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Les chrétiens pourraient-ils être balayés du Nigéria d’ici 25 ans ?

Voici des années que le Pasteur Bosun Emmanuel met en garde contre la montée de l’islam dans son pays le Nigéria alors que, nous dit-on, les chrétiens y sont majoritaires. Peut-être… N’empêche que le Président du pays est musulman et qu’il n’est pas le seul musulman à occuper de hautes fonctions étatiques. Les propos de Pasteur qu’on lira ci-dessous sont extraits d’une conférence qu’il a donnée lors de la conférence annuelle de la Catholic Men’s Guild qui s’est tenue à Lagos en l’église catholique de l’Assomption le 16 juin dernier.

 

Le secrétaire du Nigerian [sic pour National] Christian Elders Forum (NCEF), Bosun Emmanuel, a déclaré que la génération actuelle des chrétiens pourrait bien être la dernière à cause du gouvernement nigérian, des assassinats de chrétiens et de la piètre collaboration de la Christian Association of Nigeria (CAN), organisation qui chapeaute différentes confessions chrétiennes. Emmanuel a déclaré que le gouvernement du Président Muhammadu Buhari « poursuivait ouvertement un programme antichrétien qui a eu pour conséquence un nombre incalculable d’assassinats de chrétiens dans tout le pays et la destruction de communautés chrétiennes vulnérables ». Il a déclaré : « En raison de l’incapacité du CAN de fondre les chrétiens dans une indivisible armée du Seigneur, l’Église a été affaiblie et incapable de faire front à ses ennemis. De façon réaliste on peut dire que le christianisme est sur le point de s’éteindre au Nigéria. L’ascendance prise par l’idéologie de la sharia au Nigéria sonne le glas de l’Église nigériane », selon The Eagle Online. Lançant un appel aux confessions éclatées, il a appelé l’Église catholique à revenir au sein du collectif du CAN et a déclaré que le Nigéria pourrait devenir « comme la Turquie » si l’Église n’y prenait pas garde.

« En 2018, nous pouvons dire que d’ici à vingt-cinq ans nous risquons d’être les derniers chrétiens du Nigéria. Par conséquent, les chrétiens devraient être en première ligne pour défendre la démocratie au Nigéria. L’Église est le bastion de la démocratie. Une CAN divisée ne pourra pas défendre la démocratie et promouvoir la justice, l’équité et l’impartialité. La conséquence, c’est que la sharia va devenir plus forte. Et alors que la sharia croîtra, la démocratie faiblira et l’Église privée de son existence même. »

Le Nigéria a été le cadre de nombreux assassinats de croyants ces récentes années, en particulier dans l’État de Benue, du fait des éleveurs musulmans peuls. Les conflits sur les terrains [de pâturage] en sont arrivés au point que les églises ont été prises pour cibles. Le NCEF veut que les Églises combattent cet état de fait et l’attitude de Buhari que cette organisation estime préjudiciable envers les chrétiens, et appelle à ce qu’elles s’organisent avant les élections de 2019.

 

Premier (Royaume-Uni), 23 juin – © CH pour la traduction

 

Source Christianophobie Hebdo

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A tous les disciples du Christ a été confiée la mission de protéger et d’aider les enfants à grandir

« A tous les disciples du Christ a été confiée la mission de protéger et d’aider les enfants à grandir » a déclaré le Vicaire apostolique de Jimma Bonga, S.Exc. Mgr Markos Gebremedhin CM (Lazariste). A l’occasion du lancement officiel de la « Politique pour la protection et la sauvegarde des mineurs » de la part de l’Eglise catholique en Ethiopie, et de l’entrée en fonctions des opérateurs chargés de cette délicate mission, Mgr Gebremedhin a mis en évidence la plaie représentée par les mauvais traitements et les abus subis par de nombreux enfants de par le monde, y compris en Ethiopie.
Dans la note parvenue à l’Agence Fides, l’Evêque remarque que « abus physiques, punitions corporelles, travail et trafic de mineurs, abus sexuels et psychologiques et manque de conscience au sein des familles des droits de leurs enfants tels que le droit à grandir, à recevoir une instruction et des soins médicaux » constituent certaines des principales causes de nombre de traumatismes psychologiques que les jeunes développent au fil des ans et qui débouchent souvent sur le suicide.
L’Evêque a expliqué que, pour combattre ce phénomène tragique, la Conférence épiscopale éthiopienne a chargé le Secrétariat catholique éthiopien de développer un document sur la protection des mineurs à utiliser comme instrument de sensibilisation des prêtres, religieux, enseignants, catéchistes et responsables des jeunes ainsi que des salariés des institutions catholiques.
L’Eglise catholique en Ethiopie s’engage actuellement pour garantir la sécurité, le bien-être et la dignité des enfants, la satisfaction de leurs besoins primaires et l’offre d’une instruction meilleure. « Un bureau ad hoc a été créé près le Secrétariat catholique éthiopien en vue de la protection des enfants et des adultes vulnérables. Dans le même temps, a été institué un Comité consultatif au plan national et des délégués auprès de chaque juridiction ecclésiastique » a expliqué Mgr Gebremedhin.
En présentant ces derniers jours la « Politique pour la protection et la sauvegarde des mineurs de l’Eglise catholique », l’Evêque a indiqué que, « en tant qu’Evêques catholiques de l’Ethiopie, nous avons considéré de notre responsabilité le fait de rendre prioritaire le problème et de renforcer l’engagement de l’Eglise universelle en matière de protection des mineurs parce que, pour disposer d’un environnement sûr pour les enfants et les adultes vulnérables, est nécessaire l’engagement de tous ».

 

Source Agence Fides

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Famine Eucharistique : un défi pour l’Eglise d’Afrique

« L’Eucharistie demeure essentiellement le cœur de l’activité missionnaire de l’Eglise. Sans ce cœur rien ne peut être accomplis. Comme dit Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, l’Evangile ne peut être annoncé, les malades ne peuvent êtres consolés et guéris, le monde ne peut être conduit au royaume des cieux ». C’est ce qu’explique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, Théologien ivoirien de la Société des Missions africaines. « La raison d’être de la mission est l’Eucharistie. C’est à juste titre que Jean Paul II a affirmé que « l’Eglise vit de l’Eucharistie ». Sans l’Eucharistie, l’Eglise n’a plus sa raison d’être. Et pourtant, sans être responsables de cette situation dramatique, bon nombres de communautés chrétiennes en Afrique et dans le monde restent des années durant sans Eucharistie par défaut de prêtres ».
« Il faut le dire avec force – souligne le Père Zagore – beaucoup de communautés chrétiennes en Afrique et dans le monde sont contraintes à la famine eucharistique, à l’impossibilité de la communion sacramentelle, sans toutefois exagérer, on pourrait même parler de forme d’excommunication involontaire ».
Dans cette perspective, il indique qu’il est « plus que jamais nécessaire afin d’apporter une réponse salutaire à ce problème pastoral qui non seulement porte gravement atteinte à l’activité missionnaire de l’Eglise d’Afrique, mais aussi vide nos communautés chrétiennes. Sans réponses concrètes à leurs situations, nos fidèles se tournent vers d’autres réalités religieuses ».
« En plus de prier le maître de la moisson, pour qu’il suscite des ouvriers à sa moisson comme nous le recommande l’Evangile, des actions concrètes peuvent être entreprises pour apporter des réponses concrètes à cette question. L’une des pistes les plus plausibles aujourd’hui est de travailler à la formation de laïcs (catéchistes ou ministre de l’eucharistie) en vue de la célébration de l’Eucharistie dans des communautés affamées et assoiffées d’Eucharistie » conclut le Père Zagore.

 

Source Agence Fides

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Nigéria – Les évêques organisent une manifestation pour protester contre les violences des Foulanis

L’Eglise au Nigeria a organisé une marche qui se tiendra le 22 mai afin de protester contre les continuels massacres de chrétiens perpétrés par les bergers Foulanis. Depuis le début de cette année, plus de 100 personnes ont perdu la vie dans le cadre de ces attaques, la dernière en date remontant au 24 avril au sein de la Paroisse Saint Ignace d’Ukpor-Mbalom, à Mbalom, dans la zone de gouvernement local de l’est Gwer, au sein de l’Etat de Benue (voir Fides 25/04/2018).
Selon un communiqué de la Conférence épiscopale du Nigeria parvenu à l’Agence Fides, la marche de protestation se tiendra à Makurdi, capitale de l’Etat de Benue, qui fait partie de la « ceinture médiane », qui, au centre du Nigeria, divise le nord à majorité musulmane, du sud, en grande partie habité par des chrétiens. Le même jour, auront lieu les obsèques des deux prêtres tués le 24 avril.
Dans le communiqué précité, le Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Nigeria, le Père Ralph Madu, a invité tous les Diocèses du pays « à organiser des rassemblements pacifiques ou des processions de prière ou toute autre forme de manifestation appropriée de solidarité en concomitance avec la manifestation de protestation de Makurdi ».
Le Père Madu a demandé dans tous les cas à ce que le plus grand nombre possible de personnes se rende à Makurdi pour la manifestation nationale.
« Les Evêques qui peuvent se rendre à Makurdi pour la Messe des obsèques sont encouragés à le faire alors que nous prions que cette directive soit communiquée au clergé, aux religieux et aux fidèles de la manière la plus efficace possible » affirme le communiqué.
Les Evêques du Nigeria, qui se trouvaient fin avril à Rome dans le cadre de leur visite ad limina, avaient alors émis un communiqué (voir Fides 27/04/2018) au travers duquel ils s’étaient déclarés choqués et attristés suite au massacre dans le cadre duquel avaient été tués deux prêtres. A cette occasion, ils avaient également accusé les autorités de l’Etat de ne pas faire tout le possible pour mettre fin aux violences, allant jusqu’à demander au Président Muhammadu Buhari « de se retirer avec honneur pour sauver la nation d’un effondrement complet ».

 

Source Agence Fides

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Nigéria – Les évêques exigent la démission du Président Buhari

Dans un communiqué d’une fermeté sans précédent, les évêques catholiques – alors en visite ad limina à Rome –, dénoncent l’incapacité du pouvoir à protéger ses citoyens, à commencer par ses citoyens chrétiens, et exigent la démission du Président du pays et l’auto-défense des Nigérians contre la barbarie incessante dont ils sont les victimes de la part des groupes islamistes.

 

Depuis déjà plus de deux ans, la Conférence des évêques catholiques et d’autres personnes bien intentionnées n’ont pas cessé de demander au Président de repenser la configuration du système sécuritaire et la stratégie. Avec des millions de Nigérians, nous avons exprimé notre absence de confiance dans les organismes de sécurité que le Président a délibérément mis entre les mains de personnes adhérant à une seule religion. Le 8 février de cette année, lors d’un appel de courtoisie au Président, nous avons sonné l’alarme quant à la sécurité de la nation et la vague de violence perpétrée impunément par des gens qui n’ont ni respect de la valeur de la vie humaine ni considération pour nos lois, et nous l’avons exhorté à prendre des mesures drastiques pour endiguer la vague de ces maux dans notre pays. Depuis lors, l’effusion de sang, la destruction des foyers et des fermes se sont accrues en intensité et en violence.

Désormais, nos églises sont profanées et notre peuple massacré sur leurs autels. Comme responsables, nous n’avons cessé de demander à notre peuple de demeurer pacifique et obéissant aux lois même face aux pires formes de provocations. Aujourd’hui, comme chrétiens, nous nous sentons bafoués et trahis dans une nation pour laquelle nous n’avons jamais cessé de nous sacrifier et de prier.

Nous nous sentons collectivement abandonnés et trahis. […] Dès lors que le Président qui a nommé les responsables des organes de sécurité de la nation a refusé de les rappeler à l’ordre, même face au chaos et à la barbarie dans lesquels notre pays est plongé, nous n’avons pas d’autre choix que de conclure qu’ils agissent selon un plan que le Président approuve. S’il ne peut pas maintenir le pays en sécurité, alors il perd automatiquement la confiance des citoyens. Il ne devrait plus pouvoir continuer à présider à la tuerie et à la fosse commune que notre pays est devenu. Nos appels répétés et ceux de nombreux Nigérians au Président pour qu’il prenne des mesures drastiques et urgentes pour renverser le cours de cette horrible tragédie qui menace les fondements de notre existence collective et l’unité de la nation, sont tombés dans l’oreille d’un sourd. Il est évident pour la nation qu’il a échoué dans son premier devoir qui est de protéger la vie des citoyens nigérians. Que cet échec soit dû à son incapacité ou à son absence de volonté politique, il est temps pour lui de choisir un parti honorable et d’envisager de démissionner pour sauver la nation d’une débâcle totale. Nous appelons tous les Nigérians à garder la tête haute et à défendre leurs droits fondamentaux à la vie et à la sécurité. Le gouvernement devrait encourager les citoyens et leur permettre de se défendre eux-mêmes et de protéger leur cadre de vie.

 

Conférence des évêques catholiques du Nigéria, 27 avril – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

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Afrique non francophone #Dans le Monde

Est-il exagéré de parler de christianophobie en Afrique ?

 

Source Christianophobie Hebdo

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Un JT Paroissial, l’idée vous tente pour votre paroisse ?

La paroisse du Luc en Provence s’est mise au JT il y a quelques mois. Une idée dynamique qui ne demande qu’à faire des petits !

 

En Afrique #NLQ

RDC – L’Évangile espérance pour les jeunes face à un système politique oppressif

La situation sociopolitique, économique et humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) est dramatique mais les jeunes congolais n’ont pas perdu l’espérance et continuent à lutter pour la démocratie et le bien commun. “Après l’effondrement du régime dictatorial de Mobutu, qui nous a rendu esclaves pendant trente ans, nous avons eu l’illusion de pouvoir être libérés des prédateurs, du poids de la misère et que nous aurions finalement obtenu un Etat de droit” indique à l’Agence Fides le Père Simon-Pierre Kakiau, missionnaire congolais et théologien de la Société des Missions africaines (SMA). “L’actualité congolaise démontre toutefois – continue le Père Kakiau – qu’il s’est agi seulement d’un changement de régime et que le système opprimant ainsi que la spéculation économique se sont enracinés. Dans ce cadre, le destin de la jeunesse congolaise, comme celui de l’ensemble de la nation, est incertain et il existe des indicateurs négatifs qui sont à l’origine de fortes préoccupations : la persistance de la guerre alimentée par les différentes milices, dans l’est et le centre du pays ; la crise pré-électorale qui a porté à la fracture entre gouvernants et gouvernés ; la révision du taux de croissance et l’inflation ; l’aggravation générale de l’état des infrastructures de transport et de la qualité de la vie (famines, manque d’eau potable, d’électricité et d’accès à l’assistance sanitaire de base) ; l’insécurité et les enlèvements répétés de personnes à Kinshasa et dans les zones contrôlées par la milice”.
Face à cette situation tragiques, “quel sera l’avenir de la RDC ? N’a-t-elle pas déjà assez souffert ? Quel est le rôle de l’Eglise locale au cours de cette phase historique ?” se demande le missionnaire. “En vertu de sa mission prophétique, l’Eglise demeure la seule espérance pour les jeunes. Elle ne se limite pas à dénoncer les injustices sociales dans toutes les directions, mais soutient également les jeunes congolais au travers de son enseignement de l’Evangile et au travers du service social, en apportant l’espérance en un avenir meilleur. L’Eglise constitue une force morale pour la nation au cours de cette période si obscure de l’histoire de la RDC”.
“Déjà après la grave fraude électorale de 2011 – rappelle à Fides le Père Kakiau – seule l’Eglise avait déclaré ouvertement que ces élections n’étaient ni conformes à la justice ni à la loi. Depuis ce moment-là, la seule parole écoutée par les Congolais a été celle de l’Eglise. Grâce à l’accompagnement des Pasteurs, les jeunes ont conscience de prendre en main leur destin et celui de la nation”.
Le missionnaire explique que, par le passé, il était de coutume de dire que “c’était les autres à être responsables de notre pauvreté, en particulier les occidentaux. Maintenant, est en cours une renaissance morale des jeunes congolais. La jeunesse congolaise, au travers de l’accompagnement de l’Eglise, se sent responsable du destin du pays et est prête même à aller jusqu’au sacrifice. Nombreux sont ceux qui sont morts au cours des marches pacifiques du 31 décembre 2017, du 21 janvier et du 25 février 2018. Nombre d’entre eux sont encore en prison ou à l’hôpital. Malgré la sanglante répression de la police, nos jeunes sont toujours prêts à aller de l’avant, à faire vraiment de la République démocratique du Congo un Etat démocratique, au sein duquel le bien commun est l’essence de toute action politique”. Au cours de ces dernières années, les jeunes congolais ont développé un sens aigu du patriotisme, conclut le missionnaire, qui “les rend disposés à se sacrifier et les voit devenir protagonistes de leur destin. L’Evangile de l’espérance est leur guide. Ils continuent à lutter pour garantir un avenir de justice et de paix, pour le bien de la nation”.

 

Source Agence Fides

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RDC – Un nouveau prêtre enlevé le jour de Pâques

L’abbé Célestin Ngango, curé de la paroisse de Karambi (Nord-Kivu, nord-est du pays), a été kidnappé dimanche 1er avril, jour de Pâques, par des hommes armés encore non identifiés.

Propos recueillis par Hélène Destombes – Cité du Vatican

Il revenait de la messe de la Résurrection lorsqu’il a été intercepté sur son chemin dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) par des assaillants. Ceux-ci ont exigé de lui la conséquente somme de 500 000 dollars, indique l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco (conférence épiscopale nationale du Congo). Un montant qui n’a pas été fourni.

Selon l’abbé Nshole, ce nouvel enlèvement signe le véritable problème de gouvernance dans le pays : « Nous attendons un signe fort de la part des institutions pour sécuriser le territoire », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, l’épiscopat exige ainsi la libération immédiate du prêtre ainsi qu’une « prise de responsabilités » de la part des autorités pour garantir la protection des citoyens.

Dans le territoire de Rutshuru du Nord-Kivu, les enlèvements sont fréquents comme dans la plupart des territoires de l’est de la RDC où sévissent une centaine de groupes armés.

En février dernier, le père Sébastien Yebo, curé d’une paroisse en périphérie de Kinshasa était enlevé dans la capitale.

Par ailleurs, la Cenco a indiqué être toujours sans nouvelles de cinq prêtres. Les pères assomptionnistes Jean-Pierre Ndulani, Edmond Kisughi et Anselme Wasukundi, enlevés le 19 octobre 2012 dans le territoire de Beni, ainsi que les abbés Jean-Pierre Akilimali et Charles Kipasa, enlevés le 17 juillet 2017.

 

Source Vatican News

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Centrafrique – Mort du prêtre blessé le 22 mars dans le cadre d’une attaque contre la Paroisse de Séko

Le Père Joseph Désiré Angbabata – et non pas Bienvenu Assindeko comme cela avait été publié dans un premier temps (voir Fides 23/03/2018) – Curé de Séko, localité sise à 60 Km de Bambari est mort des suites des blessures qui lui avaient été infligées lors de l’attaque perpétrée contre sa Paroisse. La nouvelle a été confirmée par l’Evêque de Bambari, S.Exc. Mgr Richard Appora. « Nous avons été informés que le prêtre, blessé la veille, est mort. Je ne dispose pas d’autres informations ».
Le Diocèse de Bambari indique ne pas avoir encore reçu le corps du Père Angbabata, indiquant : « Nous ne savons pas où se trouve pour l’instant le corps et nous sommes en attente » affirme un prêtre.
Dans une nécrologie, le Diocèse de Bambari explique les faits comme suit : « Nous, Monseigneur Richard APPORA, OP, Evêque du Diocèse de Bambari, avons le profond regret d’informer la communauté chrétienne du Diocèse, la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) et tous les hommes et femmes de bonne volonté du décès de l’Abbé Joseph Désiré Angbabata, survenu le 21 mars 2018 à Séko, suite à l’attaque de la Paroisse Saint Charles Lwanga de Séko par un groupe armé. Il était le curé de cette Paroisse depuis Octobre 2017 jusqu’à ce jour ».
La mort du prêtre a eu lieu après 24 heures de combats entre deux groupes armés à Séko. Selon des sources indépendantes, différents civils auraient été tués au cours de ces affrontements dont le bilan est encore difficile à établir pour le moment à cause du manque d’accès à la ville. (L.M.)

Source Agence Fides