Belgique Commission euthanasie – Démission retentissante d’un médecin pour dénoncer les pratiques illégales

Le Docteur Ludo Vanopdenbosch expose les raisons de sa démission de la Commission fédérale de contrôle de l’euthanasie dans une lettre adressée au Parlement belge.

Pour rappel, ce médecin, spécialiste en neurologie et soins palliatifs, a démissionné suite à la décision de la CFCEE de ne pas renvoyer vers la justice le dossier d’une dame atteinte d’une maladie dégénarative, dont le médecin a provoqué intentionellement la mort sans qu’elle l’ait demandé mais à la demande de sa famille.

« Je ne souhaite plus faire partie d’une commission qui enfreint consciemment la loi et tente de le dissimuler… elle n’est ni indépendante ni objective », écrit le docteur Vanopdenbosch dans son courrier.

Il ajoute que son droit de parole, en tant que neurologue spécialiste, n’était pas respecté, pas même par les co-présidents de la CFCEE,  le docteur Wim Distelmans et l’avocat Gilles Génicot, lorsqu’il tentait d’exprimer ses inquiétudes face à la vulnérabilité de personnes neurologiquement atteintes.

Pour ce cas, certains membres de la commission ont exprimé le fait que le médecin ayant pratiqué l’acte de mort, avait incorrectement décrit et enregistré l’acte comme euthanasie.  Malgré un vote où la majorité des membres estimait devoir renvoyer le dossier au Parquet, cela ne s’est pas fait, puisque la loi euthanasie exige les 2/3 des voix.

Le Dr Vanopdenbosch soutient au contraire que le médecin n’avait aucune connaissance des soins palliatifs, et avait l’intention de tuer la patiente. Les moyens utilisés en attestent, car ils étaient disproportionnés pour soulager la douleur. Les motifs réels du non-renvoi vers la justice étaient purement politiques et s’acharnent à « défendre l’euthanasie en n’importe quelle circonstance », y compris « en cas de démence ».

La presse étrangère et notamment le Washington Post et Associated Press,  s’interroge sur les dérives de la pratique de l’euthanasie en Belgique. La presse belge reste pour sa part assez discrète.

Pour la première fois, des embryons hybrides mouton-humainont été créés. Les résultats de laboratoire ont été présentés lors de la réunion annuelle de l’Association américaine pour l’Avancement des Sciences à Austin, Texas.

Les chercheurs ont introduit des cellules souches humaines dans des embryons de moutons, de telle sorte qu’une cellule de la créature hybride sur 10 000 soit humaine. En termes de pourcentages, la créature est génétiquement mouton à 99 %, et humaine à 1 %.

Il y a quelques mois déjà, des cellules humaines introduites dans des embryons de porc avaient permis la création d’hybrides que les chercheurs avaient surnommés « chimères interspécifiques ». Ces êtres hybrides comptaient une cellule humaine sur 100 000.

Ces recherches ont pour objectif de pallier le manque d’organes disponibles sur le marché pour les greffes. Les chimères devraient devenir nos futures « banques à organes ».  Le principe est simple : les chercheurs bloquent le développement des organes souhaités dans l’embryon mouton, et y introduisent ensuite des cellules souches humaines, qui se développeront normalement à la place de l’organe manquant.

Pour que la greffe d’organes chimères prenne, la présence d’au moins 1 % de cellules humaines dans l’être hybride est impérative, explique le Professeur Hiro Nakauchi, biologiste spécialiste des cellules souches à l’Université de Stanford. Et plus on augmente le ratio humain dans l’animal, plus on diminuera le risque de rejet.

D’importantes questions éthiques se posent sur le genre de créature obtenue : que faire si des cellules souches humaines se retrouvent dans les organes sexuels ou le cerveau de la chimère ? Créerait-on alors un animal avec une intelligence humaine ?

Le risque de transmission potentielle de maladies animales à l’homme n’est pas à négliger non plus.

Jusqu’à présent, les chercheurs sont autorisés à maintenir en vie et à développer les embryons chimères pendant 28 jours : 7 jours in vitro, et puis 21 in vivo (c’est-à-dire réimplantés dans l’animal). Ils souhaitent désormais prolonger l’expérience à 70 jours, afin d’examiner jusqu’à quel stade les cellules souches humaines de l’embryon peuvent créer un organe humain fonctionnel.

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