Doctrine / Formation

Comprendre l’anthropologie chrétienne

Dans un entretien présentant deux de ses ouvrages, Cyril Brun revient sur l’anthropologie chrétienne.

30 minutes pour comprendre…

 

 

Vous pouvez vous procurer ces ouvrages

Connais-toi toi-même

Une nuit square Verdrel

Le Requiem de Mozart, serein ou damné ?

Tribunes et entretiens

Droits de l’enfant, avancée ou péril ?

En 2014, nous célébrions les 25 ans de la convention des droits de l’enfant. A cette occasion, Cyril Brun pointait les dangers d’une telle convention. 

A l’occasion de la journée des droits de l’enfants nous vous proposons cet article paru sur NDF en 2014

Le 20 novembre prochain, nous fêterons les 25 ans de la convention des droits de l’enfant. Deux siècles après la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, le monde, subitement, ressent le besoin de préciser les droits de l’enfant. Si louable que cela soit, ce n’est pas sans poser de multiples problèmes et le premier est de constater que les droits de l’Homme ne suffisent pas à protéger le plus faible d’entre eux, l’enfant. Devrait-on donc préciser, Déclaration des Droits de l’homme adulte (sans majuscule alors) ? Car qu’elle est la différence entre un enfant et un adulte ? La majorité légale ? C’est en tout cas ce que suggère l’article premier de cette convention. Ainsi, dans la nuit de ses 17 à 18 ans, l’enfant devient homme et n’a automatiquement plus les mêmes droits que la seconde avant minuit. Il y a là une aporie évidente qui coupe l’être humain en deux, comme une discontinuité. Or cette discontinuité est d’autant plus injustifiée qu’elle porte sur la dimension anthropologique de l’Homme.

La convention, en effet, ne s’occupe pas de donner des droits civiques, comme la possibilité de voter, d’être jugé et les devoirs qui vont avec. L’objet de ce traité international est la protection de l’enfant. Et sans doute aurait-il mieux valu l’appeler ainsi. Car à proprement parler ce texte n’accorde à l’enfant aucun droit supplémentaire par rapport à l’adulte. Il est simplement reconnu son état de dépendance et de fragilité. Dépendance biologique et naturelle vis-à-vis de ses géniteurs (il a besoin d’eux pour se  nourrir et se développer), mais aussi dépendance juridique et légale vis-à-vis de la loi et des institutions. En réalité, cette convention cherche plus à protéger les droits inhérents à toute personne humaine que l’enfant n’est pas en capacité de faire valoir lui-même. Et pour ce faire, certaines précautions et préventions sont mises en avant et c’est à proprement parler cela qui constitue ces fameux « droits de l’enfant ». Il s’agit en fait,  de donner aux enfants les moyens de faire respecter les droits qui sont les leurs non pas en tant qu’enfant, mais comme personne humaine. Ceci étant, les enfants n’agissent pas directement et ont besoin de tiers pour cela. Finalement ce texte est un recours donné aux enfants ou à un tiers pour assurer leur dignité.

Aussi parler des droits de l’enfant est un raccourci abusif et trompeur. Et il est important de rappeler que les enfants ont par nature, les mêmes droits que les adultes, parce qu’ils partagent la même nature et dignité humaine. Cette charte, en revanche leur accorde non un droit supplémentaire, mais une protection supérieure, étant donné leur état de faiblesse et de dépendance. Il aurait donc mieux valut intitule cette charte « convention pour la protection des droits de l’homme encore enfants ».

Certes, il faudrait revenir sur cette habitude, suicidaire pour la dignité humaine, de parcelliser les droits. Droits de l’enfant, des femmes, des gays etc. Car cette compartimentation crée d’une part un sectarisme et finit à terme par mettre en concurrence ces droits. Que l’on pense à l’opposition entre le droit de la femme et de l’enfant sur sa propre vie. Cette segmentation des droits crée, en fait (et non en vérité), un écartèlement de la personne humaine. C’est une crise identitaire et existentielle permanente qui nous fait revenir des siècles en arrière, lorsque les grecs pensaient que la femme était d’une race différente et inférieure.

Il n’y a qu’une seule dignité humaine partagée par tout être humain quels que soient son sexe et son âge. Mais il y a des situations de faiblesses et de fragilités qui supposent de renforcer la protection où la défense, voire la promotion de ces droits. Les enfants et les femmes en sont un exemple, mais les personnes âgées, les handicapés, tout autant. La vraie question n’est pas d’ajouter ou de retrancher des droits et encore moins de basculer, de par la majorité, d’un droit à l’autre. La véritable problématique qui sape tout l’édifice et l’ensemble des droits, c’est de savoir ce que recouvrent ces droits fondamentaux. Lorsque la convention, à longueur d’articles, cherche à défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant », celui-ci n’est jamais explicitement défini. Au mieux quelques considérations matérielles, très vagues (la maturité) nous sont-elles apportées. Or, si les droits d’un enfant sont fondamentalement les mêmes que ceux d’un adulte, les besoins qu’expriment ces droits ne sont pas les mêmes à tout âge. Avoir droit au développement et à la maturité physique et intellectuelle est un droit de l’enfant comme de l’adulte. Mais il ne recouvrira pas les mêmes réalités. Or, la charte ne précise en rien ce développement, ni ce qui caractérise sa réalisation. Et ce n’est pas la nuit de la majorité qui fait basculer ce développement et cette maturité.

En revanche, la convention ne fait aucun état des besoins fondamentaux de l’enfant pour son développement. Et ceci parce que ce traité ne s’intéresse nullement à ce qu’est un enfant, c’est-à-dire un adulte en devenir, à savoir un homme avec toute sa dignité. Ainsi, la dimension familiale de l’enfant n’est indiquée que dans son rapport légal et non pas anthropologique. Les notions de père et mère sont réduites à des entités légales. Certes, la responsabilité éducative est évoquée, mais le rôle de l’Etat dans cette éducation est aussi largement mis en avant.

Peut-être pourrions-nous dire qu’à l’époque, la filiation père mère semblait aller de soi et qu’il n’était pas besoin de préciser qu’un enfant avait besoin d’un père et d’une mère. Mais ce droit, qui n’est pas celui des seuls enfants, est une nécessité pour le développement et l’équilibre de tout homme. Et en effet, la convention n’aborde pas ce sujet.

Il est donc, me semble-t-il, urgent de redéfinir les droits de l’enfant dans leur lien intime avec la dignité de tout homme et ainsi de préciser de façon explicite ce fameux « intérêt supérieur ». Car ce flou ouvre à toute les interprétations et manipulations et in fine, à une véritable déshumanisation de l’enfant et, au-delà, de l’adulte en devenir.

L’Eglise catholique a promulgué il y a quelques années une charte de la famille qui respecte cet équilibre entre les droits, faisant de la famille le lieu naturel d’une transition qui l’est tout autant. Car fondamentalement l’homme est un être qui se construit dans la relation et la différence et non dans la segmentation et la particularisation. Qu’il faille parfois protéger les plus faibles contre les abus de la famille ou des Etats est un fait. Mais protéger ce qui fait défaut ne veut pas dire détruire ce qui est bon par nature.

 

En résumé, cette convention sera réellement bonne, si elle se redéfinit comme protection de la dignité humaine de l’enfant et si elle explicite cet intérêt supérieur en adéquation avec sa vérité anthropologique. Voilà à mon sens ce que devrait être ce 25 ème anniversaire.

NLH #NLQ #Rome

A sa demande, prions pour le pape – Rejoignez notre chaîne de prière

Lors de l’angélus de dimanche 12 novembre, le pape a instamment demandé aux fidèles de prier pour lui.

Nous savons que le Siège de Pierre est constamment attaqué et nous connaissons, même si beaucoup, perdus et inquiets, préfèrent ne pas voir de trop près, les troubles qui secouent Rome autour de la personne même du pape.

En août dernier nous avions lancé une grande chaîne de prière à Notre Dame de l’Assomption pour le pape et la Curie. Et vous avez été des milliers à y répondre.

Alors, pour répondre à la demande du Saint-Père, nous relançons une nouvelle chaîne de prière jusqu’au premier dimanche de l’Avent (3 décembre 2017)

Mais, ces prières doivent aussi s’accompagner de notre propre réforme intellectuelle, morale et spirituelle. Mère Teresa répondait malicieusement  à un journaliste qui l’interrogeait sur ce qui n’allait pas dans l’Eglise : “Vous et moi.” Ce sont nos péchés qui défigurent l’Eglise qui, malgré tout, demeure sous les souillures l’Épouse immaculée du Verbe de Dieu.

Nous vous proposons donc, amis lecteurs d’Infocatho, de vous inscrire ici, soit pour jeûner, au moins une fois avant le 3 décembre, soit pour réciter une dizaine de chapelet, pour l’Eglise, le Pape et nos pasteurs, et notre propre conversion.

 

Brèves

Ploërmel – Appel du collectif #TouchePasMaCroix

Né d’une volonté de quelques ploërmelais opposés à la décision du conseil d’État, le collectif #TouchePasMaCroix organise le dimanche 26 novembre à 15h un grand rassemblement de soutien à la statue et sa croix à Ploërmel.

La mobilisation pour la manifestation enregistre déjà un grand succès sur les réseaux sociaux. En moins d’une semaine, 2000 personnes ont signé l’appel du collectif #TouchePasMaCroix sur Change.org. Des personnes ont prévu de venir de très loin, de Normandie, de Sarthe, de Vendée, à cet événement qui fera date.

Le collectif #TouchePasMaCroix à l’honneur et le plaisir de convier la presse et les médias au rassemblement pour le maintien de la statue et de sa croix.

Plusieurs élus et personnalités locales ont apporté leurs soutien à l’appel du Collectif #TouchePasMaCroix Lors de cette manifestation unitaire et transpartisane, des orateurs de plusieurs organisations politiques, syndicales ou associatifs ont été convié. La liste définitive des orateurs est en train d’être finalisé et sera transmise à la presse et au média en milieu de semaine prochaine.

Merci de relayer l’événement auprès de la population.

Cordialement,

Le Collectif #TouchePasMaCroix

 

 

L’Appel du collecti

Doctrine / Formation #Morale #NLH

L’éthique en économie, option ou nécessité ?

L’éthique est à la mode ces derniers temps. Mais cette déferlante suscite de nombreuses questions. La première est de savoir si l’éthique est un nouveau gadget qui, au fond, ne change pas les règles du jeu économique, ou bien si elle a vocation à les renouveler en profondeur. Qu’en est-il donc : l’éthique est-elle une nouvelle vague sur laquelle surfer, ou une lame de fond qui nous ramène au sens véritable de l’économie ? > Lire le Cahier     >Téléchargez le Cahier

 

Retrouvez tous les cahiers du comité éthique Pro Persona

Doctrine / Formation #Livres

Livre – Une société sans religion entraîne une religion sans société.

La laïcité nous habitue à voir la religion à travers le prisme de la cité. Ce bon texte philosophique (bon sans être non plus excellent et quoiqu’écrit par un hégélien convaincu)  inverse la perspective et présente la cité conçue du point de vue de la religion.

Et en tire la conclusion : une société sans religion entraîne une religion sans société.

La Religion et la cité, par Jean-Louis Vieillard Baron, à commander ici

 

Doctrine / Formation #Morale #NLH #NLQ

L’argent est-il notre ami ?

Le comité Pro Persona, formé d’experts de la doctrine sociale, de philosophes et d’acteurs économiques, propose chaque mois un petit dossier « substantiel » sur une question économique et financière. Aujourd’hui : l’argent.

 

Toute une partie de la tradition chrétienne dénonce le rôle excessif de l’argent dans nos sociétés. Et pourtant l’argent est un outil difficilement contournable. Comment l’argent a-t-il pu acquérir une telle place ? Et comment le remettre à sa juste place ? Seule une analyse solidement fondée du juste rôle de l’argent peut servir de référence.    > Lire le Cahier

Tribunes et entretiens

Jeanne Smits – La majorité sexuelle à 13 ou 15 ans : le consentement, cheval de bataille des féministes (et fondamentale hypocrisie)

La France a été profondément choquée par l’acquittement d’un homme de 30 ans, un Cap-verdien qui a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec une fillette congolaise de 11 ans il y a huit ans de cela. La cour d’assises de Seine-et-Marne a jugé qu’il n’y avait pas eu viol, un crime puni de 20 ans de réclusion criminelle voire plus dans certaines circonstances. L’indignation générale a conduit le secrétaire d’Etat à l’égalité des femmes et des hommes, Marlène Schiappa, à annoncer la prochaine mise en place d’un âge de la majorité sexuelle : 15 ans, peut-être même 13 ans en deçà duquel le consentement de l’enfant aux relations sexuelles est présumé impossible. Les associations féministes réclament la mesure à cor et à cri. Mais tout cela révèle une fondamentale hypocrisie.

L’avocat de l’accusé, Samir Mbarki, a expliqué au micro de LCI pour quelle raison l’auteur des faits a été acquitté, dans une décision actuellement frappée d’appel par le ministère public. Le viol est une qualification pénale précise, un crime constitué dès lors qu’il y a pénétration sous l’effet de la surprise, de la menace, de la violence ou de la contrainte. Choses qui n’ont pas été établies dans cette affaire à la satisfaction des jurés – des hommes et des femmes, des parents – qui ont notamment tenu compte du fait que la fillette avait certes 11 ans, mais qu’elle était formée, pubère depuis plus d’un an, et sans doute aussi que son certificat de naissance congolais avait pu être falsifié, comme l’a souligné Florence Rault, avocate spécialiste de la protection de l’enfance et des délits sexuels dans une intéressante tribune publiée par Causeur. En tout cas, « Justine » avait suivi volontairement l’homme qui avait abusé d’elle dans un parc à proximité.

La majorité sexuelle à 13 ou 15 ans pour que les poursuites pour viol soient facilitées

La loi pénale française étant d’interprétation stricte, impossible, donc, de retenir en son état actuel l’existence d’un viol. Il aurait fallu que l’auteur des faits soit poursuivi en correctionnelle pour atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans, un délit qui encourt 10 ans d’emprisonnement et une amende de 75.000 euros qu’il y ait « consentement » ou non de la part de l’enfant. On peut déplorer que la peine soit moins lourde que pour le viol, mais comme l’a souligné Me Mbarki, son client avait toutes les chances d’être condamné dans ce cadre.

Toute la presse, et surtout les organisations féministes, le parti communiste, gauche et droite assez largement confondues ont crié au scandale – mais on se trouve simplement face aux limites de l’état de droit qui par ailleurs a pour objectif de fixer explicitement et limitativement les contours d’une infraction, de protéger les innocents face aux accusations injustes, et d’assurer que même les coupables puissent être entendus en leurs arguments. Il est vrai qu’il est difficile d’admettre qu’un enfant puisse valablement consentir à des relations sexuelles, mais ce n’était pas l’objet du débat, et cela ne l’est toujours pas, comme nous allons le voir.

La solution proposée par Marlène Schiappa – reprenant largement une proposition de loi de Laurence Rossignol qui cherche à fixer la majorité pour le consentement à 15 ans, déposée à la mi-octobre – consiste à dire qu’en cas d’acte sexuel avec pénétration de la part d’un adulte sur un mineur de 15 ou de 13 ans, le viol n’est pas seulement présumé, mais incontestable : c’est ce qu’on appelle une présomption irréfragable.

Les féministes parlent de consentement impossible

Cela veut dire que l’accusé se verrait interdire d’apporter quelque preuve que ce soit du consentement de sa victime, même si des éléments pouvaient exister en ce sens. C’est pour le moins une atteinte aux droits de la défense, éventuellement justifiable au nom de la protection de l’innocence et de la prise en compte de l’immaturité de la victime, mais encore faut-il que ces choses-là soient clairement dites et considérées.

Or on se trouve ici devant une contradiction profonde. Tout dans notre société hyper-sexualisée hurle que l’on peut tout faire dès la puberté et même avant. Les seuls tabous qui restent sont ceux de la « pédophilie » – terme parapluie et souvent improprement employé pour désigner les relations entre un adulte et un mineur de 15 ans, ou de 18 ans si l’adulte est en situation d’autorité par rapport à l’adolescent – et du consentement qui est réputé possible lorsque les « amants » sons tous les deux mineurs ou en tout cas d’âge similaire. D’où l’hypocrisie.

Ce n’est donc pas l’immoralité en soi d’une relation sexuelle avec un mineur (ne parlons même pas de la question du rapport hors mariage !) qui est dénoncée : on est en face d’un simple – et certes compréhensible – mouvement de répugnance devant la différence d’âge.

L’hypocrisie de la majorité sexuelle alors que les 13-15 ans sont la cible d’une propagande immorale constante

 

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Doctrine / Formation #Livres

Livre – Rod Dreher : « comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus »

Dans son dernier essai, Rod Dreher, le célèbre éditorialiste de The American Conservative, propose des solutions aux chrétiens pour faire face à la « culture dominante  ». Ces solutions tiennent en deux phrases, dont le sous-titre de l’essai se fait l’écho, le pari bénédictin et une politique antipolitique.

L’auteur commence par analyser les causes de ce qu’il convient d’appeler la crise moderne, nominalisme, renaissance, réforme protestante, les Lumières comme « rupture définitive avec l’héritage chrétien de l’Occident  » , puis au 19ème et au 20ème le romantisme et l’éros.

L’identification des causes de la crise par Rod Dreher n’est pas nouvelle. Aujourd’hui, et à la suite des polémistes du XIXème siècle, tous les auteurs identifient ces mêmes causes.

Un mouvement politique serait moins nécessaire, pour faire face à la crise moderne, qu’une renaissance culturelle.

Reste que pour que la culture puisse être transmise et que l’héritage se passer, son incarnation est impérative, c’est à dire qu’elle entre dans l’ordre de l’action.

Dans l’ordre de l’action, Rod Dreher avance la voie d’une politique antipolitique qui prendrait la forme de structures parallèles sur le modèle des expériences menées de l’autre côté du rideau de fer. Rod Dreher assume la ressemblance entre la situation de l’occident en 2017 et la situation des Tchèques ou des Hongrois sous le joug socialiste.

Or, chez Rod Dreher, cette politique antipolitique n’est précisément pas politique et c’est sa faiblesse. « Si la politique ne nous sauvera pas  » et que le Royaume auquel nous appartenons n’est pas de ce monde, le politique est nécessaire comme le moyen le plus efficace pour arriver à nos fins. La voie communautaire, de sortie du politique, de Rod Dreher est insuffisante. La voie politique, d’aucuns diront politicienne, si elle se résume à la conquête du pouvoir l’est tout aussi.

Le programme de l’auteur est celui que tous les chrétiens conséquents doivent adopter : création d’écoles indépendantes, création de réseaux locaux de consommation. Mais les chrétiens dans l’ordre de la grâce, des citoyens dans l’ordre de la nature, ne peuvent faire fi de l’engagement politique partisan puisque sans prise de pouvoir, ces initiatives resteront fragiles.

Un essai à lire mais avec précaution quant aux interprétations augustiniennes qui pourraient être faites.

Vous pouvez commander le livre ici

François Meslier

 

Doctrine / Formation #Livres

Livre – Vivien Hoch – La laïcité est une religion

La laïcité actuelle n’est ni dure ni molle, ni à double vitesse, ni foncièrement islamophile ou christianophobe.

Elle n’est même pas anti-religion. En fait, elle est une religion en elle-même.

C’est l’analyse de Vivien Hoch dans son sur Vincent Peillon : Vincent Peillon, prophète d’une “religion laïque”

 

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