Carêméditation #15 : Sur “l’absence” de Dieu parfois ressentie

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine. Ici un extrait du récit Le Passeur de Dieu, où le père Stanislas s’adresse à Xavier, un laïc exténué et déçu par la vie et qui décide de passer quelques jours dans un ermitage :

— Laissez-moi vous dire tout de suite qu’il n’est pas dans les habitudes de Dieu de laisser traîner, pas même le linge sale. S’il a permis vos années d’errements, c’est qu’il les jugeait nécessaires pour vous. Je regrette si je vous scandalise en vous révélant cette étonnante pédagogie, mais c’est ainsi : la Sainte Trinité nous laisse patauger, les faits le montrent ! Que voulez-vous, il faut parfois que la boue monte jusqu’au cou pour que la tête crie enfin “Grâce ! Grâce ! Faîtes-moi grâce ! ” Si la boue s’arrêtait aux genoux, il y aurait de fortes chances pour que l’on s’imagine pouvoir marcher encore…

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Le Passeur de Dieu, p.49

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