Cardinal Brandmüller : “une note de bas de page ne peut annuler la Tradition de l’Église”

Dans un entretien donné au Frankfurter Allgemeine, le Cardinal Walter Brandmüller, l’un des auteurs des dubia  au pape François et président émérite du Comité pontifical des Sciences historiques, s’est exprimé sur la question du divorce et du remariage, soulevée par l’exhortation apostolique Amoris Laetitia. Il a rappelé que le concile de Trente a érigé l’indissolubilité du mariage en véritable dogme. Cela signifie donc qu’entrer dans une nouvelle union après un divorce civil, tout en ayant une activité sexuelle, constitue un péché grave. Ainsi, il y a une conséquence pour l’accès à l’eucharistie : “quiconque est conscient d’avoir commis un péché grave peut seulement recevoir la communion s’il a été à la confession, a confessé ses péchés et a été absous”.

Sur la note de bas de page numéro 351 d’Amoris Laetitia, qui autoriserait les personnes vivant en situation irrégulière à recevoir la communion ou à bénéficier du sacrement de pénitence, le cardinal Brandmüller affirme de manière assez nette : “on m’a dit que toute la théologie morale de la Tradition de l’Église ne peut être annulée par une note de bas de page”.

 

Il s’est également exprimé sur la proposition du cardinal Kasper qui prévoyait l’accès à l’eucharistie pour des divorcés remariés après un chemin pénitentiel. Il a rappelé que cette proposition se basait sur un “simple auteur, dont le travail n’était pas seulement bâclé, mais aussi idéologique… Tout cela est de l’histoire malhonnête, qui est la manipulation des sources. Comme historien, je suis spécialement allergique à cela. On ne devrait jamais faire cela.” En effet, la proposition du cardinal Kasper ne repose sur aucun précédent historique. Les Pères de l’Église n’ont jamais admis un tel accès à la communion dans le cadre d’une seconde union faisant suite à une première union qui n’aurait jamais cessé.

Le débat sur Amoris Laetitia continue donc. Les critiques sont toujours posées.

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