Connaissez-vous les ermites urbains du XXIème siècle ?

Si la figure de l’ermite est plutôt associée à l’idée d’une résidence dans un lieu reculé, voire dans une grotte, le christianisme a connu dès le Moyen Âge la pratique de l’érémitisme dans un environnement urbain ou péri-urbain. À l’époque contemporaine, le choix de mener dans ce cadre une vie solitaire de prière peut aussi être lié à la perception que l’anonymat la ville représente un environnement adéquat, même si la solitude n’est probablement plus la même quand des ermites maintiennent leur compte Facebook et leur profil Twitter, à l’image de Rachel Denton (Diocèse de Nottingham). L’ermite qui entend poursuivre sa vocation dans le cadre catholique doit respecter certaines règles, à commencer par une démarche de discernement, et recevoir l’approbation de l’évêque du diocèse dans lequel il élit résidence. Selon l’article 603 du Code de droit canoniqueactuellement en vigueur (1983), « l’Église reconnaît la vie érémitique ou anachorétique, par laquelle des fidèles vouent leur vie à la louange de Dieu et au salut du monde dans un retrait plus strict du monde, dans le silence de la solitude, dans la prière assidue et la pénitence. L’ermite est reconnu par le droit comme dédié à Dieu dans la vie consacrée, s’il fait profession publique des trois conseils évangéliques scellés par un voeu ou par un autre lien sacré entre les mains de l’Évêque diocésain, et s’il garde, sous la conduite de ce dernier, son propre programme de vie. »

 

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