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Développer ses qualités viriles

L’identité masculine est battue en brèche par une société qui se féminise sous couvert d’égalité. Les jeunes garçons ne savent plus qui ils sont, ni ce qu’ “homme” veut dire. Les prêtres, de plus en plus, constatent dans leur accompagnement cette recherche d’identité séxuée des jeunes garcons qu’ils accompagnent.

Des mouvements voient le jours pour accompagner cette recherche qui n’est autre qu’une quête existentielle intime.

La force

La force physique est la première caractéristique externe visible et reconnaissable du mâle. Les héros de cinéma sont très souvent des gars bien bâtis. Tu cherches à devenir un homme, à rencontrer l’âme soeur ? Fais-tu assez de sport ? As-tu pensé à muscler un peu tes bras et tes épaules ? Faire du sport aide énormément à se sentir mieux dans son corps, à être plus confiant, plus sûr de soi et plus attrayant.

Mais la force d’un homme, ce n’est pas seulement sa puissance musculaire : c’est aussi et surtout la force morale, la force intérieure. Tous les hommes n’ont pas une carrure ni une musculature d’athlète olympien. Rassurez-vous, messieurs, les femmes le savent et ne cherchent pas toutes un superman. Prenez Gandhi, par exemple. Lui, si chétif et petit, est un des grands modèles de l’humanité. Il tenait tête aux colons anglais sans défaillir, sans violence physique, sans rébellion armée. Il a été le leader de tout un peuple par sa détermination, son courage, sa fermeté.

C’est cela la virilité : avoir une assise intérieure solide, qui nous rend fort pour affronter ce monde. Les héros des histoires ont souvent à combattre des monstres. Les dragons de la réalité sont plus souvent une personne qui nous insulte ou nous humilie, un vendeur ou un artisan qui veut nous arnaquer, un client qui cherche à nous voler. La force physique n’est alors d’aucun secours, à moins que tu veuilles te forger une réputation de bagarreur et de violent (ce qui déplaît aux femmes). C’est plutôt une force intérieure qu’il te faut : une capacité à encaisser les coups sans chanceler et à répondre avec calme mais fermeté, pour te défendre ou défendre autrui.

Jésus est un exemple de cette force intérieure. Lorsque des soldats sont venus l’arrêter, sa seule autorité naturelle les a repoussés : « Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers … vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes. Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança, et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C’est moi… Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. » (Evangile de Jean ch. 18)(voir : Jésus, modèle d’homme parfait)

Cette force se trouve en tout homme. Elle n’est peut-être pas développée en toi, mais elle n’est pas absente : elle est enfouie, embryonnaire, bloquée. Tu peux arriver à développer ta force intérieure. Comment ? Par un travail sur toi. Le principe est le même que pour la musculation, sauf que les exercices consistent à réfléchir, lire, méditer et s’exercer à changer de comportement. Voici 4 piliers qui soutiennent la force intérieure, 4 domaines à travailler :

– acquérir une image de toi saine et sûre, indépendante de l’avis des autres.
– apprendre à ne pas être démoli ou effrayé par le mal
– apprendre à gérer sainement la colère
– apprendre à répondre de façon appropriée, à te défendre verbalement, à négocier pied à pied.

Le courage

L’homme idéal n’a pas peur d’affronter l’adversité ni les personnes mauvaises qui cherchent à prendre ses biens ou à nuire à sa famille. Il se défend, ne se laisse pas marcher sur les pieds, il lutte. Cette attitude idéale, certains arrivent à l’atteindre. Beaucoup d’hommes ont au contraire toutes les peines du monde à s’affirmer. Ce n’est pas inné : cela s’apprend. Tu peux acquérir cette qualité, même si elle te fait cruellement défaut aujourd’hui.

Le courage n’est pas de ne pas avoir peur. Le vrai homme connaît la peur. Le courage consiste à ne pas défaillir, à surmonter sa peur et à faire passer d’abord la défense de la justice et de la vérité. Pour développer son courage, il faut, comme en tout, procéder par étapes : essayer de s’affirmer pour de « petites » choses, puis progressivement, affronter des situations plus « dangereuses ». Au fur et à mesure des victoires remportées, ton courage va grandir et se fortifier. A l’inverse, si tu restes dans la peur, que tu ne cherches pas à changer, un cercle vicieux s’installe, qui t’entraînera toujours plus loin du courage.

Le courage provient de trois caractéristiques à développer en nous :
– la confiance en soi (chapitre suivant)
– la combativité
– l’oubli de soi

La combativité est une caractéristique masculine parce qu’elle provient de la testostérone, l’hormone mâle. C’est elle qui pousse l’homme à entreprendre, à découvrir, à conquérir une belle, à la défendre. La combativité se développe en faisant du sport, des compétitions, en relevant des défis. Attention, il ne faut pas la confondre avec l’agressivité. Cette dernière est de la violence pure. La combativité est la volonté de l’emporter, d’aller jusqu’au bout sans baisser les bras, de faire face aux « dangers » en surmontant sa peur.

Les corollaires de la combativité sont la résistance au mal et la persévérance. Pour être un vrai homme, il faut s’entraîner à être endurant, continuer malgré les échecs ou les coups, terminer ce qu’on a commencé. Ce n’est pas par hasard si certaines personnes réussissent. Le courage fait débuter mais c’est la persévérance qui fait continuer et c’est l’endurance qui fait gagner.

L’oubli de soi est la vertu nécessaire pour dépasser ses peurs. Il faut qu’en soi-même, le préjudice de l’injustice causée soit supérieur à la peur de prendre des coups, d’affronter l’agressivité. Le soldat, le guerrier, a renoncé à sa propre vie pour défendre sa famille ou sa patrie. La vie n’a pas beaucoup de valeur si elle se résume à être un veule, un lâche qui laisse faire sans réagir. Il vaut mieux renoncer à sa vie en luttant pour la justice, pour retrouver une vie bien plus glorieuse.

La confiance en soi

Elle vient d’une force intérieure qui s’acquiert. C’est cette force qui nous permet de résister aux coups du mal. La confiance vient aussi d’une assurance qui grandit par l’expérience, l’apprentissage. C’est exactement la même chose que quand on apprend un métier ou à conduire. Il faut se lancer dans la vie : dans les démarches administratives, la réclamation de droits, la défense d’intérêts. Chaque petite victoire construit la confiance en soi.

Un point essentiel pour gagner en assurance, est de ne pas se dévaloriser. Chaque être humain a une grande valeur en soi (pour le croyant, cette valeur vient de Dieu, qui nous a créés à son image et nous aime) (voir : qu’est-ce qui fait ma valeur). Ce ne sont pas nos compétences, nos qualités, nos diplômes ou autres qui nous donnent notre valeur. En ce sens, il faut apprendre à s’affranchir du regard des autres. Les critères d’acceptation ou de réussite varient d’une personne à l’autre, d’un groupe à l’autre et sont donc relatifs. De plus, ce sont plus souvent la méchanceté et le jugement négatif qui émanent des autres, rarement un regard positif et encourageant. Alors il ne faut pas y prêter attention.

La confiance en soi se construit enfin sur la connaissance juste de soi-même : plus je sais quelles sont mes compétences, mes qualités, ma place, ce que j’ai envie de faire, plus je serais assuré et hardi pour entreprendre.

La confiance de l’homme s’accompagne aussi d’une ambition ou plutôt d’une vision : un but à accomplir, un objectif à atteindre. Il sait ce qu’il veut, il rêve d’aller vers quelque chose, et c’est ce que sa femme admirera en lui. L’homme est fait pour être le leader, celui qui donne la direction. Pas besoin de vouloir sauver le monde : chacun a une vision à lui, à son échelle, selon l’endroit, la situation sociale et financière qui est la sienne.

Attention : la confiance en soi ne doit pas basculer en arrogance, en sentiment d’être supérieur. L’ambition ne doit pas non plus te dévorer, c’est-à-dire être un dieu auquel tu sacrifies ta famille, ta santé, ta conscience. Trop de confiance en soi, trop d’ambition sont la marque de l’orgueil : sentiment souvent inconscient qui fait de nous un dieu, le qui seul a raison, le seul qui sait faire, le seul a être meilleur… Une saine confiance doit s’accompagner d’humilité.

La responsabilité

On définit la virilité de l’homme par sa maturité, sa capacité à être adulte, c’est-à-dire responsable. Jusqu’à l’adolescence, un enfant ne porte pas de responsabilités. Il vit dans l’instant présent, ne se préoccupe pas de finances, de l’avenir, n’a pas le souci d’un travail ou du développement d’une famille. La société a besoin que nous, les hommes, devenions de vrais adultes, capables d’assumer la responsabilité d’un foyer, capable d’entreprendre, preneurs d’initiatives. Malheureusement, il y a trop d’adulescents : des hommes qui ont l’apparence de l’adulte, mais le comportement de l’adolescent, qui fuient devant les responsabilités, sont instables, incapables de s’atteler à quelque chose dans la durée, laissant tomber à la moindre contrariété.  Trop souvent, ce sont les femmes qui portent le pantalon, comme on dit…

Etre responsable, c’est être capable de penser à ce qu’il faut pour vivre/travailler, puis agir en conséquence ; être capable d’anticiper et de prévoir, veiller à ce que les choses soient faites et bien faites : en clair, porter la charge du foyer ou de l’entreprise. Ce n’est pas pour rien que les épaules d’un homme sont plus carrées, plus larges, plus fortes que celles d’une femme. Nous sommes faits pour porter des responsabilités, messieurs, et lorsque nous y arrivons, de la fierté jaillit en nous.

C’est aussi assumer les conséquences de ses décisions et de ses actes. La tendance est tristement inverse, la plupart du temps : en cas d’erreur, les patrons se défilent, les ouvriers accusent leurs collègues ou le matériel. Bref, personne n’ose reconnaître ses torts ni réparer ses fautes. Pourtant, une telle attitude abaisse celui qui en est l’auteur et l’amène à avoir un comportement lâche, fourbe, ou malhonnête. Autant de choses dont on aimerait se passer pour se regarder dans la glace.

Pour développer son sens de la responsabilité en tant que mari, travailleur, ou père, prenez la peine de réfléchir à votre étude de « poste » :
– quelle est la fonction idéale d’un mari, d’un père, d’un travailleur ?
– quelles sont les responsabilités liées à cette fonction ?
– quelles compétences sont requises pour accomplir ces responsabilités ?
– qu’est-ce que je fais bien, actuellement ?
– quelles sont mes lacunes, là où je dois m’améliorer ?

La peur des responsabilités a plusieurs causes, comme :
– le manque de confiance en soi
– un idéal perfectionniste (une idée fausse sur ce qui est parfait, qui entraîne la peur d’échouer et de ne pas être à la hauteur)
– la peur de l’engagement, du poids de la charge à porter, de la redevabilité qui incombe au responsable. Cette peur se surmonte en prenant des responsabilités progressives, petites au début, puis de plus en plus importantes.

Identifiez vos peurs. Cherchez à travailler sur vous pour surmonter ces peurs et devenir de plus en plus un homme responsable, dans tous les domaines de votre vie.

La fermeté

L’homme vrai est celui qui ne change pas d’avis devant l’adversité, mais qui a en lui des convictions fortes, des valeurs auxquelles il tient et pour lesquelles il est prêt à se battre. Attention, être ferme ou décidé ne veut pas dire être buté, étroit d’esprit ni obtus. Il est bon et juste d’avoir des avis qui évoluent en fonction de nos connaissances, de notre maturité intérieure. Mais nous devons rester fermes sur des absolus, des vérités fondamentales, des principes d’humanité et de bien.

Le vrai homme est celui qui ne trahit pas les siens sous la menace, ne se vend pas pour un projet moralement répréhensible, afin de garder son salaire. Les méchants, ceux qui ne cherchent que leur profit au détriment de l’environnement ou du bien des populations, réussissent parce qu’ils s’appuient sur les petites lâchetés des uns et des autres, sur ceux qui renient leurs convictions et éteignent leur conscience.

Etre ferme, décidé, s’apprend et se développe, comme on entretient un muscle. Il faut faire grandir sa confiance en soi et sa force intérieure. Il faut aussi être prêt à perdre ses acquis (salaire, position sociale, etc.), s’il le faut, pour que la vérité, la justice et le droit triomphent et ne soient pas écrasés par la malhonnêteté, le vol ou l’injustice. L’homme vrai ne se dit pas : « c’est lui ou moi, et je préfère moi », ou « je préfère sauver ma peau et accepter ce job ». Sa vie est plus que son travail. Il a confiance qu’il peut retrouver un autre travail et qu’il vaut mieux garder sa conscience et son honnêteté intactes plutôt que de se compromettre et s’avilir. Le but de la vie est-il seulement d’être payé à la fin du mois ? N’y a-t-il pas un but plus noble qui fait de l’homme un être digne ?

Cela n’est bien sûr pas du tout évident à mettre en pratique. La fermeté demande beaucoup de courage et d’abnégation. Mais si les hommes cherchaient à s’améliorer dans ce domaine, la malhonnêteté, les fautes professionnelles, les injustices, les décisions arbitraires seraient moins fréquentes et la vie plus belle !

source : atoi2voir

Europe non francophone #NLQ

Comment sortir de la crise catalane par le haut ?

 Ce lundi 9 octobre, une nouvelle semaine sous haute tension s’ouvre en Espagne, alors que Madrid et les séparatistes catalans restent dos à dos. Une semaine après le referendum d’autodétermination en Catalogne, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a exigé ce dimanche que la « menace de déclaration d’indépendance soit retirée le plus rapidement possible » dans les colonnes d’El Pais, répétant qu’il n’y aura pas de négociations avec les séparatistes. Sans négociations, le dirigeant sécessionniste de la Catalogne Carles Puigdemont a affirmé hier soir « qu’ils feront ce qu’ils sont venus faire ».

Ce dimanche, une manifestation anti indépendantistes a rassemblé des centaines de milliers de personnes à Barcelone. Ce fut le premier rassemblement contre l’indépendance de cette ampleur depuis le vote de la semaine passée. Entre 350 000 et 950 000 de personnes ont déferlé dans les rues de Barcelone. La plupart venant de toute la Catalogne. Tous revendiquant, enroulés dans leur drapeau espagnol, leur double identité. En une semaine, ils ont assisté au vote, découvert les matraques, entendu ceux qui, à leur place, ont parlé, connu la crainte de voir leurs économies d’une vie disparaître alors que leur banque quittait Barcelone pour Madrid. Au bureau, à l’école, entre amis, il leur a été difficile d’exprimer leur opposition à l’indépendance. Ce sont finalement tous ceux-là qui ont pris la parole ce dimanche à Barcelone, la majorité silencieuse qui a intimé l’ordre aux dirigeants locaux et nationaux de retrouver la raison.

« Nous sommes armés d’idées, de raison et d’une conviction profonde que la démocratie est là pour rester, qu’aucune conspiration séparatiste ne la détruira ». À la tribune, le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa qui a la double nationalité espagnole et péruvienne, a souhaité le retour des entreprises en Catalogne lui permettant d’être toujours « la capitale industrielle de l’Espagne, le moteur de sa croissance et sa prospérité ».

Dans la rue, ils ont réclament l’apaisement et l’unité du pays, alors que Madrid rejette toute négociation avec les séparatistes dont le leader Carles Puigdemont a laissé entendre dimanche soir qu’il pourrait déclarer l’indépendance et dès demain. Il doit prendre la parole lors d’une session prévue demain soir au parlement local où les séparatistes sont majoritaires depuis 2015.

Inquiétude des milieux économiques

Après le départ de Catalogne, la semaine dernière, de plusieurs grandes banques et sociétés, le groupe autoroutier espagnol Abertis, basé à Barcelone, envisage lui aussi de déménager son siège social hors de la région. Le conseil d’administration de l’entreprise doit se réunir dans la journée ce lundi.
L’inquiétude des milieux économiques semblent provoquer le malaise, y compris dans le camp séparatiste.

Certains indépendantistes catalans auraient-ils sous-estimé l’ampleur de la crise qu’ils ont provoquée en organisant le référendum ? L’éclairage d’Hubert Peres, spécialiste de la politique espagnole à l’université de Montpellier. Il est interrogé par Olivier Bonnel.

source : RadioVatican

Asie

Condamnation de l’Archevêque d’Hyderabad après les offenses d’un responsable hindou envers Sainte Teresa de Calcutta

Condamner et adopter les mesures légales nécessaires contre les fausses accusations et les paroles méprisantes prononcées par le responsable hindou Swami Parpoornanda Saraswathi à l’égard de Sainte Teresa de Calcutta : c’est ce que demande S.Exc. Mgr Thumma Bala, Archevêque d’Hyderabad et Président du Conseil des Evêques de Telugu. Dans le communiqué envoyé à Fides, l’Archevêque invite les gouvernements des Etats d’Andhra Pradesh et de Telangana à ne pas rester indifférents face aux paroles offensantes prononcées à l’encontre de Sainte Teresa de Calcutta, diffusées dans une émission télévisée de ces derniers jours.
Selon le responsable nationaliste hindou, « Mère Teresa a organisé un trafic illégal de 50.000 femmes, les mettant au travail en tant que religieuses, après les avoir converties au Christianisme ». Swami Parpoornanda Saraswathi a également affirmé que la religieuse avait reçu sans le mériter aucunement la plus haute récompense mondiale, le prix Bharata Ratna, qui lui a été conféré en 1980 par le gouvernement indien.
« Ceci ne constitue-t-il pas une insulte à la nation et au Président de l’Inde, qui a reconnu les services rendus par la Mère aux pauvres, aux nécessités, aux malades en fin de vie, aux personnes âgées, abandonnées et souffrantes ? » se demande l’Archevêque.
« L’œuvre de Sainte Teresa de Calcutta – poursuit le texte – est reconnue dans le monde entier et, en 1979, elle a reçu le Nobel de la Paix. En ce moment, existent 5.161 Sœurs de Mère Teresa dans 758 maisons qui oeuvrent dans 139 pays. Par ailleurs, les observations de Swami Parpoornanda Saraswathi n’ont pas été demandées parce que le thème de la discussion était différent. Il n’était pas nécessaire qu’il parle du Pape et de Mère Teresa ».
L’Archevêque remarque que « les observations et accusations prononcées contre Mère Teresa de la part de Swami Parpoornanda Saraswathi ont non seulement profondément blessé les cœurs et les sentiments de l’Eglise catholique et de la communauté chrétienne mais également de personnes appartenant à toutes les régions et les religions, qui la respectent en tant que sainte et mère des pauvres et des souffrants ».
L’Eglise indienne condamne les tentatives de ceux qui « cherchent à porter la division dans la société ». En suivant les traces de Jésus-Christ, « nous pouvons pardonner Swami Parpoornanda Saraswathi » affirme l’Archevêque, en rappelant aux responsables religieux de toutes les fois qu’ils « ont le devoir primaire de favoriser l’harmonie et la paix dans la communauté de notre nation pluraliste et de sauvegarder la laïcité et la liberté religieuse garantie par notre Constitution ». Les Evêques demandent au gouvernement d’assurer que de tels incidents ne se reproduisent pas à l’avenir.

source : FIDES

NLQ #USA

Déclarations de l’Evêque d’Austin au Congrès pour « garantir une véritable protection » aux bénéficiaires de l’ancien programme DACA

 La Maison Blanche a public le 8 octobre les « Principes et Politiques de l’Immigrations », qui constituent une proposition de priorités à prendre en considération dans le cadre de la protection législative des quelques 800.000 jeunes clandestins arrivés aux Etats-Unis à leur plus jeune âge et que l’administration Obama avait cherché à intégrer au travers du programme DACA.
S.Exc. Mgr Joe S. Vásquez, Evêque d’Austin, au Texas, et Président de la Commission pour la migration, a exhorté le Congrès à « garantir une véritable protection à ces jeunes une fois pour toute ». Voici le texte complet de la déclaration parvenue à Fides dans une traduction réalisée par nos soins : « Les principes et les politiques de l’administration ne constituent pas le chemin vers une réforme globale de la politique de l’immigration enracinée dans le respect de la vie et de la dignité humaines et de la sécurité de nos concitoyens. Ils ne reflètent pas le passé de notre pays en ce qui concerne l’immigration et attaquent les plus vulnérables, en particulier les enfants non accompagnés et nombre d’autres qui fuient les persécutions. Malheureusement, les principes ne parviennent pas à reconnaître que la famille est la base fondamentale de notre système d’immigration, de notre société et de notre Eglise ».
« Depuis le mois de juillet, le Congrès a introduit des solutions législatives concernant les anciens bénéficiaires du programme DACA. L’administration devrait concentrer son attention sur le fait de garantir au plus vite une solution législative pour eux. Chaque jour qui passe en l’absence de solution, ces jeunes font l’expérience d’une appréhension croissante pour leur avenir et leurs familles. Chaque jour qui passe nous rapproche tous de mars 2018, lorsque les bénéficiaires du programme DACA commenceront à perdre les privilèges en terme de travail légal et, bien pire, lorsqu’ils affronteront la menace de l’éloignement du territoire et de la séparation de leurs familles ».
« C’est pour ce motif que nous exhortons le Congrès à adopter une législation et à aller de l’avant promptement afin de garantir une véritable protection à ces jeunes et ce une fois pour toute. Avec bien d’autres de bonne volonté, nous continuerons à offrir accueil et soutien à ces jeunes méritants et nous ne nous cesserons pas de soutenir leur protection permanente et leur éventuel accès à la nationalité ».
Le programme d’action différée pour les arrivées durant l’enfance (Deferred Action for Childhood Arrivals – DACA) avait créé un bouclier temporaire à quelques 800.000 jeunes en situation irrégulière qui étaient arrivés enfants aux Etats-Unis et qui, en s’inscrivant au programme DACA, étaient parvenus à achever une instruction supérieure et à travailler légalement.
La Conférence épiscopale des Etats-Unis avait réagi rapidement et clairement à la décision de mettre fin audit programme (voir Fides 06/09/2017), s’exprimant en ces termes : « Aujourd’hui, notre nation a fait l’opposé de ce que l’Ecriture Sainte nous appelle à faire. Il s’agit d’un pas en arrière par rapport aux progrès que nous devons accomplir en tant que pays ».

source : Fides

Brèves #NLQ

Un gauchiste dénonçant « la dérive intégriste de l’Université catholique de l’Ouest » condamné

Un professeur de la Catho d’Angers a été condamné, mercredi 4 octobre, pour injure publique. Il était poursuivi par le recteur de l’établissement. En cause, l’envoi d’un message à 37 collègues et retraités, mais aussi à la Conférence des évêques et au pape François. Sa publication reprenait un dessin de Cabu publié en 1972 dans Charlie Hebdo. Le croquis représentait le Christ avec le titre « Jésus revient » et derrière lui, une caricature d’Hitler lançant dans un bulle : « Moi aussi. »

Ce maître de conférences de 63 ans dénonce « la dérive intégriste de l’Université catholique de l’Ouest ». Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita et porte-parole de la Manif pour tous, avait été invité à donner une conférence. Le prof gauchiste n’a pas supporté cette invitation… dans une université catholique.

Le tribunal correctionnel a condamné l’enseignant à 1 500 € d’amende avec sursis. Les magistrats ont considéré que le recteur avait été « assimilé à Hitler » et que le texte contenait « des références historiques pour le moins péjoratives ». Le tribunal considère surtout que l’entre soi a été rompu avec les envois au pape et à l’ambassadeur du Vatican.

« Cette diffusion, nonobstant la qualité du destinataire, suffit à conférer un caractère public aux injures y figurant. »

source : le Salon Beige

Brèves #NLQ

Échange spontané entre un militant LGBT et CitizenGo

Nous vous proposons ce tweet, échange spontané entre un militant LGBT et un membre de CitizenGo.

 

Le message de CitizenGo se trouve sur leur site :

 

Nous ne sommes pas contre une éducation affective, relationnelle et sexuelle à l’école. Nous ne sommes pas non plus contre l’égalité entre les femmes et les hommes.

Mais l’affectivité n’est pas l’hyper sexualisation. Et l’égalité n’est pas l’indifférenciation des sexes.

Or, de plus en plus, l’Education nationale utilise des « études de genre » pour lutter contre les inégalités hommes-femmes. Et le résultat, c’est qu’au lieu de lutter contre ces inégalités, l’Education Nationale promeut l’indifférenciation sexuelle : il n’y a plus d’inégalité puisqu’il n’y a plus de différence !

S’il y a indifférenciation des sexes, si le genre n’est qu’une question de culture, alors on peut choisir son sexe. Pour les enfants scolarisés, on brouille donc les repères de base. Les enfants sont en train de bâtir leur personnalité. Ils sont fragiles et perméables aux enseignements qu’on leur donne.

Leur inculquer dès le plus jeune âge qu’être homme ou femme n’est que le résultat d’une culture et que l’on peut choisir, c’est mettre en danger leur construction. C’est un mensonge, mais c’est également un énorme danger pour les enfants.

A la une #NLQ #Points non négociables PNN

Quelques arguments pour défendre les droits de l’enfant et refuser le droit à l’enfant

Chers amis de Juristes pour l’enfance,

Dans la foulée de l’avis favorable donné par le comité consultatif national d’éthique en juin 2015, la secrétaire d’Etat à la santé Marlène Schiappa a annoncé pour 2018 la procréation médicament assistée (PMA) pour les femmes célibataires et les couples de femmes. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb a ensuite relativisé cette annonce en précisant que cette mesure ne constituait pas une priorité.

Vous pouvez voir ou revoir ci-dessous deux émissions de télévisions auxquelles a participé Aude Mirkovic, porte-parole de notre association, afin d’expliquer pourquoi ces revendications ne peuvent être satisfaites, car elles méconnaissent les droits des enfants, tout simplement !

  • Aude Mirkovic sur canal plus le 13 septembre 2017, invitée par Yves Calvi dans l’émission l’Info du vrai, avec Caroline Mécary (avocate) et François de Singly (sociologue)

https://www.youtube.com/watch ?v=zPpB9510pBA

  • Aude Mirkovic sur LCI, samedi 16 septembre, invitée par Bénédicte Le Chatelier, dans l’émission L’Info en question, en compagnie de Caroline Mécary (avocate), Stéphane Clerget (pédopsychiatre) et Marie-Laure Brival (gynécologue obstétricien).

https://www.youtube.com/watch ?v=ipFysUBWc8U

Alors que le comité d’éthique dresse la liste impressionnante, des inconvénients de la PMA pour les enfants (absence de père) comme pour la société (remise en cause des principes bioéthiques fondateurs), il conclut par un avis favorable, du bout des lèvres. A nous de faire connaitre la réalité de la PMA sans père, qui n’est rien d’autre que la mise en oeuvre d’un droit à l’enfant pour toutes, avant bien entendu que ce droit ne soit réclamé par tous, y compris les hommes qui auront besoin pour cela de la GPA.

Vous trouverez ci-dessous quelques arguments de droit et surtout de bon sens qui nous permettront d’affiner notre discernement sur cette question. Vous pouvez aussi télécharger l’aricle en format PDF en cliquant ici.

Soyez assurés, chers amis, de notre dévouement en faveur de l’enfance

L’équipe de Juristes pour l’enfance

 
 

PMA sans père = Droit à l’enfant pour toutes

De quoi s’agit-il ?
La PMA pour les femmes est un abus de langage car, y compris avec l’assistance de la médecine, une femme ne procrée ni seule ni avec le concours d’une autre femme : la PMA envisagée est, plus précisément, l’insémination par des donneurs anonymes de femmes dont le projet d’enfant n’inclut aucun homme.

Pour l’enfant, principal intéressé et pourtant grand absent des débats, ces PMA sont des procréations sans père : la PMA pour les femmes réalise l’effacement du père. La branche paternelle de l’enfant est rendue vacante, le cas échéant pour permettre à une deuxième femme, la conjointe de la mère, de réaliser son désir d’enfant.
Ces conceptions d’enfants délibérément privés de père réalisent une grave injustice à l’égard de l’enfant et posent une question toute simple : est-il important d’avoir un père, ou pas ? Est-il légitime de priver délibérément un enfant de père pour satisfaire le désir d’autrui ?

Ce qui s’annonce n’a rien d’anodin : le comité d’éthique lui-même reconnait qu’il s’agit là d’une « nouveauté anthropologique » et que demeurent des points de butée, autrement des questionnements non résolus, qui concernent « le rôle comme la définition du père » mais, aussi, « la différence de situation entre les couples de femmes et les femmes seules, la question de la rareté des ressources biologiques et des risques de marchandisation que celle-ci entraîne, la limite entre le pathologique et le sociétal ».


Le seul fait que ces techniques organisent la conception d’enfants sans père ne devrait-il pas suffire à y renoncer ? Quelques confusions soigneusement entretenues peuvent pourtant susciter des hésitations. Il est donc utile de clarifier quelques points afin que chacun réalise ce que signifient ces pratiques pour les enfants et pour la société et éclairer les décisions à venir de nos gouvernants et parlementaires.
 
Conception sans père = méconnaissance des droits de l’enfant
L’enfant a des droits qui sont notamment proclamés par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU, ratifiée par la France en 1990 et dont l’article 7 pose le droit pour tout enfant, dans la mesure du possible, « de connaître ses parents et d’être élevé par eux ».

Comment ne pas voir qu’un procédé qui organise délibérément l’effacement du père méconnait ce droit ? Les droits de 
l’enfant ne sont pas de belles paroles mais des engagements contraignants pour l’Etat : ces PMA sans père seraient des bombes à retardement car les enfants demanderont un jour des comptes sur cette branche paternelle non seulement vacante mais effacée.
N’y a-t-il pas suffisamment d’enfants privés de père par les malheurs de la vie ? Est-ce le rôle de la loi d’en rajouter en organisant cette privation ?

Accueillir une situation n’est pas l’organiser
Il est vrai que des femmes trouvent depuis toujours les moyens d’avoir des enfants seules (une aventure avec un homme, une insémination artisanale par un ami….).
Cependant, si l’Etat n’a pas à s’immiscer dans les choix que peuvent faire les personnes dans le cadre de leur vie privée, il est cette fois sollicité pour apporter son concours à la conception de ces enfants sans père et il a la responsabilité de prendre en considération les droits de tous, à commencer par ceux de l’enfant.
Dès lors que la société est donc sollicitée, chaque citoyen a le droit de s’exprimer pour refuser que la loi organise la conception d’enfants sans père. Il est en effet tout à fait différent d’accueillir une situation, par exemple celle d’une femme mère célibataire, ou d’une femme élevant son enfant avec une autre femme, et de provoquer cette situation, la susciter, l’organiser.
 
Des femmes vont à l’étranger se faire inséminer
En particulier, le fait que des femmes choisissent d’aller à l’étranger se faire inséminer ne suffit pas à mettre l’Etat français devant le fait accompli. En Espagne, où des femmes françaises vont se faire inséminer, une femme de 68 ans a bénéficié de la PMA pour avoir un enfant. Il est encore possible dans ce pays pour une femme d’être inséminée par les gamètes d’un défunt, pour concevoir un orphelin : allons-nous légaliser toutes ces pratiques en France, sous prétexte que seuls ceux qui en ont les moyens peuvent se les payer en Espagne ?

La parenté ne se réduit pas à une relation d’éducation
Avec la PMA sans père, la filiation se trouverait déconnectée de sa référence à l’engendrement de l’enfant pour reposer sur le projet parental des femmes, leur engagement, leur volonté.
Il n’est certes pas indispensable que les parents d’un enfant soient ceux qui l’ont engendré car, si l’engendrement de l’enfant auquel renvoie la filiation est le plus souvent biologique, il peut être aussi seulement symbolique : à défaut d’avoir été engendré par ses parents, l’enfant se pense comme tel, se représente comme tel. C’est notamment le cas des enfants adoptés.
Mais, pour que le schéma symbolique de la filiation puisse se mettre en place, encore faut-il que les parents offrent à l’enfant un schéma cohérent au regard des exigences de la biologie pour l’engendrement. Or, deux femmes ne peuvent indiquer à l’enfant son origine, pas même symbolique, quelles que soient par ailleurs leurs qualités affectives et éducatives qui ne sont pas en cause.
Les parents ne sont pas seulement des éducateurs : leur statut de parent indique à l’enfant son origine. Le fait que deux femmes puissent élever un enfant n’est pas en question : à ce compte-là, trois femmes peuvent aussi éduquer un enfant : allons-nous aussi ouvrir la PMA au projet parental de trois femmes ?

L’orientation sexuelle des intéressés n’est pas en cause

Le comité d’éthique et les promoteurs de la PMA pour les femmes s’appuient sur une idée erronée de l’égalité selon laquelle les femmes célibataires ou homosexuelles seraient discriminées par rapport aux femmes en couple avec un homme qui ont le droit, elles, de bénéficier de la PMA.

Mais, tout d’abord, précisons que les couples homme/femme n’ont pas droit à la PMA : celle-ci ne concerne que les couples concernés par un problème médical d’infertilité. Les couples fertiles homme/femme ne sont pas discriminés pour autant, pas plus que les femmes célibataires ou en couple de femmes.

Ensuite, contrairement à ce qui est prétendu, l’orientation sexuelle des intéressées n’est pas en cause : une femme célibataire en désir d’enfant n’est pas nécessairement homosexuelle, et deux femmes hétérosexuelles pourraient elles aussi penser à mener un projet d’enfant, à défaut d’homme candidat à la paternité dans leur entourage. La réponse du droit ne peut qu’être la même pour tous : la réalisation des désirs trouve sa limite dans le respect des droits d’autrui, en l’occurrence de l’enfant. Or, une conception qui écarte délibérément et définitivement le père de l’enfant porte atteinte aux droits de ce dernier, quelle que soient les tendances sexuelles des demandeuses.

L’égalité ne signifie pas de traiter tout le monde de la même manière, ce qui peut au contraire se révéler très injuste, mais seulement ceux qui sont dans la même situation ou des situations équivalentes. Or, au regard de la procréation, un couple homme/femme n’est pas dans une situation équivalente à celle d’une femme seule ou d’un couple de femmes. L’assistance à la procréation offerte par la médecine à un couple homme/femme n’entraine aucune inégalité à cet égard.

L’amour destiné à l’enfant ne justifie pas l’effacement du père
Il est acquis que les femmes demandeuses de PMA n’ont que de bonnes intentions à l’égard de l’enfant auquel beaucoup d’amour est promis. Mais l’amour ne justifie pas tout, et en particulier ne justifie pas de priver un enfant de père.

L’amour destiné à l’enfant ne remplacera pas ce manque objectif de lignée paternelle et n’est d’ailleurs pas sans ambiguïté : « nous allons t’aimer tellement que nous commençons par te priver de père, pour te garder pour nous ».

Finalement, alors qu’une fausse égalité sert de prétexte pour revendiquer la PMA pour les femmes, cette pratique instaure une inégalité cette fois-ci bien réelle entre les enfants qui auront le droit d’avoir un père et ceux qui en seront privés, privation organisée et planifiée par la loi !

La marchandisation du corps
La PMA pour les femmes suscite encore un certain nombre de difficultés importantes même si secondaires eu égard au problème principal qui demeure l’effacement du père.

Ainsi, il est de notoriété publique que les dons actuels de sperme ne suffisent pas à réaliser les PMA demandées au sein des couples homme/femme infertiles. La PMA pour les femmes aggraverait cette « pénurie ». La société aurait donc le choix entre :

  • Renoncer à la gratuité et passer à la vente de sperme pour encourager le don devenu vente. Outre la remise en cause de ce principe fondamental de la bioéthique qu’est la gratuité (si les gamètes peuvent être vendus, pourquoi pas les organes ?), la vente de sperme comporte le risque d’une multiplication des enfants issus d’un même vendeur dès lors que la fourniture de sperme devient un revenu. On assisterait par ailleurs à l’émergence d’un marché parallèle pour obtenir des gamètes à moindre prix ou, au contraire, des gamètes haut de gamme de donneurs présentant certaines caractéristiques (QI, études supérieures).
  • Maintenir la gratuité mais, alors, le manque de gamètes s’aggravera et empêchera de répondre aux demandes fondées sur une infertilité médicale, tandis que se développera également un marché parallèle pour compenser le manque de gamètes disponibles par les voies légales.

La PMA pour les femmes ouvre à la PMA de convenance
Certains pensent que la PMA pour les femmes serait la dernière revendication en matière de procréation pour atteindre une situation satisfaisante pour tous. Il n’en est rien.

Aujourd’hui, en droit français, la PMA poursuit un objectif thérapeutique, à savoir compenser une infertilité pathologique. Elle ne peut donc concerner que des couples homme/femme, vivants et en âge de procréer, car l’incapacité à procréer des personnes seules, en couple de même sexe, ou trop âgées pour enfanter, voire décédées n’a rien de pathologique : elle est naturelle et n’a pas vocation à être compensée par la médecine.

Permettre l’insémination de femmes non stériles signifierait renoncer à ce critère thérapeutique et, alors, tout le monde devrait avoir accès à la technique, y compris les femmes en couple avec un homme, qui ne souffrent pas d’infertilité mais préfèrent passer par la PMA pour des raisons diverses, par exemple sélectionner des embryons exempts d’un certain nombres de maladies ou présentant certaines caractéristiques recherchées. 
La société doit s’interroger : jusqu’où voulons-nous aller avec ces techniques de procréation artificielle ? La PMA doit-elle demeurer une mesure d’exception, destinée à compenser un problème médical, ou devenir un mode habituel de procréation ?
 
Après la PMA, la GPA
Le président de la République a annoncé la PMA pendant sa campagne mais a promis qu’il n’y aurait pas de GPA. Une telle promesse n’est en rien une garantie. Rappelons que le comité d’éthique s’était prononcé contre la PMA pour les femmes en 2005 pour de très bonnes raisons toujours valables et qui ne l’ont pas empêché de passer outre en 2017.

Sur le fond, à partir du moment où l’on revendique une égalité mal comprise entre couples homme/femme et femmes au regard de la PMA, cette même notion tronquée d’égalité conduira à justifier la PMA par la soi-disant inégalité subie par les hommes par rapport aux femmes.

Autrement dit, à partir du moment où on accepte de mettre de côté les droits de l’enfant, concrètement d’effacer une branche de sa filiation, la branche paternelle, pour réaliser le désir des femmes, pourquoi ne pas effacer la branche maternelle, pour réaliser cette fois le désir des hommes ?

Conclusion

Les Français favorables à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux célibataires seraient-ils toujours du même avis si la question était posée du côté de l’enfant : pensez-vous que la loi doive organiser la conception d’enfants privés de père ?
Que chacun se pose à lui-même la question : est-ce que j’aimerais être issu d’un donneur et n’avoir jamais eu de père ?

Des enfants sans père, il y en a. On connait leur manque, leurs difficultés, leur souffrance. Ce n’est pas à la loi d’organiser cette privation et cette souffrance.

La PMA sans père n’est pas une fatalité : l’avis du CCNE n’oblige personne et cet avis alerte sur de nombreux obstacles non résolus qui s’opposent à la PMA sans père. Il est encore temps d’expliquer, alerter nos députés, afin que le législateur puisse remplir son rôle de gardien des droits de tous et, en particulier, des enfants en posant des limites aux désirs dont ces enfants sont l’objet.

NLQ #Orient

VIII° centenaire de la présence franciscaine au Proche Orient

« En tant que franciscains, nous lisons ces huit siècles comme une manifestation de la Divine Providence, de la fidélité et de la bonté de Dieu à notre égard, parce qu’Il a choisi un instrument ecclésial simple et pauvre, bigarré et parfois également un peu désordonné, à savoir nous, pour mener ici non pas notre mais Son histoire, qui est toujours une histoire de salut ». C’est ce que déclare dans un communiqué envoyé à Fides le Custode de Terre Sainte, le Père Francis Patton, en annonçant que les franciscains de Terre Sainte célèbrent leurs 800 ans de présence au Proche Orient au travers de trois jours de conférences et de rencontres dans la Vieille Ville de Jérusalem.
Le Ministre général de l’Ordre des Frères mineurs, le Père Michael Perry, ouvrira les célébrations de l’anniversaire par une Messe qui sera célébrée le 16 octobre dans l’église du Saint Sauveur. Le lendemain, le Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, S.Em. le Cardinal Leonardo Sandri, tiendra une conférence sur le thème « Le rôle des franciscains en Terre Sainte », alors que le 18, une réflexion sera menée sur la signification des fresques de la Basilique supérieure de Saint François à Assise. Une copie de ces mêmes fresques est exposée depuis mai dernier à l’entrée de la Curie de la Custodie de Terre Sainte.
Les célébrations des 800 ans de présence franciscaine ont débuté en juin dernier, lorsque les religieux ont effectué un pèlerinage spécial de nature commémorative à Acre, lieu du premier débarquement, en 1217. L’objectif de la Custodie de Terre Sainte est de réaliser une série d’initiatives y compris au cours des deux prochaines années, pour parvenir à commémorer la rencontre que le Fondateur de l’Ordre, Saint François, eut en 1219 avec le sultan Malek-El-Kamel à Damiette, en Egypte.
Les premiers franciscains débarquèrent à Acre en 1217, sous la conduite du Père Elia da Cortona. Depuis lors, la bure franciscaine est présente en Terre Sainte. Les religieux sont chargés de la garde des lieux saints de la Chrétienté et du soutien des populations locales.

source : Fides

En France #NLQ

Centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima

L’Eglise catholique de Paris vous propose une page destinée à honorer, réfléchir et prier en union à Notre Dame de Fatima.

Rappel sur la chronologie des faits :

En 1917, dans la région de Fatima, une “belle dame” apparaît à trois petits bergers, Lucie dos Santos et ses deux cousins, Francisco et Jacinthe Marto. Publié le 21 février 2017.

      Le déroulement des apparitions

 

Le 13 mai 1917, trois petits bergers, François Marto, 9 ans, sa sœur Jacinthe, 7 ans  et leur cousine Lucie dos Santos, 10 ans, rentrent le troupeau de moutons qu’ils ont gardé dans la journée. Ils disent à leurs parents incrédules qu’une belle dame leur est apparue lorsqu’ils gardaient le troupeau. Elle leur a demandé de réciter tous les jours le chapelet et de revenir le 13 de chaque mois.

Le 13 juin, les trois enfants retournent sur le lieu où ils ont vu « la belle dame ». Aux questions qu’on leur pose, les enfants répondent que la dame leur a demandé de réciter le chapelet chaque jour, qu’elle leur a confié un secret et les a priés de revenir à la même heure le 13 juillet.

Le 13 juillet, « la belle dame » demande de nouveau aux enfants de réciter le chapelet chaque jour en l’honneur de Notre Dame du Rosaire pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre Elle leur confie un secret, et leur dit que le 13 octobre elle leur dirait son nom et ferait un miracle afin que tous croient.

Le 13 août, les enfants ne peuvent pas venir car ils ont été arrêtés. Après avoir été soumis à de nombreux interrogatoires pour leur faire avouer leur mensonge, les enfants sont libérés le 16 août. Le 19 août, ils voient une nouvelle fois « la belle dame ». Elle continue à leur demander de réciter le chapelet chaque jour et de”prier et de faire des sacrifices pour les pécheurs car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles”.

Le 13 septembre, accompagnés de près de 25 000 personnes, les enfants voient la dame qui leur recommande de poursuivre la récitation du Rosaire pour obtenir la fin de la guerre et leur promet de revenir le 13 octobre.

Le 13 octobre, entre 50 et 70 000 personnes sont venues pour voir le grand miracle annoncé par la dame le 13 juillet. A midi, Lucie crie à la foule”Regardez le soleil !”et les pèlerins présents, voient distinctement le soleil qui s’agite dans le ciel. Ce phénomène qui sera appelé« la danse du soleil»dure 10 minutes. C’est la dernière apparition aux trois enfants.

François et Jacinthe Marto, meurent de la grippe espagnole en 1919 et 1920. Ils sont béatifiés le13 mai 2000par le pape Jean-Paul II. Lucie Dos Santos décède en 2005 au Carmel de Coimbra.

Le message

Outre les secrets confiés aux enfants, le message de Marie aux enfants insiste sur la nécessité de de méditer sur les mystères de la vie du Christ (récitation du chapelet), de prier pour la paix dans le monde et pour les pécheurs.

Les secrets

Lors de la troisième apparition, la Vierge a révélé un message aux enfants et leur a demandé de ne pas le divulguer immédiatement. Ce message contient trois parties, il ne sera révélé que plusieurs années après les événements.

Les deux premiers secrets sont officiellement publiés en 1941. Le premier serait l’annonce de la seconde guerre mondiale au travers d’une vision de l’enfer. Le second concernerait la Russie et sa consécration au cœur Immaculée de Marie.
Le Pape Jean-Paul II a décidé de rendre public le 3e « secret de Fatima » lors du passage au troisième millénaire.

En France #NLQ

Ordinations 2017 de diacres permanents

Le samedi 7 octobre 2017, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a ordonné 10 nouveaux diacres permanents à Notre-Dame de Paris.

Ces nouveaux serviteurs, messagers de la Parole, envoyés pour la mission ont fait promesse d’obéissance devant une cathédrale archi-pleine. L’invocation de l’Esprit-Saint durant la chant du Veni Creator, la prostration pendant la litanie des saints, l’Évangile du Bon Pasteur illustré par l’homélie du cardinal, l’imposition des mains comme le firent les apôtres aux 7 hommes de “bonne réputation” choisis par eux pour le service des tables, la remise de l’étole rouge rappelant le martyre de saint Denis patron du diocèse, l’accolade fraternelle de la centaine de diacres permanents présents ont été les principales étapes de cette belle célébration avec les quatre évêques auxiliaires, un évêque congolais, les chanoines du chapitre cathédrale avec Mgr Chauvet et une cinquantaine de prêtres.

Christophe Arvis de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge, Jacques Debouverie de la paroisse Saint-Merry, Jacques Filomin de la paroisse Saint-Michel des Batignolles, Joseph Giang de la Mission vietnamienne, Jean Lacau Saint-Guily de la paroisse Saint-François de Sales, Gaëtan de Magneval de la paroisse de la Sainte-Trinité, David Nogueira et Thierry Prin de la paroisse de l’Immaculée Conception, François Rochmann de la paroisse Saint-François de Molitor, Sylvain Thibon de la paroisse Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles [1] sont donc venus rejoindre les 121 diacres incardinés au diocèse de Paris parmi lesquels les jubilaires fêtant leur 25e anniversaire d’ordination (en 1992) : Jean-Louis Bavoux, Philippe Boudet, Alain Desjonqueres, Michel Pierre, Jean-Paul Renard et Philippe d’Arras (décédé le 10/10/2006) et ceux fêtant leur 10e anniversaire : Bertrand Cavalier, Laurent Ruyssen ordonnés en 2007 dans le souvenir des diacres décédés : Joseph Geourjon le 27/12/2016 et Raymond Harter le 14/05/2017.

Puisse la grâce de Notre Seigneur Jésus Christ et le secours de nos prières fraternelles les aider chaque jour dans ce ministère si riche en rencontres souvent “périphériques”.

Michel BERNARD – Diacre permanent – 3 ans d’ordination.

source : Eglise catholique de Paris