Courrier d’un lecteur – “Un prêtre, c’est utile ?” Eléments de langage et de réponse.

 

En ce jour consacré au sacerdoce, nous publions le courrier d’un lecteur répondant à la question : “Un prêtre, c’est utile ?”

Réponse : “Difficile de dire le contraire. Dans une société divisée, fracturée, le prêtre doit éveiller les consciences : sur la cohésion, le vivre ensemble, la justice sociale, la dignité humaine. On marche beaucoup à l’émotif et on vit dans l’immédiateté. Il faut appeler à la raison quand beaucoup marchent à l’affect. Il faut appeler à un vrai discernement des esprits.” ”

Pour ma part, je rêve de la même question, et surtout de la réponse suivante :

Question : “Un prêtre, c’est utile ?”

Réponse : “Difficile de dire le contraire. Dans une société soumise à l’esprit du moment et du monde présents, le prêtre doit éveiller les consciences : sur le péché originel et ses conséquences, sur la nécessité de l’annonce de Jésus-Christ et de la conversion vers Jésus-Christ, sur la pensée, la prière et l’action dans la Foi, l’Espérance, la Charité, sur le sens chrétien de la contemplation et de l’adoration, du service de ses frères, du renoncement ou du sacrifice, dans la vigilance ou la résistance, face à l’esprit du monde, et sur les fins dernières.”

Un rêve, vous dis-je.

Sans doute n’est-il pas toujours facile, ou n’est-il presque jamais possible, de tenir un discours explicitement et spécifiquement CHRETIEN, à l’intérieur d’un journal quotidien ou d’un magazine périodique non catholique, mais il se trouve que le registre de discours de bien des clercs n’est pas beaucoup plus explicitement chrétien, à l’intérieur des médias d’inspiration catholique.

Mais quand les hommes d’Eglise se mettront-ils à parler davantage comme des hommes d’Eglise, et non comme des philosophes ou des sociologues agnostiques et humanistes, soumis au culturellement et au sociétalement corrects, depuis l’intérieur de l’Eglise catholique, vers l’homme et le monde contemporains ?

Et qui ne voit qu’il est plus que probable qu’il y a un lien de causalité entre l’abandon, par bien des hommes d’Eglise, de tout un regard et de tout un discours explicitement et spécifiquement CHRETIENS, sur Dieu, sur l’Eglise, sur l’homme et le monde, et l’auto-décatholicisation du catholicisme contemporain ?

Bonne journée.

Un lecteur.

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