En France #NLQ

Après la Coupe du monde, les sacrilèges ?

C’était la joie et la bonne humeur, dit-on. La Coupe du monde a été fêtée dans une certaine allégresse. Mais quand on voit certains détournements, on peut se demander si ce n’est pas du sacrilège, comme on a pu le constater dans une station du métro parisien. En voulant rendre hommage à Didier Deschamps, on détourne le nom de la Sainte Vierge. On se doute que ceux qui l’ont fait en sont rarement conscients. Mais faut-il être muets et passifs ? Bref, un appel à une meilleure éducation religieuse : on peut quand même éviter l’humour sur le nom de Dieu ou sur celui de ses saints. Une victoire n’excuse pas tout.

NLQ #Rome

Rome : obsèques du cardinal Tauran

Célébrées par le pape François, les obsèques du cardinal Tauran ont eu lieu ce jeudi matin à Rome, dans la basilique Saint-Pierre à Rome.

Elles étaient présidées par le cardinal Angelo Sodano, qui est l’actue doyen du Sacré collège.

Sur la photo, on voit le pape François encenser le cercueil du cardinal Tauran dans le cadre du rite de l’ultima commendatio et de la  Valedictio.

 

 

A la une #NLQ

L’abbé David Pagliarani élu supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X

L’abbé David Pagliarani a été élu supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Il était jusque-là supérieur du district d’Italie de la fraternité. Selon certaines sources, c’est un candidat proche de Mgr de Galaretta et hostile à Mgr Fellay qui a été élu à la tête de la FSSPX.

Voici le communiqué publié sur le site de la Fraternité Saint-Pie X :

Élection du Supérieur général

Le 11 juillet 2018, le 4e Chapitre général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X qui se tient jusqu’au 21 juillet au Séminaire Saint-Pie X d’Ecône (Suisse), a élu l’abbé Davide Pagliarani Supérieur général pour 12 ans.

 

De nationalité italienne,  le nouveau Supérieur général est âgé de 47 ans. Il a reçu le sacrement de l’Ordre des mains de Mgr Bernard Fellay, en 1996. Il a exercé son apostolat à Rimini (Italie), puis à Singapour, avant d’être nommé supérieur du district d’Italie. Depuis 2012, il était directeur du Séminaire Notre-Dame Co-rédemptrice de La Reja (Argentine).

 

Après avoir accepté sa charge, l’élu a prononcé la Profession de foi et le Serment antimoderniste. Chacun des membres présents est allé ensuite lui promettre respect et obéissance, avant le chant du Te Deum en action de grâces.

 

Les 41 capitulants procéderont demain à l’élection des deux Assistants généraux, pour un même mandat de 12 ans.

 

Ecône, le 11 juillet 2018

Source FSSPX.News

Dans le Monde #NLQ #USA

États-Unis : nomination d’un coadjuteur à San José (Californie)

Originaire du Nouveau-Mexique, où il était évêque de Las Cruces, Mgr Oscar Cantú a été nommé évêque coadjuteur dans le diocèse de San José, situé en Californie. Il succédera à l’évêque actuel, Mgr Patrick Joseph McGrath, qui avait été consacré sous le pape Jean-Paul II, en 1989. Il était évêque du diocèse de San José depuis 1999. On notera que Mgr Oscar Cantú est devenu évêque sous Benoît XVI.

Dans le Monde #NLQ #USA

Un nouveau supérieur pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre

Après un allemand, un français et un américain, c’est au tour d’un polonais d’occuper la fonction de supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre (FSSP). L’abbé Komorowski succède ainsi à l’abbé John Berg. Il devient ainsi le quatrième supérieur général de cette fraternité instituée le 18 juillet 1988, il y a presque trente ans jour pour jour.

En effet, le lundi 9 juillet 2018, au séminaire Notre-Dame de Guadalupe (Denton, États-Unis d’Amérique), le chapitre général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP) a désigné en session plénière l’abbé Andrzej Komorowski comme supérieur général pour une durée de six ans. Aussitôt informée de l’événement, la Commission pontificale Ecclesia Dei a adressé un message de félicitations.

Qui est l’abbé Andrzej Komorowski ?

Entré au séminaire international Saint-Pierre de Wigratzbad, il a été ordonné prêtre au mois de juin 2006. Il a ainsi exercé son ministère en Pologne, en Belgique et aux Pays-Bas. C’est en 2012 qu’il est désigné assistant du supérieur général. Il assume cette fonction à Fribourg (Suisse) tout en exerçant, en parallèle, la fonction d’économe général et en assumant, auprès des fidèles, un ministère.

En France #NLQ

François Fillon va lancer une fondation pour les chrétiens d’Orient

Il s’est mis en retrait du monde politique, mais il n’a pas oublié une cause qui lui était chère : les chrétiens d’Orient.

Cette fois-ci, ce n’est plus dans un cadre politique mouvementé que François Fillon s’y intéresse, mais dans celui d’une fondation qu’il a l’intention de mettre en place. Il l’avait déjà annoncé en novembre 2017.

Mais aujourd’hui, François Fillon se fait plus précis. Il a même écrit à ses amis pour dévoiler  cette création bientôt proche, comme on peut le voir dans la lettre reproduite en-dessous.

Pour Paris Match, l’ancien candidat à l’élection présidentielle est attaché à la cause des chrétiens d’Orient :

Retiré de la vie politique, l’ancien candidat à la présidentielle revient sur un autre terrain : celui des minorités d’Orient pour lesquelles il mobilise ses réseaux.

C’est une « belle cause » qui lui tient, selon ses mots, « fortement à cœur ». Une cause suffisante pour que François Fillon sorte du silence qu’il s’impose depuis sa défaite à l’élection présidentielle. Dans un courrier adressé à ses amis et soutiens, l’ancien Premier ministre reprend la parole pour la défense des chrétiens d’Orient. Un combat qu’il mène depuis 2014 et qui l’a conduit à se rendre, à plusieurs reprises, dans des camps de réfugiés en Irak.

La suite peut être lue sur le site de Paris   Match.

Asie #Brèves #Dans le Monde #NLQ

Chine : décès de l’évêque de Qingdao

Mgr Joseph Li Mingshu, évêque de Qingdao (province du Shandong), est décédé. Ce n’est que tardivement que l’on a appris ce décès. En effet, le Saint-Siège a annoncé le 6 juillet 2018 que l’évêque était mort le 15 juin dernier, « usé par la maladie et la vieillesse ». Né le 1er décembre 1924 , Mgr Li Mingshu avait été  ordonné prêtre le 11 avril 1949. Après avoir enseigné dans le Shandong, il avait été consacré évêque le 13 août 2000 avec mandat pontifical.

Mgr Joseph Li Mingshu a toujours affirmé sa communion avec l’Église universelle. Il était soucieux de développer des initiatives pastorales dans son diocèse. Comme l’indique l’agence Zenith, « en 2005, il a invité Soeur Nirmala Joshi (1934-2015), supérieure générale des Missionnaires de la Charité, qui a succédé à Mère Teresa, à visiter Qingdao pour étudier la possibilité, alors non acceptée par les autorités civiles, d’ouvrir un foyer pour les pauvres dans son diocèse. » 

Les obsèques de Mgr Li Mingshu ont eu lieu le 18 juin dans l’église de Zhejianglu (Qingdao). Selon une pratique habituelle, les autorités civiles ont imposé des restrictions (limitation du nombre de participants, etc.). Outre les 26 prêtres concélébrants, provenant notamment du diocèse de Qingdao, quatre évêques sur cinq de la province du Shandong  étaient présents aux obsèques :

Quatre évêques sur les cinq de la province de Shandong ont participé aux funérailles – Mgr Fang Xingyao, du diocèse de Linyi, Mgr Zhang Xianwang, du diocèse de Jinan, Mgr Lu Peisen, du diocèse de Yanzhou, et Mgr Yang Yongqiang, du diocèse de Zhoucun.

Le diocèse de Qingdao compterait  45 000 fidèles, une dizaine de prêtres et un nombre équivalent de religieuses, indique l’agence Zenith.

Source Agence Zenit

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Bari : ils ont prié ensemble

Réunis à Bari (Italie), le pape François, quelques patriarches orientaux et des représentants d’autres confessions chrétiennes ont prié ensemble. Outre Le patriarche Bartholomée, le représentant du patriarcat de Moscou était présent.

Le pape a accueilli ses invités sur le parvis de la basilique de Bari qui contient des reliques de Saint Nicolas. Il a fait part de son inquiétude de voir “effacée” la présence des chrétiens du  Proche-Orient. Pour le pape François, cette disparition s’effectue « dans le silence de beaucoup et avec la complicité de beaucoup ». Il a également affirmé que « l’indifférence tue, et nous voulons être une voix qui lutte contre l’homicide de l’indifférence ». Il y a eu ensuite une réunion a huis-clos entre prélats pour aborder les problèmes de la région.

 

 

 

A la une #NLQ #Rome

Décès du cardinal Jean-Louis Tauran

Il était l’une des grandes figures de la curie romaine : le cardinal Jean-Louis Tauran est décédé. Il était âgé de 75 ans.

D’origine bordelaise, ce Français avait été ordonné prêtre en 1969. En 1975, il entre à la curie romaine où il jouera un grand rôle dans la diplomatie du Saint-Siège. Servant au sein de plusieurs nonciatures, il devient le 1er décembre 1990, sous le pontificat de Jean-Paul II, Secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États à la Secrétairerie d’État. Il exercera cette fonction jusqu’en 2003. En janvier 1991, il est ordonné évêque. Il sillonnera un grand nombre de pays et portera la voix du Saint-Siège dans le concert des nations, relayant ainsi la volonté du pape Jean-Paul II de peser.

Le 21 octobre 2003, il est créé cardinal par Jean-Paul II. Il devient président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux le 1er septembre 2007. C’est lui qui prononce, en mars 2013, le traditionnel Habemus papam pour annoncer l’élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio. Il était le seul Français à exercer une fonction importante au sein de la curie romaine. Le cardinal Jean-Louis Tauran était malade et souffrait de la maladie de Parkinson.

InfoCatho s’associe aux condoléances et rend hommage à une grande figure de l’Église.

A la une #NLQ

Edito – L’Orthodoxie, combien de divisions ?

Les catholiques en parlent peu, mais, en réalité, quand ils agissent, c’est en connaissance de cause. Le pape François avait reçu une délégation du patriarcat de Moscou. Il a voulu rassurer les orthodoxes en affirmant que l’uniatisme – terme qu’il faudrait définir et non brandir comme un slogan – est terminé. Mais ce souhait reste avant tout diplomatique, car, en réalité, ce n’est pas l’Orthodoxie qui est en butte à l’Église catholique, mais l’Orthodoxie elle-même qui est divisée. Nouveau terrain d’affrontement entre le patriarcat de Constantinople et le patriarcat de Moscou : l’Ukraine. L’actuel conflit qui oppose l’Ukraine à des forces soutenues en sous-main par Moscou a des répercussions religieuses importantes.

Le patriarche Bartholomée sera donc à Bari, pour prier à l’appel du pape François, mais pas son homologue de Moscou, qui se contentera seulement d’un représentant. Motif de la discorde : le refus de créer une Église orthodoxe autonome en Ukraine. Moscou a même indiqué que « le sang coulera » si jamais c’était le cas. Car la perte serait nette : 40 % des paroisses du patriarcat de Moscou sont en Ukraine (12 000 sur les 30 000 au total). Si la réunion se faisait, l’Église orthodoxe unifiée « deviendrait numériquement la deuxième Église orthodoxe au monde et serait à même de pouvoir rivaliser avec le patriarcat de Moscou, qui est à l’heure actuelle le premier par nombre des fidèles », comme le souligne Sandro Magister. Ce serait alors l’émergence d’une « troisième force » entre Moscou et Constantinople.

En fait, la situation en Ukraine est déjà compliquée sur le plan canonique. Il y a une multiplicité de juridictions, catholiques ou non. Outre l’existence de l’Église grecque-catholique ukrainienne, il y a la communauté affiliée au patriarcat de Moscou, sous l’égide du métropolite Onufry, mais aussi le partiarcat dirigé par Philarète et, enfin, une Église orthodoxe ukrainienne autoproclamée, qui a à sa tête le métropolite Méthode. En Ukraine, une volonté de rassembler ces trois dénominations se fait jour. Sans le dire, la guerre civile a rendu plus délicate l’influence de Moscou. On envisage donc la création d’une Église orthodoxe ukrainienne autocéphale qui serait non sous sous la juridiction du patriarche de Moscou, mais  dans le sillage de Constantinople. Le gouvernement ukrainien milite aussi pour cette nouvelle Église ukrainienne. Et l’archevêque majeur grec-catholique ukrainien également. On comprend mieux les accusations d’Hilarion à l’encontre de ses frères grecs-catholiques. Car en réalité, il redoute surtout ses frères orthodoxes.

Et on comprend également davantage les propos du pape François, lequel ne veut pas que les catholiques « s’immiscent dans les affaires internes de l’Église orthodoxe russe ». En réalité, dans cette conflagration, François a pris parti. En effet, a pris le parti de la nouvelle Rome, Moscou, au détriment de Constantinople. Il sait que l’Orthodoxie est fragile. Peut-être ménage-t-il Moscou, parce qu’il sait que le “gros” des forces orthodoxes reste en Russie. Et qu’il vaut mieux parier sur celui qui est fort (Constantinople ne pèse plus grand chose au niveau épiscopal dans le monde orthodoxe).

Certes, le patriarche Bartholomée n’a rien dit, mais ses proches seraient favorable à l’émergence d’une Église orthodoxe ukrainienne unifiée et autonome. Enfin, un dernier élément est important : même les 85 évêques de l’Église ukrainienne qui dépend de Moscou commencent à être favorables à l’autocéphalie. Historiquement, l’autocéphalie ne serait pas absurde. Le passage de la métropole de Kiev au siège de Moscou « n’aurait été qu’une mesure provisoire et révocable », si l’on en croit Sandro Magister, qui se réfère au Métropolite de Pergame.

Unité des chrétiens ou unité au sein de l’Orthodoxie ? Et les catholiques dans tout cela ? Ils donnent l’impression d’être dépassée par des divisions et aussi le sentiment de ne pas comprendre qu’ils ont l’Unité en eux. Après tout, elle est un don de Dieu, non le fruit d’un travail humain.

Source Diakonos.be