Combat de l’Eglise contre Ebola : quel résultat ?

          L’Eglise souhaite répondre efficacement à une éventuelle prochaine propagation du virus Ebola en Afrique de l’Ouest et à s’engager à limiter l’impact d’autres maladies transmissibles mortelles. Dans cette dynamique, le Saint-Siège a organisé à Rome les 9 et 10 décembre 2016 une conférence qui a été introduite par Son Éminence le cardinal Peter Turkson, président du conseil pontifical « Justice et Paix ».

Cette conférence a été l’occasion de passer en revue les leçons tirées de la réponse à l’épidémie d’Ebola par le Saint-Siège, notamment dans les pays les plus touchés, à savoir la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone ainsi que dans le monde entier. Mais l’ouvrage prioritaire de cette rencontre était l’élaboration de stratégies pour des réponses religieuses plus efficaces et plus complètes à des crises humanitaires liées à la santé. La menace croissante contre la santé publique du virus Zika a été mise en évidence.

Le cardinal Turkson a rappelé que l’Eglise, aux côtés de nombreuses organisations catholiques avait immédiatement et efficacement réagi à la crise Ebola. Le Saint-Siège avait procédé à un renforcement des structures médicales, sociales, éducatives et pastorales des pays touchés. L’intention était d’atténuer immédiatement l’impact tragique de l’épidémie sur les familles et sur les communautés. Ensuite, en regardant vers l’avenir, l’objectif avait été de réduire l’impact en cas d’une nouvelle éclosion d’Ebola. Il est à noter que durant le traitement spécifique du virus Ebola, les installations sanitaires de l’Eglise ont continué à répondre aux besoins en soins de santé de la population en général.

Le cardinal Turkson s’est aussi exprimé sur l’importance de la réponse pastorale. L’Église a en effet une capacité unique et le mandat pour répondre aux besoins physiques, émotionnels et spirituels de ceux qui sont malades et souffrants. Certains dans l’Eglise sont appelés à servir de « docteurs du corps » mais d’autres reçoivent l’appel à servir de « docteurs de l’âme ». Il a insisté sur l’importance d’une action conjointe des Églises, saluant notamment l’engagement de l’Église anglicane, représentée par deux évêques à cette conférence. Il a  rappelé que l’action humanitaire est aussi un lieu d’œcuménisme.

Le conseil pontifical « justice et paix » dont le cardinal Turkson est président doit être supprimé le 31 décembre 2016. C’est pour cette raison qu’il est le premier préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral, créé le 31 août 2016. Ce nouveau dicastère reprend des compétences précédemment réparties entre différents conseils pontificaux  dont « Justice et Paix » mais également « Cor Unum ».

 

 

 

Website:

Comments are closed.