Tout mais pas çàPour Tommaso (Marco Giallini), chirurgien réputé, le cœur est un organe purement physique, qu’il sait parfaitement réparer ou greffer. Le sens moral et affectif du mot, en revanche, semble lui avoir échappé. Pour tout dire, c’est une brute qui malmène sans états d’âme son entourage professionnel et familial.

On ne rigole pas, autour de lui. Sa femme Carla est dépressive et alcoolique, sa fille Bianca, gentille girouette qui tourne avec les modes, est mariée à un agent immobilier ambitieux mais inculte. Le seul dont Tommaso soit fier est son fils Andrea, qu’il voit déjà marcher sur ses traces. Or Andrea file un mauvais coton, néglige ses études de médecine, s’absente pour aller on ne sait où. Un jour, il fait son coming out et annonce à la famille… qu’il va devenir prêtre !

Tommaso, rationaliste et laïque à tous crins, pouvait tout admettre, sauf ça. Pour arracher son fils à la calotte, il se rend à l’église et tombe sur son mentor, don Pietro. Un type à l’opposé de sa réussite et de ses certitudes, l’air un peu voyou, qui ne pose pas de questions mais passe son temps au service des gens. Avant d’arriver à le contrer, il faut d’abord le suivre.

C’est ce que la comédie d’Edoardo Maria Falcone fait astucieusement, à coups de retournements cocasses et d’embardées inattendues.  Avec une écriture agile, des dialogues percutants et des comédiens épatants, Tout mais pas ça ! ranime la flamme de la comédie italienne : une observation satirique des mœurs contemporaines, débordante de fantaisie et d’humanité, tout en faisant s’interroger sur la vocation de prêtre… vue par les parents !

Comédie d’Edoardo Maria Falcone.
Avec : Marco Giallini, Alessandro Gassman, Laura Morante, (film sorti sur les écrans en France le 29 novembre 2017).

 

Pour le Père Didier Noblot,  (Service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations),  Tout mais pas çà !  est un film à voir et à partager, un film qui appelle à renouveler son regard et à se réjouir des rencontres vraies qui permettent le discernement et les réponses libres.
Lire son analyse
sur le blog Jeunes cathos de la Conférence des Évêques de France.

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