Doctrine / Formation

Qu’est-ce que la mi-Carême ?

Comme son nom l’indique, la mi-Carêmemarque la moitié du Carême, mais rien dans le calendrier liturgique n’indique cette mi-temps. Les oraisons du jour gardent la même tonalité que celles des jours qui l’entourent. « Que tes serviteurs se purifient dans la pénitence et s’appliquent à faire ce qui est bon… » dit l’oraison d’ouverture de la messe. Seule l’antienne d’ouverture porte la marque d’une joie particulière ; celle de celui qui cherche le Seigneur de toute sa force. Ainsi est donné l’axe de la vraie joie, celle qui consiste à « imiter la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde. »

Alors pourquoi les crêpes, les bugnes et autres traditions culinaires festives viennent-elles agrémenter ce jour ? La logique du bon sens économique ! Le Carême est un temps de jeûne et les générations passées prenaient très au sérieux cet aspect particulier. Même les œufs étaient interdits. Mais les œufs ne se conservent guère plus de vingt jours, c’est-à-dire la moitié de quarante. C’est pour ne pas perdre cette denrée précieuse pour beaucoup, qu’on l’utilisait sous toutes les formes possibles.

De la même manière, c’est pour vider les réserves qu’on fait des crêpes pour le Mardi gras. Après la mi-Carême, on attend à nouveau vingt jours pour sortir, décorés de joie pascale, les œufs gardés en réserve.

Source : CEF

Brèves

VIDEO : Les recettes culinaires de Carême et de Pâques

 

A la une #Articles #En France #NLH #NLQ

L’Assemblée Nationale enterre la suppression de la clause de conscience à l’IVG

Au terme d’un marathon nocturne, les amendements à la loi santé déposés en vue de supprimer la clause de conscience et d’élargir les compétences des sages-femmes aux IVG chirurgicales ont été abandonnées. Sans faire de vague.

 

Dans la nuit de de vendredi à samedi, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi santé. L’article 17 abordait les questions liées à l’avortement : statistiques, extension de la compétence des sages-femmes aux IVG chirurgicales, suppression de la clause de conscience.

Hormis les questions de statistiques, qui ne représentaient pas de réel enjeu, les autres questions, votées dans la nuit et en présence de peu de députés, n’ont pas fait l’objet de débats.

 

Si l’article 17, sur la suppression des bulletins statistiques IVG, a été adopté (cf. Projet de loi santé et IVG : peu d’enjeux), les deux amendements sur l’extension de la compétence des sages-femmes aux IVG chirurgicales ont été rejetés avec avis défavorable du rapporteur public et du Gouvernement. Tous deux considéraient que la compétence des sages-femmes avait déjà été élargie par la loi de santé de 2016 et qu’il n’était pas nécessaire, pour le moment, d’aller plus avantIls ont ajouté que la proposition ne faisait pas l’unanimité dans les syndicats de sage-femme, que l’acte était complexe et qu’il nécessitait « la présence d’un chirurgien vu les complications éventuelles ». Enfin, une enquête est en cours afin d’identifier les difficultés d’accès à l’IVG sur les différents territoires.

 

Les deux amendements sur la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG ont été rejetés avec avis défavorable du rapporteur public et du Gouvernement. Tous deux considéraient que supprimer cette clause serait contre-productif et restreindrait le droit à l’IVG. D’ores et déjà, cette clause donne obligation au médecin objecteur d’informer la patiente de son refus et de lui transmettre les noms de praticiens qui réalisent l’avortement. La ministre a considéré que si la clause de conscience disparaissait, la femme devrait se débrouiller par elle-même, choisir un autre médecin, et ainsi risquerait de dépasser les délais d’avortement. Elle a souligné à ce titre que la suppression éventuelle de la clause n’améliorerait pas l’accès à l’IVG et « sur le fond, si l’objectif est de forcer les médecins à faire des IVG, on sait très bien qu’ils ne le feront pas ». Pour elle, la clause de conscience a l’avantage d’afficher les intentions directes du médecin et d’éviter aux patientes de perdre du temps.

 

Au long de leur prise de parole, le rapporteur public et la ministre de la santé se sont justifiés d’être des fervents défenseurs d’un droit à l’avortement. Agnès Buzyn a affirmé : « Personne ne peut imaginer que je sois contre l’IVG et contre l’accès à l’IVG pour les femmes ». Cependant, elle a apporté quelques nuances à cette prise de position tranchée : « Je suis de très près le nombre d’IVG en France, on pourrait souhaiter qu’il y en ait moins, ce n’est pas un acte anodin, mais en réalité les chiffres sont stables donc je n’ai aucun marqueur macroscopique pour montrer qu’il y a aujourd’hui des difficultés d’accès à l’IVG.  » Et aussi, «  le fait que le chiffre soit stable c’est à la fois un bon marqueur d’accessibilité et à la fois un marqueur dont on souhaiterait qu’il soit en diminution » (cf. Analyse comparée des lois sur l’IVG : vers une prise de conscience au Sénat ?) Pour autant, les mesures de préventions tardent à voir le jour et le « tout avortement » est encore la seule politique publique qui a le vent en poupe (cf. 216 700 IVG en 2017 : A quand une politique de prévention ?). « Mon corps, mon choix », est-ce vraiment toujours le cas (cf. Suppression du délai de réflexion pour une IVG : Gènéthique invite à témoigner) ?

 

Le vote de la loi se fera par scrutin solennel mardi 26 mars à 16h30 en séance publique.

 

Le sénateur Alain Milon (LR), nommé rapporteur public de ce projet de loi, a annoncé que le texte serait examiné en séance publique au Sénat le 13 mai prochain.

Source : GENETHIQUE

Articles #En France #NLQ

Les évêques français encouragent à voter aux élections européennes

À deux mois des élections européennes, les évêques de France publient, lundi 25 mars, une lettre aux catholiques, les invitant à s’engager pour remodeler une Europe fondée sur les droits humains, le respect de la personne, la solidarité et le bien commun, principes essentiellement issus du christianisme.

Les dix évêques du conseil permanent de la Conférence épiscopale française ont pris la plume un mois avant le scrutin européen plaidant auprès des catholiques et au-delà, pour une Europe de la paix qui porte des valeurs et principes communs.

Contre une Europe technocratique et inefficace

« Pour beaucoup de nos concitoyens l’Europe semble lointaine, technocratique, souvent inefficace », regrettent-ils d’emblée, invitant tout un chacun à voter d’une part, mais à voter en fonction des projets portés et non sur des enjeux nationaux comme il est souvent de rigueur lors de cette élection.

« Il ne s’agit pas de s’enfermer dans un schéma manichéen (pour ou contre l’Europe) mais de dire quelle Europe nous voulons, le modèle économique, social, culturel et spirituel qui nous semble le plus adapté pour notre continent aujourd’hui », précisent les dix évêques signataires.

Enjeux majeurs du quotidien

Selon eux, il est bon de rappeler tout l’enjeu du scrutin : les pouvoirs du Parlement européen ont été accrus au fil des ans, et beaucoup de décisions européennes influent sur notre vie quotidienne, par les politiques communes (agricole par exemple), l’échange des biens et services, la circulation des personnes, la mise en place depuis vingt ans d’une monnaie commune, l’harmonisation des réglementations, ou encore la politique commerciale internationale.

Préserver la paix

L’Europe, continent marqué par une histoire douloureuse et conflictuelle – trois guerres franco-allemandes en moins d’un siècle, deux guerres mondiales, totalitarismes -, doit tenir à consolider la paix à laquelle l’Église catholique a toujours été attentive.

« Si la paix en Europe semble aujourd’hui acquise pour les jeunes générations, rappelons-nous que la guerre est aussi à notre porte, hier dans les Balkans, aujourd’hui en Ukraine », alertent-ils.

Réfugiés et régulation commerciale

C’est pourtant cette histoire difficile qui a permis à l’Europe de progresser vers une vision de l’homme et de la société qui comporte un grand nombre de valeurs et de principes communs entre nos pays (droits humains, respect de la personne, solidarité et recherche d’un bien commun), dont beaucoup sont issus du christianisme, avance l’épiscopat français, qui n’oublie pas la question des migrants, « que l’on ne doit pas régler au niveau national », ni la place de l’Europe dans le monde.

Devant les mutations très rapides des équilibres géopolitiques entre grandes puissances, les évêques plaident pour des relations internationales « mieux organisées et davantage régulées, du point de vue politique, économique et commercial ».

« Catholiques de France et d’Europe, prions les saints patrons de notre continent pour ses habitants et ses élus », enjoignent-ils.

Un colloque organisé par les évêques  

Cette lettre des évêques français parait le jour de l’ouverture d’un colloque tenu au siège de la CEF à Paris, les 25 et 26 mars, et co-organisés par les épiscopats suisse, allemand et français sur le thème des élections européennes. Thomas de Maizière, ancien ministre de la Défense allemand, Sylvie Goulard, ancienne ministre aux Armés et ancienne eurodéputée ou encore Enrico Letta, ancien président du Conseil italien, interviendront, entre autres.

Articles #NLH #NLQ #Rome

Roumanie : le programme du pape publié – 7 évêques martyrs du communisme seront béatifiés

Pendant trois jours, du 31 mai au 2 juin, le Pape François se rendra en Roumanie. Entre visite à l’Église catholique locale et rencontre avec l’Église orthodoxe roumaine, le Saint-Père en profitera pour béatifier sept évêques martyrs sous le communisme.

La première journée du Pape François en Roumanie, le vendredi 31 mai, est consacrée aux autorités et à l’Église orthodoxe. Après les entretiens avec le président de la République et la Première ministre, le Pape prononcera un premier discours devant les autorités, la société civile et le corps diplomatique au sein du palais présidentiel.

Dans l’après-midi, il rencontrera en privé le patriarche orthodoxe Daniel, avant de s’adresser devant le synode permanent de l’Église orthodoxe roumaine, au sein du palais patriarcal. Il se rendra ensuite à la nouvelle cathédrale orthodoxe pour y réciter le Notre-Père avant d’aller à la cathédrale catholique Saint-Joseph où il célébrera la messe.

Le 1er juin, François prendra l’avion et l’hélicoptère pour rejoindre le sanctuaire de Sumuleu-Ciuc, dans le massif des Carpates, où il célébrera la messe dans la matinée. Après un nouveau transfert en hélicoptère, il ira en fin d’après-midi à Iasi, dans l’est du pays, pour une rencontre mariale avec les jeunes et les familles.

Le dimanche 2 juin, le Pape béatifiera sept évêques gréco-catholiques martyrs sous le communisme à Blaj, dans le centre de la Roumanie lors d’une messe, à l’issue de laquelle il récitera le Regina coeli. Dans l’après-midi, il rencontrera la communauté rom de Blaj à qui il s’adressera avant de rejoindre l’aéroport de Sibiu et de rentrer à Rome dans la soirée.

Lors de ces trois jours, François doit prendre publiquement neuf fois la parole.

Source : Vatican News

Brèves

Le cardinal Schönborn atteint d’un cancer

Lu sur Aleteia :

Âgé de 74 ans, le cardinal Christoph Schönborn joue la transparence. L’archevêque de Vienne a révélé publiquement à l’occasion de la conférence de presse finalisant l’assemblée de printemps de l’épiscopat autrichien qu’il avait un cancer de la prostate. Une communication faite selon lui pour « éviter toute rumeur éventuelle ». Il a indiqué que le diagnostic le concernant n’est pas « particulièrement tragique » : « Grâce à Dieu, la plupart des cas sont curables (…). Les malades y survivent et j’espère que ce sera mon cas aussi », a-t-il dit précisant qu’il serait opéré en mai. L’opération sera suivie de plusieurs semaines de convalescence

Articles #En France #NLH #NLQ

Ardèche : profanation de l’autel et bénitier souillé dans l’église de Villeneuve-de-Berg

Signez la pétition de l’association SPERO pour dire NON aux profanations.

Lu sur l‘observatoire de la christianophobie 

Des « adolescentes sans histoire »… Elles s’en tirent très bien. Et pourquoi ne recommenceraient-elles pas ? Un emballage-coque de jambon abandonné devant une mosquée peut vous envoyer tout droit en prison. Mais profaner un autel, uriner dans un bénitier, et brûler des livres de messe dans l’église Saint-Louis, c’est totalement anodin. Un petit stage entre copines et quelques travaux de jardinage pour la commune, c’est bien suffisant. Nous en sommes là. En attendant pire…

[…] Depuis le mois d’octobre, des incivilités étaient régulièrement commises dans l’église de Villeneuve-de-Berg : traces de pas sur la nappe de l’autel, livres de messe en partie brûlés, urine dans le bénitier. Dans le délicat contexte des attaques contre les lieux de culte, les gendarmes ont pris l’affaire très au sérieux et ils ont identifié les cinq adolescentes, un groupe de copines originaires de la commune et des villages. Auditionnées mercredi [20 mars 2019] en présence de leurs parents, elles ont reconnu les faits. Elles disent avoir agi « par jeu ». Elles filmaient leurs “exploits” et diffusaient les vidéos sur les réseaux sociaux. Les adolescentes, sans histoire, ont été laissées libres. Le parquet de Privas a ordonné à leur encontre des mesures de réparation (stage ou petits travaux) sous l’égide des éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

Source : France Bleu Ardèche, 22 mars 2019 (merci Y. S. pour ce signalement)

A la une #Doctrine / Formation #NLH

IIIème dimanche de carême : “L’histoire du cheminement du peuple du le désert a été consignée pour nous servir d’exemple”

IIIe dimanche de carême, 2e lecture :  I Corinthiens, 10, 1-12 :  “Lhistoire du cheminement du peuple dans le désert a été consignée pour nous servir d’exemple” (P. Jounel)

Saint Jean Chrysostome (+ 407), Homélie 23 sur la Ire épître aux Corinthiens

Traduction de M. Jeannin, dans Traduction des  oeuvres complètes de saint Jean Chrysostome, t. IX, Bruxelles et Bar-le-Duc, 1866, p. 443-445.

Ensemble de 44 homélies prononcées à Antioche (Syrie), entre 386 et 397.

A propos des combats profanes, il a dit : ” Ne savez-vous pas ? ” Mais ici il dit : ” Car je ne veux pas que vous ignoriez , mes frères “. Il leur fait entendre par là qu’ils ne sont pas très-instruits sur ce sujet. Qu’est-ce donc que vous ne voulez pas nous laisser ignorer ? ” Que nos pères ont été sous la nuée, et qu’ils ont traversé la mer ; qu’ils ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ; qu’ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle et bu le même breuvage spirituel (car ils buvaient de la pierre spirituelle qui les suivait ; or cette pierre était le ” Christ) ; cependant la plupart d’entre eux ne “furent pas agréables à Dieu “. Et pourquoi dit-il cela ? Pour prouver que comme il n’a servi de rien aux Juifs de recevoir un si grand bienfait, ainsi il leur sera inutile d’avoir reçu le baptême et d’avoir participé aux mystères spirituels, s’ils ne mènent une vie digne de la grâce. C’est pourquoi il rappelle les types du baptême et des mystères. Que veut dire : ” En Moïse ? ” Nous sommes baptisés dans la foi au Christ et à sa résurrection, et comme devant participer aux mêmes mystères ; (nous sommes baptisés pour les morts, dit-il plus bas [I Cor. XV, 29], c’est-à-dire, pour nos corps) ; ainsi les Juifs se fiant à Moïse, c’est-à-dire, le voyant entrer le premier dans les eaux, osèrent aussi y entrer après lui. Mais voulant rapprocher le type de la vérité, il ne s’exprime pas ainsi ; il emploie le langage de la réalité, même en parlant de la figure : car le passage de la mer était le symbole du baptême ; et ce qui suivit, le symbole de la Table sainte. En effet, comme vous mangez le corps du Maître, ainsi les Juifs mangeaient la manne ; et comme vous buvez le sang, ainsi buvaient-ils l’eau de la pierre. Car quoique ces faits fussent sensibles, ils avaient cependant un sens spirituel, non par l’effet de la nature, mais par la grâce du don ; et ils nourrissaient l’âme en même temps que le corps, en la conduisant à la joie. Aussi ne parle-t-il point de la nourriture ; là, en effet, il n’y avait pas seulement changement dans la manière de la donner, mais encore dans la nature : c’était de la manne ; quant au breuvage, comme le mode de production était seul extraordinaire, et avait seul besoin de preuve, c’est pour cela qu’il dit : ” Ils buvaient le même breuvage spirituel “, en ajoutant : ” Or cette pierre c’était le Christ “.

Car la nature de la pierre n’était pas de donner de l’eau, autrement l’eau aurait déjà jailli auparavant ; mais il y avait une autre pierre spirituelle qui faisait tout, c’est-à-dire, le Christ toujours présent au milieu d’eux et auteur de tous ces prodiges. Aussi dit-il : ” Qui le suivait “. Voyez-vous la sagesse de Paul, comme il montre le Christ agissant des deux côtés et rapproche ainsi la figure de la réalité ? Celui, dit-il, qui faisait ces, dons aux Juifs est le même qui nous a préparé cette table ; celui qui les a conduits à travers la mer Rouge, est celui qui vous a amenés par le baptême ; celui qui leur fournissait de la manne et de l’eau , vous donne son corps et son sang. Voilà ce qui concerne ses dons ; voyons maintenant la suite, et s’il les a épargnés, quand ils se sont montrés indignes de ses dons. Vous ne sauriez le dire. Aussi ajoute-t-il : ” Cependant la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu”, bien qu’il leur eût fait un tel honneur. Mais cela ne leur servit à rien et la plupart d’entre eux périrent. Au fait tous périrent ; mais pour ne pas avoir l’air de prophétiser un désastre universel , il dit : ” La plupart “. Or ils formaient une grande multitude ; mais le nombre ne leur servit à rien ; tous ces bienfaits étaient des signes d’amour ; mais cela encore leur fut inutile, parce qu’ils ne rendirent point amour pour amour. Comme beaucoup ne croient point à ce qu’on dit de l’enfer, il leur prouve par les faits que Dieu punit les pécheurs, même après les avoir comblés de bienfaits. Si vous ne croyez point à l’avenir, leur dit-il, au moins vous ne refuserez pas de croire au passé.

3. Considérez donc que de bienfaits Dieu leur avait accordés : il les avait délivrés de l’Egypte et de la servitude qu’ils y subissaient, il avait ouvert la mer, il avait fait tomber la manne du ciel, il avait fait jaillir dès sources d’une manière étrange et incroyable : il les accompagnait partout , faisant des prodiges et leur servant de défenseur ; et pourtant, quand ils ne surent pas répondre à tant de bonté , il ne les ménagea pas, mais il les fit tous périr. ” Car ils succombèrent dans le désert “, dit-il : exprimant d’un seul mot leur ruine universelle, les châtiments divins , et la perte pour (444) tous du prix proposé. Car ce ne fut pas dans la terre de promission que Dieu les traita ainsi, mais au dehors et bien loin : leur infligeant ainsi un double châtiment, celui de ne point voir la terre promise et celui d’être sévèrement punis. Mais, direz-vous, qu’est-ce que cela nous fait ? Cela nous regarde ; aussi l’apôtre ajoute-t-il : ” Or toutes ces choses ont été ” des figures de ce qui nous regarde”. Comme les dons étaient des figures, ainsi les châtiments en étaient-ils ; comme le baptême et la table sainte étaient indiqués d’avance, ainsi les punitions qui suivirent ont-elles été écrites pour nous, à l’effet de nous apprendre que ceux qui se rendront indignes du bienfait seront punis, et pour nous rendre plus sages par de tels exemples. Aussi l’apôtre ajoute-t-il ” Afin que nous ne convoitions pas les choses mauvaises comme eux les convoitèrent “. Car comme , en ce qui regarde les bienfaits , la figure a précédé et la réalité a suivi ; ainsi en sera-t-il pour les châtiments. Voyez-vous comme il nous fait voir que non-seulement les coupables seront punis , mais qu’ils le seront plus sévèrement que les Juifs ? Car si d’un côté est la figure et de l’autre la réalité, il faut nécessairement que la punition soit beaucoup plus grande, comme l’a été le bienfait.

Et voyez sur qui il frappe d’abord : Sur ceux qui mangent des viandes immolées aux idoles. Après avoir dit . ” Afin que nous ne convoitions pas les choses mauvaises”, ce qui était général, il en vient à l’espèce, en, montrant que tout péché vient d’un désir coupable., et il dit en premier lieu : ” Et que vous ne deveniez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’est assis pour manger et boire , et s’est levé pour se divertir “. Entendez-vous comme il les appelle idolâtres ? Ici il se contente d’affirmer ; plus tard il prouvera. Il donne la raison pour laquelle on courait à ces tables : c’était par gourmandise. C’est pourquoi après avoir dit : ” Afin que nous ne convoitions pas les choses mauvaises “, en ajoutant : ” Et que vous ne deveniez point idolâtres “, il indique l’origine de ce crime, à savoir la gourmandise. ” Car le peuple s’est assis pour manger et boire ” ; puis il donne la fin : ” Et s’est levé pour se divertir “. Comme les Juifs, dit-il, passèrent de la bonne chère à l’idolâtrie, il est à craindre qu’il ne vous en arrive autant. Voyez-vous comme il fait voir que ces prétendus parfaits sont plus imparfaits que les Juifs ? Et il les blesse en montrant non-seulement qu’ils ne soutiennent pas la faiblesse des faibles , mais encore en faisant voir que ceux-ci pèchent par ignorance et eux par gourmandise ; et il dit que les forts paieront par leur punition la perte des faibles, et il ne leur permet point de se décharger de leur responsabilité , mais les déclare coupables de leur propre perte et de celle des autres. ” Ne commettons point la fornication comme quelques-uns d’entre eux la commirent “.

 

Articles #NLH #NLQ #Rome

Pape François : “se convertir sans attendre le prochain Carême”

Lors de l’angélus du dimanche 24 mars, le Pape François a médité sur la miséricorde divine, en s’arrêtant sur la parabole du figuier stérile (Lc 13,1-9). Le Saint-Père a rappelé que nous pouvons compter sur la miséricorde de Dieu mais « sans en abuser ».

Dans la parabole du figuier, le Saint-Père a rapproché cet arbre qui ne porte aucun fruit à l’humanité indifférente et aride. Il faut attendre que Jésus intercède pour que « les fruits de l’amour et de la justice » puissent y germer.

Le danger de la stérilité spirituelle

« Le figuier que le Maître de la parabole veut éliminer représente une existence stérile, incapable de donner, de faire le bien. Il est le symbole de celui qui vit pour lui-même, repu et tranquille, installé dans son propre confort, incapable de tourner le regard et le cœur vers ceux qui sont proches de lui et qui se trouvent dans une condition de souffrance, de pauvreté et de malaise »,a observé le Pape.

A cette attitude d’égoïsme et de stérilité spirituelle, François oppose le grand amour du vigneron envers le figuier : « il est patient, il sait attendre, il lui consacre son temps et son travail. »

La possibilité de conversion n’est pas illimitée

Ainsi, malgré la stérilité, qui marque parfois notre existence, le Pape rappelle combien Dieu est patient et nous offre la possibilité de changer et de progresser sur la voie du bien. Ce temps imploré et concédé dans l’attente que l’arbre enfin porte du fruit indique également « l’urgence de la conversion », souligne-t-il.

Or, « la possibilité de conversion n’est pas illimitée ; aussi faut-il la saisir immédiatement ; sinon, elle pourrait être perdue pour toujours. Nous pouvons vraiment compter sur la miséricorde de Dieu, mais sans en abuser. Nous ne devons pas justifier la paresse spirituelle, mais accroître notre engagement à refléter rapidement cette miséricorde avec la sincérité du cœur », prévient le Souverain pontife argentin.

En ce temps de Carême, conseille l’évêque de Rome, chacun doit donc se sentir interpellé, en modifiant quelque chose dans sa propre vie, dans sa propre façon de penser, d’agir et de vivre les relations avec le prochain. Dans le même temps, « nous devons imiter la patience de Dieu qui a confiance en la capacité de tous à pouvoir “se relever” ».

Brèves

VIDEO : une superbe procession en Espagne