Agenda / Annonce #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Paris – Messe pour les victimes de l’attentat de Bagdad

Le samedi 28 octobre 2017, une messe selon le rit syriaque catholique sera célébrée à l’église Saint-François-de-Sales, à Paris. La célébration est  prévue à 17 h. Elle sera dite pour les victimes de l’attentat de Bagdad du 31 octobre 2010. En effet, ce jour-là plusieurs terroristes de l’État islamique en Irak s’étaient enfermés dans la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame-de-l’Intercession de Bagdad, au cours de la messe dominicale. L’attentat avait fait plus de 60 morts. Il avait été à l’origine d’un début d’attention pour les chrétiens d’Orient de la part des pouvoirs publics occidentaux, mais également de l’opinion publique.

Adresse : 17, rue Ampère – 75017 Paris

Agenda / Annonce #Conférences/Formations

Paris – Table ronde à l’INALCO sur les chrétiens au Proche-Orient

Le jeudi 19 octobre, à l’INALCO (Paris), débutera un ensemble de tables rondes dédié aux chrétiens d’Orient. La première aura lieu de 18 h 30 à 20 h, à l’auditorium. Elle aura comme intitulé : “Éclairages sur les chrétiens au Proche-Orient. Les Chrétiens du Proche-Orient sous l’empire ottoman”.

Adresse : 65, rue des Grands Moulins – 75013 Paris

Synthèse Hebdo

Edito #47 – Prier pour les chrétiens de Chine !

La persécution des chrétiens de Chine reste d’actualité. Elle dure depuis plusieurs décennies et touche toutes les communautés. Les catholiques, même quand ils sont tolérés, demeurent surveillés. Si une chose n’a pas évolué depuis les années 1950, c’est la surveillance permanente des chrétiens. Malgré l’entrée dans la mondialisation, malgré le consumérisme intensif des chinois, malgré l’abandon pratique du communisme, s’il est un domaine où la bride n’est pas relâchée, c’est bien celui du culte chrétien. La Chine continentale n’est plus celle des cols Mao et du Livre rouge, mais celle des smartphones et de la consommation de masse. Pourtant, la méfiance du Parti communiste chinois n’a pas varié d’un iota. La relative aisance matérielle n’a pas remplacé le contrôle des esprits.

Récemment, les décès de pasteurs chinois a démontré que le parti surveillait tout. Tout. Y compris la durée des obsèques des évêques. Ainsi, à Ürumqi, l’évêque n’a eu droit qu’à une absoute juste après la messe de l’Assomption. À Taiyuan, il y a eu un peu plus de chances pour l’évêque défunt : les obsèques ne devaient pas durer plus d’une heure et demie… Cela en dit sur le contrôle qui pourrait paraître, à nous occidentaux, tatillons. On sait aussi que dans le sanctuaire marial Notre-Dame de Sheshan (il est situé près de Shanghaï), le nombre de messes est même réglementé. Ces exemples démontrent cette surveillance constante qui ne se limite pas seulement aux aspects extérieurs du culte chrétien, mais à sa vie interne. Autrement dit, les autorités se penchent dans des domaines où elles sont radicalement incompétentes. C’est dire que la méfiance va très loin.

Les occidentaux peuvent accéder aux églises chinoises, mais encore ont-ils plus de chance dans la Chine touristique (Pékin, Shanghaï), car dans les zones les plus reculées (comme au Xinjiang), les contacts des chrétiens avec les occidentaux sont étroitement surveillés. En réalité, les chrétiens sont placés dans une cage, qui n’est même pas dorée.

Le Saint-Siège est en pleine discussion avec Pékin. Il est vrai que de fait, beaucoup de situations ont été arrangées depuis les années 1980. La plupart des évêques officiels ont un statut « romain ». Pourtant, cela reste précaire. On pourrait dénoncer la naïveté des dicastères romains. Il y a quelques mois, un ouvrage a été publié sur les persécutions subies par les évêques chinois. Il faut bien remarquer que personne n’est dupe. Même à Rome. À cet égard, les tentatives de discussion semblent au point mort entre Rome et Pékin. On ne parle plus de ce sujet où le pape entendait apporter quelque chose de neuf.

Soyons honnêtes : l’année qui s’est écoulée n’a pas été très bonne. Le « cru » 2016 est franchement décevant. La nervosité des autorités nationales et locales se ressent très vivement sur le terrain. Malgré la politique de négociation avec le Saint-Siège, il y a comme une volonté de rappeler que le Parti n’a pas renoncé au verrouillage. Pourtant, les choses changent. De nombreux chinois découvrent de l’intérêt pour le christianisme. On recenserait chaque mois 15 000 conversions en Chine. À ce rythme, si l’on fait le calcul, il se passera forcément quelque chose dans les décennies à venir.

Il faut prier pour nos frères chinois et ne pas oublier. On ne peut être que sûr d’une chose : ce qui a été semé dans les larmes sera moissonné dans la joie.

Retrouver notre lettre d’actualité complète à partir de ce lien :
Edito #47 – Prier pour les chrétiens de Chine !

Voir les archives de nos synthèses hebdomadaire :

En France #NLQ

Paris – Illumination de la basilique Montmartre en rouge

Ce jeudi 12 octobre 2017, la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre a été illuminée en rouge dans le cadre des “24 heures pour la liberté religieuse”. Cette opération, explique l’Aide à l’Église en détresse (AED), l’association organisatrice, a pour objet d’“alerter le grand public sur la dégradation de la liberté religieuse dans le monde”. Cet événement s’inscrit également dans le cadre des 70 ans de l’AED, qui œuvre, en effet, depuis sa création pour les chrétiens en situation difficile, notamment ceux qui sont persécutés.

Voici un extrait du communiqué de l’AED diffusé consécutivement à cette opération :

Quoi de plus visible à Paris que la basilique de Montmartre ? Pour ses 70 ans, l’AED, créée en 1947, a choisi d’illuminer ce monument emblématique en rouge. Un signe fort pour rendre hommage à tous ceux qui ont versé leur sang pour leur foi, et prier pour ceux qui, encore aujourd’hui, doivent pratiquer leur religion cachés, dans l’ombre.

 

Illumination de la basilique, messes, boite à questions, stand-up de silhouettes, nuit d’adoration… A travers ces 24 heures, des milliers de personnes ont découvert* la situation alarmante de la liberté religieuse dans le monde. Selon le dernier Rapport sur la Liberté Religieuse publié par l’AED, 38 pays présentent des cas de violations graves sur les 196 étudiés, soit 1 pays sur 5. Parmi ceux-ci, figurent la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite, mais aussi le Nigeria, la Chine, l’Érythrée, l’Irak…

 

L’AED défend la liberté religieuse comme un droit fondamental, quelle que soit la religion. Son directeur, Marc Fromager, invite à réfléchir sur « le lien expérimental – mais qui devrait être évident – entre le respect de la liberté religieuse et la paix  ». Il appelle à défendre la liberté religieuse « non pas comme un simple concept » mais « comme un enjeu vital pour tous. »

Bref : défendre la liberté religieuse “comme un enjeu vital pour tous”. Puisse le grand public y être sensible afin qu’il interpelle ses gouvernants, car la persécution des chrétiens est l’affaire de tous. Y compris des européens et de leurs dirigeants.

SOURCE – Site Internet de l’AED

Agenda / Annonce #Sorties/Animations

Béziers – Son et lumière à la cathédrale Saint-Nazaire

Le jeudi 19 octobre 2017, à Béziers, un son et lumière au profit des chrétiens d’Orient est prévu à la cathédrale Saint-Nazaire. Il est organisé par l’association SOS Chrétiens d’Orient pour aider le village chrétien de Maaloula (Syrie). Deux séances sont prévues : l’une à 19 h 30, l’autre à 20 h 45.

Réservation sur le lien suivant.

Adresse : Cathédrale Saint-Nazaire : Plan Monseigneur Blaquière – 34500 Béziers

 

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Budapest – Conférence internationale sur la persécution des chrétiens

Du 11 au 13 octobre 2017, une conférence internationale sur la persécution des chrétiens s’est tenue à Budapest. Réunissant de nombreux acteurs du monde chrétiens – parmi lesquels on pouvait reconnaître quelques évêques orientaux familiers à tous ceux qui agissent dans le soutien aux chrétiens d’Orient -, le Premier ministre hongrois a honoré cette conférence de sa présence. Elle était, en effet, organisée à l’initiative des pouvoirs publics hongrois. Cette conférence a notamment été l’occasion pour différents membres du gouvernement hongrois, à commencer par le Premier Ministre, Viktor Orbán, de rappeler le soutien déterminé de la Hongrie aux chrétiens persécutés.

En ouverture, le Premier Ministre, Viktor Orbán, a affirmé que “nous hongrois souhaitons que les chrétiens syriens, irakiens et nigérians soient capables de retourner dans les terres que leurs ancêtres occupent depuis des centaines d’années”. Il a également souligné que “le destin des chrétiens au Proche-Orient devait rappeler à l’Europe que ce qui est arrivé là-bas peut aussi nous arriver, même si cela semble néanmoins inconcevable”.  Le Premier ministre a également parlé des persécutions subtiles et sophistiquées de nature intellectuelle que subissent les chrétiens en Europe, même si elles ne peuvent être comparées aux persécutions physiques qui sévissent en Afrique et au Proche-Orient. On retiendra un discours courageux et déterminé, qui dénonce aussi la tiédeur des européens sur cette question des persécutions.

Plusieurs pasteurs des Églises d’Orient étaient présents : le patriarche syriaque orthodoxe, Ignace Ephrem II Karem, Mgr Nicodème Daoud Sharaf, archevêque syriaque orthodoxe de Mossoul, ou Mgr Bashar Matti Warda, archevêque chaldéen catholique d’Erbil (ville du Kurdistan irakien). Ils ont même pu s’exprimer devant l’auditoire pour apporte un témoignage.

 

Pour le Vice-Premier ministre hongrois, Zsolt Semjén, qui s’exprimait lors d’une conférence tenue le vendredi 13 octobre, la Hongrie a le “devoir naturel” d’héberger et d’assister les chrétiens qui essuient les persécutions. Il a également rappelé que la Hongrie était un pays “avec une identité chrétienne  et qu’elle a des liens avec la Chrétienté par son histoire, sa culture et ses traditions”. Il a souligné que la persécutions des chrétiens dans le monde était évidente et insistait sur le fait que quatre personnes sur cinq persécutées dans le monde pour des raisons religieuses le sont parce qu’elles sont chrétiennes. S’il a rappelé que la Hongrie était “très généreuse” sur ces questions d’accueil, il a cependant ajouté que “l’objectif n’est pas de vider l’Orient de ses chrétiens”.

Le ministre des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, qui s’exprimait lors de cette conférence, a appelé à une coopération internationale pour “donner une réponse claire et coordonnée face à l’extrémisme qui se répand dans le monde et qui force des millions de personnes à quitter leur foyer”.

Bref : une conférence qui fera date, qui envoie un message fort et qui rappelle que la persécution des chrétiens concerne aussi les autorités publiques des nations européennes.

SOURCE – Dailynews Hungary

 

Brèves #Dans le Monde #Europe non francophone

Europe – Un archevêque orthodoxe démis de ses fonctions

usse à l’étranger est relevé de ses fonctions

L’archevêque Michel, qui était à du diocèse de l’Europe occidentale de l’Église orthodoxe russe depuis 2006, a été « libéré provisoirement » de ses fonctions par décret (oukase) du Synode de l’Église orthodoxe russe à l’étranger. Ce décret a été adopté à la suite de la séance de ce synode du 13 septembre 2017. Pour l’instant, il n’a pas été encore publié, même si sa version russe a été communiquée aux membres du clergé.

En vertu de ce décret, Mgr Michel ne peut plus célébrer dans les églises du diocèse de l’Europe occidentale. En revanche, il peut toujours célébrer dans d’autres diocèses orthodoxes. En outre, dans les églises du diocèse, l’archevêque n’est plus commémoré liturgiquement. Un administrateur, en la personne de l’archiprêtre Paul Tsvetkov a été nommé. Ce dernier a également été nommé recteur provisoire de la cathédrale de Genève.

Aucune infraction personnelle – de nature canonique ou non – ne serait reprochée à Mgr Michel. La sanction n’a pas été motivée et fait seulement référence de manière lapidaire à la « situation complexe à la cathédrale de l’Exaltation de la Croix ». En fait, un groupe de laïcs influent à la cathédrale russe de Genève, hostile à l’archevêque, aurait été indirectement à l’origine de cette décision. Ce groupe se serait opposé aux orientations et au fonctionnement ecclésial de Mgr Michel. Ainsi, au printemps 2017, une lettre avait été envoyée au Primat de l’Eglise orthodoxe russe à l’étranger. Elle contenait des reproches à l’encontre de Mgr Michel.

SOURCE –  Religioscope

NLQ #Rome

Pape François : prendre soin des chrétiens orientaux de la diaspora

Le pape François est intervenu à plusieurs reprises dans le cadre du centenaire de l’Institut pontifical oriental et de la Congrégation pour les Églises orientales. Ces deux institutions ont été créées en 1917. Outre l’audience accordée le 9 octobre 2017 aux pasteurs des Églises catholiques de rit oriental, il a concélébré ce jeudi une messe à la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure. Il a notamment abordé la situation des fidèles des Églises orientales.

Dans son homélie, il a invité les fidèles de ces Églises à ce confier à Dieu dans la prière. Il a réitéré ses propos dénonçant une guerre mondiale « par morceaux ». Cette situation “fait surgir tant de questions, tant de pourquoi ?”, indique le pape François. Malgré les épreuves, “Dieu n’oublie pas ses fils, il se souvient des justes, de ceux qui souffrent, des oppressés qui se demandent “pourquoi ?“”. Le pape a souligné l’importance de la prière :

Par la prière, l’homme frappe à la porte de Dieu pour lui demander une grâce. Et lui, qui est Père, nous donne encore plus : il envoie l’Esprit saint.

Le pape a parlé de la nécessité de prendre soin des chrétiens orientaux dans la diaspora.

SOURCE – Radio Vatican

NLQ #Rome

Le pape François reçoit les pasteurs des Églises orientales

Le pape François a lancé un appel aux  pasteurs des Églises catholiques orientales pour qu’ils collaborent avec Rome afin d’« assurer de bons évêques aux Églises particulières dispersées dans le monde ». Le souverain pontife recevait les patriarches et les archevêques majeurs des Églises, le 9 octobre 2017. Les pasteurs des Églises orientales étaient, en effet, présents à Rome dans le cadre de l’Assemblée plénière de la Congrégation pour les Eglises orientales. Cette assemblée se tient du 9 au 12 octobre 2017 pour le centenaire de l’institution de ce dicastère par le pape Benoît XV. Sa création en 1917 s’inscrivait dans le regain d’attention de Rome pour les Églises orientales depuis le pontificat de Léon XIII.

Le pape François s’est exprimé sur le ministère pétrinien :

La sollicitude pour toutes les Églises se manifeste aussi à travers la communion hiérarchique avec l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre. Etre évêque de Rome est le fondement du ministère pétrinien, qui est service de présidence à la charité et dans la charité (cf. Ign. Ant., Lett. ai Rom., Proemio).

Le pape s’est adressé aux Églises orientales à leurs synodes pour qu’elle aident le pape à sélectionner de “bons évêques” :

Parmi les devoirs du Successeur de Pierre, comme cela fut pour l’élection de l’apôtre Matthias (cf. Ac 1,15-26), il y a celui d’assurer de bons évêques aux Eglises particulières dispersées dans le monde. A vous et à vos Synodes, je demande de collaborer à ce service si important, pour identifier des hommes adaptés à ce ministère.

Mais on notera que les évêques de ces Églises (les éparques) sont déjà nommés par les synodes de chacune de ces Églises, même s’il y a confirmation ultérieure par Rome.

SOURCE – Agence ZENITH

Asie #Dans le Monde #NLQ

Création de deux éparchies syro-malabares en Inde

Le pape François vient d’instituer le 10 octobre 2017 deux nouvelles éparchies éparchies syro-malabares en Inde. Ces éparchies sont situées en-dehors du territoire traditionnel de l’Église syro-malabare. Dans chacune de ces éparchies, le pape a également nommé le premier évêque. La situation est effectivement compliquée, car il existe de nombreuses remontrances de la part des fidèles de rite syro-malabar ou syro-malankar dans les territoires qui sont sous la juridiction des évêques de rite latin. C’est donc un dossier sensible en Inde. Ce pays connaît trois types de rite : le rite latin, le rite syro-malabar et le rite syro-malankar. Le pape François a cherché à pourvoir aux besoins des fidèles syro-malabars.

L’éparchie de Hosur est située dans le nord de l’État du Tamil Nadu. Elle aura comme évêque Sebastian (Jobby) Pozholiparampil, qui était alors vicaire patriarcal de l’éparchie de Irinjalakuda.  L’éparchie de Shamshabad aura, elle, comme évêque Mgr Raphael Thattil, qui était jusque là évêque auxiliaire de Trichur. L’éparchie de Shamshabad couvre tout le territoire de l’Inde en dehors des éparchies déjà constituées. Le siège de Shamshabad est situé dans l’État indien de Telangana.

En outre, le pape François également étendu les frontières des éparchies existantes de Ramanathapuram et de Thuckalay. Le souverain pontife a appelé à la coopération entre les Églises catholiques de différents rites : “la vie de l’Église en Inde ne peut pas être celle de l’isolement et de la séparation mais plutôt celle du respect et de la collaboration”. Il exhorte chaque fidèle à grandir “dans la foi et la communion avec sa propre Eglise sui iuris, en conservant ce précieux patrimoine rituel qu’ils portent et en le transmettant aux générations futures”.

On peut consulter (en anglais) la lettre du pape François datant du 9 octobre 2017 par laquelle il institue les deux éparchies et étend le territoire des deux éparchies existantes.

SOURCES – Radio Vatican et blog d’Yves Daoudal