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One of us : l’embryon pourra-t-il être défendu en Europe ?

L’audience hier de la grande chambre de la Cour de Justice de l’Union Européenne décidera de l’avenir du mécanisme d’Initiative Citoyenne Européenne.  

 

Le 25 mars 2019, la grande chambre de la Cour de Justice de Union Européenne a entendu en appel l’affaire One of Us e. a. /Commission européenne. Le 28 mai 2014, la Commission européenne avait refusé de donner suite à l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) qui avait recueilli près de 2 millions de signatures d’européens. Ils souhaitant attirer l’attention des instances européennes sur « la dignité et l’intégrité de l’embryon humain » demandant qu’elles soient « respectées ». L’ICE voulait, au titre de l’arrêt Brüstle contreGreenpeace qui définit l’embryon humain comme « le commencement du processus de développement d’un  être humain », que l’Union européenne interdise et mette fin « au financement des activités qui impliquent la destruction d’embryons humains, en particulier dans les domaines de la recherche, de l’aide au développement et de la santé publique ». Des activités contradictoires avec les principes posés dans cet arrêt. L’ICE, qui a rempli toutes les conditions règlementaires, est aussi celle qui a réuni, dans le temps imparti, le plus de signatures et donc d’adhésion.

 

Cette dernière audience, menée par 15 juges a duré plus de deux heures trente, était le dernier recours pour faire entendre la voix des signataires. Les discussions se sont concentrées sur l’étendue du pouvoir de la Commission européenne : peut-elle refuser, tant sur le plan juridique que sur celui des motifs politiques, de donner une suite législative à une Initiative Citoyenne Européenne ayant réuni avec succès toutes les conditions règlementaires et collecté plus d’un million de signature ?

 

De son côté, la Commission européenne a défendu un pouvoir discrétionnaire de refuser une ICE, uniquement soumis à un contrôle juridictionnel restreint, c’est-à-dire à la contestation de sa décision par les juges mais limitée aux erreurs manifestes.

 

L’ICE One of Us a, quant à elle, défendu que la faculté pour la Commission européenne de refuser les initiatives réussies étaient limitée, considérant qu’il n’appartenait pas à la Commission de porter une appréciation politique sur l’initiative dès lors que l’initiative avait satisfait à toutes les conditions tant sur le fond qu’en nombre de signatures. De fait, il est assez troublant que la Commission, ayant plusieurs fois accepté d’enregistrer des pétitions après contrôle, refuse ensuite d’y prêter attention. Elle ne semble pas considérer la finalité législative de l’initiative ne s’y attachant pas plus qu’à une pétition ou qu’à une lettre ouverte adressée aux institutions européennes. Une posture contraire à l’intention qui a présidé à sa mise en place. L’enjeu essentiel était d’instaurer un mécanisme où les citoyens auraient vraiment l’initiative ; le véritable pouvoir de proposer un texte. Il est en effet prévu que les ICE puissent donner lieu à l’adoption d’une ou plusieurs propositions d’actes juridiques et à un calendrier de mise en œuvre.

 

À ce jour, aucune des quatre ICE ayant rempli l’ensemble des critères n’a abouti. Aussi, la décision des juges de la Cour de Justice de l’Union européenne sera-t-elle décisive quant à la crédibilité de ce mécanisme démocratique.

 

Si la Cour de Justice donnait raison à l’ICE One of us, celle-ci devra être prise en compte dans le processus législatif. Si elle se prononçait en faveur d’un pouvoir discrétionnaire de la Commission européenne, ce serait une fin de non-recevoir apportée au mécanisme permettant à un million de citoyens d’être force de proposition de loi.

 

L’avis de l’Avocat général sera rendu public le 13 juin prochain. L’arrêt contenant la décision elle-même interviendra plus tard, probablement à l’automne. Ce sera une décision finale : elle relancera l’ICE, ou bien mettra définitivement fin à la voix de deux millions de citoyens européens

Source : Genethique.org

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Moselle : pillage de l’ossuaire de l’église Saint-Hippolyte

Signez la pétition contre les profanations 

Cet ossuaire est inscrit comme monument historique depuis le 23 novembre 1987. Il remonte à 1743 et est situé sous la sacristie de l’église Saint-Hippolyte (XVIIIe siècle).

C’est un très étrange délit qui a eu lieu à Bérig-Vintrange, non loin de Morhange. Une cinquantaine de crânes, et peut-être aussi d’autres ossements, ont été volés dans l’ossuaire du hameau de Vintrange. Un lieu à l’origine et à la datation incertaine, mais qui pourrait remonter au XVIe siècle, et qui jouxte l’église et le cimetière. La grille de ce caveau de quelques mètres carrés, qui rassemble les squelettes de plusieurs centaines de personnes, est toujours fermée. Mais son cadenas a été forcé à une date qui pourrait remonter à lundi 18 mars ou mardi 19 mars. La communauté de brigades de gendarmerie de Morhange-Grostenquin a ouvert une enquête.

Source : Le Républicain Lorrain, 26 mars 2019.

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La pratique du jeûne chez Chromace d’Aquilée

Fin IVe-début Ve siècle, le jeûne était la pratique pénitentielle quadragésimale par excellence. Il consistait à ne prendre qu’un seul repas par jour – sans viande ni vin – vers la fin de l’après-midi, durant tout le carême, sauf les dimanches et sans doute les samedis. Cette pratique est attestée tant par Basile et Jean Chrysostome dans la partie orientale de l’Empire romain que par Ambroise et Augustin en Occident. Leur contemporain, Chromace, évêque d’Aquilée – grande ville portuaire au nord de l’Adriatique – en fait état dans ses sermons.

Avoir faim du pain de ce monde ou avoir faim de la parole de Dieu ?

Chromace propose comme modèle le jeûne du prophète Élie durant 40 jours : « Nous venons d’écouter une lecture sur saint Élie. C’est en effet le bon moment de lire l’histoire d’Élie en ces jours de jeûne. Élie jeûna quarante jours et quarante nuits, sans chercher le pain de ce monde, car il possédait en lui-même le pain de vie, c’est-à-dire la parole de Dieu dont la vertu lui fut un aliment qui le réconforta, au point de paraître plus robuste qu’en temps habituel pendant ces quarante jours » (Sermon 25, 1). Un vrai jeûne ne consiste donc pas seulement à s’abstenir de nourriture ; ce sont les aliments spirituels qui sont la vraie nourriture que l’on reçoit du carême : « Écoute la parole du prophète : J’enverrai sur la terre la faim ; non pas une faim de pain, ni une soif d’eau, mais la faim d’écouter la parole de Dieu (Amos 8, 11). Celui qui souffre de la faim de la parole de Dieu, celui-là meurt donc. Tout autre est la faim du pain de la terre, tout autre celle de la parole de Dieu. La faim du pain de la terre ne peut tuer que le corps, non l’âme. La faim de la parole de Dieu tue le corps et fait périr l’âme. La faim du pain de la terre fait sortir l’homme de la vie présente ; la faim de la parole de Dieu rejette l’homme hors de la vie éternelle et sans fin. […] Nous ne devons pas nous plaindre du poids du jeûne ; nous devons bien plutôt dire au Seigneur ce que dit le prophète dans le psaume : Que tes paroles sont douces à mon gosier, Seigneur, plus que le miel et le rayon de miel à ma bouche (Ps 118, 103), afin que le Seigneur, voyant la dévotion de notre foi en lui, nous récompense de la grâce céleste et de tous les biens spirituels » (ibid. 6).  

Le vrai jeûne : c’est aussi s’abstenir des vices

« Nous ne jeûnons pas seulement pour nous priver de nourriture, mais pour nous écarter de tous les vices de la chair, c’est-à-dire des désirs de la chair, de la concupiscence de l’esprit, des pensées mauvaises, de la haine et de l’envie, du dénigrement et des murmures, de l’emportement et de la colère, et de tout l’ensemble des vices et des péchés. Il est bien vrai que se priver seulement de nourriture, ce n’est nullement jeûner. Aussi, lorsque nous jeûnons, devons-nous avant tout nous abstenir des vices, de peur que le Seigneur ne nous dise par le prophète : Ce n’est pas là le jeûne que j’aime, dit le Seigneur (Is 58, 5) … » (Sermon 35, 4).

L’aumône et la prière peuvent remplacer le jeûne

« Certains vont peut-être dire qu’ils ne peuvent pas jeûner à cause de leur estomac. Mais est-ce à cause de son estomac qu’on ne peut faire l’aumône ? Fais l’aumône et tu suppléeras le jeûne ; applique-toi à prier, purifie ton esprit, et cela te tiendra lieu de jeûne. Mais si tu ne fais rien de tout cela, comment peux-tu penser que tu seras sans péché ; comment peux-tu croire   que le Seigneur te louera » (Sermon 3, 2).

Et Chromace de proposer, suite à la lecture du passage des Actes des Apôtres qui le concerne (Ac 10, 1-2), l’exemple du centurion Corneille : « Vous venez d’entendre quelle piété eut le centurion Corneille à l’égard de Dieu. Bien qu’encore païen, il jeûnait et priait avec application. Aussi n’est-ce pas sans raison qu’il mérita de voir dans sa maison l’ange du Seigneur qui lui disait : “ Corneille, tes prières ont été exaucées, et tes aumônes sont montées comme un mémorial devant Dieu.” »

Vu le manque de zèle de ses ouailles, Chromace insiste : « Je ne sais trop si l’un de nous mérite d’entendre ces mots d’un ange, nous qui n’observons ni le jeûne, ni la prière, ni l’aumône. Il n’y a pas longtemps, un jeûne d’obligation a été prescrit ; bien peu l’ont suivi. On vient à l’église, mais on y vaque beaucoup plus à parler nouvelles ou affaires de la terre qu’à prier. Les pauvres se plaignent de leur gêne et de leur besoin, mais nulle aumône ne s’ensuit ; et nous sommes tout étonnés si nous avons à souffrir des difficultés de toute sorte, alors que nous avons l’esprit aussi totalement endurci. Corrigeons donc notre négligence, et revenons au Seigneur de tout notre cœur ; appliquons-nous aux jeûnes, aux prières et aux aumônes, pour mériter, nous aussi, d’entendre ce que l’ange dit à Corneille : “Tes prières ont été exaucées, et tes aumônes sont montées comme un mémorial devant Dieu”. […] Si donc nous voulons que le Seigneur écoute nos prières, nous devons leur donner valeur par nos bonnes œuvres et nos aumônes. […] Il nous est présenté comme pleinement bienheureux, ce Corneille qui a rempli les préceptes du Christ avant même d’avoir cru au Christ […] Même avant de croire, il observait la justice de Dieu selon la loi naturelle, puisqu’il servait Dieu par ses jeûnes, ses prières et ses aumônes » (Sermon 3, 1-3).

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Les cahiers Pro Persona : “Y a-t-il une bonne finance ?”

Dans une économie développée, le rôle de la finance est essentiel comme intermédiaire entre épargnants et entrepreneurs. Il est donc vital qu’elle ne s’exerce pas pour son propre profit etsoit comprise comme un service. Mais notre système financier tend à être court-termiste et centré sur lui-même. En outre, il s’est avéré source de crises graves. A quelles conditions la finance peut-elle donc être bonne ?

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Colonisation de l’Amérique du Sud : le Mexique demande des excuses à l’Espagne et à l’Eglise

Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, ce lundi 25 mars, le président du Mexique a déclaré avoir écrit un lettre dans laquelle il réclame des excuses au roi d’Espagne Felipe VI et au Pape François pour les « abus » commis contre les peuples indigènes à l’occasion de la conquête espagnole. Pourtant l’Église a déjà demandé pardon pour ces violences et la souffrance causée.

Le gouvernement espagnol a tout de suite réagi à la lettre du président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, où celui-ci exigeait des excuses pour les violences commises lors de la Conquête au début du XVe siècle.  « L’arrivée, il y a 500 ans, des Espagnols sur le territoire mexicain actuel ne peut pas être jugée à l’aune de considérations contemporaines, a écrit le gouvernement espagnol.  Nos peuples frères ont toujours su lire le passé sans colère et dans une perspective constructive, comme des peuples libres avec un héritage commun et une influence extraordinaire. »

À l’approche du 500e anniversaire de Tenochtitlan, l’ancien nom de Mexico sous la domination aztèque, en 2021, et du bicentenaire de l’indépendance du Mexique, le président élu l’an dernier revient sur les tragédies de l’histoire coloniale de ce territoire. C’est sans doute dans cet esprit que dans une vidéo publiée sur Facebook, ce lundi 25 mars, il expliquait  : « J’ai envoyé une lettre au roi d’Espagne et une autre au pape pour que le récit des abus soit fait et qu’une excuse soit présentée aux peuples indigènes [du Mexique] pour les violations de ce qu’on nomme aujourd’hui leurs droits de l’homme » comme le rapporte Le Monde.

Une démarche déjà accomplie par plusieurs Papes

Du côté de l’Église, il semble pourtant que la demande de pardon a déjà été faite. En février 2016, alors que le Pape François était en voyage au Mexique, celui-ci lors d’une grande messe à Chiapas, avait appelé à « apprendre à dire pardon » et à faire un « examen de conscience » , insistant sur l’exclusion des peuples indigènes dans l’histoire. De même, en juillet 2015, lors de son voyage en Bolivie, le Pape François avait prononcé un discours fort. Il avait officiellement présenté ses excuses au nom de l’Église catholique pour les « péchés »et les « blessures » faites aux peuples autochtones du continent par les colons espagnols. Il avait alors reconnu qu’il s’agissait de « crimes », chose inédite.

Mais bien avant lui, sans parler de crimes, le Vatican avait reconnu les blessures faites par les colons. Ainsi en 2007, Benoît XVI avait reconnu les « souffrances », les « injustices », et les « ombres » de cette période de colonisation. Et dès 1992, la voie de la repentance était déjà empruntée. Saint Jean-Paul II avait lors de son voyage en République dominicaine, « humblement demandé pardon », formule reprise par le Pape François en Bolivie. Il reconnaissait alors la « douleur et la souffrance » causée par des chrétiens durant 500 ans. Lors de la grande cérémonie de repentance de l’an 2000, dans le cadre du Jubilé, Jean-Paul II avait solennellement renouvelé cette démarche de pardon.

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L’accès au Christ passe par l’Eglise

De Gérard Leclerc :

 

Dans la période éprouvante vécue par l’Église et dans l’Église en ce moment, il n’est pas rare de réentendre une formule bien connue : « Le Christ, oui, l’Église non. »Non décidément l’Église est trop humaine et même trop moche. Au fond, elle est indigne du Christ, qui seul incarne l’idéal évangélique qu’il a prêché. L’Église peut bien prêcher ce même idéal, mais elle se trouve disqualifiée. Il y a bien des justifications à une telle prise de position et les misères actuelles, les scandales qui nous accablent, semblent plaider pour une mise en procès de l’institution. On pourrait ajouter que certaines âmes nobles comme Simone Weil ont été retenues d’entrer pleinement dans l’Église et qu’elles sont restées à son porche.

Il n’empêche que, si cette même Simone Weil a été touchée par l’appel du Christ, c’est au témoignage de l’Église qu’elle le doit, que ce soit au Portugal où elle a perçu pour la première fois, selon ses propres mots, ce qui pourrait être la vérité du christianisme, plus tard à Assise ou encore à Solesmes. La plupart des hommes et des femmes sont venus à la foi à cause de la transmission accomplie par l’institution. Par ailleurs, cette institution c’est au Christ que nous la devons. C’est à elle qu’il a confié la mission de répandre son Évangile et de diffuser la grâce du Salut.

Le principal défaut de la démarche de qui entend suivre le Christ en dehors de l’institution, hormis le fait qu’il lui prend son bien sans gratitude aucune, est l’individualisme. La foi ecclésiale est éminemment communautaire. Le père de Lubac a écrit son premier livre, intitulé Catholicisme, sur ce qu’il appelait « les aspects sociaux du dogme ». On ne peut vivre de la grâce du Christ chacun pour soi. L’adhésion au Christ impose une entrée dans la vie de la communauté. N’a-t-il pas enseigné : « Je suis la vigne et vous les rameaux »(Jn 15, 5). Certes, il nous est parfois difficile de l’admettre mais si nous nous séparons de la vigne nous risquons de courir notre petite aventure personnelle qui n’a rien à voir avec le projet divin et sa nature trinitaire. Et puis il s’agit de rentrer dans la science de Dieu sérieusement. Et pour cela, nous sommes happés par ce que le bienheureux cardinal Newman appelait « la plénitude catholique » avec le développement organique de l’enseignement divin qui n’est possible que par l’Église.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 25 mars 2019.

Brèves

Image du jour : le pape François célèbre la messe “dos au peuple” à Lorette

Voici une image de la messe célébrée ad orientem par le Pape François en la solennité de l’Annonciation ce 25 mars 2019 dans la chapelle de la Sainte Maison du sanctuaire de Lorette

 

“C’est un lieu très aimé des Papes, comme en témoigne les huit visites effectuées depuis saint Jean XXIII jusqu’à Benoît XVI. Saint Jean-Paul II y est allé à cinq reprises. Le Pape Benoît XVI quant à lui s’y est rendu en septembre 2007 pour le rassemblement des jeunes catholiques italiens, l’Agora. Puis une seconde fois en octobre 2012, pour confier à Notre-Dame les 50 ans de l’ouverture du Concile Vatican II ainsi que l’Année de la foi, ouverte par le Saint-Père une semaine plus tard. Ce fut le dernier voyage apostolique du pontificat de Benoît XVI.”

Via Vatican news

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Les Français plébiscitent la famille “Père-Mère-Enfant”

Un sondage réalisé par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) en février 2019, à la demande de la Manif pour tous, révèle un large consensus des français pour la famille traditionnelle « père-mère-enfant ». Cette enquête a été menée après l’adoption d’un amendement visant à remplacer les termes « père » et « mère » dans les formulaires scolaires par « parent 1 » et « parent 2 »  (Cf. « Parent 1 », « Parent 2 », une mesure qui réduit les parents à des responsables légaux) et « Père » et « Mère » remplacés par « Parent 1 » et « Parent 2 » dans les formulaires scolaires ?)

Selon l’enquête :

  • 66 % des sondés s’avèrent opposés à la terminologie « parent 1 » et « parent 2 » ;
  • 77 % considèrent que père et mère ont un rôle complémentaire en matière d’éducation ;
  • 82 % estiment que l’enfant né par procréation médicalement assistée (PMA) « a le droit d’avoir un père et une mère ». Alors qu’en janvier 2018, une étude a démontré que 64 % des français considéraient que l’Etat devait « garantir un père et une mère aux enfants nés de PMA », ce chiffre est passé à 82 % en septembre 2018, et est de nouveau confirmé en février 2019.

Ce sondage vient appuyer les résultats de la consultation des États généraux de la bioéthique (janvier à avril 2018), dans laquelle 90,61 % des participants se sont prononcés contre le fait d’« ouvrir l’accès à la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules ». Le consensus dépasse les partis politiques car « les électeurs et sympathisants LREM sont dans la même moyenne que les Français en général ».

 

Sources :

Source : généthique.org

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La rédaction du mensuel féminin du Vatican jette l’éponge

“Nous jetons l’éponge parce que nous nous sentons entourées par un climat de méfiance et de délégitimation progressive”, écrit la fondatrice de la revue.

“Nous jetons l’éponge parce que nous nous sentons entourées par un climat de méfiance et de délégitimation progressive”, écrit la fondatrice italienne Lucetta Scaraffia, dans une lettre au pape rendue publique mardi. Pour cette historienne et journaliste catholique très féministe, “avec la fermeture de “Femmes Eglise Monde” se termine, ou plus exactement se brise, une expérience nouvelle et exceptionnelle pour l’Eglise”.

Un mensuel attaché au quotidien officiel du Vatican

“Pour la première fois, un groupe de femmes, qui se sont organisées de manière autonome et qui ont décidé en interne les tâches et les arrivées de nouvelles rédactrices, a pu travailler au coeur du Vatican et des communications du Saint-Siège, avec intelligence et des coeurs libres, grâce au soutien de deux papes”, rappelle-t-elle.

Le mensuel, né voici sept ans avec l’approbation de Benoît XVI, est attaché à l’Osservatore Romano, le quotidien officiel du Vatican. Il dispose aussi de versions en espagnol (dans la revue “Vida Nueva”), en français (dans “La Vie”) et en anglais (sur internet). Il a publié beaucoup de textes sur la spiritualité et la théologie, mais il aborde aussi des thèmes très féministes, comme l’exploitation servile, souvent sans aucune rémunération, des religieuses.

Un retour “à la coutume dépassée”

En février, la revue avait publié un dossier sur les religieuses violées, forcées à avorter ou à élever seules, chassées de leur communauté, des enfants jamais reconnus par leur prêtre de père. Dans la foulée, le pape François avait admis pour la première fois de telles exactions commises par des prêtres.

Lucetta  Scaraffia évoque un retour “à la coutume dépassée et aride de choix venant du haut (…) de femmes considérées comme fiables” . Elle a aussi rendu public l’éditorial du dernier magazine qui doit théoriquement être publié le 1er avril, dans lequel elle met directement en cause “la nouvelle direction de l’Osservatore Romano”, accusée d’avoir mis les femmes dos à dos.

La revue de femmes avait le soutien de l’ex-directeur de L’Osservatore Romano, Giovanni Maria Vian, un érudit professeur d’université remercié du jour au lendemain en décembre, remplacé par l’écrivain Andrea Monda dans le cadre d’un plus vaste remaniement de toute la communication du Vatican.  Dans un communiqué, Andrea Monda a “pris acte” de la fin de la publication et remercié Lucetta Scaraffia pour son “précieux travail”. Il affirme toutefois n’être jamais intervenu dans le mensuel, se limitant à “suggérer” des thèmes et des personnes à éventuellement impliquer.

Source : BFMTV

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Cardinal Sarah : “Dieu ne veut pas la migration”