Colombie : l’archevêque de Cali dénonce “le meurtre systématique de responsables sociaux”

« Tant que les structures qui sont à l’origine de ces morts ne seront pas démantelées, nous ne serons pas surs de pouvoir aider qui que ce soit, pas même les responsables sociaux ». Telles sont les paroles de S.Exc. Mgr Darío de Jesús Monsalve, Archevêque de Cali, après qu’ait été annoncé l’assassinat d’un autre responsable social, José Osvaldo Taquez, et la découverte des restes d’Iber Angulo Zamora, lui aussi responsable social, appartenant au Conseil communautaire d’El Naya, lequel avait été enlevé le 5 mai dernier.

Les déclarations de l’Archevêque de Cali relatives au énième meurtre d’un responsable social dans le département d’Antioquia, intervenu cette fin de semaine, ont été diffusées par la radio locale RCN et transmises à l’Agence Fides.

Mgr Monsalve a qualifié de « véritable tragédie » le meurtre systématique de responsables sociaux et de défenseurs des droits fondamentaux sur tout le territoire colombien.

Mgr Darío de Jesús Monsalve a également mis en évidence que le pays devrait s’arrêter pour protéger ces responsables dans tous les territoires et demander d’identifier d’où proviennent ces instructions de mort » a réaffirmé l’Archevêque, avant de conclure en informant que, dans la vallée du Cauca, les jeunes de la communauté afro-américaine de Colombie sont recrutés par des bandes criminelles.

Selon des données fournies par des sources locales, au cours de la seule année en cours, ont été assassinés en Colombie plus de 100 responsables sociaux. Les données en question ont été vérifiées par l’Institut pour l’Etude du Développement et de la Paix, qui indique également les zones où se vérifie le plus grand nombre d’homicides, à savoir Arauca, Cauca, Antioquia, Norte de Santander, Santander, Valle del Cauca et Nariño. Le rapport souligne également que trois meurtres ont eu lieu dans la capitale, Bogotá, un événement considéré comme atypique. Ce qui préoccupe le plus, selon l’Organisation nationale indigène de Colombie, est le silence total du gouvernement sur la requête de sécurité et sur la demande d’enquêtes sur les faits.

L’une des causes de cette violence serait l’absence d’application des Accords de paix signés avec les FARC (forces armées révolutionnaires de Colombie) et par conséquent l’abandon de la part du gouvernement des plans de développement de ces territoires, un temps contrôlés par les FARC et se trouvant aujourd’hui, selon les sources de Fides, obligées de se confronter avec la présence de nouveaux groupes paramilitaires et même d’éléments mexicains du trafic de drogue.

Source : CE – Agence Fides 23/07/2018

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