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Un JT Paroissial, l’idée vous tente pour votre paroisse ?

La paroisse du Luc en Provence s’est mise au JT il y a quelques mois. Une idée dynamique qui ne demande qu’à faire des petits !

 

En Afrique #NLQ

RDC – L’Évangile espérance pour les jeunes face à un système politique oppressif

La situation sociopolitique, économique et humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) est dramatique mais les jeunes congolais n’ont pas perdu l’espérance et continuent à lutter pour la démocratie et le bien commun. “Après l’effondrement du régime dictatorial de Mobutu, qui nous a rendu esclaves pendant trente ans, nous avons eu l’illusion de pouvoir être libérés des prédateurs, du poids de la misère et que nous aurions finalement obtenu un Etat de droit” indique à l’Agence Fides le Père Simon-Pierre Kakiau, missionnaire congolais et théologien de la Société des Missions africaines (SMA). “L’actualité congolaise démontre toutefois – continue le Père Kakiau – qu’il s’est agi seulement d’un changement de régime et que le système opprimant ainsi que la spéculation économique se sont enracinés. Dans ce cadre, le destin de la jeunesse congolaise, comme celui de l’ensemble de la nation, est incertain et il existe des indicateurs négatifs qui sont à l’origine de fortes préoccupations : la persistance de la guerre alimentée par les différentes milices, dans l’est et le centre du pays ; la crise pré-électorale qui a porté à la fracture entre gouvernants et gouvernés ; la révision du taux de croissance et l’inflation ; l’aggravation générale de l’état des infrastructures de transport et de la qualité de la vie (famines, manque d’eau potable, d’électricité et d’accès à l’assistance sanitaire de base) ; l’insécurité et les enlèvements répétés de personnes à Kinshasa et dans les zones contrôlées par la milice”.
Face à cette situation tragiques, “quel sera l’avenir de la RDC ? N’a-t-elle pas déjà assez souffert ? Quel est le rôle de l’Eglise locale au cours de cette phase historique ?” se demande le missionnaire. “En vertu de sa mission prophétique, l’Eglise demeure la seule espérance pour les jeunes. Elle ne se limite pas à dénoncer les injustices sociales dans toutes les directions, mais soutient également les jeunes congolais au travers de son enseignement de l’Evangile et au travers du service social, en apportant l’espérance en un avenir meilleur. L’Eglise constitue une force morale pour la nation au cours de cette période si obscure de l’histoire de la RDC”.
“Déjà après la grave fraude électorale de 2011 – rappelle à Fides le Père Kakiau – seule l’Eglise avait déclaré ouvertement que ces élections n’étaient ni conformes à la justice ni à la loi. Depuis ce moment-là, la seule parole écoutée par les Congolais a été celle de l’Eglise. Grâce à l’accompagnement des Pasteurs, les jeunes ont conscience de prendre en main leur destin et celui de la nation”.
Le missionnaire explique que, par le passé, il était de coutume de dire que “c’était les autres à être responsables de notre pauvreté, en particulier les occidentaux. Maintenant, est en cours une renaissance morale des jeunes congolais. La jeunesse congolaise, au travers de l’accompagnement de l’Eglise, se sent responsable du destin du pays et est prête même à aller jusqu’au sacrifice. Nombreux sont ceux qui sont morts au cours des marches pacifiques du 31 décembre 2017, du 21 janvier et du 25 février 2018. Nombre d’entre eux sont encore en prison ou à l’hôpital. Malgré la sanglante répression de la police, nos jeunes sont toujours prêts à aller de l’avant, à faire vraiment de la République démocratique du Congo un Etat démocratique, au sein duquel le bien commun est l’essence de toute action politique”. Au cours de ces dernières années, les jeunes congolais ont développé un sens aigu du patriotisme, conclut le missionnaire, qui “les rend disposés à se sacrifier et les voit devenir protagonistes de leur destin. L’Evangile de l’espérance est leur guide. Ils continuent à lutter pour garantir un avenir de justice et de paix, pour le bien de la nation”.

 

Source Agence Fides

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RDC – Un nouveau prêtre enlevé le jour de Pâques

L’abbé Célestin Ngango, curé de la paroisse de Karambi (Nord-Kivu, nord-est du pays), a été kidnappé dimanche 1er avril, jour de Pâques, par des hommes armés encore non identifiés.

Propos recueillis par Hélène Destombes – Cité du Vatican

Il revenait de la messe de la Résurrection lorsqu’il a été intercepté sur son chemin dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu) par des assaillants. Ceux-ci ont exigé de lui la conséquente somme de 500 000 dollars, indique l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco (conférence épiscopale nationale du Congo). Un montant qui n’a pas été fourni.

Selon l’abbé Nshole, ce nouvel enlèvement signe le véritable problème de gouvernance dans le pays : « Nous attendons un signe fort de la part des institutions pour sécuriser le territoire », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, l’épiscopat exige ainsi la libération immédiate du prêtre ainsi qu’une « prise de responsabilités » de la part des autorités pour garantir la protection des citoyens.

Dans le territoire de Rutshuru du Nord-Kivu, les enlèvements sont fréquents comme dans la plupart des territoires de l’est de la RDC où sévissent une centaine de groupes armés.

En février dernier, le père Sébastien Yebo, curé d’une paroisse en périphérie de Kinshasa était enlevé dans la capitale.

Par ailleurs, la Cenco a indiqué être toujours sans nouvelles de cinq prêtres. Les pères assomptionnistes Jean-Pierre Ndulani, Edmond Kisughi et Anselme Wasukundi, enlevés le 19 octobre 2012 dans le territoire de Beni, ainsi que les abbés Jean-Pierre Akilimali et Charles Kipasa, enlevés le 17 juillet 2017.

 

Source Vatican News

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Centrafrique – Mort du prêtre blessé le 22 mars dans le cadre d’une attaque contre la Paroisse de Séko

Le Père Joseph Désiré Angbabata – et non pas Bienvenu Assindeko comme cela avait été publié dans un premier temps (voir Fides 23/03/2018) – Curé de Séko, localité sise à 60 Km de Bambari est mort des suites des blessures qui lui avaient été infligées lors de l’attaque perpétrée contre sa Paroisse. La nouvelle a été confirmée par l’Evêque de Bambari, S.Exc. Mgr Richard Appora. « Nous avons été informés que le prêtre, blessé la veille, est mort. Je ne dispose pas d’autres informations ».
Le Diocèse de Bambari indique ne pas avoir encore reçu le corps du Père Angbabata, indiquant : « Nous ne savons pas où se trouve pour l’instant le corps et nous sommes en attente » affirme un prêtre.
Dans une nécrologie, le Diocèse de Bambari explique les faits comme suit : « Nous, Monseigneur Richard APPORA, OP, Evêque du Diocèse de Bambari, avons le profond regret d’informer la communauté chrétienne du Diocèse, la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) et tous les hommes et femmes de bonne volonté du décès de l’Abbé Joseph Désiré Angbabata, survenu le 21 mars 2018 à Séko, suite à l’attaque de la Paroisse Saint Charles Lwanga de Séko par un groupe armé. Il était le curé de cette Paroisse depuis Octobre 2017 jusqu’à ce jour ».
La mort du prêtre a eu lieu après 24 heures de combats entre deux groupes armés à Séko. Selon des sources indépendantes, différents civils auraient été tués au cours de ces affrontements dont le bilan est encore difficile à établir pour le moment à cause du manque d’accès à la ville. (L.M.)

Source Agence Fides

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Un mois de christianophobie active en Afrique

 

Source Christianophobie Hebdo

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Paix au Soudan du Sud – Les évêques estiment que les dirigeants ont besoin d’une retraite spirituelle

« Nous sommes insatisfaits par le fait que nos responsables tant au gouvernement que dans l’opposition n’ont pas été en mesure de mettre de côté leurs propres intérêts et de faire la paix pour le bien du peuple du Soudan du Sud. Nous craignons que nos responsables ne sachent pas comment faire la paix. Ils sont confus. Ce sont des militaires qui voient le monde au travers des lunettes de la violence. Ils ont besoin d’aide non pas tant sur les détails techniques et politiques que pour avoir le courage spirituel et moral de faire la paix » affirment les Evêques du Soudan du Sud dans un Message publié au terme de leur Assemblée plénière tenue dans la capitale, Juba.
Le Message, parvenu à l’Agence Fides, a été lu par S.Exc. Mgr Paulino Lukudo Loro, Archevêque de Juba, en la Cathédrale Sainte Thérèse.

« Nos responsables sont traumatisés et par suite ils ont besoin d’être guéris de ce traumatisme ». Cependant, la population du Soudan du Sud est, quant à elle, encore plus traumatisée après plus de quatre années d’une guerre insensée ayant porté à la mort de milliers de personnes, se basant sur l’affrontement entre les factions appuyant le Président, Salva Kiir, et l’ancien Vice-président, Riek Machar.

« Des dizaines de milliers de morts, des millions d’évacués, des saccages, des viols, la faim, l’effondrement de l’économie, la violation de l’Etat de droit, la destruction des infrastructures de la nation, des enfants auxquels a été niés l’instruction et des familles privées d’assistance sanitaire : cela représente un échec en tant que pays » souligne-t-il.

Les Evêques proposent aux responsables politiques une retraite spirituelle afin de les aider à guérir de leurs blessures. Ainsi que le déclare Mgr Lukudo Loro, « en tant qu’Evêques, nous promettons notre soutien plein et entier à ce processus de guérison qui comprendrait une retraite spirituelle conduite notamment par des responsables religieux du Soudan du Sud. Le thème de la retraite ne sera pas politique. Il s’agirait d’une retraite de guérison qui porterait à la transformation personnelle afin de préparer les participants à affronter le chemin de la paix ».

Les Evêques espèrent que la troisième session du forum de revitalisation de l’accord de paix de 2015 pourra se dérouler de manière à ce que les responsables puissent mettre de côté leurs intérêts personnels et politiques et faire en sorte que la paix devienne une réalité au Soudan du Sud. « Ceci interviendra seulement si les responsables sont prêts à changer leurs cœurs et à être transformés » a conclu Mgr Lukudo Loro.

L’accord de paix de 2015 a fait naufrage durant l’été de l’année suivante lorsque les différentes factions reprirent les combats dans la capitale, Juba, contraignant Riek Machar à l’exil.
Le forum de revitalisation de l’accord de paix devrait se tenir dans la capitale de l’Ethiopie, Addis Abeba, mais les autorités de Juba ont accusé les trois pays médiateurs – Etats-Unis, Royaume Uni et Norvège – de dépasser leur mandat qui est de faciliter la négociation, en conditionnant lourdement le processus.

 

Source Agence Fides 

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Somalie – Une communauté chrétienne vit cachée par peur des représailles

A Mogadiscio vit une petite communauté de chrétiens somaliens. Ils sont une trentaine, tous âgés. Ils vivent cachés par crainte des représailles des fondamentalistes islamiques. Cependant, bien qu’en secret, ils conservent leur foi comme le don le plus précieux qui leur a été fait. Le Père Stefano Tollu, aumônier militaire du contingent italien de l’EUTM Somalie, la mission de formation et d’entraînement financée par l’Union européenne, est parvenu à entrer en contact avec l’un d’eux ces derniers jours. Il s’est agi d’une rencontre rapide, pour ne pas éveiller les soupçons et ne pas trop attirer l’attention mais très intense et chargée de significations humaines et religieuses.

« J’ai eu l’occasion de connaître Mosé (nom d’emprunt NDR) – raconte à l’Agence Fides le Père Tollu, ancien missionnaire salésien et actuellement prêtre incardiné dans le Diocèse de Faenza, en service près l’Ordinariat militaire pour l’Italie. Il s’agit d’un chrétien ayant grandi pendant le Protectorat italien puis au sein de la Somalie indépendante encore très liée à notre pays. Nombreux le considèrent comme le porte-parole des catholiques somaliens. Il qualifie quant à lui sa communauté comme étant en voie d’extinction ».

En Somalie, une version de l’islam soufi, aux aspects très tolérants, a cohabité pendant des siècles avec d’autres fois. Depuis une vingtaine d’années, a cependant pris pied une version intolérante de la foi coranique. Al Qaeda et sa branche locale, al Shabaab, constituent une menace continuelle tant pour les musulmans non fondamentalistes que pour les chrétiens. Au cours de ces derniers mois, a également fait son apparition dans le pays le prétendu « Etat islamique » qui a créé ses premières bases au Puntland.

Le danger arrive cependant de l’intérieur même des familles chrétiennes. Le Père Tollu indique à ce propos : « Mosè m’a raconté que certains de ceux qui sont nés dans les années 1990 sont devenus intolérants et ne comprennent pas leurs anciens qui professent le Christianisme. Dès lors les personnes âgées fuient et s’éloignent de leurs enfants et de leurs petits-enfants ». Mosè a montré au prêtre italien une liste de chrétiens morts récemment, certains de mort naturelle et d’autres de mort violente. « Je lui ai promis de me souvenir d’eux lorsque je célèbre la Messe – déclare l’aumônier en rappelant que, comme le lui a indiqué le chrétien somalien – certains ont été tués par les enfants de leurs enfants ». « La violence se trouve à l’intérieur même des maisons et nous qui sommes demeurés peu nombreux, nous risquons notre vie tous les jours » lui a déclaré Mosè- Les rares fidèles catholiques somaliens ne peuvent disposer d’une assistance spirituelle continue. « Pour le moment – conclut le Père Tollu – les conditions de sécurité ne sont pas remplies pour qu’un prêtre puisse sereinement exercé son ministère pastoral à Mogadiscio. J’espère qu’à l’avenir, une fois le pays libéré des infiltrations terroristes, il sera possible de recréer des conditions minimales en faveur de la présence chrétienne dans la ville et que, de là, pourront se créer des relations correctes et bienveillantes avec nos frères de foi musulmane. Pour le moment, j’ai promis de prier pour eux durant la Messe. Nous sommes unis dans la prière quotidienne. Nous sommes frères dans le Christ même si aujourd’hui ils sont contraints de cacher leur foi ».

Source Agence Fides

Brèves #NLH

Oscars 2018 : film sur des chrétiens persécutés au Kenya

Un film en nomination dans la course à l’Oscar 2018 du meilleur court-métrage de fiction a reçu le soutien financier de l’Aide à l’Église en Détresse. Watu Wote – All of us est inspiré de l’histoire vraie de chrétiens du Kenya.



En 2015, ces chrétiens ont été sauvés parce que des passagers musulmans du même autobus ont refusé de dévoiler qui étaient les chrétiens parmi eux quand ils ont été attaqués par des terroristes du groupe Al-Shabaab (affilié à Al-Qaïda), le modus operandi de ce groupe étant de séparer les personnes pour abattre les non-musulmans.

« Tobias Rosen est venu nous voir parce qu’il avait besoin de financer son film certes, mais aussi parce que nous possédons une expertise construite sur de nombreuses années quant à la situation des chrétiens persécutés à cause de leur foi », explique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau de l’Aide à l’Église en Détresse Canada.

M. Rosen est producteur du film. Il connaissait et appréciait déjà le travail de l’AED. « Je cherchais un partenaire adéquat pour ce thème, parce que je voulais produire un film impressionnant, mais surtout authentique. L’AED m’a énormément soutenu et s’est vraiment avéré une bénédiction pour ce film », considère le producteur.

« Ce projet, qui a connu de nombreux incidents et où il nous a fallu lutter avec beaucoup de difficultés, n’aurait pas avancé sans ce soutien. »

Le film repose sur un bref article, à l’origine de « cette incroyable histoire écrite par Julia Drache, qui montre comment la solidarité entre les êtres humains et les actes de chaque individu peuvent changer le cours de l’histoire », explique M. Rosen.

Une histoire de notre époque

Par souci d’authenticité, le film – produit en 2016 – a bénéficié d’une distribution et d’une équipe de production presque entièrement kényane. Watu Wote – All of us a déjà reçu plus d’une soixantaine de prix à travers le monde, dont le Gold Student Academy Award, l’Oscar des étudiants en cinéma. L’œuvre a également reçu le prix du meilleur film africain au Festival du film de Zanzibar et Durban, en Afrique du Sud. « C’était particulièrement réjouissant pour moi personnellement, car ce prix représente une reconnaissance du continent africain grâce à l’authenticité que nous nous sommes efforcés d’atteindre », a expliqué à l’AED M. Rosen.

La cérémonie des Oscars aura lieu le 4 mars prochain.

Source

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« Au Burundi, l’Église a un rôle de conseiller moral » Mgr Ntahondereye

Depuis que le président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat en avril 2015, ce pays d’Afrique de l’Est s’est enfoncé dans une violente crise politique. Pour Mgr Joachim Ntahondereye, président de la conférence épiscopale du pays, une sortie de crise passe inévitablement par un dialogue inclusif entre tous les Burundais.

Un Burundais sur trois aura besoin d’une assistance humanitaire cette année. C’est le constat alarmant dressé dans le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) Ce pays de 11 millions d’habitants est en crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat en avril 2015, à l’encontre de la Constitution issue des accords d’Arusha signé quinze ans plus tôt, qui mirent fin à la guerre civile qui avait fait 300 000 morts depuis 1993.

Réélu depuis juillet 2015, Pierre Nkurunziza organisera en mai prochain un référendum constitutionnel qui devrait lui permettre, modification de la loi fondamentale du pays faite, de rester en poste jusqu’en 2034. Mais dans ce pays d’Afrique de l’Est, seul le oui à droit de campagne. L’opposition est muselée et l’expression du « non » n’est pas tolérée. Dans un rapport publié en février, la Fidh et la ligue Iteka constatent une « Recrudescence des violences à l’approche du référendum constitutionnel ».

Le SNR, Service national de renseignement, et les Imbonerakure, la jeunesse du parti présidentiel, le CNDD FDD sont chargés de faire taire les voix dissonantes. Selon le décompte de l’International Crisis Group, 400 000 Burundais ont fuit le pays depuis 2015.

Et pourtant, « tout va pour le mieux » dans le pays, si l’on en croit les déclarations du pouvoir.

La crise est donc « inavouée par le pouvoir »,commel’explique Mgr Joachim Ntahondereye, évêque de Muyinga et président de la conférence épiscopale du Burundi.

Mgr Joachim Ntahondereye est actuellement en Belgique dans le cadre de la campagne de Carême de partage de l’ONG catholique Entraide et Fraternité, dont l’édition 2018 est axée sur les initiatives locales en faveur des femmes et de l’agriculture familiale au Burundi et en République démocratique du Congo. Il était cette semaine au siège de la COMECE pour attirer l’attention des institutions européennes sur les défis politiques, sociaux et économiques auxquels son pays est actuellement confronté.

Entretien réalisé par Joris Bolomey – Cité du Vatican

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Congo – Nouvelle répression des marches catholiques – 1 mort, 22 blessés

En République démocratique du Congo, ce dimanche 25 février, le Comité Laïc de Coordination appelait de nouveau à marcher pacifiquement dans le pays contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. Comme lors des deux mouvements précédents, ces marches ont été dispersées par la force.

Les forces de l’ordre ont réprimé de nouvelles marches organisées à l’appel du Comité Laïc de coordination, un collectif proche de l’Église qui souhaite que le président Kabila déclare publiquement qu’il ne se présentera pas aux prochaines élections, prévues le 23 décembre 2018.

Malgré une affluence relative, les manifestants se sont montrés déterminés à marcher pacifiquement à l’issue de la messe dans plusieurs paroisses de Kinshasa. Dans la capitale, la police avait promis de « faire zéro mort » lors de ces marches interdites par les autorités. Elle se réjouit ce dimanche soir, ce que contredit un bilan fait par le porte-parole de la Cenco, la conférence épiscopale congolaise. L’Abbé Donatien Nshole confirme la mort d’un jeune paroissien du mouvement “collectif 2016″. Rossy Mukendi Tshimanga a reçu une balle à la poitrine, tirée à bout portant dans l’enceinte de la paroisse Saint-Benoît, rapporte le frère de la victime.

À Saint-François de Sales, dans le centre de la capitale, des policiers cagoulés étaient postés dans la rue face à l’église. Après la messe, des militaires ont fait usage de tirs de sommations pour disperser la foule.

Un mort, 22 blessés

À Kinshasa, les SMS et le réseau Whatsapp étaient suspendus, tandis qu’internet était coupé dans tout le pays. En RDC, des marches ont été suivies puis étouffées par les forces de sécurité, à Kikwit dans le sud-ouest, à Goma à l’est. A Bukavu, toute tentative de rassemblement a été dispersée par du gaz lacrymogène. À Kisangani, les forces de sécurité auraient tiré à balles réelles pour dissuader les plus audacieux.

Dans l’ensemble du pays, vingt-deux personnes ont été blessées dont 13 policiers. Huit personnes ont été arrêtées, selon un bilan donné à la télévision publique ce dimanche soir. En fin de journée, des journalistes de l’AFP ont vu le Premier ministre congolais Bruno Tshibala distribuer des billets de 100 dollars à des habitants de la capitale dont il a visité plusieurs quartiers.

Les précédentes marches à l’appel du CLC avaient été réprimées dans le sang, poussant l’archevêque de Kinshasa à parler de « barbarie », et à appeler les « médiocres » à « dégager ». Cette semaine, les évêques congolais ont également publié un communiqué à l’issue d’une Assemblée plénière extraordinaire, déclarant qu’ils n’abandonneront jamais leur engagement « pour l’avènement d’un État de droit » en RDC.

Source Vatican News