Congo : les évêques s’opposent à un éventuel troisième mandat du président Kabila

Congo : les évêques s’opposent à un éventuel troisième mandat du président Kabila

« La Conférence Épiscopale Nationale du Congo, (CENCO), rappelle la nécessité de tenir des élections crédibles, transparentes et inclusives pour la stabilité du pays » a réaffirmé le Secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), le Père Donatien Nshole, le 24 mai dernier dans le cadre d’une conférence de presse tenue au Centre interdiocésain de Kinshasa.
« la CENCO se réjouit du respect, jusque-là, des grandes étapes du calendrier électoral et des déclarations de la CENI ainsi que du Gouvernement rassurant la tenue des trois scrutins (présidentiel, législatifs national et provincial) le 23 décembre 2018 » a déclaré le Père Nshole qui a cependant ajouté que la CENCO est particulièrement préoccupée par « l’inertie dans la mise en œuvre de certaines dispositions de l’Accord du 31 décembre 2016 et par les déclarations de certains acteurs politiques qui nous éloignent davantage de la Constitution et de l’Accord de la Saint Sylvestre, unique feuille de route pour sortir pacifiquement le pays de la crise ». Il s’agit là d’une référence limpide à des déclarations de certains hommes politiques de la majorité présidentielle concernant la possibilité d’un autre mandat pour le Président Joseph Kabila.
Selon l’Episcopat congolais, « ces propos, motivés par les intérêts de leurs auteurs et non du Chef de l’État qui ne gagnera pas à être responsable de l’embrasement du pays, doivent être déconseillés par ceux qui aiment le Congo car, ils peuvent facilement déboucher sur des situations de violence préjudiciables pour la paix et la stabilité de la RDC et de toute la sub-région ».
Le Père Nshole a en outre demandé à ce que soient préparées des élections crédibles et pacifiques, que soient retirés les interdictions de manifester publiquement de manière pacifique. Enfin, concernant l’utilisation des machines électorale les Evêques remarquent que les polémiques concernant leur fiabilité n’assurent pas la tenue des élections dans les justes conditions et souhaitent que la certification des appareillages puisse être achevée avant la fin du mois de Juillet. « Pour qu’en cas de renonciation éventuelle à cette machine, la CENI puisse être à mesure de s’employer pour l’impression des bulletins de vote tel que prévu dans le calendrier électoral ».

Source : Agence Fides 26/05/2018 – LM

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