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Un ancien sataniste choqué de voir les parents chrétiens célébrer Halloween avec leurs enfants

John Ramirez était autrefois un « adorateur du diable » comme il se qualifie lui-même. Il se souvient de l’importance toute particulière que revêtait la nuit d’halloween pour les satanistes, et se dit « choqué » de voir les chrétiens célébrer cette fête avec candeur.

Car pour cet ancien prêtre sataniste, cette fête n’a rien d’innocent. Elle est selon lui « spirituellement démoniaque”, et l’engouement croissant des familles chrétiennes pour cette fête l’interpelle. Il semble que le fondateur de l’Eglise de Satan lui- même, Anton LaVey ne le contredise pas. Il aurait en effet déclaré :

« Je suis heureux que les parents chrétiens laissent leurs enfants adorer le diable au moins une nuit de l’année. »

 

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Tribunes et entretiens

Courrier d’un lecteur, non sans humour – Les erreurs les plus fréquentes pendant la messe.

Les erreurs les plus fréquentes pendant la messe.

La messe est la célébration du sacrifice du Christ, mort pour notre salut, et qui revient matériellement dans le pain Eucharistique. Nous sommes donc invités à respecter la sacralité de la messe, et agir en conséquence. Actuellement, il semble que de nombreux paroissiens de nos églises dépeuplées ne sachent plus comment se comporter durant la messe. Voici donc une petite anthologie des erreurs les plus fréquentes durant la messe.

1- Se lever à contre courant

Dans le rite Romain, la prière se fait en position debout. Donc quand le célébrant dit « prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise », l’assemblée est censée se lever. En Belgique et dans les régions nord et est de la France, les paroissiens du dimanche ont pris la mauvaise habitude d’attendre que le prêtre dise « Le Seigneur soit avec vous » pour se lever.

2- Dire Amen à la fin du Notre père

Le mot « Amen » vient à la fin de la prière eucharistique qui ne se termine pas au Notre Père. Ainsi en répondant Amen au notre père, on casse la prière eucharistique, ce qui est déjà grave en soit. De plus, dans le rite tridentin, le Notre Père se termine par un « Amen » donc, en répondant « Amen », nous mélangeons les deux formes du rite romain, ce qui est une infraction au droit canon. Désobéir, de façon obstinée et manifeste (excuse-moi, est-ce vraiment conscient et obstiné de la part des paroissiens ?… ) au droit canon, est incompatible avec le fait de recevoir la communion. Quitte à se retrouver en état d’excommunication, autant que ça soit pour une raison plus importante qu’un simple « Amen ».

3- Ne pas s’incliner en recevant la communion

La communion est le moment où l’on reçoit matériellement le Christ, le geste de révérence s’impose alors.

4- Ne pas dire « Amen » en recevant la communion

Lorsque l’on reçoit la communion, on nous dit « Le Corps du Christ » et il faut répondre « Amen ». On ne répond pas autre chose comme « Merci ». Ce « Amen » signifie que oui, c’est bien le corps du Christ que l’on reçoit.

5- Se rasseoir après la communion avant que le Saint-Sacrement soit ramené au tabernacle

Oui, il faut rester debout tant que le corps du Christ est de sortie. Cette règle semble ignorée par la majorité des paroissiens. À titre d’exemple, dans mon clocher, en dehors des membres de la chorale qui restent debout pour finir de chanter, seules 2 paroissiennes âgées dans l’assemblée restent debout après la communion jusqu’à ce que le tabernacle soit refermé.

6- Ne pas se signer à l’eau bénite en rentrant dans l’Eglise

6 bis- Au Sacristain : ne pas remettre d’eau bénite dans le bénitier quand il est vide

7- Au lecteur : Ne pas dire « Parole du Seigneur » à la fin d’une lecture,

et à l’assemblée oublier de répondre « Nous rendons grâce à Dieu ».

Aussi importante que toutes les réponses qui ne doivent pas être non plus négligées…

8- Au prêtre : Faire chanter Alleluia après l’Evangile

Après l’Evangile, le prêtre doit dire « Acclamons la parole de Dieu » à quoi la foule répond « Louange à toi Seigneur Jésus ». L’Alleluia se chante avant…

9- Ne pas s’incliner dans la bonne direction

Dans l’Eglise, on s’incline en direction du tabernacle en dehors de la prière eucharistique, et non vers l’autel. Dans une Eglise traditionnelle, les deux sont en général alignés ce qui ne pose pas trop de problèmes, mais quand l’architecture est différente, il faut y faire attention.

10- Partir avant la fin de la messe

La dernière phrase de la messe est « Allez dans la paix du Christ » à laquelle l’assemblée répond « Nous rendons grâce à Dieu ». La traduction littérale du texte latin donnerait en Français « La messe est finie, allez en paix » auquel on répondrait « Dieu Merci ». Outre le coté cocasse que donnerait une telle phrase en Français, et en espérant que le projet du Vatican de rapprocher les traductions du latin épargne ce cas, cette phrase signifie bien qu’avant qu’elle soit dite la messe n’est pas finie, et que nous sommes priés de rester en place.

 

BL

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La Toussaint et la fête des morts – Petit éclairage

La date du 1er novembre et celle du 2 novembre sont deux dates distinctes du calendrier ayant chacune leur signification.

 Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints.

Chaque 1er  novembre, l’Eglise honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.

Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.
La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Teresa…

La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au   lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot : leur humanité.

La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.


Qu’est-ce que la sainteté ?

Le texte des Béatitudes (Matthieu 5, 1-12a), qui est l’Evangile lu au cours de la messe de la Toussaint, nous dit à sa manière, que la sainteté est accueil de la Parole de Dieu, fidélité et confiance en Lui, bonté, justice, amour, pardon et paix.

Béatification et canonisation ?

 Les actes de béatification et de canonisation ont pour but de proposer en exemple au peuple chrétien le témoignage d’un des membres défunts de l’Église et d’autoriser ou de prescrire un culte public en son honneur. Ce culte public se traduit par l’attribution d’un jour de fête au calendrier avec honneur plus ou moins solennel rendu au saint ou au bienheureux pendant l’office et la messe du jour de sa fête. Il se traduit aussi par la possibilité d’exposer des images et des reliques dans les églises.

Les deux actes de béatification et de canonisation se distinguent par le degré d’extension du culte public. Celui du bienheureux est limité à une zone prévue par le Vatican. Celui du saint est autorisé voire prescrit partout dans l’Église universelle.

La béatification désigne l’acte de l’autorité pontificale par lequel une personne défunte est mise au rang des bienheureux. (La béatification est un préliminaire à la canonisation).

La canonisation désigne l’acte par lequel le pape inscrit cette personne sur la liste officielle des saints.

 

Le 2 novembre est jour de commémoration des défunts

 

La Commémoration des défunts : pour que la Toussaint garde son caractère festif, saint Odilon, Abbé de Cluny, institua en 1007 dans tous ses monastères la « commémoration des défunts ».

La conviction que les vivants ont à prier pour les morts s’est établie dès les premiers temps du christianisme. L’idée d’une journée spéciale de prière pour les défunts dans le prolongement de la Toussaint a vu le jour dès avant le Xe siècle. Le lien ainsi établi avec la fête de tous les saints répond à une vue cohérente : le 1er novembre, les catholiques célèbrent dans l’allégresse la fête de tous les saints ; le lendemain, ils prient plus généralement pour tous ceux qui sont morts.

Par ce jour consacré aux défunts, l’Église signifie aussi que la mort est une réalité qu’il est nécessaire et possible d’assumer puisqu’elle est un passage à la suite du Christ ressuscité.
Dans la lumière de la Toussaint, cette journée est pour les chrétiens l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ.

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Ces deux journées dépassent largement la sphère des pratiquants habituels. Les célébrations de novembre sont parmi les fêtes religieuses, celles qui sont les plus fréquentées. Un monde considérable se rend dans les églises et les cimetières. Les saints sont vénérés. Les défunts sont commémorés. Dans les paroisses, la liste des personnes décédées dans l’année est évoquée dans la prière et des rassemblements sont organisés dans les cimetières.

 

Source Diocèse de Rouen

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#Balancetonporc. Le coup de gueule de Charlotte d’Ornellas

La vague de témoignages sur de possibles agressions sexuelles via le hashtage #Balancetonporc fait réagir de nombreuses personnalités.
Parmi ces réactions, celle de Charlotte d’Ornellas, journaliste et chroniqueuse sur CNews, interpelle.

Un double discours schizophrénique ?

Sur Facebook, elle a décidé de pousser un gros coup de gueule contre ce qu’elle perçoit comme un contre-discours étonnant.
D’un côté, dit-elle, des témoignages tendent à mettre sur un même pied : réflexions graveleuses et viols tandis que, de l’autre côté, le monde moderne a fait de la libération sexuelle un pilier essentiel. Sans compter, rappelle la journaliste, la place de la pornographie et son accessibilité.

De quoi faire dire à Charlotte d’Ornellas que la vague de dénonciations en tous genres sur #Balancetonporc tient peut-être, à un degré ou un autre, de la crise de schizophrénie !

Son coup de gueule

Posté sur Facebook, son coup de gueule a été largement apprécié et partagé.
« On vit quand même dans un pays qui se félicite d’un hashtag qui “balance” avec la même gravité un viol, un harcèlement, une main aux fesses ou la réflexion graveleuse d’un collègue…

Pendant qu’on installe – par amour de la culture – une statue sensée représenter une position sexuelle (et pourquoi pas zoophile) appelée “domestikator” (sic),
– que le président de la République se prépare à « fêter mai 68 » et sa libération sexuelle qui n’en finit plus de détruire tous les cadres et les limites dont l’homme a peut-être (peut-être hein) besoin pour ne pas devenir un “porc” dont la seule mesure est la pulsion,
– qu’Hollywood s’applique quotidiennement à mettre en scène toutes les transgressions possibles (de préférence sexuelles, c’est tellement plus fun) en oubliant que le consentement ne peut se donner que par un homme libre et non par un esclave,
– qu’aucun homme politique ne se penche sérieusement sur l’accessibilité de la pornographie qui bousille le regard, le cerveau, l’affectivité et la sexualité d’enfants toujours plus jeunes…

Bref, vous m’appellerez quand on aura fini notre crise de schizophrénie. »

 

Source Breizhinfo

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Benoît XVI parle du rosaire

Pourquoi prier le rosaire ? N’est-ce pas trop répétitif ? Ecoutons ce que le Pape Benoît XVI nous dit sur cette belle prière…

Chaque jour, nombreux sont celles et ceux qui prient les mystères du Rosaire. Partout se partage et se transmet cette belle prière où Marie accompagne et console son peuple. Voici ce que le Pape Benoît XVI nous dit à ce sujet :

Pourquoi prier le rosaire ? 

1. “Le Rosaire n’est pas une pratique reléguée au passé, comme une prière d’un autre temps à laquelle on pense avec nostalgie. Le Rosaire connaît, au contraire, un nouveau printemps.”

2. “Le Rosaire est sans aucun doute un des signes les plus éloquents de l’amour que les jeunes générations nourrissent pour Jésus et pour sa mère Marie.”

3. “Dans le monde actuel qui est si fragmenté, cette prière nous aide à placer le Christ au centre, comme le faisait la Vierge, qui méditait intérieurement tout ce qui se disait sur son Fils, et ensuite ce qu’Il faisait et disait.”

4. “Quand on récite le chapelet, on revit les moments importants et significatifs de l’histoire du salut ; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ.”

5. “Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus. On place Jésus au cœur de notre vie, de notre temps, de nos villes, à travers la contemplation et la méditation de ses saints mystères de joie, de lumière, de douleur et de gloire.”

6. “Que Marie nous aide à accueillir en nous la grâce qui émane de ses mystères, afin qu’à travers nous elle puisse “irriguer” la société, à partir de nos relations au quotidien, et la purifier de si nombreuses forces négatives en l’ouvrant à la nouveauté de Dieu.”

7. “Le Rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d’un manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque Ave Maria.”

8. “Le chapelet, lorsqu’il n’est pas une répétition mécanique de formules traditionnelles, est une méditation biblique qui nous fait reparcourir les événements de la vie du Seigneur en compagnie de la Bienheureuse Vierge, en les conservant, comme Elle, dans notre cœur.”

9. “Que cette bonne habitude ne cesse pas ; qu’elle se poursuive même avec un plus grand zèle, afin que, à l’école de Marie, la lampe de la foi brille toujours plus dans le cœur des chrétiens et dans leurs maisons.”

10. (Dans la prière du Rosaire), je vous confie les intentions les plus urgentes de mon ministère, les nécessités de l’Eglise, les grands problèmes de l’humanité : la paix dans le monde, l’unité des chrétiens, le dialogue entre toutes les cultures.”

Phrases extraites des discours du Pape à l’occasion de l’ouverture et de la clôture du mois de Marie (mai 2009)

Source Aleteia

 

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Réflexion sur « Amoris Laetitia » par le père Gerald Murray

L’ancienne discipline de l’Eglise catholique sur l’accès à la sainte communion des divorcés catholiques qui se sont remariés civilement et vivent une seconde union adultère ou irrégulière, a été succinctement commentée par Saint Jean Paul II dans Familiaris consortio : « L’Eglise réaffirme sa pratique qui est basée sur l’Ecriture sainte, de ne pas admettre à la communion eucharistique les personnes divorcées qui se sont remariées. On ne peut pas les y admettre du fait que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement cette union d’amour entre le Christ et l’Eglise dont l’Eucharistie est le signe et l’effet. En plus de cela, il y a une autre raison pastorale spéciale : Si on acceptait ces personnes à l’eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et en confusion en ce qui concerne l’enseignement de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage. »

Cette discipline a été réaffirmée en 1994 dans une « lettre aux évêques de l’Eglise catholique à propos de la réception de la Sainte Communion par les fidèles divorcés et remariés, par la Congrégation pour la doctrine de la Foi. Celle-ci a été spécialement approuvée par Saint Jean Paul II : « En fidélité aux paroles de Jésus Christ, l’Eglise affirme qu’une nouvelle union ne peut pas être reconnue comme valide si le précédent pariage était valide. Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouveront dans une situation qui est objectivement contraire à la loi de Dieu. En conséquence, ils ne peuvent pas recevoir la sainte communion aussi longtemps que cette situation persiste. »
Le Conseil pontifical pour les textes législatifs a émis une Déclaration en 2000 sur la même question : « En effet, la réception du Corps du Christ quand on est publiquement indigne, constitue un mal objectif pour la communion ecclésiale ; c’est un comportement qui affecte les droits de l’Eglise et de tous les fidèles qui vivent en accord avec les exigences de cette communion. Dans le cas concret d’une admission à la Sainte communion des fidèles qui sont divorcés et remariés, le scandale, compris comme une action qui pousse les autres vers la transgression, affecte en même temps aussi bien le sacrement de l’Eucharistie que l’indissolubilité du mariage. Ce scandale existe même si, malheureusement, un tel comportement ne surprend plus personne : en fait, c’est précisément à cause de cette déformation de la conscience qu’il devient de plus en plus nécessaire pour les pasteurs d’agir tant avec patience qu’avec fermeté, pour protéger la sainteté des sacrements et défendre la morale chrétienne, et pour la formation correcte des fidèles. »

La publication d’Amoris Laetitia a mis fin à cette discipline. Maintenant, l’aide de l’Eglise, et son accompagnement des personnes qui vivent publiquement « dans un état objectif de péché » a changé, comme c’est précisé dans la note en bas de page 351 (et de façon quelque peu obscure dans la note 336) : « Dans certains cas, cela peut inclure l’aide des sacrements. » La note en bas de page se réfère à deux constatations faites par le pape François précédemment pour encourager les pasteurs à agir avec douceur et à observer une grande souplesse dans l’administration des sacrements de pénitence et de la sainte eucharistie.

Il est curieux qu’un changement aussi important tienne en deux notes de bas de page, mais plus curieux encore est le changement lui-même, qui est manifestement en contradiction avec la discipline précédente. Cela ne fait pas une grande différence que la Sainte Communion soit maintenant donnée « seulement dans certains cas » de secondes unions adultères. A partir du moment où certaines personnes vivant en état d’adultère sont autorisées à recevoir la sainte Eucharistie, tout en continuant à commettre des adultères, les principes qui faisaient respecter la discipline précédente ont été sapés. Bientôt, on trouvera des manières créatives qui permettront de minimiser la gravité de l’adultère et l’obligation pour les Chrétiens de conformer leurs vies aux exigences de l’Evangile, ou de carrément nier l’importance de sujets qui relèvent du 6° commandement.

A.L. fonde ce changement ainsi : « L’Eglise possède un solide corps de réflexion pour ce qui est d’atténuer les faits et les situations. Ainsi, on ne peut plus dire que tous ceux qui sont dans une « situation irrégulière » vivent en état de péché mortel et sont privés de la grâce sanctifiante. Il ne s’agit pas seulement d’ignorer la règle. Un sujet peut très bien connaître la règle, et avoir pourtant beaucoup de mal à comprendre ‘quelle en est la valeur inhérente ‘ . Il peut aussi être dans une situation concrète qui ne lui permet pas d’agir différemment ou de prendre une autre décision, sans pour autant se retrouver en état de péché ». (301 caractères gras ajoutés)

Pourquoi des guillemets devant « irrégulier » ? Les guillemets fonctionnent comme un substitut de mots tels que « soi-disant » ou « présumé ». La situation est-elle vraiment irrégulière, ou seulement « irrégulière » ? L’adultère est-il un péché mortel ou un péché « mortel » ? Est-il maintenant incorrect de traiter une relation adultère persistante tout simplement d’irrégulière ? Faut-il dire qu’elle est, vous savez bien, une espèce de, une sorte de, peut-être d’une certaine manière « irrégulière » ? Alors évidemment, on ne peut pas affirmer qu’un quelconque cas d’adultère soit en fait un péché grave. Ce peut être simplement un péché « mortel ». Si l’union adultère n’est pas en soi objectivement irrégulière, mais seulement « irrégulière », alors, nous n’avons pas besoin de nous occuper des circonstances atténuantes.

Autres questions : Est-il nécessaire de comprendre les « valeurs inhérentes » du 6° commandement avant d’être obligé de le respecter ? N’est-il pas suffisant de savoir que Dieu veut que nous évitions certains comportements ? Comment pouvons-nous parler de « situation concrète qui ne lui permet pas d’agir différemment », sans nier la liberté que Dieu nous a donnée de décider de ce que nous pourrons faire dans une situation concrète donnée ? Comment est-ce que cela peut être un « autre péché » de cesser de pécher en se retenant de commettre un adultère ?

Le refus d’accorder la sainte communion aux pécheurs publics qui vivent une deuxième union adultère, (droit canon 915) n’implique pas que de par la loi toutes ces personnes sont subjectivement en état de péché mortel, mais plutôt que l’état public d’adultère de ces personnes contrevient objectivement et gravement à la loi de Dieu. Ignorer objectivement une conduite mauvaise connue publiquement, et autoriser ces personnes à recevoir la sainte communion risquerait de créer une situation dans laquelle « les fidèles seraient induits en erreur et en confusion en ce qui concerne l’enseignement de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage. »

Cette « erreur et confusion » serait le fait que les gens croiraient à tort que l’Eglise ne considère plus l’adultère comme un péché mortel, ou bien qu’il est possible de vivre une relation habituellement considérée comme un péché mortel, tout en ayant le droit de recevoir la sainte Communion. L’interdiction canonique de la sainte Communion pour ceux qui « persistent obstinément dans un péché grave et manifeste » (canon 915) est basée sur la présomption raisonnable qu’un pécheur public n’ignore pas complètement sa foi catholique et a une conscience suffisante du fait que sa conduite viole ce que l’Eglise nous dit être la loi de Dieu.

Cela implique aussi que celui qui agit librement et sans coercition est présumé responsable de son péché. Dans le cas de quelqu’un qui viole librement le 6° commandement et les vœux de son mariage, il est difficile, sinon impossible, de prétendre ne pas savoir que sa deuxième union est une offense à la fois contre Dieu et contre sa femme, ou, d’une manière ou d’une autre, de n’être pas coupable de ses péchés.

On peut mettre de côté la présomption générale si les apparences ne correspondent pas à l’état actuel des choses, comme dans le cas de ceux qui s’abstiennent d’avoir une conduite adultère et vivent en frère et sœur. Ils peuvent recevoir la sainte Communion à condition qu’il n’y ait pas de scandale, dans toute la mesure du possible. Mais ceux qui persistent à vivre dans le péché même après qu’on leur ait rappelé les paroles du Seigneur à propos du divorce et du remariage ne peuvent pas être présumés innocents d’un péché mortel.

Pour un pasteur, adopter cette présomption dans ses conseils à ces personnes serait mettre en danger leur bien-être spirituel car cela tendrait à favoriser la complaisance plutôt que la conversion. Le pécheur serait en quelque sorte « excusé » d’avance plutôt que réprimandé ou admonesté.

 

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Tribune – Touche pas à mon pape

Fidèles à notre tradition de laisser dans nos colonnes une large place au débat, nous proposons cette tribune qui fait état d’une initiative de soutien au pape François. Vous pourrez retrouver dans nos archives, des avis plus nuancés ou radicalement opposés.

On peut s’étonner de la véhémence des attaques contre le successeur de Pierre. Mais aussi les relativiser si l’on se rappelle les levées de bouclier contre le bienheureux Paul VI ou que l’on a accusé saint Jean-Paul II de plus de cent hérésies. Et en même temps, on constate chaque jour, place Saint-Pierre, sur les sites en ligne et les réseaux sociaux, le long des rues pendant ses voyages, ou aux grandes célébrations, l’existence d’une majorité bruyante dont l’enthousiasme ne se dément pas au fil des années. Et jusqu’ici, le magistère du Pape étant perçu comme tellement limpide et évangélique, beaucoup ne se sont pas sentis appelés à se mobiliser pour faire taire les accusateurs : l’Évangile se défend lui-même. Cependant des théologiens viennent de prendre une initiative nouvelle, et c’est très intéressant.

Il y a eu naguère la lettre ouverte des « sages » musulmans, pour soutenir Benoît XVI au lendemain du discours de Ratisbonne, en 2006. Cette fois ce sont des théologiens et des personnalités internationales qui manifestent publiquement leur adhésion au magistère de Pierre – cum Petro et sub Petro –, à l’initiative de deux théologiens catholiques : Tomas Halik, 69 ans, un prêtre tchèque, grande figure de la résistance à l’occupant soviétique et Paul Zulehner, 77 ans, prêtre autrichien.

« Nous partageons votre rêve », affirment les signataires sur le site www.pro-pope-francis.com, en anglais et en allemand, qui a recueilli près de 10 000 signatures en quelques jours.

Ils veulent exprimer au pape François leur « gratitude » pour un « leadership papal courageux et théologiquement solide ».

Les esprits prévenus, qui ne se sont pas interrogés quand le pape a déclaré que Amoris Laetitia c’était pétri de saint Thomas, d’Aquin, et qui savent ce que pense le pape avant qu’il ne parle et là où il conduit l’Église, mieux que l’Esprit Saint, ne seront pas convaincus. Mais déjà lors du premier synode sur la famille, avant même que le pape se soit exprimé, on avait prédit qu’il dirait des choses contraires à la saine doctrine catholique… Cela se voit : on n’a pas pris le temps de lire ce que Bergoglio avait écrit avant son élection.

Ce n’est d’ailleurs pas à eux que la lettre ouverte s’adresse. Et au moment où Mgr Pascal Ide publie Puissance de la gratitude. Vers la vraie joie (Éditions de l’Emmanuel), on comprend bien que ce ne sont pas les accusateurs qui rayonneront le plus de joie… mais bien ceux qui font preuve de gratitude, d’accueil, de disponibilité : une attitude « mariale ».

Mais il faut aussi immédiatement nuancer : son ami argentin, Luis Liberman, qu’il a encore reçu le 19 octobre, dit que le pape n’a aucune crainte des critiques, au contraire, il en fait du fruit, il les apprécie.

Le pape a voulu s’entourer par deux fois des évêques du monde entier, en octobre 2014 et en octobre 2015 avant de nouer la gerbe de leur réflexion dans son « exhortation apostolique post-synodale », en 2016. On oublie trop souvent cela : le document Amoris laetitia est le fruit aussi de la communion et de la confrontation ecclésiale vécue en synode avec Pierre. Le Pape a tout fait pour que chacun, de tous les continents et réalités culturelles, ecclésiales et sociales, dise comment il lit la réalité, en vérité et liberté : n’est-ce pas le chemin nécessaire pour un vrai discernement voire une vraie conversion, que cette liberté devant Dieu et son Évangile, en Église ?

« Vous avez réussi, disent les soutiens du Pape, à remodeler la culture pastorale de l’Église catholique romaine en accord avec son origine en Jésus. » Ils citent une expression du pape : « Vous voyez l’Église comme un hôpital de campagne. »

En harmonie avec ce que le Pape dit dans une homélie à Sainte-Marthe, le 19 octobre, ils ajoutent : « Dans la rencontre avec les autres, c’est la compassion et non la loi qui aura le dernier mot. Dieu et la miséricorde de Dieu caractérisent la culture pastorale que vous attendez de l’Église. »

Ils promettent leur prière, si souvent demandée par le Pape à tous les baptisés sous toutes les latitudes : « Nous vous demandons de ne pas vous écarter du chemin que vous avez emprunté et nous vous assurons de notre plein soutien et de notre constante prière. »

L’initiateur de cette lettre ouverte, c’est le théologien tchèque Tomas Halik, 69 ans, qui a reçu le Prix Templeton en 2014. Il a risqué l’emprisonnement, après l’invasion soviétique de son pays, pour avoir revendiqué la liberté religieuse. Il est resté, au niveau international, un avocat du dialogue entre les différentes religions et entre croyants et non-croyants.

Condamné, en 1972, comme « ennemi du régime », il a organisé pendant 20 ans des réseaux secrets dans les milieux intellectuels et religieux, luttant aussi pour la libération de personnalités comme Václav Havel ou le cardinal František Tomášek. Il a participé à la transition démocratique après la « révolution de velours » de 1989. Un courageux qui ne s’en laisse pas compter.

Avec lui, Paul Zulehner, 77 ans, qui est aussi un prêtre catholique, théologien, né à Vienne (Autriche), professeur émérite en sociologie des religions et en théologie pastorale. Il a été doyen de la faculté de théologie catholique de l’université de Vienne, excusez du peu. Il est membre d’un groupe de réflexion sur l’avenir l’« Academia Superior ».

On constate que le soutien au Pape surgit non pas de sa chère Amérique latine, mais de cette Europe qui a souffert des oppressions et des tragédies du XXe siècle et que l’on dit vieillie et que le pape a appelée à redevenir « mère » de nombreux enfants. Et leur nombre ne cesse d’augmenter d’heure en heure : théologiens, moines, personnalités de la culture ou de la politique, dans une diversité qui fait percevoir que la parole du pape et ses gestes suscitent une adhésion très « transversale » et rassemblent, en confiance.

Tandis que les accusateurs divisent. Comme si Dieu n’était pas le Maître de l’histoire et des élections papales et comme si la première vertu d’un croyant pour réfuter le doute originel sur Dieu n’était pas exprimé dans la simple prière de Faustine Kowalska – justement, à la veille des tragédies qui allaient se déchaîner – : « Jésus j’ai confiance en toi ! Jezu Ufam Tobie. » Lorsqu’on laisse s’insinuer en nous un doute sur notre Pape, ne serait-ce pas une petite faille dans notre confiance dans Celui qui l’a envoyé ? Et une victoire concédée un peu facilement au grand Accusateur-Diviseur ? Enfin ! Des théologiens élèvent leur voix pour dénoncer cette manipulation du Peuple de Dieu et lui redonner sérénité. Car c’est d’abord au Peuple de Dieu que cette prise de position fera du bien.

 Natalia Bottineau

 

Source France Catholique

 

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Vidéo – Être carme aujourd’hui

Beau reportage de 23 min. tourné il y a quelques années au Couvent des Carmes de Montpellier. Si entretemps la composition de la communauté connut de nombreux changement, le fond de ce reportage reste toujours d’actualité. Entretemps également la chapelle, la sacristie, la porterie et l’hôtellerie ont été entièrement rénovés.

 

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Découvrez les 15 Promesses de la Vierge Marie à ceux qui prient le Rosaire

Voici « Les Quinze Promesses de Notre Dame du Rosaire » révélées en 1460 au Bienheureux Alain de la Roche (1428-1475), Dominicain du Couvent de Dinan (France), grand Apôtre du Rosaire, qui restaura la dévotion au Saint Rosaire en parcourant la France, l’Allemagne et les Pays Bas et Fondateur des Confréries du Rosaire :

1)    À tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.

2)    Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.

3)    Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.

4)    Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !

5)    Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas.

6)    Celui qui récitera pieusement mon Rosaire, en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle ;

7)    Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.

8 )    Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des bienheureux.

9) Je délivrerai très promptement du purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.

10) Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel.

11) Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.

12) Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.

13) J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les saints du ciel.

14) Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.

15) La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

 

Source Une minute avec Marie

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16 octobre 708 : dédicace du Mont St Michel, premier sanctuaire élevé sur le mont Tombe 

 

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