Caritas s’engage à développer l’agriculture durable en Asie

Une conférence, organisée par Caritas Asie du 8 au 11 mai dans le Nusa Tenggara Oiental, a rassemblé des représentants de treize pays asiatiques, ainsi que des membres d’ONG et du gouvernement local, des étudiants et des militants, autour du développement de l’agriculture durable en Asie. Le diocèse de Ruteng, soutenu par Caritas, accompagne depuis trois ans la formation de seize groupes d’agriculteurs. Pour eux, les méthodes biologiques sont le meilleur moyen d’améliorer leur productivité tout en répondant aux problèmes d’infertilité des sols.

 

Caritas Asie est résolue à développer l’agriculture durable et à favoriser la souveraineté alimentaire, afin d’améliorer les revenus des communautés agricoles. L’organisation catholique s’y est engagée durant une conférence organisée du 8 au 11 mai dans le diocèse de Ruteng, dans la province indonésienne du Nusa Tenggara Oiental. Le diocèse compte environ 791 200 catholiques, dont plus de la moitié sont agriculteurs. Des représentants de treize pays asiatiques, dont l’Inde, le Sri Lanka, le Népal, les Philippines, le Kazakhstan et le Timor Leste, participaient à la conférence. Des représentants d’ONG et du gouvernement local, ainsi que des étudiants et des militants, étaient également présents.
Le père Yuvens Rugi, directeur de Caritas Ruteng, a déclaré que les participants ont échangé sur le développement durable à travers l’agriculture biologique, qui a été adoptée dans des projets pilotes au Cambodge et en Indonésie. « Les participants ont convenu que le recours aux engrais naturels peut améliorer la productivité de beaucoup de communautés agricoles tout en permettant de résoudre les problèmes environnementaux », affirme-t-il. Dans beaucoup de pays, les engrais chimiques qui sont utilisés depuis des décennies ont dégradé l’environnement et la fertilité des terres agricoles, réduisant les niveaux de productivité. Depuis trois ans, le diocèse de Ruteng forme les agriculteurs à la production d’engrais naturels, à travers la fondation de seize groupes dans plusieurs villages. L’Église, selon le père Rugi, aide ces groupes à trouver des façons abordables de résoudre le problème de l’infertilité des sols. « Ils commencent à comprendre qu’ils doivent changer leurs méthodes agricoles et s’orienter vers l’agriculture biologique. »

Des résultats prometteurs

Le prêtre ajoute que Caritas développe une formation holistique auprès des agriculteurs, non seulement en leur apportant des techniques, mais aussi une assistance spirituelle à travers la catéchèse. Les participants à la conférence ont pu rendre visite à deux de ces groupes accompagnés par le diocèse. Les agriculteurs leur ont montré comment produire des engrais naturels. Chintan Manandhar, Népalais, se dit impressionné par ce qui est en train d’être réalisé dans le diocèse de Ruteng, et se montre impatient d’appliquer les mêmes méthodes. « À mon retour, je veux partager tout cela avec les agriculteurs népalais. » Le père Marthen Chen, directeur du centre pastoral du diocèse de Ruteng, précise que ces efforts pour promouvoir l’agriculture durable peuvent réussir à condition qu’il y ait une synergie entre les différentes parties concernées, y compris le gouvernement. Pour lui, il en va de la responsabilité de tous – le gouvernement et les institutions religieuses – d’améliorer la vie des agriculteurs. Kamelus Deno, chef du district de Manggarai – les des trois districts du diocèse de Ruteng – assure que l’agriculture durable est l’une des méthodes qui peuvent améliorer la qualité de vie des agriculteurs.
Kamelus précise que 63 % de la population active du district – 137 440 personnes – travaille dans le secteur agricole, et s’est retrouvée enfermée dans la misère depuis des années. « Depuis l’année dernière, douze groupes, soit environ quatre cents personnes, ont commencé à travailler dans l’agriculture biologique, sur un terrain total de cinquante hectares », explique-t-il. Les résultats sont prometteurs. « En un an, la production a atteint 320 000 kg, surtout des fruits et légumes », ajoute Kamelus.

 

Source EDA

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