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Commandez le nouveau manuel GPA de la Fondation Jérôme Lejeune

La légalisation probable de la « PMA pour toutes », dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, est une étape vers la Gestation Pour Autrui (GPA).

Devant les coups de boutoir du « Progrès », il est nécessaire de faire œuvre de pédagogie et d’éclairer les consciences. Après le manuel bioéthique des jeunes (500 000 exemplaires diffusés en France) et ceux sur l’euthanasie, la PMA et la théorie du genre en SVT, notre nouveau manuel ouvre au fil des pages les yeux du public sur la recomposition du monde que modèle la GPA sur tous les plans : familial, médical, sociétal, juridique, éthique.

Rédigé par un comité d’experts et assorti de citations, témoignages et illustration, notre manuel sur la GPA s’adresse à tous.

N’hésitez pas à le commander gratuitement sur le site de la Fondation ou à le télécharger en ligne !

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Afrique non francophone #Dans le Monde #NLQ

Malawi : Ne pas mêler le nom du pape dans les querelles politiques

« Les attaques contre le Saint-Père François constituent une attaque contre l’ensemble de l’Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». C’est en ces termes que la Conférence épiscopale du Malawi invite les responsables politiques tant de la majorité que de l’opposition à éviter d’entrainer le nom du Pape dans des polémiques politiques de bas niveau.

Dans leur déclaration faite le 13 septembre, les Evêques condamnent avec fermeté les affirmations d’un représentant du parti aux affaires prononcées au cours d’une rencontre ayant eu lieu le 9 septembre à Blantyre. Selon ces propos, l’actuel Président du Malawi, Arthur Peter Mutharika, agé de 79 ans, donnera sa démission seulement après que le Pape François quittera ses fonctions, dans la mesure où le Président du Malawi est plus jeune que lui.

Les Evêques dénoncent en outre dans ce même texte les récentes attaques contre l’Eglise et la persécution de ses membres perpétrées pour obtenir des bénéfices politiques à bon marché. Ils réaffirment qu’en tant que Pasteurs de l’Eglise, ils sont conscients de leur devoir de promouvoir l’unité et la charité entre les personnes, rappelant qu’ils ont toujours collaboré avec toutes les fois présentes dans le pays pour entretenir le dialogue interreligieux, promouvoir le bien commun et l’Etat de droit ainsi que le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine.

La déclaration invite les citoyens du Malawi à s’abstenir de diffuser de fausses nouvelles au travers des réseaux sociaux visant à semer la haine et la confusion, portant atteinte à la bonne réputation de ceux qui ont des opinions politiques différentes des siennes.

Les Evêques font par ailleurs appel à tout un chacun afin que prévale la compréhension et le respect réciproque, la tolérance et la coexistence pacifique entre les personnes de toutes les religions présentes au Malawi, au profit de tous ses habitants.

Reprenant la Lettre pastorale publiée en avril dernier (voir Fides 30/04/2018), les Evêques rappellent que si l’Eglise encourage les catholiques à jouer un rôle actif en politique, ses Pasteurs ne peuvent et ne doivent soutenir aucun candidat ou parti politique. La déclaration s’achève en invitant une fois encore les citoyens du Malawi à s’inscrire sur les listes électorales pour aller voter aux prochaines élections générales prévues pour mai 2019.

Source : Fides.org

Doctrine / Formation

Le troisième point du secret de Fatima

d’Yves de Lassus dans la lettre de liaison n°82 de CapFatima :

Chers amis,

Depuis maintenant près de trois ans et demi, nous essayons d’approfondir le message de Fatima. Les points les plus importants de ce message ont été étudiés : non seulement les faits eux-mêmes qui prouvent l’origine divine et l’importance du message, mais aussi les différents points de doctrine rappelés par l’Ange et Notre-Dame ainsi que les différentes pratiques de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, notamment à travers les méditations sur les paroles de l’Ange en 1916, ou de Notre-Dame en 1917 (voir la préparation à la consécration au Cœur Immaculé de Marie). Enfin, les demandes de la Sainte Vierge ont été, elles aussi, analysées, notamment la consécration de la Russie, avec si possible à chaque fois des propositions d’action.

Toutefois, il reste encore un point qui n’a pas été abordé : c’est ce que l’on appelle communément “le troisième secret de Fatima”, mais qui n’est en réalité que le troisième point d’un unique secret. Certes, ce n’est qu’un point parmi les nombreux éléments du message de Fatima, mais il serait injurieux envers Notre-Dame de le passer sous silence. Il est vrai que, bien souvent, le troisième secret est l’arbre qui cache la forêt : on se focalise sur lui et on oublie le reste. C’est pourquoi, jusqu’à présent, les lettres de liaison de Cap Fatima se sont exclusivement consacrées à étudier les autres points. Mais la moindre parole de Notre-Dame a son importance ; il ne peut donc être question de laisser le troisième secret de côté : il fait partie du message de Fatima, tout autant que le reste.

C’est un point qui, malheureusement, divise les catholiques. En effet, il existe trois opinions à son sujet : si beaucoup pensent que le texte diffusé par le Vatican le 26 juin 2000 est le secret tel qu’il a été écrit par sœur Lucie, nombreux aussi sont ceux qui pensent, avec des arguments sérieux, que ce n’en est qu’une partie ; enfin certains pensent, avec des arguments tout aussi sérieux, que ce texte n’a pas été écrit par sœur Lucie.
Le cadre de cette lettre ne permet pas de trancher entre ces trois opinions, ou même simplement de les présenter. À ceux qui souhaiteraient approfondir cette question, nous leur recommandons la lecture du livre de Joseph de Belfont : Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima. (Il est facile de se le procurer par internet, par exemple sur le site Livres en famille).

Mais récemment, un nouvel élément est venu compléter le dossier : le 25 octobre 2011, Don Gabriel Amorth accorda une longue entrevue au journaliste espagnol José-Maria Zavala, au cours de laquelle il lui révéla certaines choses que le Padre Pio lui avait apprises, en lui demandant de ne rien révéler avant sa mort. Don Amorth étant décédé le 16 septembre 2016, José-Maria Zavala a pu publier ces révélations dans un livre paru en mars 2017 : Le secret le mieux gardé de Fatima. Il a déjà été question de cette entrevue et de ce livre dans la lettre de liaison n° 79, à propos de la consécration de la Russie. Or, cette semaine nous allons fêter un double anniversaire : le 20 septembre, le centenaire de l’apparition des stigmates de saint Padre Pio et trois jours plus tard le cinquantième anniversaire de son entrée dans la vie éternelle. A l’occasion de ce double anniversaire, il paraît approprié de faire connaître ces révélations, même si elles semblent donner tort à ceux qui pensent que le troisième secret a été révélé. Voici un extrait de l’entrevue entre Don Amorth (Don A) et José-Maria Zavala (JM Z) (pages 229 & 230 de son livre ; les parties entre crochets ont été ajoutées par nous) :

JM Z : Pardonnez-moi d’insister sur le troisième secret de Fatima : le Padre Pio l’a-t-il relié à la perte de la Foi dans l’Église ?
Le Père Gabriele fronce son front et fait un hochement de tête. Il paraît très affecté.
Don A : En effet. Un jour, Padre Pio m’a dit avec tristesse : « Vous savez, Gabriele ? Satan s’est introduit au sein de l’Église et, dans très peu de temps, il arrivera à gouverner une fausse Église. »
JM Z : Oh mon Dieu ! Une sorte d’antéchrist ! Quand a-t-il fait cette prophétie ?
Don A : Cela devait être vers 1960, puisque j’étais déjà prêtre. [Don Amorth a été ordonné le 24 juin 1954, à Rome.]
JM Z : Est-ce pour cela que Jean XXIII fut si effaré à l’idée de publier le troisième secret de Fatima, afin qu’on ne pense pas qu’il était l’antipape ou un équivalent … ?
Un léger sourire de complicité apparaît sur les lèvres du père Amorth.
JM Z : Est-ce que Padre Pio vous a dit quelque chose d’autre sur des catastrophes futures : tremblements de terre, inondations, guerres, épidémies, faim … ? A-t-il fait allusion aux mêmes fléaux que ceux prophétisés dans les Saintes Écritures ?
Don A : Même s’il trouvait tout cela terrifiant, rien de tout cela ne l’intéressait excepté la grande apostasie au sein de l’Église. C’était la question qui le tourmentait vraiment et pour laquelle il priait et offrait une grande partie de sa souffrance, crucifié par amour.
JM Z : C’est-à-dire le troisième secret de Fatima ?
Don A : Exactement.
JM Z : Y a-t-il un moyen d’éviter quelque chose de si terrible, Père Gabriele ?
Don A : Il faut garder l’espérance, mais cela ne servira à rien si nous n’agissons pas. Commençons par consacrer la Russie au Cœur immaculé de Marie ; récitons le Saint Rosaire ; tous, prions et faisons pénitence.

Cette terrible révélation, le Padre Pio la tenait de Jésus Lui-même. En effet, voici ce que Don Amorth confia à José-Maria Zavada dans une autre partie de l’entretien (pages 20 & 21 du livre de JM Z) :

Don A, vociférant et en italien, comme s’il voulait expulser le démon lui-même, retrouvant l’ancienne étincelle de ses vieux yeux fatigués et vitreux : Macellai ! [Bouchers, en italien]
JM Z, murmurant entre les dents : Bouchers !
Don A, avec une expression de stupeur : Dans la tête et le cœur de Padre Pio, résonnait sans cesse ce mot terrible prononcé par Jésus Lui-même contre de hauts mandataires de l’Église et une multitude de prêtres.
JM Z : Cette terrible phrase figure dans une lettre du Padre Pio à son directeur spirituel qui figure dans le premier volume de sa Correspondance (en date du 19 mars 1913, fête de Saint Joseph). [En réalité elle est du 7 avril 1913. On la trouve facilement sur internet, par exemple sur cette page du Forum de l’Arche de Marie.]
Don A : Une lettre prophétique, sans aucun doute. Tellement prophétique que tout n’a pas encore été accompli…
JM Z : Comment ne pas se la  rappeler ? Le Padre Pio y racontait que Jésus lui est apparu, le visage défiguré, en lui assurant qu’Il serait maintenu en agonie par toutes ses âmes infidèles favorisées par Lui… jusqu’à la fin du monde ! [Jésus apparut au Padre Pio le 28 mars 1013 : voir la lettre précitée.]
Don A, avec une grimace : Et le pire de tout, c’est que ces malheureux continuent à répondre aujourd’hui encore à son ineffable amour en se jetant dans les bras de la maçonnerie. Jésus a dit encore d’autres choses, mais ce qu’il a dit à Padre Pio, à l’époque Il ne l’a dit à aucune autre créature sur terre.
JM Z : Cela devait être terrible…
Don A, avec un claquement de langue : C’était le troisième secret de Fatima…
JM Z, sans voix : Que me dites-vous ! Padre Pio connaissait les paroles de la Vierge quatre ans avant qu’Elle ne les révèle aux petits bergers de Fatima ? [Jésus étant apparu à Padre Pio le 28 mars 1913, c’était bien quatre ans avant les apparitions de Fatima.]
Don A : Évidemment qu’il les connaissait. Le Seigneur le laissait parfois lire dans ses pensées. [Littéralement : dans son carnet personnel.]
JM Z : Padre Pio en personne vous l’a dit ?
Don A, insistant comme quelqu’un qui déteste le moindre soupçon de méfiance : Bien sûr qu’il me l’a dit ! Il souffrait l’inexprimable du fait de la situation de l’Église et de ses pasteurs, car le démon s’était infiltré dans des fissures de l’Église. Déjà Sa Sainteté Paul VI avait averti, mais très peu l’ont cru alors : « La fumée de Satan s’est infiltrée dans l’Église » avait-il dit. Le même Souverain Pontife qui a prononcé aussi cette phrase : « Une messe de Padre Pio vaut plus que toute une mission ». Croyez-vous que si ce n’était pas la vérité, il y aurait des sectes sataniques, et que des messes noires seraient célébrées au Vatican ?
JM Z : Évidemment. Vous-même avez dit à l’occasion que, parmi les membres des sectes sataniques, il y avait des prêtres, des évêques et des cardinaux et que même le Pape Benoît XVI en avait été informé.

Ces révélations sont terribles et se passent de commentaires. Nombreux sont ceux qui, sans doute, auront du mal à croire à la réalité de ces propos du Padre Pio. Ce sont malgré tout les paroles d’un saint. Certes, Padre Pio les garda une cinquantaine d’années avant de les révéler à Don Amorth, lequel les garda ensuite une cinquantaine d’années avant de les révéler à José-Maria Zavala qui dut attendre encore un peu plus de cinq ans avant de les publier. Mais, saint Padre Pio ne les a sûrement pas inventées, ni Don Amorth qui connut personnellement Padre Pio 26 ans et fut de plus toujours très proche du pape puisqu’il fut exorciste du diocèse de Rome de 1986 à sa mort. Dieu sait choisir ses intermédiaires, afin que ce qu’Il veut dire aux hommes soit transmis exactement. On peut donc accorder foi aux propos rapportés par José-Maria Zavala.
Et il est étonnant que rien de tout cela ne figure dans le dossier diffusé par le Vatican le 26 juin 2000 avec le texte présenté comme le troisième secret. Aussi prions saint Padre Pio avec ferveur les 20 et 23 septembre prochains et demandons-lui de nous éclairer.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

En France #NLQ

Un prêtre du diocèse de Bayonne mis en examen pour agression sexuelle

Communiqué :

Le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron informe qu’un prêtre diocésain a été mis en examen pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.

Monseigneur Marc Aillet, directement informé par la famille d’une victime, a immédiatement saisi la Justice. Une étroite collaboration s’est alors instaurée avec l’autorité judiciaire compétente tout au long de l’enquête préliminaire qui a suivi.

Dès l’annonce de sa mise en examen, à l’issue de la garde à vue dont il a fait l’objet, jeudi 13 septembre 2018, le prêtre a été suspendu de tout ministère public par Monseigneur Aillet.

Au nom des prêtres et des fidèles du diocèse, Monseigneur Aillet assure les victimes de tels agissements et leurs familles, de sa sollicitude et de sa compassion. Il les porte dans son cœur et dans ses prières.

Durant la durée de l’instruction, le diocèse, soucieux de ne pas gêner le travail de la Justice, s’abstiendra en revanche de tout commentaire et de toute déclaration.

NLQ #Points non négociables PNN

Canada : des médecins demandent à associer euthanasie et prélèvement d’organes

Les médecins canadiens demandent que la loi soit modifiée pour permettre l’euthanasie avec don d’organes.

 

Le protocole canadien de don d’organes exige aujourd’hui d’attendre plusieurs minutes après l’arrêt de la circulation sanguine avant de prélever les organes. De longues minutes pendant lesquelles « la qualité des organes diminue ». Alors que, d’après deux médecins de l’Ontario et Robert Truog, bioéthicien à Harvard Medical School, « s’ils étaient retirés lors d’une opération coordonnée sur un patient euthanasié, ils seraient aussi frais que possible ».

 

« Pour y parvenir, quelques modifications doivent être apportées », estiment les protagonistes. « Le personnel des services de soins intensifs est formé pour garder les gens en vie. En cas de don d’organes après l’euthanasie, ils devraient tuer le patient. À l’heure actuelle, un pare-feu existe entre le retrait de la vie et le don d’organes afin que les patients ne soient pas tués pour leurs organes. Mais avec l’euthanasie légalisée, le pare-feu ne sera plus nécessaire. »

 

Un autre aspect de la loi devrait aussi être modifié : au Canada, le donneur doit obligatoirement être décédé. Dans cette nouvelle configuration, le don tuerait le patient. Or actuellement au Canada, « une mort par euthanasie doit être causée par l’administration d’une ‘substance’ et non par la récupération d’un organe ».

 

Les principaux obstacles à cette nouvelle procédure seraient les objecteurs de conscience.

 

Et s’ils estiment que « la plupart des patients demandant l’euthanasie accepteraient la mort par un don », ils reconnaissent tout de même que la perspective de mourir dans une salle d’opération stérile pourrait freiner ceux qui demandent l’euthanasie pour être sûrs de « mourir paisiblement entourés des membres de [leur] famille et de [leurs] proches ».

 

Pour aller plus loin :

De l’euthanasie pour le don d’organes : Qui arrêtera la machine qui s’est emballée ?

Source : genethique.org

Brèves

Hongrie : “Nous voulons une Hongrie chrétienne et une Europe chrétienne” affirme le ministre des affaires étrangères

D’Edward Pentin sur le site du National Catholic Register ; traduction de BELGICATHO

Le Ministre hongrois des Affaires Etrangères : Nous voulons une Hongrie chrétienne, une Europe chrétienne

Dans un entretien avec le registre, Péter Szijjártó explique pourquoi, à son avis, la politique d’immigration de son gouvernement, opposée à l’UE, est nécessaire pour préserver l’héritage chrétien de la Hongrie et de l’Europe.

Ces dernières années, la Hongrie a été presque seule en Europe à lutter pour conserver son héritage chrétien et à préserver son identité chrétienne face à l’Union européenne qui a tenté de faire le contraire.

C’est ce que beaucoup considèrent comme une politique d’immigration « rigide », tandis que le gouvernement du pays insiste sur une politique judicieuse d’immigration contrôlée (elle s’oppose à l’immigration illégale et irrégulière et favorise un contrôle strict de ses frontières extérieures).

Cette semaine, cette politique (avec d’autres) a conduit à un affrontement avec le Parlement européen, qui envisage de prendre des mesures disciplinaires sans précédent contre ce pays pour avoir prétendument violé les valeurs fondamentales de l’UE. Si elles étaient approuvées, ces mesures punitives pourraient inclure la suspension du droit de vote de la Hongrie, bien que cela soit considéré comme peu probable. (La Pologne et l’Italie ont déjà annoncé qu’elles y opposeraient leur veto. ndB)

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a qualifié cette initiative de « petite revanche » des politiciens favorables à une politique d’ouverture des frontières en Europe.

Les évêques de la région semblent soutenir la position de la Hongrie sur la migration : les Conférences épiscopales d’Europe centrale et orientale ont publié un communiqué le 7 septembre dans lequel elles affirment “qu’il n’est pas facile de surmonter les différences mentales et culturelles qui existent entre l’Est et l’Ouest”. Ils ont ajouté que, même si les pays ne doivent pas être« indifférents » à l’égard de ceux qui sont « en danger de mort ou de famine », tout doit être fait pour aider leurs pays d’origine à résoudre les problèmes qui provoquent les migrations.

Le 24 août, Szijjártó s’est entretenu avec le Register de sa politique en matière de préservation de l’héritage et de l’identité chrétienne de la nation et a expliqué que la Hongrie est le seul pays au monde à avoir un service dédié aux chrétiens persécutés. Les évêques hongrois soutiennent l’engagement du gouvernement et, le 5 septembre, ils ont lancé un appel pour aider les chrétiens souffrant de persécution en Afrique et en Asie.

La Hongrie a beaucoup fait pour aider les chrétiens persécutés : quels sont les plans du gouvernement pour l’avenir à cet égard ?

La Hongrie se sent responsable, en tant que représentant un pays chrétien, d’aider les communautés chrétiennes dans le besoin. C’est pourquoi nous avons créé un secrétariat d’État distinct, doté d’un bureau voué à la surveillance de la situation des communautés chrétiennes persécutées. Nous avons toujours donné directement des ressources financières à ces communautés et nous continuerons à le faire. Tout récemment, nous avons décidé d’accorder un million d’euros à l’Église maronite au Liban pour qu’elle puisse mener des actions de soutien aux familles et nous avons également financé la rénovation de plus de 40 églises chrétiennes au Liban. À l’avenir, nous ferons davantage pour aider ces familles chrétiennes à retourner chez elles, [celles] qui ont dû fuir à cause de Daesh ou d’autres organisations terroristes qui ont pris possession de leurs maisons et de leurs territoires.

 

Pourquoi la protection des chrétiens persécutés est-elle si importante pour le gouvernement hongrois ?

La Hongrie est un pays chrétien depuis plus d’un millénaire. Le gouvernement actuel est un gouvernement chrétien démocratique qui prend au sérieux l’héritage du christianisme en Hongrie et en Europe, et nous aimerions préserver l’Europe en tant qu’Europe chrétienne. Etant Hongrois, nous voulons préserver la Hongrie et la Hongrie chrétienne. Le gouvernement prend au sérieux ses responsabilités locales mais ne peut perdre de vue les réalités extérieures, et donc, en tant que pays chrétien pendant un millénaire, ne pas aider les communautés chrétiennes persécutées dans le monde entier, sinon qui le fera ?

Dans quelle mesure l’Europe conserve-t-elle son héritage et son identité chrétienne et en quoi est-elle au cœur de la politique d’immigration de la Hongrie ?

Nous sommes convaincus que cette crise migratoire met en danger l’héritage chrétien de l’Europe. Malheureusement, on a vu et constaté ce qu’il en a été dans la partie occidentale de l’Europe alors que des législations ont été adoptées pour supprimer les symboles chrétiens dans certains bâtiments publics. Nous n’apprécions pas ce phénomène. Nous pensons que l’Europe devrait s’en tenir à ses valeurs chrétiennes. C’est la seule façon pour l’Europe de retrouver sa position de force en matière de compétitivité mondiale, qu’elle soit économique, commerciale ou démographique.

Considérez-vous que la défense de la foi chrétienne est synonyme de défense de la souveraineté, en particulier face à une UE critiquée pour son manque de respect pour l’autonomie des États et la démocratie ?

Oui, en réalité, l’Union européenne est l’otage de l’hypocrisie et du politiquement correct, ce qui empêche l’Europe d’être assez courageuse pour défendre son héritage chrétien. Nous pensons que la liberté est l’une des valeurs les plus importantes de l’Europe et que la liberté de religion doit être au sommet de cette catégorie. La liberté de religion est un droit accordé par Dieu et aucun homme ne peut l’enlever à personne. Donc, sans liberté religieuse, nous ne pouvons certainement pas parler de liberté en Europe et ailleurs dans le monde.

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe encourage le bénévolat

La réunion du CCEE, le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe, vient de s’achever à Poznan, en Pologne.

Dans leur communiqué final, les responsables des conférences épiscopales européennes expriment leur proximité avec le Saint-Père, et le remercie pour la convocation des présidents de conférences épiscopales en février 2019 à Rome « afin de réfléchir ensemble sur le thème des abus sur mineurs ». Ils reviennent aussi sur le thème de la rencontre : l’esprit de solidarité en Europe.

« L’Europe, après avoir été le théâtre tragique des deux guerres mondiales, doit développer l’esprit de compréhension et de coopération réciproque, pour respirer de ses deux poumons chrétiens – l’est et l’ouest – le bon air de la solidarité », écrivent les évêques rassemblés en Pologne. « Le bénévolat met en mouvement des millions de chrétiens en Europe et se présente comme un phénomène important et très répandu nous voulons exprimer notre proximité, notre soutien encourageant, notre gratitude ».

Invitant à développer la formation de tous les acteurs des mouvements catholiques, les responsables des épiscopats européens se disent « profondément convaincus que l’expérience de la foi et le service de la charité doivent être étroitement liés pour le bien de tous et pour celui de la création »« Le dialogue œcuménique et interreligieux » et « le dialogue civil » doivent être renforcés dans cette perspective. Les évêques appellent à « une conversion continuelle à l’Amour Trinitaire pour faire l’expérience de la solidarité et du service, avant tout comme échange de dons spirituels propres aux traditions chrétiennes et catholiques du Continent ».

Les évêques s’inquiètent d’une montée en puissance de « la culture individualiste, qui semble prévaloir en tant que “pensée unique” », et qui « conduit à une vision empreinte d’économisme où la solidarité n’a pas sa place, où les plus faibles sont perçus comme un poids et les immigrés comme des étrangers », regrettent-ils. Ils affirment donc que « la solidarité est la voie essentielle à laquelle il est impossible de renoncer si nous souhaitons affronter les problèmes nationaux, internationaux et mondiaux ».

NLQ #Rome

Synode des jeunes : la liste des participants dévoilée

Certains commentateurs s’inquiètent déjà des conclusions du synode à venir au regard de la liste des participants.

Après la nomination en juillet dernier des quatre présidents délégués pour le Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, on connait désormais la liste de tous les participants à cette assemblée qui se tiendra à Rome du 3 au 28 octobre prochain.

Comme pour chaque assemblée synodale, le Secrétariat général du Synode des évêques a choisi les pères synodaux dans les conférences épiscopales de tous les continents, pour refléter l’universalité de l’Eglise, ainsi que dans les Églises orientales.

Premier fait marquant, la volonté de communiquer de manière satisfaisante et efficace, alors que les précédents Synodes sur la famille de 2014 et 2015 avaient connu parfois des moments difficiles du fait des débats internes. Paolo Ruffini, le nouveau chef du Dicastère de la communication du Saint-Siège a ainsi été nommé président de la Commission pour l’information du synode, et le père jésuite Antonio Spadaro, directeur de la revue Civiltà Cattolica, secrétaire.

Le rapporteur général du Synode est le cardinal Sergio da Rocha, archevêque de Brasilia, et président de la conférence épiscopale brésilienne, créé cardinal par le Pape François en novembre 2016.
Deux secrétaires spéciaux ont été nommés : le père Salésien Rossano Sala, professeur de pastorale des jeunes et le père jésuite Giacomo Costa, spécialiste de sociologie politique et morale et directeur de la fondation Carlo Maria Martini à Milan.

Source : Vatican News

Amérique latine #Dans le Monde #NLQ

Nicaragua : un prêtre enlevé à son domicile après avoir été agressé

Un prêtre nicaraguayen a été agressé le 15 septembre par un groupe de trois hommes masqués qui sont entrés dans son logement avant qu’il ne célèbre la première Messe du matin. C’est ce qu’a indiqué le porte-parole du Diocèse de Leon, dans le nord-ouest du Nicaragua dans une note parvenue à Fides. Le prêtre objet de cette agression est le Père Abelardo Toval, Curé de la Paroisse de Sutiava. Ces trois agresseurs l’ont malmené avant de le ligoter et de le dérober. Le prêtre réside au sein de la communauté indigène de Sutiava, dans la ville de Leon, à 97 Km au nord-ouest de Managua, la capitale. La nouvelle de l’agression a été diffusée par le porte-parole du Diocèse, le Père Víctor Morales.

Le Père Morales n’a cependant pas lié l’agression advenue à l’encontre du prêtre à la série de récentes attaques que des agents de police et des groupes d’hommes armés associés au gouvernement ont perpétré contre d’autres prêtres et Evêques du Nicaragua dans le cadre de la crise sociopolitique que le pays traverse actuellement (voir Fides 10/07/2018). En de nombreuses occasions en effet, le clergé nicaraguayen est considéré comme un groupe d’opposition au Président Daniel Ortega, lequel accuse l’Episcopat de collaborer à un présumé « coup d’Etat » (voir Fides 21/07/2018). Divers membres du clergé et de l’Episcopat ont subi des agressions physiques et verbales, outre à des menaces de mort alors que des églises ont été profanées.

Depuis avril dernier, la crise au Nicaragua a fait largement plus de 400 morts dans le cadre des manifestations de protestation selon les données fournies par les agences humanitaires locales et internationales alors que le Président Ortega continue à rejeter toutes les accusations. Entre temps, la population continue à manifester et à demander la démission du Chef de l’Etat, au pouvoir depuis 11 ans, ainsi que l’organisation d’élections anticipées.

Ainsi que l’indiquent des sources de Fides, l’attitude du gouvernement a changé. Alors qu’auparavant il ignorait complètement les manifestations de la population, il se livre maintenant à des actes d’intimidation, en passant de maison en maison, recherchant ceux qui ont manifesté contre le gouvernement et les arretant comme prisonniers politiques même s’ils n’ont commis aucun délit. Il s’agit d’étudiants, de membres des professions libérales, d’ouvriers et même de paysans qui sont considérés responsables de quartiers, à l’université ou sur leurs lieux de travail.

Source : fides.org

Dans le Monde #NLQ #Orient

Liban : Un mufti chiite propose un comité conjoint avec l’Eglise maronite pour résoudre les conflits sur des propriétés foncières

Le cheick libanais Ahmad Kabalan, mufti chiite de l’école jafarite, a suggéré de constituer un Comité conjoint entre le Conseil supreme chiite et le Patriarcat d’Antioche des Maronites, Comité qui serait chargé d’affronter et de tenter de surmonter le conflit opposant des habitants chiites à l’Eglise maronite dans le village de Lassa, sis dans le district de Jbeil, suite à une dispute concernant la poessession de propriétés foncières. « Certains – a souligné le mufti le 15 septembre dans le cadre de déclarations reprises par les moyens de communication libanais – affirment qu’existent des préoccupations ou des tentatives visant à prendre possession des propriétés de l’Eglise maronite de la part des résidents de Lassa. Face à ces déclarations confuses et à ces prises de position irresponsables, il nous intéresse d’établir pour la énième fois que nous rejetons catégoriquement tout empiètement sur des propriétés privées ou publiques, surtout si elles appartiennes à l’Eglise. Nous sommes au Liban – a-t-il poursuivi – et par suite nous sommes conscients du caractère dangereux de tels actes » réaffirmant sa disponibilité à constituer un Comité conjoint avec l’Eglise maronite de manière à affronter et à résoudre les cas de conflits de propriété sur la base des lois et plans territoriaux en vigueur en ce qui concerne les passages de propriété immobilière et les sanctions liées à toute forme d’appropriation illicite.

Au Liban, ont périodiquement lieu des frictions à caractère confessionnel autour du contrôle de terrains et de propriétés immobilières. En aout 2016, les tensions autour du thème sensible du contrôle des terres de la part des différentes communautés religieuses coexistant au Liban avaient connu une nouvelle croissance après que le Ministère des Finances, alors sous la responsabilité du chiite Ali Hassan Khalil, ait exprimé son intention de rendre opérationnel un décret signé en 2015 prévoyant l’expropriation de la part de l’Etat des terrains d’usage commun adjacent le village d’Aqoura, dont la population est composée en majorité de chrétiens maronites, et d’autres villages et petites villes du district de Jbeil.

Au cours de l’automne 2013, un pressant appel à limiter l’usage impropre de terrains appartenant à des chrétiens pour y construire des habitations destinées à des musulmans avait été lancé par Talal al-Doueihy, responsable du mouvement Terre libanaise, notre terre. L’appel en question dénonçait en particulier le cas d’Al-Qaa, village chrétien des environs de Baalbek, dans la zone duquel de vastes terrains avaient été acquis par des musulmans – chiites et sunnites – en tant que terrains agricoles pour être ensuite destinés à la construction de complexes résidentiels devant être vendus à des libanais et à des réfugiés syriens appartenant à leur propre communauté religieuse.

Source : Fides.org