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Deux prêtres enlevés en République démocratique du Congo

L’Église catholique est une nouvelle fois prise pour cible en République démocratique du Congo : deux prêtres du diocèse de Butembo-Beni ont été enlevé par une dizaine d’hommes armés dimanche 16 juillet dans la soirée, vers 22h. Les abbés Charles Kipasa et Jean-Pierre Akilimali sont au service de la paroisse Notre-Dame des Anges de Bunyuka, au sud-est du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Les ravisseurs ont frappé les séminaristes hébergés sur place, et sont emparés de deux jeeps et de deux motos.

Dans un communiqué diffusé ce lundi 17 juillet, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) « condamne sans réserve cet enlèvement de plus qui vient encore remuer la douleur de l’Église-Famille de Dieu en RD Congo qui, depuis quelques années, pleure ses fils et ses filles, victimes des atrocités et des actes de barbarie. Les prêtres sont des hommes de Dieu qui consacrent leur vie pour le bien de la population sans un agenda politique. Leur faire du mal, c’est nuire à toute la communauté qu’ils servent. »

Par ailleurs, les évêques dénoncent le climat d’insécurité et demandent aux forces de sécurité et de défense « de tout mettre en œuvre pour libérer les deux prêtres des mains de leurs ravisseurs et de démanteler ce réseau criminel qui déstabilise la paix dans la région de Beni ».

Ils demandent également une recherche assidue pour trois prêtres assomptionnistes, Jean-Pierre Ndulani, Edmond Kisughu et Anselme Wasukundi, enlevés en octobre 2012 dans le territoire de Beni, « et qui n’ont toujours pas été relâchés ». Les rumeurs contradictoires qui ont circulé à leur sujet depuis près de cinq ans n’ont jamais pu être confirmées.

(CV-Communiqué de la CENCO)

 

Source Radio Vatican

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Soudan du Sud – L’indépendance n’est pas acquise une fois pour toutes mais elle est forgée au quotidien – Mgr Hiiboro Kussala

« Six ans après la libération, la crise humanitaire du Soudan du Sud est pire que jamais, avec de graves violations des droits fondamentaux et une guerre civile brutale et persistante » écrit S.Exc. Mgr Edward Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio et Président de la Conférence épiscopale du Soudan (SCBC), dans un Message à l’occasion du VI° anniversaire de l’indépendance du Soudan du Sud, sanctionnée par le référendum du 9 juillet 2011.

Dans le texte l’Evêque souligne : « Je suis un patriote et je suis heureux d’être citoyen de la République du Soudan du Sud. J’aime profondément le fait d’être né sud-soudanais et je remercie Dieu de m’avoir fait naître dans ce bel endroit. J’ai vu avec fierté le Soudan du Sud grandir en six ans depuis sa naissance, le 9 juillet 2011 ».

L’Evêque poursuit :

« Je veux continuer à travailler en faveur de l’unité de mon pays. Je veux dépenser ma vie pour une paix durable, la paix qui a été volée par quelqu’un. Il en existe beaucoup comme moi, de toutes les religions, qui n’ont pas renoncé à l’espérance. Je crois que l’état actuel du pays est seulement une phase de transition. La liberté est un don de Dieu. La paix est un don de Dieu. Les dons de Dieu sont destinés à Ses enfants. L’indépendance n’est pas acquise une fois pour toutes mais elle est forgée au quotidien, réalisée chaque jour ».

Après quelques réflexions sur la réalité actuelle à la lueur de l’Ecriture Sainte, le Président de la Conférence épiscopale du Soudan souligne : « Le pays est chargé de violences et de guerre par toutes les forces qui combattent ou les personnes qui détiennent des armes. Tous doivent, pour l’amour de cette belle nation, le Soudan du Sud, abandonner leurs armes de guerre ». Par suite, le dialogue national lancé par le Président, « doit être soutenu par tous les moyens ». Par ailleurs, « il est nécessaire que soit faite une déclaration de faillite nationale du Soudan du Sud ». En ce moment crucial, il s’agira d’un acte courageux du gouvernement que de déclarer que « le Soudan du Sud n’a pas d’argent ». « Lorsqu’un pays ne peut plus payer les intérêts de sa dette ou convaincre quelqu’un à lui prêter de l’argent, il est en faillite. La cause la plus évidente de cette faillite de notre bien-aimé Soudan du Sud comprend la guerre civile ou la mauvaise gestion financière du gouvernement ! ». Enfin, l’évêque invite à prier sans trêve pour la paix. « Bien-aimée population du Soudan du Sud, nous devons prier intensément pour la paix ! Afin que les cœurs des personnes soient guidés par l’amour et par la confiance réciproque, indépendamment des ethnies ou de la communauté d’appartenance, rendant ainsi la vie au Soudan du Sud plus significative et plus joyeuse »

 

Source Agence Fides

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Cameroun – Les évêques veulent la vérité sur la mort de Mgr Bala

Au Cameroun, les évêques demandent la vérité concernant la mort suspecte de Mgr Jean-Marie Bala. Le 2 juin dernier, le corps de l’évêque de Bafia, dans le centre du pays , avait été repêché dans le fleuve Sanaga, plus de 48 heures après sa disparition. (voir notre article)

Selon le procureur de la République, la noyade serait la cause la plus probable du décès, laissant croire à un suicide. Mais, une première autopsie avait pourtant fait état de traces de coups sur le corps du prélat. Les évêques évoquent un assassinat. Dans un communiqué signé le 10 juillet, l’Eglise camerounaise demande officiellement que toute la lumière soit faite.

Olivier Bonnel a recueilli la réaction de Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la conférence épiscopale du Cameroun.

La première autopsie montre qu’il n’y avait pas d’eau dans le corps de l’évêque.

Source Radio Vatican

 

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Lorsque le Christ nous conduit et qu’Il devient la force de nos actions, nous pouvons alors construire des familles meilleures, des communautés meilleures et un pays meilleur – Évêques de Sierra Leone

« Nous demandons à tous les sierra léonais, en particulier à ceux qui sont en âge de voter, de rejeter fermement tous les actes de violence, les provocations inutiles, les différentes formes de fraude qui faussent les résultats ainsi que tout ce qui pourrait porter à la déstabilisation et au désordre. Nous encourageons tous les partis politiques et leurs sympathisants à accepter les résultats des élections si celles-ci sont considérées comme libres et régulières par l’autorité compétente ». Telles sont les exhortations des Evêques de Sierra Leone exprimées dans leur récente Lettre pastorale en vue des élections générales – municipales, législatives et présidentielles – du 7 mars prochain.
Dans le document parvenu à Fides intitulé « En chemin vers des élections pacifiques et crédibles », les Evêques invitent « les partis politiques et les candidats à la Présidence à respecter le processus électoral, à préserver la paix, à considérer l’intérêt du peuple de Sierra Leone et à se voir en cette élection pluraliste comme des concurrents et non comme des adversaires ». Ils demandent par suite avec force aux prêtres, aux religieux et aux laïcs de « promouvoir un esprit d’unité, de réconciliation, de tolérance et de paix dans leurs sermons, leurs homélies, leurs conférences et au sein de leurs engagements pastoraux ».

Dans leur longue Lettre, les Evêques expriment leur sincère gratitude envers le Président (sortant NDT), Ernest Bai Koroma, « pour avoir annoncé à temps la date des élections, de façon à éliminer toutes les craintes qui auraient pu indûment retarder ou même reporter ces dernières. A notre avis, cela représente un soutien important à la promotion de la paix et de la stabilité et un élan pour notre jeune démocratie ». Les Evêques apprécient en outre l’appui offert à leur pays par la Communauté internationale, en particulier dans les moments de terrible nécessité. « En particulier, nous reconnaissons les efforts énormes et les sacrifices réalisés par les sierra léonais, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, pour assurer le progrès de notre nation, qui a trop longtemps souffert » écrivent-ils, en rappelant l’épidémie d’Ebola, qui a coûté la vie à des milliers de personnes.

« Lorsque le Christ nous conduit par Sa lumière et qu’Il devient la force de propulsion de nos décisions et de nos actions », nous pouvons alors construire des familles meilleures, des communautés meilleures et un pays meilleur.

Les deux « tragédies jumelles » de la guerre civile et de l’épidémie d’Ebola, ont conduit les sierra léonais à s’unir et à combattre en fonction d’un but commun. « Nos différences ethniques, culturelles et religieuses ont été mises de côté pour obtenir un bien supérieur. De telles attitudes louables, que nous avons manifesté si clairement en ces moments critiques de notre histoire, devraient de nouveau nous animer alors que nous entreprenons le chemin en direction des élections nationales de 2018 qui définiront la prochaine phase de l’histoire de notre pays ».

Les Evêques lancent ensuite un appel à l’unité et à l’engagement : « En tant qu’Eglise, nous ne devrons pas nous permettre de nous éloigner de la participation politique mais notre implication ne peut être partisane. En aucun cas nous ne pouvons, en tant qu’Eglise, lutter pour la cause d’un parti politique quel qu’il soit. Notre cause est noble et consiste à défendre notre pays et ses citoyens des manipulateurs politiques et à éduquer tous les citoyens afin qu’ils sachent voter avec sagesse et de manière responsable ».

 

Source Agence Fides

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Burkina Faso – Un fond de solidarité de l’Eglise destiné aux urgences nationales

 Du 5 au 7 juillet, est organisé au Centre humain de développement intégral à Ouagadougou, un atelier de réflexion sur la mise en place d’un fonds de solidarité, par l’OCADES – Caritas nationale afin de faire face aux différentes crises et aux catastrophes naturelles que le Burkina Faso doit affronter périodiquement. Ainsi que l’affirme la note de la Conférence épiscopale du Burkina Faso, au niveau de l’Eglise Famille de Dieu au Burkina, il n’existe pas de mécanisme formel de gestion des situations du genre. C’est pourquoi il est apparu nécessaire de réfléchir à un mécanisme de gestion rapide et immédiate lors des crises humanitaires surtout pour les personnes vulnérables, victimes ou affectées. Et c’est ce qui justifie la mise en place d’un fonds de solidarité au niveau de l’Eglise Famille de Dieu au Burkina comme réponse appropriée et proactive à la gestion de telles situations.
Ce sont toutes ces raisons qui ont conduit à l’organisation de ce séminaire dénommé « atelier de réflexion sur la mise en place du fonds de solidarité ». Après avoir échangé sur les expériences de mobilisation de ressources locales au sein de l’Eglise, les participants, venus des différents Diocèses du Burkina et des différentes structures ecclésiales nationales, vont élaborer une stratégie de mise en œuvre de ce fonds et adopter une feuille de route sur les prochaines étapes.

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Tchad – N’Djamena, un archidiocèse sans cathédrale a besoin de nous

« Je suis un archevêque sans cathédrale…pour combien de temps ? Dieu seul sait !  ». C’est ainsi que s’exprime, avec humour, l’archevêque de N’Djamena, Mgr Edmond Goethbe Djitangar, dans une Lettre adressée «  aux amis et partenaires de l’archidiocèse de N’Djamena », lors de son dernier déplacement à Rome pour revoir le pallium des mains du Pape François (29 juin 2017). L’humour est pourtant accompagné de « pincement de cœur » car l’archidiocèse de N’Djamena est actuellement sans cathédrale. L’église-cathédrale est en effet en chantier depuis 2013, mais la reprise des travaux tarde, faute des moyens financiers. Voilà pourquoi Mgr Djitangar lance un appel à l’aide.

Bénie en 1965, celle qu’on appelait  alors Cathédrale Notre Dame de l’Assomption, a été atteinte par une bombe incendiaire en 1980, au cours de la guerre civile de 1979-1985 qui a ensanglanté le Tchad. l’incendie a provoqué l’écroulement de la toiture faite en charpente de bois et de tuiles. Après des efforts, la cathédrale a été restaurée et dédicacée à « Notre Dame de la Paix » en 1986. « Mais les dommages de l’incendie demandaient de travaux plus conséquents pour que toutes les structures du bâtiment soient opérationnelles et abritent les services diocésains comme auparavant. » Le gouvernement tchadien, qui s’était engagé à reconstruire les édifices détruits par la guerre, avait accepté de prendre en charge totale la reconstruction de la cathédrale à l’identique de l’originel. « Les travaux devaient coûter 7 200 000 000 frs CFA, soit environ 11 millions d’euros et durer18 mois ». Mais avec la crise financière, due à la chute du cours du pétrole, le chantier de la cathédrale a été fermé, il y a bientôt quatre ans.

Entre-temps, les fidèles de cette juridiction prient et exercent d’autres activités paroissiales sous une Tente. Mais la Tente-Cathédrale a vieillit et le coût de l’électricité va s’augmentant. La prise de possession canonique du siège métropolitain de N’Djamena par Mgr Djitangar en février 2016 a même été organisée dans une autre paroisse, pour des raisons de commodité.

« A quand la reprise des travaux de la Cathédrale ? » C’est la question que les fidèles adressent souvent à leur archevêque, au cours de ses visites pastorales. A son tour, Mgr Djitangar sensibilise les chrétiens, afin qu’ils apportent leur contribution. Une commission a été mise en place pour la levée des fonds auprès des communautés locales comme auprès des autres communautés religieuses du pays et des pouvoirs publics.

Mais Mgr Djitangar compte aussi sur l’Eglise universelle et sur les bonnes volontés, afin de reconstruire cet édifice religieux, car les enjeux sont grands souligne l’archevêque de N’Djamena. « De cette restauration de la cathédrale de N’Djamena, dépendra la visibilité de notre Église du Tchad, de son respect et de son enracinement dans la société  tchadienne. Son poids et son engagement pour la promotion socioculturelle des populations sont reconnus de tous. »

La réalisation de cette restauration permettra de tourner la page de la guerre et d’entrer dans une dynamique de la paix, peut-on encore lire dans Lettre adressée « aux amis et partenaires de l’archidiocèse de N’Djamena », qui est accompagnée d’une fiche technique.

 

Source Radio Vatican

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L’Eglise en Afrique du Sud célèbre ses 200 ans

Le 7 juin 1818, le Pape Pie VII érigeait le Vicariat apostolique du Cap de Bonne Espérance et territoires adjacents, établissant ainsi la première présence officielle de l’Eglise catholique en Afrique du Sud. Deux siècles plus tard, l’Eglise catholique sud-africaine a grandi et s’est étendue à tout le pays. Elle compte aujourd’hui 28 Diocèses et un Vicariat apostolique réunis au sein de la conférence épiscopale d’Afrique du Sud, et comprend également le Botswana et le Swaziland voisins.

Les célébrations du bicentenaire de l’évangélisation ont débuté dimanche 25 juin dans la ville du Cap, par une messe d’action de grâces. Elles culmineront le 28 juin 2018 dans tous les diocèses du pays. Chaque évêque a reçu un cierge coloré afin de le mettre en valeur pendant cette année jubilaire.

Mgr Jan de Groef est missionnaire père blanc. Il est arrivé en Afrique du Sud en 1980 et est aujourd’hui l’évêque de Bethlehem dans l’état du Free State, à l’Est du pays. Il revient sur cette Eglise sud-Africaine et sa fécondité depuis deux siècles

 

 Source et entretien Radio Vatican

Brèves

La France appelle à la libération du patriarche de l’Eglise orthodoxe d’Erythrée

Dans un communiqué, l’Etat français se dit « vivement préoccupé par le maintien en résidence surveillée » de sa Béatitude Aboune Antonios. L’Erythrée fait partie des dictatures les plus dures au monde, non loin derrière la Corée du Nord.

Cela fait désormais 10 ans que le patriarche d’Erythrée est maintenu de force chez lui par la police de l’Etat.

Selon une source « depuis 6 mois des rumeurs circulent sur l’état de santé du patriarche, qui semble s’être considérablement détérioré ». « Toute la population est au courant qu’il est prisonnier, mais on ne connait pas la vérité sur ses conditions de détention. Il a été arrêté car il n’a pas accepté l’interférence de l’Etat dans l’Eglise orthodoxe  ». Elle précise que le siège du patriarcat est aujourd’hui vacant.

 

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Voir notre article sur le sujet

L’Érythrée et la persécution chrétienne

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Centrafrique – L’archevêque de Bangui dément avoir signé l’accord de paix

Controverse à propos de l’accord politique pour la paix signé le 19 juin dernier. Le document a été signé par un soi-disant représentant de l’archevêque de Bangui (et président de la Conférence épiscopale centrafricaine). Mais l’archevêque dément formellement avoir mandaté quiconque.

Elaboré sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio, l’accord politique pour la paix n’aurait pas été officiellement approuvé par le cardinal Dieudionné Nzapalainga, archevêque de Bangui, rapporte le journal la Croix. Sur le document signé le 19 juin dernier figure pourtant la signature d’un certain Godefroy Mokamanede, présenté comme le « représentant du cardinal Nzapalainga ». Mais dans un communiqué, le cardinal centrafricain précise qu’il n’a « mandaté personne pour le représenter et prendre des engagements en son nom, ni à titre personnel, ni comme président de la CECA (Conférence épiscopale centrafricaine, NDLR), ni comme membre fondateur de la Plateforme des confessions religieuses ».

Si l’archevêque de Bangui salue « tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en RCA », il a fait part au quotidien chrétien de son regard critique sur l’accord publié par la communauté italienne, expliquant que ce texte, tel qu’il a été publié « est une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violence ».

 

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Le respect de la vie humaine un des éléments vitaux en vue de la préservation de la paix- Lettre pastorale des évêques du Kenya

A l’approche des élections générales au Kenya (elles se tiendront le 8 août), les évêques du pays ont publié une lettre pastorale afin de rappeler les objectifs de ce scrutin, qui verra le renouvellement du président et du parlement.

« Nous vous rappelons, frères et sœurs, que les principes de la démocratie, le respect de la vie humaine et le respect réciproque ainsi que le rôle de la Commission électorale indépendante représentent des éléments vitaux en vue de la préservation de la paix avant, pendant et après les élections »

écrivent les prélats kenyans dans ce texte intitulé « Elections pacifiques et crédibles pour des responsables intègres » et transmis à l’agence Fides.

Les évêques exhortent en particulier les Kenyans à résister à la manipulation du tribalisme à des fins politiques, à rejeter la violence et les discours incitant à la haine et à choisir des responsables qui soient moralement intègres et qui défendent les valeurs de la vie et de la famille. L’élection présidentielle du 27 décembre 2007, qui avait opposé Mwaï Kibaki à Raila Odinga avait provoqué des émeutes tribales meurtrières. 1500 personnes avaient été tuées et 300 000 déplacées. Cette année, Raila Odinga sera de nouveau en lice, face au président sortant Uhuru Kenyatta.

Pas de résultats probants contre la corruption

Dans leur lettre pastorale, les évêques kenyans réaffirment par ailleurs ne pas vouloir donner de consignes de vote, mais expliquent vouloir seulement rappeler les critères sur la base desquels les électeurs pourront exercer leur libre choix. Il font par ailleurs remarquer que les catholiques sont présents au sein de tous les partis de l’échiquier politique.

La conférence épiscopale kenyane aborde aussi le fléeau de la corruption qui touche tout le pays et les différentes strates de la vie politique, déplorant qu’elle soit « devenue un lourd fardeau pour l’économie, la sécurité alimentaire, l’éducation, le secteur sanitaire, le gouvernement, la sécurité, l’emploi et l’accès aux besoins de base de la part d’une grande partie des kenyans ». Malgré quelques signes de bonne volonté de la part du gouvernement, les évêques regrettent que les institutions et la direction politique du pays soient trop faibles en matière de lutte contre la corruption.

Le Pape François s’était rendu dans le pays lors d’une tournée en Afrique, en novembre 2015.

 

Source Radio Vatican