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Protéger les enfants face à l’ « hyper-sexualisation »

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, le 20 novembre 2017, Juristes pour l’enfance (JPE) souhaite alerter sur le respect des enfants et de leurs droits en particulier sur deux points.

Protéger les enfants face à l’ « hyper-sexualisation »

A l’heure où la société française découvre chaque jour ébahie de nouvelles victimes d’abus sexuels, y compris des adultes dénonçant publiquement les harcèlements dont ils ont été victimes dans leur enfance, JPE souhaite attirer l’attention des pouvoirs publics sur la fragilisation des droits des enfants face à « l’hyper-sexualisation » de la société.

La déferlante pornographique et la banalisation des comportements sexuels « à risque » envahissent chaque jour un peu plus l’espace public : campagnes d’affichage (sexe entre hommes), distribution de magazines gratuits (Stylist), films sexualisés destinés à un public jeune (Sausage party). Même l’école, sous couvert d’éduquer les enfants à l’égalité homme femme, fait elle aussi parfois la promotion des comportements sexuels à risque.

Le gouvernement a fait du harcèlement sa priorité. Comment ne pas s’en réjouir ? Cependant, les intentions demeureront sans portée tant que de tels programmes seront dispensés et de telles publications mises à la portée de tous.

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, dans son article 19, fait obligation aux Etats de « prendre toutes mesures législatives, administratives, sociales, et éducatives pour protéger l’enfant contre toute forme de violence (…) y compris la violence sexuelle ».

JPE réclame des mesures efficaces pour prendre en compte l’intérêt de l’enfant, protéger sa conscience, sa pudeur et son intégrité.

Promouvoir les droits de l’enfant comme limite aux désirs d’enfant 

Déjà annoncée par la secrétaire d’Etat à la santé, la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes célibataires et des couples de femmes devrait être discutée à l’occasion des états généraux de la bioéthique en 2018.

Juristes pour l’enfance rappelle que l’enfant est sujet de droit, titulaire de droits et que ces droits doivent être pris en considération au moment de répondre aux désirs des adultes.
En particulier, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant pose dans son article 7 le droit pour tout enfant, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux : comment une pratique qui écarte délibérément le père et prive l’enfant de la branche paternelle de sa filiation pourrait-elle être respectueuse de ce droit ?

Ce texte international a une valeur supérieure à la loi française et son respect s’impose au législateur lui-même.

Les accidents de la vie ne privent-ils pas déjà suffisamment d’enfants de la chance de connaitre leurs parents ? Est-ce le rôle de la loi d’organiser et planifier la privation de père pour certains enfants ?
Juristes pour l’enfance appelle les parlementaires à prendre au sérieux les droits de l’enfant pour garantir dans la loi que les désirs des uns trouvent leur limite dans le respect des droits des autres et, en particulier, des enfants.

 

L’équipe des Juristes pour l’enfance.

Voir aussi notre édito de la phallocratie à l’utérocratie

Droits de l’enfant, avancée ou péril ?

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Etat des lieux des séminaires en France

Après l’intervention du Père Jean-Luc Garin, secrétaire du Conseil national des Grands Séminaires (CNGS) qui a dressé un état des lieux des séminaires français, Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris et président de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale (CEMOLEME) a présenté les enjeux de cette ratio fundamentalis et a invité les évêques à poursuivre leur réflexion à travers des forums.

Dans cet état des lieux, nous avons pu constater une baisse de 60 ordinations par rapport aux 142 de l’année 2000. 165 entrées cette même année, une baisse régulière pour les français, 111 cette année, plus 46 pour les séminaristes venus d’ailleurs. Aujourd’hui, 25 % des séminaristes proviennent d’autres pays que la France. 141 formateurs sont engagés d’une manière variable selon les lieux (parfois en temps très faible).

Nombre ordinations

Nombre de séminaristesOrigine des séminaristes

La formation des prêtres est une mission propre à la responsabilité des évêques. Notre travail de rédaction de la Ratio Nationalis est destiné à unifier la formation au presbytérat donnée dans notre pays. L’objectif de la CEMOLEME, en collaboration avec le CNGS et les différents lieux de travail en commun des formateurs, est de pouvoir vous présenter un projet de Ratio dans un délai suffisamment rapide.

Quel prêtre voulons-nous pour demain ?

La formation est finalisée par la question du prêtre que nous voulons pour demain. C’est de cette question dont découle ce que nous attendons de sa formation et notre conception de l’identité du prêtre.

Le prêtre s’inscrit dans une histoire indissociable de celle du peuple qui lui est confié ; cependant, personne ne sait ce qui se passera dans l’avenir. Il doit donc, pour être disponible à l’Esprit Saint, savoir affronter l’inconnu. Sa formation doit lui permettre d’acquérir un discernement pastoral et un véritable élan missionnaire. Il doit acquérir la capacité d’être un guide sur le chemin de ceux qui lui sont confiés. La formation est donc moins destinée à engager sur un « faire » que sur un « être » ayant la capacité d’un discernement pastoral pour guider.

La formation humaine

La formation humaine est une tâche importante du séminaire. Nous recevons des jeunes très marqués par des expériences affectives fortes avant d’entrer en formation. Comment les aider à passer d’une expérience d’alliance affective (fiançailles, vie commune, relations diverses, etc.) au service d’une alliance, celle de Dieu,  qui, elle, ne l’est pas. En d’autres termes, nos séminaires ne doivent pas être simplement des lieux de maîtrise de l’affectivité, mais ils doivent amener le séminariste à des  choix motivés.  L’apport de situations ou de cas extérieurs est un des meilleurs chemins pour cela. Il faut qu’ils puissent trouver leur propre autonomie en servant une alliance qui n’est pas affective.

La formation intellectuelle

Pour que notre formation permette à un séminariste d’acquérir une telle capacité, deux questions se posent à nous en ce qui concerne les études :

  • Comment mettre en œuvre une approche théologique qui intègre la formation philosophique et l’Écriture Sainte ?
  • Comment permettre à chacun, dans les études, d’aller au maximum de ce qu’il peut et d’épanouir ses talents. (Présence ou non de tuteurs dans nos lieux de formation, la mission de ceux-ci, la liberté de donner des équivalences pour suivre des cours plus adaptés aux personnalités, ne pas obliger au Bac de théologie …)

Les étapes de l’admission, du lectorat et de l’acolytat

La Ratio insiste sur les seuils dans la formation et donne des critères objectifs de discernement pour chacun d’eux. A quels critères, pour chacune de ces étapes (admission, institutions, diaconat, sacerdoce), êtes-vous attentifs avant de donner votre accord ou votre refus ? Dans le cadre de la formation, nous sommes souvent tentés de dire « oui » en vue d’encourager. Cependant, dans les processus de dénégation, il faut se rappeler que tout encouragement entraîne un durcissement  de la personne dans son évolution. Pédagogie du seuil.

La pastorale des vocations

Avant de reprendre quelques pistes de réflexions, je voudrai souligner qu’il y a, en France, 22 maisons de type « Année pour Dieu » rassemblant 200 jeunes dans des communautés de 2 à 48 jeunes. Celles-ci sont très diverses mais sont un lieu important pour l’éveil et le discernement des vocations. Il y a aussi 7 foyers vocationnels mais ceux-ci n’ont pas encore, à ma connaissance, fait l’objet d’une étude globale.

Sans reprendre le travail que nous avions réalisé en 2016, je soulignerai 4 éléments qui connotent les vocations actuellement telles qu’elles se présentent à l’entrée au séminaire :

  • La génération des jeunes d’aujourd’hui est très généreuse même si elle est fragile. Un certain nombre de séminaristes vient de familles décomposés ou en souffrance. Ils prennent des engagements caritatifs forts et un certain nombre de ceux qui entrent en formation ont été membres de colocations avec des personnes sans domiciles ou handicapés (APA, Lazare, Simon de Cyrène).
  • L’importance des années d’études supérieures dans l’éveil et le discernement des vocations. Pour des diocèses qui n’ont pas sur leur territoire des institutions d’études supérieures, il y a donc une nécessité de garder un accompagnement avec les étudiants issus de leurs communautés.
  • Certains ont une grande soif d’une formation théologique sérieuse et conviviale avec un enracinement scripturaire qui les aide à prier (Even) ; d’autres au contraire entrent au séminaire avec un bagage intellectuel limité et il est très laborieux pour eux d’entrer dans les études philosophiques. Pour certains il faudra même mettre en place un tutorat qui revienne sur les fondamentaux.
  • Certains séminaires préparent des séminaristes à rejoindre des presbyterium très peu nombreux. Dans les diocèses n’ayant eu ni ordination, ni séminaristes depuis longtemps, il y a une réelle appréhension sur la manière dont il leur sera donné de vivre les premières années de sacerdoce. Ils préfèrent alors, parfois, s’orienter vers un lieu où la vie en communauté et leur identité sacerdotale seront plus assurées.

L’étape propédeutique

Carte propédeutiqueLa Ratio insiste pour dire que cette année est devenue nécessaire et obligatoire. Elle insiste aussi pour que, dans la mesure du possible, elle soit distincte des séminaires. Actuellement nos 14 maisons de propédeutiques sont de deux types : intégrées au séminaire ou distinctes.

Deux questions et trois constatations ressortent des rencontres avec les Supérieurs de ces maisons :

  • La nécessité d’une altérité entre le service des vocations et la maison de propédeutique. Le Service des vocations doit vérifier l’idonéité du candidat avant de le présenter au Supérieur de la propédeutique. L’altérité des responsabilités entre le responsable des vocations, le Supérieur de la maison propédeutique et le Supérieur du Séminaire permet un véritable discernement. La distinction est essentielle pour la clarté d’un discernement et la liberté du candidat. Lorsqu’il y a confusion, nous arrivons souvent à de graves difficultés.
  • Actuellement, nous constatons deux critères très différents pour accueillir les propédeutes. Il y a les maisons qui accueillent ceux qui ont « un vouloir devenir prêtre » et celles qui sont orientées vers un discernement vocationnel en accueillant ceux qui se posent la question sans nécessairement le vouloir.

Effectifs propédeutiques

Trois constatations :

  • Dans cette évaluation, la maison Notre-Dame du chemin est spécifique puisqu’elle est conçue comme aussi une remise à niveau.
  • Nous pouvons constater, depuis quelques années, un rajeunissement des candidats.
  • 11 sur 14 maisons envoient leurs propédeutes un mois à l’Arche ou en expériment caritatif. C’est donc le principal point de convergence de nos institutions. Le temps et la modalité des retraites sont variables. Je n’ai pas de renseignements sur la manière dont la lecture intégrale de la Bible est mise en œuvre ou non dans les différentes maisons.

L’étape des études philosophiques ou de la formation du disciple-missionnaire

Actuellement 57 % entrent au séminaire après une année propédeutique. Cette étape du disciple-missionnaire a plusieurs objectifs qui vont permettre de mûrir la décision éventuelle d’un appel à être admis parmi les candidats au sacerdoce.

  • S’engager à suivre le Christ d’une manière radicale et en répondant à la Parole de Dieu écoutée et priée.
  • Avoir mûri la décision ferme de se donner au Seigneur dans le ministère ordonné. Mgr Patron nous explique que le terme « ferme » signifie « une décision nourrie par une vie chrétienne réelle, et soutenue par une personnalité structurée et équilibrée ne laissant pas de doute sur la décision de se consacrer à Dieu pour sa gloire et le salut du monde ».
  • Avoir progressé dans la connaissance de soi-même en se confrontant à ses limites et en s’appropriant les conseils évangéliques.
  • Par un esprit missionnaire et un décentrement de soi-même, avoir acquis une connaissance des réalités de l’homme, du monde et de Dieu.

(Parmi les moyens, la Ratio souligne l’étude de la philosophie qui, il me semble, devra s’articuler avec le travail de l’Ecriture).

L’étape des études théologiques ou de la configuration au Christ

Cette étape de la Ratio, qui correspond au 2° cycle de nos séminaires, est destinée « à la formation de l’homme intérieur dans la charité pastorale puisque le plus important dans la vie sacerdotale est ce que le prêtre est et vit et non pas ce qu’il fait. »

La situation des séminaires en France me semble nous poser quatre questions :

  • Pour qu’un formateur soit expérimenté, il faut un certain nombre d’années. Certains disent qu’un formateur devrait durer au moins dix ans dans ce type de ministère pour avoir acquis le savoir-faire nécessaire. Actuellement, il y a, il me semble, un « turn-over » assez rapide. La multiplication des lieux de formations et la situation de tensions en nombre de prêtres dans nos diocèses ne nous obligeraient- elles pas à une réduction du nombre de lieux de formations ?
  • Si, pour qu’une communauté soit formatrice, il faut un certain nombre de séminaristes, il est aussi nécessaire qu’ils soient un nombre suffisant pour que la communauté joue son rôle au niveau de la formation humaine et qu’au plan intellectuel, il y ait une émulation entre séminaristes.
  • Un premier ou un deuxième cycle ne demande pas le même type de professeurs. Il est possible aussi de distinguer des séminaires de premier ou deuxième cycle. Le Séminaire de Rome, comme vous le savez, n’accueille que des séminaristes de deuxième cycle. Il serait possible de réfléchir au niveau de nos séminaires de France à cette question.
  • Un séminaire doit avoir un nombre suffisant de directeurs pour pouvoir exercer un discernement convenable et, cependant, il ne faut pas une proportion trop forte de formateurs afin de ne pas exercer sur les séminaristes une pression inadéquate. Il est aussi nécessaire d’avoir des Pères spirituels qui puissent exercer leurs missions pendant l’ensemble des années de la formation d’un séminariste dans le séminaire.
  • Comment mutualiser et anticiper les besoins et les ressources en formateurs à l’échelle de grandes régions ?

L’étape pastorale ou de synthèse vocationnelle

La Ratio fait suivre ces étapes de la formation par un temps de synthèse vocationnelle. Elle indique « qu’elle est comprise entre la période passée au Séminaire et l’ordination presbytérale. » Elle précise que son objectif est double : « s’insérer dans la vie pastorale en assumant progressivement plus de responsabilités, dans un esprit de service » et « mettre en œuvre une préparation adéquate au presbytérat à l’aide d’un accompagnement spécifique » (RF 74). Cette période de synthèse assez nouvelle nous demandera une part de créativité.

La formation permanente et continue

Elle vise à soutenir la fidélité au ministère sacerdotal. C’est la part la plus longue de la formation. Il est important de souligner qu’elle fait partie de la Ratio et donc, de notre réflexion sur le prêtre afin qu’il ne cesse jamais d’expérimenter qu’il est disciple et qu’il est pris dans un processus de configuration progressive et continue au Christ.

Afin de soutenir la réflexion du forum, je soulignerai trois points :

  • Elle ne doit pas être le prolongement d’une formation initiale. (Il y a un avant et un après par la réception du sacrement de l’ordre)
  • La première responsabilité de la formation permanente est l’accompagnement des premières années de ministères. Quels sont les critères qu’un évêque met en œuvre dans une première nomination ? Faisant parfois ce qu’il peut en fonction de la situation de son diocèse : que s’interdit-il de faire ? Quel accompagnement en diocèse ou en province ? quels passages obligés doit-il mettre en œuvre (type de ministères, d’expériences, de prédications, d’enseignements) ?
  • Au bout de quelques années de ministère, comment les activités liées au ministère s’intègrent-elles dans un développement personnel ? Quels sont les éléments qui marquent une continuité dans la vie du prêtre et qui sont donc les éléments structurels de la formation permanente ?

En conclusion : à quelles nouveautés ou conversions sommes-nous invités ?

Cette nouvelle Ratio met l’accent sur une formation « unique » qui s’enracine dans la vie baptismale et qui est vécue en plusieurs étapes, la plus longue étant celle de la formation permanente et continue. Cette formation est intégrale dans un double sens : elle dure toute la vie et elle comprend les quatre piliers de la formation (humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale). Cette formation est intégrative dans le sens où des critères objectifs balisent la progression et sont à vérifier pour passer à l’étape suivante. Cette nouvelle façon de faire relativise les automatismes de passages qui étaient liés à la formation intellectuelle.

La mise en place d’une pédagogie du seuil entre les cinq étapes : propédeutique, premier cycle – disciple missionnaire, second cycle – configuration, synthèse vocationnelle, formation permanente et continue. Importance d’une communauté de formateurs vivant avec les séminaristes. Par étapes, l’échéance de 2019 semble pour une rédaction de la Ratio nationalis.

 

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Le mariage pour tous est-il en train de s’étendre à la zoophilie ?

Avant de devenir des lois, les idées doivent obtenir un relatif consensus en matière de culture et de mode de vie.

Le « mariage pour tous », par exemple, ne fut voté qu’à la suite d’un intense labourage culturel qui a débuté dans les années soixante. Dans ce cas précis, il aura fallu, au gouvernement d’alors, à la fois mépriser la démocratie, ne pas tenir compte des manifestations incroyables de 2013 et de 2014 et même s’asseoir sur la loi en déclarant irrecevable une pétition de plus de 700.000 signatures, pétition remise au Conseil économique et social.

Bref, après 40 années de combat culturel, il leur fallait encore passer en force….

Ce fut un passage en force sans doute, mais non pas une émeute. Car jamais cette loi ne serait passée si les esprits du plus grand nombre n’avaient pas été préalablement préparés à l’union civile de deux personnes de même sexe ou tout au moins à une certaine indifférence à ce sujet.

Et c’est en observant ce qui se passe aujourd’hui dans le champ culturel que je vous annonce dès à présent, l’extension future du domaine d’application du « mariage pour tous » aux………. animaux.

Oui, cela vous parait énorme car vous imaginiez sans doute son extension ailleurs : aux mariages à trois ou à quatre, par exemple. Et sans doute avez-vous raison. La polygamie entrera sûrement dans la loi un de ces jours prochains. « Parce que ça existe déjà » vous diront nos gentils « progressistes… ». Mais ils iront plus loin. Ils iront bien au-delà.

Car dans le champ culturel, aujourd’hui, c’est la zoophilie qui a le vent en poupe.

C’est ainsi qu’on pouvait « contempler » au centre Pompidou, il y a quelques semaines, une « statue » de douze mètres de haut représentant un homme sodomisant son chien. Et comme, naturellement, c’est de la culture (financée d’ailleurs par vos impôts), il vous est interdit de trouver ça choquant.

Signez la pétition pour refuser la zoophilie en France

 

Dans le même registre, on voit paraitre ces derniers jours dans les gares et les stations de métro, une réclame pour un groupe de rock.

Et sur cette photo, un androgyne (mi chèvre-Michou !) à peine pubère, est visiblement très attiré par un chimpanzé…

Or quand une personne normale (une amie) s’insurge auprès du bureaucrate ayant autorisé cette horreur (en l’occurrence, madame Valérie Michel-Ansellem, Présidente du jury de déontologie publicitaire), voici le courrier qu’elle reçoit :

 

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L’IGAS préconise le développement des soins palliatifs à domicile

Favoriser la fin de vie à domicile, c’est ce que préconise l’IGAS dans son rapport sur « les soins palliatifs et la fin de vie ».

Dans un rapport publié le 15 novembre dernier sur « les soins palliatifs et la fin de vie », l’IGAS évalue les conditions de la prise en charge des soins palliatifs à domicile.

Si dans les années 50, les Français mouraient encore, pour leur grande majorité, à domicile, en 2013, seuls 38 % d’entre eux étaient concernés. Une proportion stable par rapport à 2010. Ces patients cependant, « résidaient encore à leur domicile à seulement un mois de leur décès », le transfert vers l’hôpital n’intervenant que dans les « derniers jours de vie ». Or, les capacités d’accueil en lits spécialisés de ces établissements sont insuffisantes pour absorber ces besoins et les personnes en fin de fin s’éteignent « dans des services ‘classiques’, voire pour certaines dans les couloirs des urgences ».

Le rapport, qui s’est aussi intéressé aux conditions de prise en charge, estime que 60 % des situations de fin de vie « nécessitent un accompagnement palliatif », mais que le système existant ne donne pas de réponse satisfaisante. Aussi, « le risque d’une absence ou d’une insuffisance de soins palliatifs existe donc pour plus de 75 % des personnes » qui pourraient en faire la demande.

Par ailleurs, « aucune démarche contractuelle » ne garantit « la réalité et la qualité » de ces soins de fin de vie à domicile. Si les structures se multiplient, souvent de façon désordonnées et sans liens les unes avec les autres, les patients « doivent organiser leur propre parcours de soins ». La nuit, le week-end ou pendant les vacances, « l’intervention de dispositifs d’urgence » « peut aboutir, faute d’alternative, à une hospitalisation pas toujours appropriée ou souhaitée ».

Le rapport évoque les raisons de soutenir le développement des soins palliatifs à domicile. S’ils répondent à l’attente d’une majorité de Français, ils sont aussi rendus nécessaires pour accompagner un nombre croissant de personnes fin de vie : « l’INSEE prévoit 770 000 décès par an à l’horizon 2060, soit une hausse d’environ 50 % par rapport à la situation actuelle ». Enfin, ils doivent permettre de garantir « une meilleure effectivité du droit aux soins palliatifs ».

Parmi les actions à engager, deux aspects sont développés : celui du rôle pivot du médecin traitant dans la prise en charge. Le rapport suggère cependant de le réinvestir « sur des interventions clés » : le repérage des patients ou la préparation de « la phase pré-agonique », et d’accentuer l’implication des infirmiers. L’hospitalisation de ces personnes doit être anticipée, programmée et, si possible, évitée. Le rapport souligne que les capacités d’accueil en lits de soins palliatifs étant sous employées à hauteur de 50 %, les médecins coordinateurs en HAD ou en EPADH devraient pouvoir appuyer les médecins traitants et être autorisés à prescrire et bénéficier de la réserve hospitalière.

Le rapport note cependant que le maintien à domicile n’est pas « adapté à toutes les circonstances de fin de vie » et souhaite « éviter une logique du ‘tout domicile’ » : la question de la maîtrise des dépenses est abordée, celle aussi de la pertinence quand la fin de vie est longue, quand les ressources financières sont insuffisantes ou que la capacité à mobiliser un réseau d’aidants est difficile.

En tout état de cause, favoriser la fin de vie à domicile devrait permettre à de nombreuses personnes âgées ou malades d’envisager plus sereinement leurs derniers instants tout en éloignant le spectre lugubre de l’euthanasie.

 

Source Généthique.org

Brèves

L’industrie pornographique partenaire des services de PMA

L’éditeur de contenus pornographiques Marc Dorcel « fournit gracieusement téléviseurs, lecteurs DVD et films de sa production » à une trentaine d’hôpitaux publics. Un partenariat « discret » qui vise les patients reçus dans les services d’assistance médicale à la procréation et les CECOS (​Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains). « Nous n’apportons cette aide qu’aux centres publics parce que nous considérons que l’hôpital a d’autres dépenses prioritaires », commente le PDG Grégory Dorcel. Du côté des médecins, ils estiment observer « moins d’échecs de recueil » de sperme « depuis l’installation de ces téléviseurs » par ailleurs « plus hygiénique que la manipulation de revues ».

 

Source Généthique.org

Europe non francophone #NLQ

Vatican – Enquête sur l’affaire du petit séminaire Saint Pie X

Une enquête est en cours pour faire « la pleine lumière » sur de présumés abus sexuels qui auraient été perpétrés au petit séminaire Saint Pie X, institution fondée au sein du Vatican et confiée au diocèse de Côme (Italie).

 

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Europe non francophone #NLQ

Belgique – Une vache crucifiée trône dans une église

 Décidément, le diocèse de Hasselt fait parler de lui ; après les bizzareries de la célébration de la Virga Jesse, voici à présent qu’une sculpture d’un artiste contemporain exposée dans une église non désacralisée défraie la chronique et suscite le scandale des derniers rares croyants de cette Flandre déchristianisée qui ne sacrifie plus qu’à Mammon et aux démons du nationalisme. La passivité de l’évêque de Hasselt nous paraît vraiment scandaleuse.

Pas de vache à l’église !

Une quinzaine de croyants se sont rassemblés dimanche après-midi dans l’église de Kuttekoven à Looz (Limbourg), dans laquelle l’artiste Tom Herck a installé son œuvre controversée The Holy Cow (La vache sacrée). Ils protestent contre cette peinture représentant une vache crucifiée et veulent « restaurer l’honneur » de l’église. L’action a été organisée par l’ASBL Katholiek Forum. L’église de Kuttekoven n’est pas encore désacralisée mais l’artiste Tom Herck a tout de même pu y installer son œuvre. Il était présent dimanche. « Je suis content que vous soyez venus, a-t-il répondu aux croyants. Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion. » Selon lui, son œuvre n’insulte pas la religion catholique mais fait référence au gaspillage dans notre société.

 

Source

En France #NLQ

Amoris lætitia, le diocèse de Lyon irait-il trop loin ?

[Dans un ] contexte de confusion pastorale et doctrinale que s’est tenu le 15 octobre à la cathédrale Saint-Jean de Lyon un temps de rencontre auquel le cardinal Barbarin avait convié « les fidèles ayant vécu une rupture conjugale », qu’ils soient remariés civilement ou non. L’intention manifestée du cardinal était de panser les blessures dont ces fidèles ont été victimes dans l’Église. Il a donc commencé son propos en leur demandant pardon « pour toutes ces blessures par un regard, un jugement ou un rejet brutal  ». Puis, il a tenté de présenter le changement qu’incarne Amoris lætitia en citant les mots du cardinal Schönborn : « Le pape François a sorti la doctrine de l’Église de son carcan réglementaire, sans la changer du tout. » On aimerait en savoir plus sur ce qu’il faut entendre par « carcan réglementaire ». Familiaris consortio et le texte du cardinal Ratzinger cité plus haut seraient-ils des exemples d’un tel carcan dont la doctrine a enfin été libérée ? Nous ne le saurons pas.

Cependant « il est clair, dit le cardinal, que la phrase de Jésus : “Ce que Dieu a uni que l’homme ne le sépare pas” ne va pas cesser d’être valide par décision du Pape.  » Il s’agit plutôt donc d’un changement dans la manière d’être auprès de ces personnes en souffrance. Écoute, patience, compassion sont nécessaires ce qui exige d’abandonner les deux « attitudes simplistes » : soit l’interdiction pure et simple, soit l’absence de toute règle. Notons qu’une telle alternative manifeste que le sujet serait abordé dans une perspective légaliste. Mais renvoyer dos à dos ces deux attitudes pour privilégier une attitude d’accompagnement et de discernement des cas singuliers peut l’être tout autant ! En effet, la soi-disant position médiane entre le rigorisme et le laxisme reste au même niveau, sur le même plan, à savoir une approche légaliste de la vie chrétienne (morale et sacrements) dans laquelle la conscience doit arbitrer un conflit entre la loi et la liberté. La conscience est alors vue comme une instance autonome devant se déterminer et non plus comme un acte de la raison par lequel la lumière de vérité sur le bien (la loi morale dans une approche non légaliste) éclaire l’acte à poser hic et nunc. Ici le principe moderne de la liberté de conscience ne prend-il pas l’ascendant sur le principe catholique de la conscience tel que saint Thomas, le bienheureux Newman et saint Jean-Paul II l’ont exposé ?

De fait, le cardinal archevêque de Lyon poursuit son discours : « Quand une personne divorcée remariée ne supporte pas de ne pas pouvoir communier, et finalement décide, à cause de cette brûlure intérieure, de ne plus venir à la messe, il serait absurde et inhumain de continuer à brandir devant elle un panneau d’interdiction. Ce serait la conduire à une rupture plus grave encore et l’enfermer dans son amertume. Quand quelqu’un vit cette situation et décide en conscience d’aller communier, personne ne le juge. » Dans une telle situation, la vie sacramentelle semble réduite à un besoin de la subjectivité individuelle devant laquelle le pasteur s’efface de peur d’apparaître comme un censeur inhumain. Cet exemple illustre le faux dilemme dans lequel la manière légaliste d’aborder la situation plonge et le fidèle et le pasteur. L’impossibilité de communier dont parlait le cardinal Ratzinger n’est pas d’abord un interdit. Elle n’est que l’expression concrète de ce que signifient les sacrements dans leur organicité ecclésiale.

 

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Consécration du diocèse d’Avignon au Cœur Immaculé de Marie

Monseigneur Cattenoz, archevêque d’Avignon consacrera son diocèse au Cœur Immaculé de Marie ce 8 décembre. Il a invité chaque curé à consacrer leurs paroisses au Cœur Immaculé de Marie.

Chaque jour de la neuvaine précédent ce 8 décembre, les diocésains sont invités à réciter la prière ci-dessous, écrite par le Cardinal Sarah pour cette année 2017 :

Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des saints, Médiatrice de toutes grâces,
nous trouvons refuge et protection auprès de Votre Immaculé, car vous êtes notre Mère.
Accordez-nous, comme vous l’avez promis aux trois pastoureaux de Fatima,
de savoir offrir chaque jour notre vie pour le salut des pécheurs.
Que votre amour maternel touche les cœurs endurcis par le péché pour que tous les hommes,
sauvés par le sang de votre Fils versé sur la Croix, trouvent le chemin de l’amour, de la pénitence et de la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères.
Alors, nous pourrons chanter tous ensemble et d’un seul cœur
le triomphe de votre maternelle Miséricorde.
Ainsi soit-il.

Puis, un Notre Père, dix Je Vous Salue Marie, un Gloire au Père et trois fois l’invocation suivante : «   Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous  »

Le 8 décembre, ils sont invités à participer à la Messe, à communier et à la procession aux flambeaux, en l’honneur de Notre-Dame

Brèves

François Fillon veut lancer une fondation pour les Chrétiens d’Orient

Si François Fillon a décidé d’arrêter la vie politique, il entend rester fidèle aussi à certains de ses engagements.

« Je reconstruis ma vie autrement, mais je reste en alerte devant les grands défis du monde », assure-t-il, annonçant son intention de créer une fondation « pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d’Orient »« Entre l’Occident et l’Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations », estime-t-il.

Un engagement ancien

L’intérêt de François Fillon pour les chrétiens d’Orient ne date pas d’aujourd’hui. Fin 2014, il s’était rendu avec Valérie Pécresse en Irak, puis au Liban, au chevet des chrétiens fuyant les persécutions du groupe État Islamique et du Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaida). Ils avaient tous deux organisé le 23 juin 2015 au Cirque d’hiver « un grand rassemblement de mobilisation et de soutien aux chrétiens d’Orient », où ils avaient réclamé pour eux « le droit à l’asile politique ».

Le 15 avril 2017, le candidat LR s’était également rendu à l’église Sainte-Marie Saint-Marc de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour participer à la veillée pascale célébrée par la communauté copte.

À la suite des attentats perpétrés en Égypte contre cette communauté, il leur avait réexprimé son soutien. « Il y a nécessité pour la France de les défendre, pas seulement parce qu’ils sont des chrétiens mais parce qu’ils représentent au Proche-Orient la diversité ; le jour où il n’y aura plus de diversité au Proche-Orient, c’est la paix qui sera plus fragile et encore plus menacée », avait-il alors déclaré.

 

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