pape et secrétaire de Benoît XVI a démeni avoir publié des nouvelles de la santé du pape émérite, mais demande toujours qu’on prie pour le pape émérite, dont la santé semble bonne “pour un homme de son âge”

InfoCatho a donc décidé de lancer une chaîne de prière pour le Saint-Père.