NLQ #USA

USA – L’université jésuite favorise le communautarisme LGBT en leur réservant des logements

Le motif de la décision est… intéressant…

Le vice-président des affaires étudiantes de la plus prestigieuse université catholique des Etats-Unis, Todd Olson, a annoncé la nouvelle en expliquant que la création d’un ensemble de logements sur le campus de Georgetown pour les étudiants LGBT va « offrir un espace communautaire pour la discussion sur le genre et l’inclusion tout en respectant les valeurs jésuites de la communauté dans la diversité, et de l’éducation de la personne prise comme tout ». « Nos valeurs catholiques et jésuites nous appellent à interagir avec “respect, compassion et tact” avec notre communauté LGBT. Cela correspond pleinement à nos valeurs catholiques et jésuites que de proposer un langage, des perspectives et le sens de l’inclusion afin d’approfondir notre sens de la cura personalis », a-t-il ajouté.

 

Lire l’article sur Réinformation.TV

Asie #NLQ

Philippines – L’évêque découvre sa cathédrale saccagée par les djihadistes

Marc Fromager, directeur de l’AED, est à Marawi, aux Philippines, ville assiégée par les djihadistes durant 5 mois. Premier étranger à pouvoir pénétrer ce 11 janvier dans la ville depuis sa libération, il découvre avec l’évêque de la ville, Mgr Edwin de la Peña, la cathédrale saccagée, la ville détruite…Témoignage.

L’année dernière, la capitale musulmane de 400 000 habitants a été envahie par les djihadistes prétendant être la branche locale de l’État islamique. Ils ont attaqué la cathédrale le 23 mai et kidnappé le curé de la paroisse qui s’est finalement échappé quatre mois plus tard. La ville a été assiégée pendant près de cinq mois puis entièrement détruite. L’accès au centre-ville est toujours interdit, trois mois après la fin de la bataille.

Agenouillé en silence

Ce jeudi 11 janvier 2018, une délégation restreinte comprenant deux directeurs nationaux de l’AED (Philippines et France) a pu entrer dans le périmètre initialement nommé Ground zero et maintenant appelé MAA (zone la plus touchée). La délégation était composée de civils, les premiers à entrer dans la région depuis la guerre, avec une lourde escorte militaire. Parmi la délégation se trouvait l’évêque de Marawi, Mgr Edwin de la Peña, pour qui c’était la première visite à sa cathédrale depuis le 22 mai 2017.
En s’approchant de l’église, son cœur s’est brisé. Il s’est agenouillé en silence devant l’autel dévasté. Tout a été endommagé, y compris les statues du Christ et de la Vierge Marie : impacts de balle, meubles liturgiques brûlés… (voir photos). La résidence de l’évêque, juste en face de la cathédrale et où il vivait depuis 16 ans, a été également totalement détruite.

Réconciliation possible ?

Nous pouvions évidemment sentir l’anéantissement total de l’évêque mais plus tard, il nous a confié que sa priorité, plutôt que de reconstruire la cathédrale, est de faire revenir la population chrétienne de la ville. L’une de ses principales raisons de ne pas perdre espoir – et qui nous a vraiment touchés- est de voir que, parmi les volontaires qui travaillent avec l’Église catholique pour rétablir la confiance, il y a beaucoup de jeunes musulmans. En réalité, la plupart des volontaires sont des musulmans qui participent activement aux différents programmes proposés par l’Église.

Si tout ce cauchemar pouvait au moins faire apparaître une nouvelle génération de volontaires pour la construction de la paix, peut-être qu’un avenir semblerait possible.

L’évêque, les fidèles (les catholiques étant une infime minorité, plus ou moins 3 %) et même les bénévoles sont très reconnaissants envers l’AED pour son aide et sa visite. Nous leur avons dit qu’ils peuvent compter sur notre soutien et leur avons aussi confié qu’ils ont une grande responsabilité : s’ils peuvent se réconcilier, ils apparaîtront comme des modèles pour d’autres régions du monde vivant les mêmes tensions.

Ce fut un voyage profondément émouvant, passant par une sorte de vision désespérée de l’enfer à la promesse d’une résurrection. Une intention de prière que nous gardons.

Marc Fromager (directeur AED France)

Philippines, île de Mindanao, ville islamique de Marawi, le 11 janvier 2018.

 

Source et photos – AED

Amérique latine

Colombie – ONU et Eglise côte à côte pour les négociations de paix

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a fait appel au gouvernement colombien et à l’ELN (mouvement de guérilla connu sous le nom d’Armée de libération nationale) afin qu’ils mettent un terme aux « actions armées » et relancent « un dialogue sérieux et constructif, afin de satisfaire aussi vite que possible les attentes créées par l’engagement des parties à atteindre une résolution de leur conflit au travers de moyens politiques ».

La déclaration d’António Guterres a été faite au terme de sa visite de deux jours en Colombie, où il a pu constater personnellement les progrès réalisés dans l’application de l’accord avec les FARC (autre mouvement de guérilla connu sous le nom de Forces armées révolutionnaires de Colombie). A propos du processus de paix avec l’ELN, il a chargé son représentant en Colombie de « prendre toutes les mesures nécessaires afin de faciliter le retour des parties à la table des négociations ».

La visite en Colombie du Secrétaire général des Nations unies, les 13 et 14 janvier, a été la première d’António Guterres dans un pays d’Amérique latine depuis son entrée en fonction, le 1er janvier 2017. Sa demande arrive quelques jours après que le groupe armé connu sous le nom d’ELN ait repris ses actions violentes contre des infrastructures, rendant ainsi impossible toute prolongation du cessez-le-feu établi à Noël 2017.

Du côté de l’Eglise catholique, le Père Darío Echeverri, Secrétaire général de la Commission de Conciliation nationale, l’un des responsables du suivi du processus de paix, a déclaré à la pression locale que l’ELN ne semble pas avoir compris l’opportunité qu’il gaspille en ce qui concerne la relance des négociations. Le Père Echeverri a été l’un des protagonistes de la trêve historique de 101 jours de soulagement humanitaire, en particulier pour les provinces d’Arauca, de Chocó, de Norte de Santander et de Nariño. La population ne se souvenait pas de fêtes de Noël et de fin d’année si sereines et tranquilles comme celles de 2017.

Source Agence Fides

 

A la une #NLQ #Rome

Chili : « les laïcs ne sont pas vos employés », le pape François pourfend le cléricalisme

Le pape François invite à combattre le cléricalisme sous toutes ses formes, à commencer dans la formation des séminaristes.

Le pape a rencontré les évêques du Chili dans la sacristie de la cathédrale de Santiago ce mardi 16 novembre 2018, après sa rencontre avec le clergé et les consacrés dans la cathédrale.

Il leur a d’abord recommandé, envers leurs prêtres, une vraie paternité spirituelle à l’instar de saint Joseph : « Frères, la paternité de l’évêque avec son clergé ! Une paternité qui n’est pas un paternalisme ni un abus d’autorité. Elle est un don à demander. Soyez proches de vos prêtres à la manière de Saint Joseph. Une paternité qui aide à grandir et à développer les charismes que l’Esprit a voulu répandre en chacun de vos prêtres. »

Pour lutter contre le cléricalisme, il a invité à développer la « conscience » d’être « peuple de Dieu » : « Le cléricalisme oublie que la visibilité et la sacramentalité de l’Eglise appartiennent à tout le peuple de Dieu. »

« Disons-le clairement, les laïcs ne sont pas nos ouvriers, ni nos employés. Ils ne doivent pas répéter comme des ‘‘perroquets’’ ce que nous leur disons », a insisté le pape.

Il a fortement recommandé de veiller à la formation des séminaristes sur ce point : « Soyons vigilants, s’il vous plaît, contre cette tentation, surtout dans les séminaires et dans tout le processus de formation. Les séminaires doivent tout mettre en oeuvre pour que les futurs prêtres soient capables de servir le saint peuple fidèle de Dieu, en reconnaissant la diversité des cultures et en renonçant à la tentation de toute forme de cléricalisme. »

Le pape avait commencé par saluer les évêques un à un personnellement. Il a spécialement salué aussi dans son allocution Mgr Bernardino Piñera Carvallo, né en France, à Paris, en 1915 : il a 102 ! C’est le plus vieil évêque du monde avec bientôt 60 ans d’épiscopat. Comme il avait été nommé évêque de Temuco par Jean XXIII en 1960, il a participé aux quatre sessions de Vatican II.

L’allocution du pape a été précédée par celle du président de la Conférence épiscopale, Mgr Santiago Silva Retamales, évêque aux armées. Celui-ci a annoncé que de mars à novembre 2018, les évêques du Chili vont prolonger la visite pastorale du pape François par leur réflexion dans tout le pays pour mettre en oeuvre les indications du pape.

Au terme de la rencontre Mgr Silva a offert au pape un grand crucifix, e la part de tous les évêques. Il s’est ensuite rendu au sanctuaire de saint Alberto Hurtado, jésuite, et il a rencontré la communauté des jésuites ainsi que les membres du « Hogar de Cristo » fondé par Hurtado.

Une délégation oecuménique était présente à la cathédrale pour saluer le pape François.

Voici la traduction officielle de l’allocution du pape prononcée en espagnol.

Source et intégralité de l’allocution

 

Amérique latine #NLQ

Chili – Une Eglise en quête de confiance

Le Pape François rencontre ce mardi 16 janvier 2018 le clergé et les évêques chiliens. Les catholiques du pays doivent faire face à une plus grande défiance sur fond de sécularisation de la société.

 « Je vous donne la paix », indique le thème du voyage du Pape au Chili. Cette paix, le Saint-Père vient la porter à une société chilienne divisée sur de nombreux sujets mais aussi à une communauté catholique en quête d’un nouveau souffle.

Il y a quelques années, au sortir de la dictature, l’Église catholique occupait une place à part pour son rôle auprès des victimes. Depuis, le pays a bien changé… et le statut de l’Église avec.

Le père Luc Lalire est chargé de mission pour l’Argentine et le Chili au sein du Service national de la mission universelle de l’Église de la Conférence des évêques de France. Il revient sur les principales évolutions qu’a connu l’Église chilienne ces dernières années.

Retrouvez l’entretien sur Vatican News

 

NLQ #Rome

Le pape invite les Chiliens à faire de la démocratie un lieu de rencontre

Au lendemain de son arrivée à Santiago, le Pape a donné son premier discours devant les autorités chiliennes, la société civile et le corps diplomatique ce mardi 16 janvier 2018. Ils les a exhortés à ne pas se reposer sur les acquis démocratiques mais à se mettre à l’écoute de tous les Chiliens.

Devant la présidente en exercice, Michelle Bachelet, mais aussi face au président élu Sebastian Pinera, le Pape a d’abord fait part de sa « joie » de retrouver ce pays qu’il connaît bien pour y avoir passer une partie de ses études.

200 ans après l’indépendance du Chili, François a salué « le développement d’une démocratie qui lui a permis un progrès soutenu », après avoir vécu des périodes « turbulentes ».

Le bien et la justice sont à « conquérir chaque jour »

Mais il faut continuer à consolider et renforcer ce rêve des pères fondateurs. « Chaque génération doit faire siens les luttes et les acquis des générations passées et les conduire à des sommets plus hauts encore », estime François.

Alors si les dernières élections ont manifesté la « solidité » et la « maturité civique du Chili », le Pape ne manque pas de rappeler que « le bien, l’amour, la justice et la solidarité » sont à « conquérir chaque jour ».

« Vous avez tous, par conséquent, un défi grand et passionnant : continuer à travailler pour que la démocratie et le rêve de vos aînés, au-delà de leurs aspects formels, soient vraiment un lieu de rencontre pour tous », poursuit François. Ce lieu doit permettre à tous, sans « exception », de construire « une maison, une famille et une nation », un Chili « généreux, accueillant, qui aime son histoire, qui travaille pour son présent de convivialité et regarde avec espérance vers l’avenir ».

Écouter les peuples autochtones et les enfants

Pour le Pape, cet avenir se joue « en grande partie » dans la capacité du peuple et des autorités chiliennes « à écouter ». Il enjoint à écouter les chômeurs, « qui ne peuvent pas subvenir dans le présent et encore moins dans l’avenir aux besoins de leurs familles » ; écouter les peuples autochtones, « souvent oubliés » et dont il faut défendre les droits et la culture ; écouter les migrants, « qui frappent à la porte » ; écouter les jeunes et les personnes âgées mais aussi écouter les enfants « qui se présentent au monde les yeux remplis d’étonnement et d’innocence ».

« Et ici, je ne peux m’empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l’Église, confie le Pape, avec émotion. Je voudrais m’unir à mes frères dans l’épiscopat, car s’il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut en même temps nous engager pour que cela ne se reproduise pas. »

Enfin, il faut écouter la Maison commune, indique le Saint-Père, et pour cela ne pas hésiter à recourir à la « sagesse » des peuples autochtones. « De ceux-ci, nous pouvons apprendre qu’il n’y a pas de développement authentique pour un peuple qui tourne le dos à la terre et à tous ceux qui l’entourent. »

 

Source

L’intégralité de la rencontre du Pape avec les autorités chiliennes

 

NLQ #Rome

Pérou – Le pape à la rencontre des indigènes d’Amazonie

Le Pape François a toujours eu une affection particulière pour l’Amazonie et ses habitants, en particulier pour les peuples autochtones. L’Encyclique Laudato Si ou la création du Réseau ecclésial pan amazonien représentent des exemples de cette attitude.

La rencontre de Puerto Maldonado promet d’être, comme le confirme à l’Agence Fides Hector Sueyo Yumbuyo, responsable indigène du peuple Harakbut de Madre de Dios, « une rencontre historique », une démonstration du fait que les indigènes sont « soutenus par l’Eglise catholique au travers de sa plus haute autorité, le Pape François, un soutien spirituel qui concerne toutes les activités que les indigènes effectuent pour survivre et affronter les problèmes tels que l’abattage des arbres, l’extraction illégale (de minerais NDT) et les problèmes sociaux provoqués par cette activité ».
Le responsable indigène de la région dans laquelle se rendra le Pape continue en outre à expliquer voir dans ce voyage apostolique une « reconnaissance de l’œuvre évangélisatrice accomplie par le Vicariat apostolique de Puerto Maldonado », débutée en 1920 par un missionnaire que les indiens connaissaient sous le nom de Apantonek, Papá Viejo. Certains des sages avec lesquels il vécut exécuteront un chant rituel de bienvenue du peuple Harakbut.

Dans le même sens, le Président de la Fédération des autochtones de Madre de Dios, Julio Cusurichi Palacios, qui s’est vu décerner le Goldman Environmental Prize en 2007, souligne pour Fides l’importance singulière de cette rencontre, au cours de laquelle doit être mis en évidence « le manque de sécurité légale des territoires, rendant ainsi public le danger de certaines règles que le Congrès péruvien adopte actuellement, portant notamment sur des projets de routes qui passeraient par les territoires indigènes de peuples isolés ou à l’intérieur de zones naturelles protégées ». Selon Julio Cusurichi Palacios, il s’agira d’un moment permettant de rendre visible « l’importante contribution que les populations indigènes apportent à la conservation des forêts, aidant à mitiger les grands problèmes environnementaux ». Malgré cette contribution, poursuit-il, « nous ne sommes pratiquement pas reconnus. Les bénéfices n’arrivent pas aux populations indigènes mais demeurent au niveau d’institution environnementales ou gouvernementales ».

Julio Cusurichi Palacios considère la rencontre avec le Pape une chance pour ce dernier « d’insister afin que les gouvernements prennent leurs responsabilités et travaillent à des politiques publiques incluant les requêtes des peuples indigènes, afin que ces mêmes gouvernements puissent atteindre leur inclusion sociale ». « Le Pape renforcera l’unité entre l’ensemble des peuples indigènes et engagera l’Etat péruvien de manière à ce qu’il puisse satisfaire aux besoins du territoire, de l’économie et de l’organisation » conclut Hector Sueyo. Il réaffirme enfin qu’il s’agit là « d’une opportunité afin de rendre visibles les problèmes des populations indigènes d’Amazonie ainsi que la richesse culturelle, la connaissance ancestrale, de manière à ce que l’Etat puisse les reconnaître comme patrimoine culturel de la nation et sauvegarder les générations à venir ».

 

Source agence fides

Amérique latine #NLQ

Venezuela – Les évêques dénoncent « un projet politique totalitaire »

À l’issue de son assemblée plénière, la conférence épiscopale du Venezuela a fortement critiqué mi-janvier la « tragique » réalité du pays. Devant l’échec du gouvernement sur les plans social, économique et politique, les prélats souhaitent que le pays prenne un nouveau chemin.

Dans une exhortation publiée vendredi 12 janvier 2018, au dernier jour de leur assemblée plénière à Caracas, les évêques vénézuéliens dressent d’abord un constat accablant. Ils évoquent l’effondrement « de la libre initiative » ainsi que des mesures économiques corrompues qui ne font qu’augmenter « la mendicité et la dépendance » aux aides sociales, « le chômage, la pénurie des biens de première nécessité » ainsi que le désespoir.

Les évêques déplorent aussi « l’exode de millions de Vénézuéliens ». « La raison des problèmes réside dans l’implantation d’un projet politique totalitaire, appauvrissant, rentier et centralisé », répètent-ils.

Sur le plan politique la conférence épiscopale dénonce une Assemblée constituante « anticonstitutionnelle et illégitime », qui s’adjuge illégalement les pouvoirs exécutifs et judiciaires, criminalise les manifestations et encourage rumeurs et spéculations. En créant cette assemblée et en suspendant le référendum révocatoire contre le président Nicolas Maduro, le gouvernement « a usurpé au peuple son pouvoir originaire », critique l’épiscopat.

« Perte définitive de la liberté » ou « actions de résistance et de rébellion »

Si les autorités ne permettent pas à la société civile de s’exprimer, il n’y aura que deux possibilités, préviennent les évêques : « la perte définitive de la liberté, avec toutes ses conséquences, ou des actions de résistance et de rébellion contre le pouvoir usurpateur. C’est au peuple organisé que revient le dernier mot ».

Devant la situation « dramatique » qui affecte particulièrement les plus pauvres, ils esquissent également deux attitudes : « le conformisme et la résignation » ou la recherche « des conditions de vérité, de justice et d’inclusion, malgré le risque de rejet et de persécution ». « Réveillez-vous et réagissez, c’est le moment », poursuivent-ils, reprenant le thème du voyage apostolique du Pape Jean-Paul II, en 1996.

Face à la malnutrition et aux personnes qui meurent de faim, les évêques réclament un canal humanitaire et rappellent l’action de l’Église sur le terrain. Ils demandent également un « changement de route » sur le plan politique.

Appel à la publication d’un calendrier électoral

« L’exécutif a échoué dans sa tâche de garantir le bien-être de la population : ni les services publics, ni l’industrie du pétrole, ni les forces de sécurité, ni l’hôpital public, ni les autres organismes n’ont su répondre aux besoins des gens », soulignent-ils, indiquant que la solution passe par des élections démocratiques.

À l’approche de l’élection présidentielle, qui doit se tenir en fin d’année, ils exigent « la publication d’un calendrier électoral », la garantie de « l’impartialité » du Conseil électoral et la supervision par des observateurs internationaux.

Ils citent d’ailleurs le discours prononcé par le Pape François lors de ses vœux au corps diplomatique le 8 janvier dernier : « Le Saint-Siège, alors qu’il exhorte à répondre sans tarder aux besoins primaires de la population, souhaite que soient créées les conditions afin que les élections prévues pour l’année en cours soient en mesure d’apporter une solution aux conflits existants, et qu’on puisse envisager l’avenir avec une sérénité retrouvée. »

Enfin, l’épiscopat vénézuélien fait part de sa solidarité envers les exilés et prisonniers politiques, souvent détenus dans des conditions inhumaines et victimes de torture. Il conclue par un appel au dialogue à trois conditions : l’intégrité des négociateurs, des objectifs clairs et un agenda prédéfini « afin qu’il puisse bénéficier de la confiance et de la crédibilité de la population ».

 

Source Vatican News

Amérique latine

Pédophilie – Santiago – En marge du voyage du pape une journée dénonce “l’inertie du pape”

A l’occasion du voyage du souverain pontife au Chili et au Pérou cette semaine, les associations de plusieurs pays se réunissent ce lundi à Santiago. Objectif : créer, en juin, une ONG mondiale.

 

L’info est parue sur Libération qui la traite à sa façon…

Amérique latine #NLQ

Les grands thèmes de la visite apostolique du Pape au Chili : les immigrés, les indigènes, l’éducation et l’écologie

« Les grands thèmes » de la visite apostolique du Pape au Chili seront liés « aux peuples originaires, qu’il rencontrera en Araucanie, aux immigrés dans le nord, aux jeunes et au soin de la maison commune ». C’est ce qu’explique à l’Agence Fides le Pr. Roberto González Gutiérrez, Coordinateur de la rencontre du Saint-Père à l’Université pontificale catholique du Chili (PUCC).

Le pays que le Pape François trouvera « se déclare à 50 % catholique mais la confiance envers l’Eglise s’est effondrée au cours de ces dernières années », en particulier à cause des scandales provoqués par les prêtres pédophiles et par leur gestion. Selon l’enseignant, le déphasage entre le message des Pasteurs et ce que vit la population est l’une des causes de la désaffection envers l’Eglise. Les scandales, par ailleurs, « ont perturbé surtout ceux qui ont une identité catholique faible » note-t-il. La sécularisation est arrivée également au Chili, un pays « caractérisé par des niveaux d’instruction supérieure très élevés » et la population qui dispose d’un niveau éducatif plus élevé est également « plus exigeante, plus critique et demande des raisons à l’action de l’Eglise » qui « n’est pas toujours à la hauteur » admet le Pr. González Gutiérrez. Le monde de l’éducation constitue un domaine crucial pour la société chilienne et il attend la parole du Pape François le 17 janvier. La rencontre près la PUCC est également attendue parce que le système éducatif, à financement mixte public privé et à gestion municipale, a montré des fissures au cours de ces dernières années, dans une des sociétés les plus inégalitaires d’Amérique latine. L’Eglise appuie une réforme qui conserve l’apport privé et les subventions publiques, notamment pour éviter une laïcisation totale de l’enseignement, qui mettrait en danger la légitime option en faveur d’une instruction catholique. Du Pape ne sont donc attendues des lignes directrices spécifiques mais un encouragement portant en direction d’un modèle éducatif de qualité pour tous, avec une égalité des chances entre les écoles publiques et les écoles catholique ou dans tous les cas privées (…)

Pièces jointes à la dépêche (en italien, en anglais, en espagnol)