A la une #Culture #Doctrine / Formation

La musique sacrée en quelques mots

Puisque la France va se couvrir de musique (enfin pour une part) ce soir et que depuis quelques années les catholiques profitent de cette fête pour sortir dans la rue et évangéliser par la musique, peut-être pouvons-nous réfléchir un instant à ce qu’est la musique sacrée. 

 

        Parler de Musique cela va de soi. Parler de sacré l’est déjà un peu moins. Parler de musique sacrée nous fait entrer dans une nébuleuse encore plus floue, un fourre-tout dont l’ésotérisme ambiant actuel complique encore davantage les choses.

Pourtant il n’y a pas de sacré sans musique. De tout temps les rites sacrés sont accompagnés de musique. Chaque civilisation, même sur des tam-tams rudimentaires, entoure le sacré d’une musique qui la ritualise.

Alors qu’est-ce que le sacré ? Est sacré ce qui n’est pas profane. Est sacré ce qui est consacré, c’est-à-dire mis à part pour le “sacri-fice”. Car le sacré est d’abord un sacrifice, c’est-à-dire au sens étymologique, faire du sacré (sacrum facere). Le sacré est d’abord et avant tout cet espace mis à part où se déroule une action qui sort du quotidien. Est profane, ce qui est pro fanum hors du temple, hors de l’espace sacré, devant le temple. Profaner c’est rendre profane un espace sacré, c’est le souiller en brisant cette séparation qui le met à part. Sacraliser c’est précisément mettre à part pour le service sacré quelque chose qui de profane devient sacré.

Le propre du sacré est donc de sortir de l’espace quotidien, de l’environnement strictement ordinaire (pro fanum). Le sacré est donc ce qui est hors du temps, hors du contingent matériel. Le sacré est une rupture avec le quotidien, il est donc une transcendance de ce quotidien. Le sacré utilise des éléments d’origine profane, les consacre, les met à part. Si ces éléments sont profanés, c’est-à-dire utilisé à nouveau pour du profane, alors ils perdent leur dimension sacrée et ne peuvent plus servir à cet office sacré qui ouvre à la transcendance. Ce qui est sacré est sacré et seul ce qui est sacré peut ouvrir au sacré, seul ce qui est mis à part pour le sacrifice peut servir le/au sacrifice.

Or qu’est-ce que le sacrifice de tout temps et dans toute civilisation, sinon mettre en relation le monde humain avec le monde divin. Le sacré est ce qui permet, par la mise à part d’objets ordinaires, au profane de rencontrer le divin. Ce qui est sacré est donc ce combiné de choses profanes devenues sacrées qui montent vers le divin et le divin qui rejoint le profane par l’intermédiaire de ces choses sacrées.

Le sacré vise donc à la fois à signifier la mise à part, à marquer les frontières du profane et du divin, à auréoler le divin de ce qui lui est propre par nature, cette aura sacrée, intouchable, et enfin à permettre aux hommes de communiquer avec ce divin sacré et transcendent.

La Musique sacrée entre donc dans cette dynamique. Elle est un élément profane rendu sacré par cet usage unique au service du sacré. Elle a donc ses propres codes, ses propres règles qui n’appartiennent qu’à elle. La musique sacrée doit donc signifier le sacré du divin, signifier au profane qui approche que l’espace est sacré, à part, avertir que l’homme entre dans une autre dimension que son quotidien profane. La musique sacrée doit enfin permettre au profane de sortir de son quotidien pour entrer dans l’univers sacré et rencontrer le divin.

Tel est l’office de la musique sacrée quel que soit le sacré, quel que soit le divin. Elle vise fondamentalement à ouvrir et introduire au divin qu’elle doit nimber.

Il existe donc autant de musiques sacrées et de codes musicaux sacrés que de religions. La musique sacrée protestante est fort différente de la catholique, quel que soit l’usage intensif que les catholiques font de Bach, chantre du protestantisme, autant que de Dieu.

À partir de là il est clair que toute civilisation est marquée par sa musique sacrée car elle est le reflet même de ce qui l’a façonnée. L’architecture du Thoronet est pensée pour un certain grégorien et chanter Mozart, fut-ce une messe, dans l’abbatiale est musicalement une catastrophe. Les œuvres religieuses, sacrées, répondent tout à la fois tant à des impératifs cultuels que culturels. L’espace sacré conçu pour ces rites est donc celui qui sert de cadre aux compositeurs sacrés. Il y a une nécessaire adéquation entre l’œuvre sacrée et le lieu. Les messes de Bach ne peuvent être données partout. La musique sacrée répond à un objectif : signifier et faire entrer dans le sacré. Il faut donc pour qu’elle atteigne son but qu’elle s’inscrive dans un espace sacré, qu’elle l’habite et qu’elle signifie à l’espace lui-même qu’il est sacré. De même que l’art chrétien à façonné le paysage culturel occidental, la musique sacrée  a orienté les habitudes rituelles et collectives.

Dans son rapport au ministre de l’Éducation nationale de 2001, Régis Debray constatait « la menace de plus en plus sensible d’une déshérence collective, d’une rupture des chaînons de la mémoire nationale et européenne où le maillon manquant de l’information religieuse rend strictement incompréhensibles, voire sans intérêt, les tympans de la cathédrale de Chartres, le Dom Juan de Mozart. C’est l’aplanissement, l’affadissement du quotidien, dès lors que la Trinité n’est plus qu’une station de métro […] Le but n’est pas de remettre Dieu à l’école, mais de prolonger l’itinéraire humain à voies multiples qu’on appelle aussi culture. Traditions religieuses et avenir des Humanités sont embarquées sur le même bateau. » Il en concluait l’importance de ré-enseigner le fait religieux dans les écoles. Conclusion approuvée par le ministre Jack Lang.

 

 

Doctrine / Formation #Livres

Musique et religion dans l’entre-deux-guerres – Au-delà des sens, le sens

Au-delà des sens, le sens…..

 

« Musique, art et religion dans l’entre-deux guerres » tel est le titre ambitieux du volume paru récemment sous la double direction scientifique de Sylvain Caron et Michel Duchesneau.  Une trentaine de contributeurs, pour la plupart fort réputés (citons Robert Follon ou Pascal Lécroart) se sont penchés avec passion sur cette question, trop peu posée aujourd’hui et pourtant si emblématique d’une époque. Le titre du colloque dont cet ouvrage est issu demeure cependant ambigu. « L’Observatoire international de la création et des cultures musicales » a organisé, à l’Université de de Montréal du 9 au 11 mars 2006, un colloque intitulé : « Musique, art et religion dans l’entre-deux guerres : la construction d’une culture en pays francophone. »  De prime abord on s’attendrait à trouver dans ce volume des contributions abordant diversement les différentes formes d’art. On se demande du reste, sceptique, pourquoi isoler la musique de l’art ? Les inspirations d’Euterpe ne seraient donc pas de l’art ? Il faut, en réalité, comprendre non pas la musique, art parmi les autres, mais le rôle joué par celle-ci, dans son rapport aux autres arts (essentiellement la peinture, la littérature et la danse) pour façonner le paysage culturel. Plus largement, au fil des contributions, le lecteur, même averti, prends mieux conscience de l’influence exercée par les musiciens sur les fondements culturels d’une époque. 

            Suivant un plan fort bien agencé, cet ouvrage réussit à redonner l’effervescence d’une époque et d’un certain milieu. Bien plus qu’un simple tableau événementiel, les auteurs font ressurgir les doutes, les troubles, les questions mêmes de ceux qui écrivirent une page tout à la fois historique, artistique et philosophique. Car le fond de la question est bien là. Dans l’apparente insouciance des années folles, comme si personne ne semblait en prendre conscience, ou ne voulait le regarder en vérité, un fort mouvement tellurique disloquait la Pangée originelle. Le vieux monde était écartelé entre deux continents qui paraissaient ne plus pouvoir se rejoindre.  Conscients de cette nouvelle tectonique, les intellectuels du moment tentèrent, par le truchement de l’art, de conquérir l’autre continent. Le vieux continent, celui issu de l’ère catholique, était fortement ébranlé par le modernisme et le rationalisme. C’est donc tout naturellement autour du pape et particulièrement du motu proprio , Tra le solicitudine et du thomiste Jacques Maritain que se groupèrent les défenseurs du vieux continent. Paraissait alors au grand jour ce conflit spirituel, conflit moral et par là conflit d’esthétique.

            Voilà donc la toile de fond qui sert de décor  aux débats des différents contributeurs. Leurs interventions souvent complémentaires, n’en sont pas moins parfois contradictoires. C’est ainsi le cas des points de vue de Gilles Routhiers et Michel Steinmetz. Remarquons cependant que l’acharnement (fort peu documenté) de G. Routhiers  à faire passer le pape Pie X pour un demeuré n’est guère crédible et discrédite une thèse jamais argumentée, sans aucune référence et toujours empirique et péremptoire. À l’inverse la démonstration du père Steinmetz  semblerait  trop pro domo si elle n’était minutieusement référencée et fort critique. 

            N’en demeure pas moins qu’il convenait de décortiquer l’encyclique Tra le solicitudine pour comprendre, dans un contexte particulier, l’effervescence qui vit le jour autour de l’art sacré et particulièrement de la musique. Le contexte historique, bien rappelé dans son lien avec la production musicale, les conditions morales, spirituelles et sociétales de la création artistique finement posées, il convenait ensuite d’illustrer concrètement ce bouillonnement. Plus qu’une illustration, ce furent des morceaux choisis, parce qu’emblématiques des problèmes posés ou des auteurs considérés. Notons cependant, à ce niveau, une réelle inégalité des contributions – comme c’est souvent le cas lors de colloques. La première partie du volume, comme la dernière, sont de haute, voire de très haute tenue (particulièrement l’apport de Robert Follon), tandis les autres sont plus irrégulières voire singulièrement creuses par moments.

                En quelques mots, on peut dire, au-delà de ces dernières restrictions, que ce recueil permet une véritable mise en lumière d’une époque riche et complexe. Les spécialistes y découvriront quelques perles peut-être, mais apprécieront sûrement cette mise en perspective enrichissante. Les néophytes, sauf quelques passages philosophiques ardus, pénétreront assez facilement au plus intime des artistes et se poseront avec eux la question la plus cruciale qui soit, celle du sens. Peut-être, grâce à ce colloque, trouveront-ils eux aussi de quoi avancer une réponse.

 

Sylvain Carron, Michel Duscheneau (sd) : Musique Art et religion dans l’entre-deux-guerres, Symétrie

A la une #Doctrine / Formation #Livres #NLH

Monsieur Onfray au pays des mythes – Recension de la Refutatio du Pr Salamito

“Onfray l’imposture d’une star ou l’obscurantisme des temps modernes” aurait pu être notre titre de la recension de la Refutatio du Pr Salamito, sur le dernier livre de Michel Onfray, Décadence.

Michel Onfray est un nom porté par les médias comme une des grandes références intellectuelles de la fin du XXe siècle et du début du XXIe.

Il faut pourtant reconnaître qu’hormis une œuvre de vulgarisation et de nombreuses positions données avec la seule autorité de son aura médiatique, il n’existe pas de pensée qui lui soit propre. Si Michel Onfray est d’un courant, il n’est pas une école de pensée. Connu pour ses positions souvent radicales sur la politique ou la religion, il oscille entre diverses tendances, le laissant d’un certain côté insaisissable et par là libre. Il a récemment déconcerté ses pires ennemis, les chrétiens, par ses positions anthropologiques relativement proches d’eux dans ses oppositions aux différentes innovations sociétales.

Son ouvrage récent, Décadence, les prend à nouveau de plein fouet, renouant avec ses vieux fantômes anti-chrétiens. Un temps cité volontiers par ses plus farouches opposants, il s’est radicalement éloigné dans un procès à charge contre eux et leur fondateur supposé, Jésus, à moins que ce ne soit Paul.

Décadence, porte bien son titre en ce qu’il laisse le lecteur décontenancé par la pauvreté intellectuelle de son contenu. Un réquisitoire violent contre le christianisme, catholicisme en tête cela va de soi, pour une plaidoirie saisissante de – j’ose le mot – malhonnêteté. Pour un tout autre auteur nous aurions pu parler d’ignorance crasse, mais le grand Onfray ne peut pas ne pas avoir intentionnellement truffé son ouvrage de tant d’erreurs, aussi grossières parfois.

A moins que le mythe Onfray ne soit une véritable imposture. C’est en tout cas la question que l’on se pose à la lecture de la refutatio à laquelle se livre le Professeur Salamito. Titulaire de la chaire d’histoire du christianisme à la Sorbonne, Jean-Marie Salamito, s’est vu interpeler par nombre de lecteurs de Décadence, sur la charge aux allures scientifiques de Michel Onfray contre les premiers temps du christianisme à commencer par la remise en cause de l’historicité du Christ Lui-même.

Il faut être infiniment reconnaissant à Jean-Marie Salamito de s’être « appuyé » la lecture de ce qu’il convient d’appeler avec l’historien, un univers de mythes. Une très mauvaise copie d’étudiant inculte qui n’aurait pas valu la peine d’une mise au point si l’auteur n’avait eu une telle audience. Et en ce sens, le travail méritoire du successeur de Marrou est une véritable refutatio. En publiant Monsieur Onfray au pays de mythes (Ed. Salvator), ce spécialiste de saint Augustin renoue avec un premier écrit de réfutation, paru il y a quelques années pour rétablir, une fois encore, la vérité suite à une série d’émissions sur Arte. Comme pour les chevaliers de l’Apocalypse, Jean-Marie Salamito est poussé par un devoir de vérité.

« Répéter que Jésus est un concept, noyer sa réalité dans les fictions de quelques apocryphes ou dans les anachronismes d’artistes très postérieurs à l’Antiquité, c’est ce que fait Décadence en de nombreuses pages. » Assénant des vérités qui n’en sont pas, tronquant ses références, jouant de l’amalgame ou de l’anachronisme, ne reculant pas devant ses propres contradictions, Michel Onfray pontifie avec l’autorité de sa réputation, espérant que personne n’irait sans doute vérifier ses dires.

Il est malheureusement tombé sur un spécialiste, un historien qui use de méthode et démonte ses arguments d’autorité point par point en utilisant et vérifiant les sources, les contextualisant (ce que ne fait pas Onfray). On y découvre des erreurs aussi grossières que se tromper de nom de personnages, faire assassiner deux fois à un an d’intervalle un opposant de Constantin, le deuxième grand méchant de service après Paul, le névrosé sexuel. L’avorton de Dieu, un impuissant qui a névrosé l’univers tout entier. Jésus un concept inventé, sans vérité historique. Saint Augustin le guerrier n’est pas le moins mal traité par l’orgueil de Monsieur Onfray qui regarde de très haut celui qui demeure l’un des plus grands penseurs de tous les temps, n’en déplaise au « philosophe de Caen ». L’énumération ridiculisante dont use et abuse Michel Onfray lui sert d’argument scientifique, là où Jean-Marie Salamito n’hésite pas à retraduire du grec, replacer dans le contexte historique et littéraire. « Une telle rhétorique relève de l’obscurantisme et de la démagogie », conclut le Professeur Salamito qui ne peut que relever la cible réelle de cet ouvrage, les chrétiens d’hier et d’aujourd’hui « coupables de croire en un Jésus mythique, d’écouter un apôtre névrosé, d’être antisémites, d’avoir éclipsé la philosophie et de déserter la vie. Les chrétiens de l’Antiquité, toujours pris en bloc, sans la moindre nuance, sont aussi accusés d’avoir, tels les Vandales, usé de violence partout où ils passaient ». Ainsi se résume la pensée de Michel Onfray que Jean-Marie Salamito s’attache à réfuter avec la précision scientifique de l’honnêteté intellectuelle.

A l’inverse, le chercheur conclut : « Au nom de la connaissance vous avez accumulé les ignorances. Au nom de la critique et de la déconstruction, vous avez gonflé des baudruches et diffusé des mythes. »

Comment ne pas imaginer que ce que Michel Onfray fait ici dans un domaine passé au crible de la vérité scientifique, il ne le fait pas ailleurs, voire systématiquement ? Si Jean-Marie Salamito se refuse à porter un jugement au-delà de son domaine de compétence, le lecteur, lui, est conduit à se poser de sérieuses questions sur l’honnêteté intellectuelle du philosophe. La baudruche ne serait-elle pas le philosophe lui-même ? « Vous avez fait feu sur un objet de votre propre imagination » rétorque l’historien au philosophe.

 

Mais ce travail de réfutation comporte pour tout lecteur un immense bienfait au-delà de la controverse.  En moins de 150 pages, Jean-Marie Salamito éclaire les Évangiles et les premiers temps du christianisme du regard de l’historien. Une véritable leçon utile pour mieux connaître et comprendre un univers plus lointain qu’il n’y paraît et, Michel Onfray en est la preuve, souvent objet de confusions ou de mythes. A qui voudrait se tenir loin de la polémique, cet ouvrage, outre le consternant rappel de la pauvreté de Décadence, serait d’un profit tant culturel que spirituel.

Monsieur Onfray au pays des mythes, ed Salvator, 2017

Jean-Marie Salamito, normalien, agrégé de lettres classiques, est professeur d’histoire du christianisme antique à la Sorbonne (Paris-IV). Spécialiste de saint Augustin, il a publié Les virtuoses et la multitude (Éditions Jérôme Millon) et Les chevaliers de l’Apocalypse. Réponse à MM. Prieur et Mordillat (Lethielleux/DDB). Il a récemment codirigé avec Bernard Pouderon et Vincent Zarini, chez Gallimard, le volume de la Pléiade consacré aux Premiers écrits chrétiens.

A la une #Doctrine / Formation #Théologie

Dans le livre des psaumes, on trouve comme un remède pour la santé du genre humain – Saint Ambroise

Bien que toute la sainte Écriture exhale la grâce, c’est surtout vrai du savoureux livre des psaumes. En effet, Moïse lui-même, qui nous a raconté en prose l’histoire des anciens, lorsqu’il a fait passer la mer Rouge à leur peuple par une merveille mémorable, voyant le roi Pharaon s’engloutir avec ses troupes, dépassa encore son génie (parce qu’il avait réalisé ce qui dépassait les forces humaines) et chanta au Seigneur un cantique triomphal. Sa sœur Marie, prenant à son tour le tambourin, excitait ses compagnes en disant : Chantons le Seigneur, il s’est couvert de gloire ; le cheval et le guerrier, il les a jetés à la mer.

 ~

L’histoire éduque, la loi enseigne, la prophétie annonce, la réprimande châtie, la morale persuade : dans le livre des psaumes, on trouve l’avancement de tous et comme un remède pour la santé du genre humain.

Il suffit de les lire pour avoir de quoi guérir les blessures de sa souffrance par un remède approprié. Il suffit de vouloir les considérer pour découvrir, comme dans un gymnase ouvert à toutes les âmes et comme dans un stade consacré à l’exercice des vertus, les différents genres de combats qui nous attendent ; et l’on peut y choisir celui auquel on se juge le plus apte et par lequel on remportera plus facilement la couronne.

Si quelqu’un cherche à récapituler l’histoire des anciens et veut en suivre les exemples, il possède, résumé dans un seul psaume, tout l’enchaînement de cette histoire, afin de garder ce trésor dans sa mémoire grâce au résumé fourni par cette lecture. Si quelqu’un veut découvrir la force de la loi, qui réside tout entière dans ce lien qu’est la charité (car celui qui aime son prochain a parfaitement accompli la loi), qu’il lise dans les psaumes avec quel amour du prochain, pour repousser l’injure faite à tout le peuple, un seul homme s’expose à de grands dangers ; il y découvrira que la gloire de l’amour n’est pas inférieure au triomphe de la bravoure.

 ~

Quant à la vigueur de la prophétie, que puis-je en dire ? Ce que d’autres ont annoncé de façon énigmatique, ne semble avoir été promis de façon publique et évidente qu’au seul David, à savoir que le Seigneur Jésus naîtrait de sa descendance, car le Seigneur lui a dit : C’est le fruit de tes entrailles que je mettrai sur ton trône. Aussi dans les psaumes ne voyons-nous pas seulement Jésus qui naît pour nous ; en outre, il y endure dans son corps cette passion qui nous sauve, il s’y endort dans la mort, il ressuscite, il monte au ciel, il s’assied à la droite du Père. Ce que personne parmi les hommes n’avait eu l’audace de dire, ce prophète est le seul à l’avoir annoncé ici ; et plus tard, c’est le Seigneur lui-même qui l’a proclamé dans l’Évangile.

Qu’y a-t-il de meilleur qu’un psaume ? C’est pourquoi David dit très bien : Louez le Seigneur, car le psaume est une bonne chose à notre Dieu, louange douce et belle ! Et c’est vrai. Car le psaume est bénédiction prononcée par le peuple, louange de Dieu par l’assemblée, applaudissement par tous, parole dite par l’univers, voix de l’Église, mélodieuse profession de foi, complète célébration par la hiérarchie, allégresse de la liberté, exclamation de joie, tressaillement d’enthousiasme. Il calme la colère, éloigne les soucis, soulage la tristesse. Il nous protège pour la nuit, il nous instruit pour le jour. Il est bouclier des craintifs, fête des hommes religieux, rayon de tranquillité, gage de paix et de concorde. Comme une cithare, il réunit en un seul chant des voix diverses et inégales. Le lever du jour répercute le psaume, et son déclin en résonne encore.

 ~

Dans le psaume, enseignement et agrément rivalisent ; on le chante pour se réjouir et en même temps on l’apprend pour s’instruire. ~ Lorsque tu lis les psaumes, que de richesses tu rencontres ! Lorsque je lis dans les psaumes : Cantique pour le bien-aimé, je suis embrasé par un désir d’amour divin. Chez eux, je trouve rassemblés la grâce des révélations, les prophéties de la résurrection, le trésor des promesses. Chez eux, j’apprends à éviter le péché, je désapprends la honte de faire pénitence pour mes fautes.

~

Qu’est-ce donc que le psaume ? C’est un instrument de musique dont joue le saint Prophète avec l’archet du Saint-Esprit et dont il fait résonner sur la terre la douceur céleste. Avec les lyres et leurs cordes, c’est-à-dire avec des restes morts, il rythme les voix différentes et inégales et dirige le cantique de louange divine vers les hauteurs du ciel. En même temps, il nous enseigne qu’il faut commencer par mourir au péché, qu’ensuite seulement il faudra exercer les œuvres des différentes vertus qui feront parvenir jusqu’au Seigneur l’agrément de notre piété.

 

 ~

David nous a enseigné à chanter intérieurement, à psalmodier intérieurement ; c’est ainsi que Paul lui-même chantait, puisqu’il dit : Je prierai avec mon esprit, mais je prierai aussi avec mon intelligence, je psalmodierai avec mon esprit, mais aussi avec mon intelligence. David nous enseigne encore à orienter notre vie et nos actions vers la perspective des biens d’en haut, de crainte que le plaisir qu’on éprouve à chanter n’excite les passions du corps, car celles-ci, bien loin de racheter notre âme, l’appesantissent.
C’est ainsi que le saint Prophète David se rappelle que son âme doit psalmodier pour son rachat, lorsqu’il dit : Je jouerai le psaume pour toi, Dieu, sur la cithare, Saint d’Israël ! Mes lèvres jubileront lorsque je chanterai pour toi, et mon âme que tu as rachetée.

Commentaire sur le psaume 1, Saint Ambroise

A la une #En France #NLQ

InfoCatho célèbre le Sacré Cœur

En cette solennité du Sacré Coeur si importante pour le monde, notre pays et pour la conversion des cœurs, InfoCatho vous propose une journée spéciale Sacré Cœur avec la reprise de certains articles, la mise en avant des initiatives françaises et nationales et ben entendu notre chaîne de prière pour la France en ce mois consacré au Sacré Cœur.

Belle et sainte fête

 

Edito 33 La France et sa vocation au Sacré Coeur

Nous allons célébrer cette semaine la solennité du Sacré Cœur de Jésus. Une fête qui revient au goût du jour après avoir été décriée, politisée puis oubliée. Cette fête liturgique est aussi une dévotion, c’est-à-dire, comme le rappelle saint François de Sales dans son Introduction à la vie dévote, un degré éminent d’amour sacré. La dévotion n’est en rien une piété magique ou superstitieuse. Loin d’attendre une récompense, un cœur dévot se consume d’amour pour l’objet de sa dévotion. Dans l’antique Rome, la dévotion est une forme particulière de vœu. On se voue à la divinité. La conception chrétienne de la dévotion est, au sens fort, le don de son âme par amour, la consécration même de son désir amoureux. Ainsi consécration et dévotion au Sacré Cœur sont un seul et même mouvement de don de soi. Mais l’amour qui préside au don a ceci de particulier qu’il est un mouvement qui suppose aussi de recevoir. Ainsi la dévotion n’est-elle pas une soumission servile, mais l’échange amoureux de don et contre don entre le dévot et l’objet religieux de sa dévotion. Cet échange n’est pas de la même intensité s’il s’agit d’un saint, fût-ce la Sainte Vierge, et l’une des personnes de la sainte Trinité.

La dévotion au Sacré Cœur est, par excellence, une dévotion amoureuse qui exprime avec une intensité particulière l’amour de l’amour même qu’est ce Cœur qui a tant aimé les hommes. Mais il s’agit d’un cœur transpercé, un Cœur qui a souffert par amour. La dévotion au Sacré Cœur n’est pas un amour éthéré et désincarné. Il est dévotion, c’est-à-dire qu’il comprend en lui un lien particulier à la souffrance même de ce Cœur, non par dolorisme masochiste, mais par la conscience émerveillée de de ce qu’a dû être l’intensité amoureuse de ce Cœur pour accepter de tant souffrir alors qu’un mot lui eut suffi pour réduire à néant ses bourreaux. Oui, la dévotion au Sacré Cœur est un émerveillement passionné devant ce que ce sacrifice sanglant signifie d’amour pour chacun et pour l’humanité. La dévotion comprend une infinie reconnaissance qui place l’homme tout autant dans la plaie du côté du Christ qu’à ses pieds. Par cette dévotion, l’Homme se reconnaît à la fois infiniment petit et débiteur face à la majesté divine. Il ne peut que rester contrit, humble et reconnaissant, sans pourtant être écrasé, parce qu’il contemple en même temps que la distance entre lui et la pureté infinie de la gloire divine, l’amour qui, le relevant, le hisse des divins pieds au divin Cœur, jusqu’au glorieux visage dont il est l’image restaurée. Petit et grand dans un seul mouvement de contemplation de ce Cœur qui remet l’homme à sa juste place de créature, mais de créature sauvée parce qu’infiniment aimée.

Aussi cette dévotion appelle à une consécration qui unit le dévot non seulement au Christ, mais particulièrement à la mission même de ce Sacré Cœur qui a accepté de se perdre Lui-même, pour le salut, c’est-à-dire le bonheur éternel de l’homme déchu par son orgueil qui le voulait comme Dieu. La consécration invite celui qui est fasciné par cette démarche amoureusement douloureuse du Christ, à entrer à son tour dans cette communion au Sacré Cœur, c’est-à-dire à cette participation particulière à l’œuvre salvifique du Cœur transpercé. Si une telle démarche semble surréaliste et impossible à vue humaine (et elle l’est), il n’est rien de plus simple pourtant, puisqu’il s’agit de tout remettre, avec une confiance et un abandon total, à la sagesse de Dieu. Comment ne pas faire confiance, en tout, à Celui qui a accepté de tout endurer, avec succès, pour nous ? Ainsi la spiritualité du Sacré Cœur est-elle la simple dévotion du quotidien de tout chrétien qui cherche à faire, comme le Christ, la volonté du Père, qui, comme saint Paul, espère pouvoir dire « ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ». Et là, en effet, c’est impossible à l’homme seul tant ses réticences, ses peurs et finalement son manque de confiance amoureuse l’entravent dans son carcan sécuritaire. Comme si Dieu ne ferait pas au moins aussi bien que nous. Si la dévotion au Sacré Cœur est l’amour reconnaissant de cet époustouflant sacrifice amoureux, la consécration est le double mouvement de réponse du dévot à cette démarche amoureuse du Christ et de supplication de son aide pour être à la hauteur amoureuse d’un tel don. Par la consécration, le Sacré Cœur Lui-même s’engage à nous porter sur son Cœur pour nous permettre de répondre, toujours plus librement, à son invitation à la perfection amoureuse. Ainsi, comme le dit saint Cyprien aux martyrs, c’est le Christ qui combat en vous.

Pour nous, Français, cette dévotion prend une connotation nationale particulière qui lui a valu d’être parfois récupérée politiquement. Mais le Sacré Cœur, en demandant à tant de reprises la consécration du pays, ne l’entendait-il pas lui-même ainsi, à la lumière cependant d’un rapport juste entre le spirituel et le matériel ? Une vision théologique de la politique n’est nullement une conception théocratique de la cité. Le Christ veut la France en son Cœur, c’est-à-dire qu’il attend, d’une façon particulière et mystérieuse, que chaque Français vive de la sève même de cet amour émerveillé de son sacrifice salvateur. Pourquoi ? Pourquoi le Christ désire-t-il si particulièrement cela des Français ? Sans doute parce que la véritable vocation de la France est à chercher dans ce Cœur qui a tant aimé le monde et qui a voulu donner, sur son sol, cette aide insurpassable pour le salut et tellement porteur d’espérance qu’est la consécration à son divin Cœur.

C’est dans cette veine qu’InfoCatho a invité ses lecteurs tout au long de ce mois de juin à mieux connaître cette « dévotion » et à prier pour la France le Sacré Cœur.

Retrouver notre lettre d’actualité complète à partir de ce lien :
Edito #33 : « Sacré-Cœur ou la vraie vocation de la France ? »

Voir les archives de nos synthèses hebdomadaire :

A la une #En France #NLH

“Si le Sacré Cœur ne sauve pas la France, personne ne le fera” Mgr Rey

Il y a quelques années, lors d’une visite de notre évêque Monseigneur Rey au Luc-en-Provence, alors que quelques personnes lui confiaient leur interrogation sur la pertinence aujourd’hui de confier notre pays au Sacré-Cœur, il répondait du « tac-au-tac » : « si le Sacré-Cœur de Jésus ne sauve pas la France, personne ne le fera ! »

Mais, si confier notre pays est non seulement beau mais capital, cela passe par notre relation, notre offrande personnelle à ce même Sacré-Cœur.

Notre Seigneur Jésus-Christ disait lors d’une apparition à Sainte Marguerite-Marie au sujet de son Sacré-Cœur : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qui n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour (ndlr : l’Eucharistie) »

Ainsi, ce mois particulièrement, essayons de rallumer le feu de notre amour pour Son Sacré-Cœur, plaçons dans notre quotidien des moments privilégiés de dialogue amoureux avec Lui. Tel saint Jean, choisissons des moments précis où nous exprimons notre désir de poser notre tête sur sa poitrine.

Mais laissons ce feu gagner notre entourage ! Soufflons sur ce brasier naissant pour qu’il gagne vos vies conjugales, priez et consacrez vos couples au Sacré-Cœur, puis vos familles, en vous entourant de vos enfants pour le prier ! Confiez-lui vos foyers, en lui faisant un trône dans vos demeures, et en sollicitant vos prêtres pour vivre l’ « intronisation du Sacré Cœur » dans vos maisons, magnifique dévotion qui avait enflammé d’amour les familles françaises il y a 100 ans !

Vivons ensuite ensemble le renouvellement de la consécration de nos paroisses au Sacré-Cœur, qui aura lieu ce mois-ci, et confions aussi, bien sûr, nos municipalités. Ainsi, naturellement, l’issue est de ne rien désirer d’autre que de confier notre pays à son amour débordant. J’ai surpris quelques familles de la paroisse disant d’un seul cœur, enfants et parents, cette prière « Seigneur Jésus, donnez-nous un Roi selon votre Cœur ». Que nous demandions un roi ou pas, au moins, si nous faisons ce pari de demander dans notre prière quotidienne, personnelle mais surtout familiale, des dirigeants selon son Cœur ? En nous rappelant la grande grâce qu’a vécu le Pérou cette année, de voir son président consacrer officiellement le pays au Sacré-Cœur de Jésus, ou alors celle de la Pologne, dont le fils du premier ministre vient d’être ordonné prêtre, notre pays vaut bien lui-aussi la grâce d’être dirigé par des amis du Christ !

« Oh ! ! Qui dira le bonheur de l’humanité si tous, individu, familles, Etats, se laissaient gouverner par le Christ ! » (Pie XI, Quas Primas).

Et bien, commençant par nous, agissons et prions pour nous laisser gouverner par le Sacré-Cœur, car nous devons oser le bonheur !

P. Anthony

 

 Source

Rejoignez notre chaîne de prière du mois de juin au Sacré Coeur

En France #NLQ

Supplique pour la consécration de la France au Sacré Coeur

Une supplique a été adressé à 120 évêques et 3 cardinaux, pour demander la consécration de la France au Sacré-Cœur.

 

Vous trouverez ici le texte de la supplique et en suivant une neuvaine proposée  cette intention jusqu’au 23 juin

Monseigneur,

En cette année du centenaire des apparitions de Notre Dame de Fatima, nous percevons dans le Peuple chrétien de France une attente pour une consécration de notre pays au Sacré Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie. Notre Seigneur a bien voulu révéler son Sacré Cœur à la France en 1689, comme source de grâces pour notre pays, par la médiation de Sainte Marguerite-Marie. Ce désir de consécration de la France au Sacré Cœur de Jésus trouve aussi sa source dans les exemples très récents de consécrations officielles de pays tels que la Pologne, l’Angleterre et le Pays de Galles, le Pérou, le Congo, le Ghana, et bientôt le Canada. A l’image des promesses de notre baptême comme prêtre, prophète et roi que nous renouvelons à la veillée pascale, une consécration au Sacré Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie raviverait les promesses du baptême de la France par l’évêque Saint Rémi en 496. Elle pourrait se perpétuer chaque année le jour de la fête du Sacré Cœur, pour un renouveau de la foi dans le cœur des Français. Cette démarche contribuerait également à bâtir l’unité du Peuple de Dieu en France autour de ses bergers, unité commandée par le Christ à la veille de sa mort sanglante : « Soyez un comme nous sommes un ». Elle serait un acte fort, non seulement pour la France, mais aussi pour l’Europe. Elle montrerait qu’il est illusoire de vouloir s’émanciper de nos racines chrétiennes sans tomber dans la tentation du néant. A l’écoute des demandes de la Vierge Marie à Fatima ou à La Salette, nous, Chrétiens Catholiques de France, prenons conscience qu’il est dans notre plus grand intérêt de choisir Jésus comme Roi de nos vies et de revenir à l’adoration de son Sacré Cœur, car « Jésus Christ est Roi et Seigneur à la gloire du Père » (Ph 2,11). L’encyclique Quas Primas de la Doctrine Sociale de l’Eglise nous enseigne clairement qu’en proclamant : « l’autorité royale du Christ dans la vie privée et dans la vie publique, des bienfaits incroyables seraient donnés par surcroît : une juste liberté, l’ordre et la tranquillité, la concorde et la paix, se répandraient infailliblement sur la société tout entière. » Cette supplique vous est adressée personnellement ainsi qu’aux autres évêques de France. Nous y joignons une liste de signataires qui ont bien voulu témoigner de leur adhésion à cette demande.

 

Dans l’attente d’une réponse personnelle pour votre diocèse ou collégiale pour la France, soyez assuré, Monseigneur, de notre amour de l’Eglise et de nos prières pour vous et votre ministère

Neuvaine proposée jusqu’au 23 juin

Neuvaine au Sacré Cœur pour la consécration de la France

 

I – O Jésus, qui avez dit : « En vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira », voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce de …
Pater, Ave, Gloria
Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

II – O Jésus, qui avez dit : « En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l’accordera », voici qu’en votre Nom je demande la grâce de ….
Pater, Ave, Gloria
Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

III – O Jésus, qui avez dit : « En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », voici qu’en m’appuyant sur l’infaillibilité de vos saintes paroles je demande la grâce de…
Pater, Ave, Gloria
Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance et j’espère en vous.

Prière : O Coeur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous et de la France, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons, par l’intercession du Cœur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.

 

A la une #Doctrine / Formation

Découvrez la garde d’honneur du Sacré Coeur

 

L’heure de présence au Coeur de Jésus

La Garde d’Honneur du Sacré Coeur est une association internationale qui propose à ses membres d’assurer une Heure de Présence quotidienne, à l’heure qui leur convient et , sans quitter leurs occupations, de se rendre en esprit au Tabernacle afin d’offrir au Coeur de Jésus leurs pensées, actions, paroles, joies et peines, et surtout le désir de Le consoler. Ainsi lui rendent-ils “un culte continuel de Gloire, d’Amour et de Réparation pour la blessure qu’il reçut visiblement par la lance sur l’arbre de la Croix, et pour celle qu’il reçoit invisiblement chaque jour, par l’oubli, l’ingratitude et les péchés des hommes” (Art. 1 des statuts de l’association de l’Heure de Présence au Coeur de Jésus)

Le but de cette association est d’obtenir qu’à toutes les heures du jour des chrétiens fervents soient attentifs à l’amour actuel du Seigneur pour chacun d’eux et pour leurs frères.

Pour qu’ils soient saints !

Devenir saints ?… C’est ce que Dieu veut pour chacun de nous : que nous devenions ” parfaits comme notre Père des Cieux est parfait” ( cf Mt5,48), afin que nous puissions nous retrouver dans la plénitude de Sa présence et de Son Amour. La “sainteté”…Un vaste “programme” qui peut faire peur et même décourager… Même si l’Evangile du Christ est le Chemin qui nous mène vers le Père, parfois il peut nous sembler que nous sommes bien trop petits et faibles pour y arriver. Alors par où commencer ? Les gardes d’honneur ont dans leur démarche de présence auprès du Coeur  de Christ une réponse toute trouvée, une sorte de “petit chemin” sûr, où il est possible, heure après heure, pas après pas, d’avancer et de progresser. Se tenir près du Coeur de Jésus, pour L’aimer et Lui témoigner notre envie de Le consoler, même si nous n’y arrivons pas toujours, c’est un peu nous rapprocher du soleil pour en prendre toute la chaleur. Le Christ, soleil de nos vies, irradie peu à peu en nous, et à travers nous…Pour que justement ce ne soit “plus moi qui vit” mais ” le Christ qui vit en moi” ( cf. Ga2,20). Or le Christ est le Seul Juste, le Seul Saint…Il nous sanctifie ainsi tout entiers, si nous Lui laissons la place dans nos coeurs et dans nos vies. En Lui donnant cette possibilité d’agir dans nos vies, au moins une heure par jour,Il peut accomplir Son Oeuvre de Salut en nous, et pour le monde, et nous vivons alors ce que nous disons dans la prière d’offrande de notre heure : “Avec Toi, “pour eux je me santcifie afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifié en vérité” (Jn17,19)”.

Vous désirez en savoir plus sur la Garde d’Honneur :

-Sur Internet : www.gardedhonneurdusacrecoeur.org

         e-mail : gdh.paray@free.fr

– Par courrier :
Soeur Marie Chantal
Monastère de la Visitation
13, Rue de la Visitation
71600 Paray-le-Monial
Tél : 09-54-96-47-90

 Sœur Marie du Sacré-Cœur Bernaud (1825-1903)

Née à Besançon en octobre 1825, Marie-Constance Bernaud, malgré un goût pour la vie religieuse fut mariée à 15 ans avec M. Thieulin qu’elle réussit à convertir et qui mourut chrétiennement en 1846. Devenue veuve, elle revint à Besançon et une retraite faite à la Visitation de Bourg décida de sa vocation. Elle prit l’habit en novembre 1849 et fit profession en avril 1851. Titulaire du brevet, elle fut une des maîtresses les plus appréciées du pensionnat de la Visitation. Ses élèves, frappées de son état surnaturel, la surnommaient Sœur du Pur Amour. Tombée malade, elle fut guérie totalement après une neuvaine au Sacré-Cœur et à la bienheureuse Marguerite-Marie. En 1863, la communauté de Bourg se consacra au Sacré-Cœur et la sœur Bernaud eut la vision d’un cadran où le centre était occupé par le cœur de Jésus et les heures par les noms de ceux qui s’engageaient à consacrer une heure à l’adoration du Sacré-Cœur. Un premier cadran fut réalisé avec le nom de chacune des sœurs. De nombreuses et pieuses personnes demandèrent à être inscrites sur le cadran dont Mgr de Langalerie qui voulut être un des premiers membres de l’œuvre qu’il érigea en confrérie de la Garde d’Honneur du Sacré-Cœur de Jésus. L’œuvre se répandit dans le monde entier et Mgr Marchal demanda l’approbation du pape Léon XIII qui érigea la Garde d’Honneur en archiconfrérie avec son centre au monastère de la Visitation de Bourg. Sœur Marie du Sacré-Cœur fut l’âme de la Garde d’Honneur par ses lettres et ses billets zélateurs qu’elle continua à rédiger jusqu’à la veille de sa mort le 2 août 1903.

Source

En savoir plus sur le site de la garde d’Honneur

A la une #Tribunes et entretiens

Du consumérisme au Sacré-Coeur

Alors que nous sommes en plein mois du Sacré-Cœur, une spiritualité bien souvent oubliée, voire galvaudée, peut-être n’est-il pas inutile de regarder notre quotidien à la lumière du Sacré Cœur

Aujourd’hui en effet l’année n’est plus rythmée par la vie religieuse. Aucun impératif supérieur à l’homme ne lui impose de rythme, de régularité. C’est ainsi que d’autres impératifs se sont progressivement substitués aux anciens, dessinant peu à peu de nouveaux cadres de vie. Nous savons combien la dictature de l’économie a imposé ses règles. La concurrence oblige les petits commerçants à ouvrir le dimanche et les jours fériés. Pourtant, si l’on y regarde de plus près, le dimanche n’augmente pas le pouvoir d’achat des consommateurs. Pour la ménagère, son budget est le même qu’elle le dépense le dimanche ou le mardi. Le problème est donc ailleurs. Reconnaissons-le, même si l’exemple reste caricatural, nous préférons avoir du pain frais et des croissants chauds le dimanche matin plutôt que du pain de la veille. Pour notre confort, nous préférons faire travailler le boulanger ce jour-là. Sans nous en rendre compte, nous sommes en fait largement complices de cette dictature de l’économie, complices par passivité, par conformisme, par habitude, par ignorance aussi.

Ce qui est valable pour le dimanche l’est pour bien des aspects de la vie civique et économique. Nous pouvons lever les bras au ciel parce que le monde va mal et ne cesser de s’enfoncer dans un marasme d’immoralité et d’égoïsme, mais ne nous voilons pas la face, nous y prenons confortablement notre part. La doctrine sociale de l’Eglise, ce sont certes de grands principes puisés à la source de la Parole biblique, principes universels que nous aimerions voir inspirer nos dirigeants économiques, politiques ou encore les médias, mais ce sont d’abord et avant tout des règles de vie élémentaires pour le citoyen lambda, pour le consommateur moyen, pour le travailleur ordinaire que nous sommes tous. Je peux brandir la dignité de l’homme, si je satisfais mon plaisir matinal du dimanche au détriment du repos dominical du commerçant, ce ne sont que des mots vides de contenu. Je peux généreusement plaider pour le bien commun, si je ne fais pas un effort d’économie d’énergie, je ne suis qu’un beau parleur qui se donne bonne conscience. Evidemment il est toujours plus facile de se mobiliser pour des grandes actions généreuses et ponctuelles que de s’astreindre quotidiennement à une hygiène de vie. Car le fond du problème est là. C’est sur notre mode de vie quotidienne que repose la doctrine sociale de l’Eglise. Les grandes idées, les grandes réalisations appartiennent aux patrons (des grandes surfaces par exemple), aux responsables, aux syndicats, aux politiques, aux médias, d’accord. Mais si personne ne va faire ses courses le dimanche, les magasins fermeront. Ce n’est pas le président de la République qui va venir éteindre les lumières de mon appartement. Je ne suis pas obligé de regarder des émissions lamentables, je peux même, en tant que consommateur, dire ce que j’en pense. Combien de fois entendons-nous : « Il n’y a rien à la télé, ces émissions ne valent rien ? » Soit, très bien ! Disons-le aux intéressés, cessons de regarder ces programmes. À notre niveau nous sommes acteurs. Alors bien sûr, seul chez soi avec ses économies d’eau, à se priver de son croissant chaud du dimanche, on a l’impression d’être une goutte d’eau dans l’océan, mais si déjà on ne met pas cette goutte d’eau c’est une en moins. N’attendons pas que le voisin commence, ça ne nous regarde de toute façon pas. C’est David contre Goliath, certes, mais pour nous chrétiens c’est une obligation morale ; mais c’est une obligation contraignante parce qu’exigeante et empreinte de sacrifice. Une exigence qui demande un véritable travail sur soi, travail d’ouverture aux autres d’abord. Ce que je fais nuit-il aux autres ? Est-ce nécessaire, utile, agréable ? C’est le principe le plus élémentaire du Bien Commun. Mon bien ne peut se faire au détriment d’autrui. Or comme nous ne vivons pas seuls, le moindre de mes actes rejaillit sur la communauté tout entière. Un excès de vitesse qui entraîne un surcroît de consommation d’énergie, en soi ce n’est rien, mais cette infime goutte d’eau rejoint les autres. Si nous sommes appelés à œuvrer pour changer le monde, Dieu soit béni et allons-y. Mais là où je suis, dans mon quotidien, dans l’éducation que je donne à mes enfants, dans l’exemple de ma vie citoyenne, repose la pierre que je suis appelé à travailler pour la construction de l’édifice tout entier. Mais prenons garde à ne pas renverser l’équilibre en tombant dans le pharisianisme. Il y des professions, ou des cas de nécessités à travailler le dimanche. De même comme nous l’évoquions dans une autre chronique, il y a parfois le mieux possible qui n’est pas exactement encore le bien parfait. C’est pourquoi notre conduite de consommateur est au carrefour d’un ensemble d’impératifs qu’il convient d’équilibrer et de discerner.

Malheureusement, nous sommes tellement pris dans le tourbillon du monde ambiant que nous ne pensons même plus aux actes devenus réflexes que nous posons. Bien des choses nous paraissent normales et puis tout le monde le fait. La doctrine sociale pâtit depuis de nombreuses années d’un déficit d’image qui obstrue sa diffusion et sa réception, de sorte que ce qui la compose, véritable pilier de discernement de l’agir quotidien, n’est plus entendu. En outre, nous nous sommes laissés enfermer dans la bioéthique et la morale sexuelle ; deux points fondamentaux certes, et personne ne les conteste, mais la morale de l’Eglise ne se réduit pas à ces deux aspects. Il y a une morale de l’économie que l’on n’entend pas assez, mais qui tend à se développer. Il y a une morale du citoyen, mais dont on n’ose parler car elle frôle la sphère du politique, un monde qui, n’ayons pas peur de le dire, fait terriblement peur aux catholiques. J’ose dire qu’il les effraie plus qu’une vision démoniaque. Il y a enfin une morale du consommateur sur laquelle nous restons assez discrets, parce qu’inconsciemment nous savons tous qu’elle imposerait des changements de vie radicaux. Cette morale nous gêne d’autant plus qu’elle est, au fond, unanimement admise, parce que généreuse, ce qui veut dire que si nous la promouvons, il nous faudra réellement nous convertir. À l’inverse, ne restons pas dans la langue de bois, bien des catholiques s’autorisent des libertés en matière de morale sexuelle, parce qu’ils savent qu’ils ont le soutien implicite de la société. Mettre à l’ordre du jour une morale du consommateur suppose finalement, pour l’Eglise, de remettre à l’honneur une dimension du mystère du salut qui fait peur aujourd’hui, la dimension du sacrifice. Nous avons tellement souffert de l’image doloriste du jansénisme, que nous n’osons plus aujourd’hui parler du sens et de la puissance du sacrifice, de l’offrande. Saint Dominique n’hésitait pas à s’adonner à la prière du sang pour l’offrir en sacrifice au Christ, afin qu’il intervienne pour les hommes. Si saint Dominique offrait son sang, c’est parce que pauvre, il n’avait rien d’autre à offrir. Nous, aujourd’hui, nous avons tellement que nous n’en sommes plus à offrir notre sang. Mais nous sommes à même de faire mille sacrifices quotidiens. Mon croissant chaud du dimanche en est un parmi d’autres. Il me semble donc qu’aujourd’hui une morale du consommateur [1]est inséparable d’une catéchèse sur le sens du sacrifice chrétien, à l’image de l’encyclique de Jean-Paul II sur le sens chrétien de la souffrance, ou à l’école tant décriée aujourd’hui du Sacré Cœur.

 Cyril Brun, Pour une spiritualité sociale chrétienne, ed Tempora 2007

[1]  Je précise ici qu’il est important de tenir compte des équilibres et des conjonctures actuelles, pour ne pas radicaliser ma position qui demanderait toutes les nuances de l’arc en ciel.

 

Synthèse Hebdo

Edito #33 – Sacré-Cœur ou la vraie vocation de la France ?

Nous allons célébrer cette semaine la solennité du Sacré Cœur de Jésus. Une fête qui revient au goût du jour après avoir été décriée, politisée puis oubliée. Cette fête liturgique est aussi une dévotion, c’est-à-dire, comme le rappelle saint François de Sales dans son Introduction à la vie dévote, un degré éminent d’amour sacré. La dévotion n’est en rien une piété magique ou superstitieuse. Loin d’attendre une récompense, un cœur dévot se consume d’amour pour l’objet de sa dévotion. Dans l’antique Rome, la dévotion est une forme particulière de vœu. On se voue à la divinité. La conception chrétienne de la dévotion est, au sens fort, le don de son âme par amour, la consécration même de son désir amoureux. Ainsi consécration et dévotion au Sacré Cœur sont un seul et même mouvement de don de soi. Mais l’amour qui préside au don a ceci de particulier qu’il est un mouvement qui suppose aussi de recevoir. Ainsi la dévotion n’est-elle pas une soumission servile, mais l’échange amoureux de don et contre don entre le dévot et l’objet religieux de sa dévotion. Cet échange n’est pas de la même intensité s’il s’agit d’un saint, fût-ce la Sainte Vierge, et l’une des personnes de la sainte Trinité.

La dévotion au Sacré Cœur est, par excellence, une dévotion amoureuse qui exprime avec une intensité particulière l’amour de l’amour même qu’est ce Cœur qui a tant aimé les hommes. Mais il s’agit d’un cœur transpercé, un Cœur qui a souffert par amour. La dévotion au Sacré Cœur n’est pas un amour éthéré et désincarné. Il est dévotion, c’est-à-dire qu’il comprend en lui un lien particulier à la souffrance même de ce Cœur, non par dolorisme masochiste, mais par la conscience émerveillée de de ce qu’a dû être l’intensité amoureuse de ce Cœur pour accepter de tant souffrir alors qu’un mot lui eut suffi pour réduire à néant ses bourreaux. Oui, la dévotion au Sacré Cœur est un émerveillement passionné devant ce que ce sacrifice sanglant signifie d’amour pour chacun et pour l’humanité. La dévotion comprend une infinie reconnaissance qui place l’homme tout autant dans la plaie du côté du Christ qu’à ses pieds. Par cette dévotion, l’Homme se reconnaît à la fois infiniment petit et débiteur face à la majesté divine. Il ne peut que rester contrit, humble et reconnaissant, sans pourtant être écrasé, parce qu’il contemple en même temps que la distance entre lui et la pureté infinie de la gloire divine, l’amour qui, le relevant, le hisse des divins pieds au divin Cœur, jusqu’au glorieux visage dont il est l’image restaurée. Petit et grand dans un seul mouvement de contemplation de ce Cœur qui remet l’homme à sa juste place de créature, mais de créature sauvée parce qu’infiniment aimée.

Aussi cette dévotion appelle à une consécration qui unit le dévot non seulement au Christ, mais particulièrement à la mission même de ce Sacré Cœur qui a accepté de se perdre Lui-même, pour le salut, c’est-à-dire le bonheur éternel de l’homme déchu par son orgueil qui le voulait comme Dieu. La consécration invite celui qui est fasciné par cette démarche amoureusement douloureuse du Christ, à entrer à son tour dans cette communion au Sacré Cœur, c’est-à-dire à cette participation particulière à l’œuvre salvifique du Cœur transpercé. Si une telle démarche semble surréaliste et impossible à vue humaine (et elle l’est), il n’est rien de plus simple pourtant, puisqu’il s’agit de tout remettre, avec une confiance et un abandon total, à la sagesse de Dieu. Comment ne pas faire confiance, en tout, à Celui qui a accepté de tout endurer, avec succès, pour nous ? Ainsi la spiritualité du Sacré Cœur est-elle la simple dévotion du quotidien de tout chrétien qui cherche à faire, comme le Christ, la volonté du Père, qui, comme saint Paul, espère pouvoir dire « ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ». Et là, en effet, c’est impossible à l’homme seul tant ses réticences, ses peurs et finalement son manque de confiance amoureuse l’entravent dans son carcan sécuritaire. Comme si Dieu ne ferait pas au moins aussi bien que nous. Si la dévotion au Sacré Cœur est l’amour reconnaissant de cet époustouflant sacrifice amoureux, la consécration est le double mouvement de réponse du dévot à cette démarche amoureuse du Christ et de supplication de son aide pour être à la hauteur amoureuse d’un tel don. Par la consécration, le Sacré Cœur Lui-même s’engage à nous porter sur son Cœur pour nous permettre de répondre, toujours plus librement, à son invitation à la perfection amoureuse. Ainsi, comme le dit saint Cyprien aux martyrs, c’est le Christ qui combat en vous.

Pour nous, Français, cette dévotion prend une connotation nationale particulière qui lui a valu d’être parfois récupérée politiquement. Mais le Sacré Cœur, en demandant à tant de reprises la consécration du pays, ne l’entendait-il pas lui-même ainsi, à la lumière cependant d’un rapport juste entre le spirituel et le matériel ? Une vision théologique de la politique n’est nullement une conception théocratique de la cité. Le Christ veut la France en son Cœur, c’est-à-dire qu’il attend, d’une façon particulière et mystérieuse, que chaque Français vive de la sève même de cet amour émerveillé de son sacrifice salvateur. Pourquoi ? Pourquoi le Christ désire-t-il si particulièrement cela des Français ? Sans doute parce que la véritable vocation de la France est à chercher dans ce Cœur qui a tant aimé le monde et qui a voulu donner, sur son sol, cette aide insurpassable pour le salut et tellement porteur d’espérance qu’est la consécration à son divin Cœur.

C’est dans cette veine qu’InfoCatho a invité ses lecteurs tout au long de ce mois de juin à mieux connaître cette « dévotion » et à prier pour la France le Sacré Cœur.

Retrouver notre lettre d’actualité complète à partir de ce lien :
Edito #33 : « Sacré-Cœur ou la vraie vocation de la France ? »

Voir les archives de nos synthèses hebdomadaire :