Crise politique au Paraguay – L’Eglise accepte de participer au dialogue

Suite à la prise d’assaut du Congrès par les opposants aux changements de dispositions électorales, le pays traverse une crise que l’Eglise avait annoncée.

La Conférence épiscopale du Paraguay a confirmé sa participation au dialogue convoqué par le Président Horacio Cartes avec différents secteurs politiques. Les évêques se rencontreront au préalable pour discuter de l’invitation et concorder leur approche. Le Chef de l’Etat a proposé de rencontrer différents groupes institutionnels pour traiter du thème de manière urgente, ce qui est considéré comme l’une des possibles solutions à la situation qui s’est créée au niveau politique.

Source

L’évêque de Caacupé, S.Exc. Mgr Claudio Giménez Medina, a affirmé que « nombreux sont les coupables de ce qui s’est produit : en général, ceux qui exercent une certaine autorité mais en particulier ceux qui conduisent le pays, les différents pouvoirs de gouvernement, exécutif, législatif et judiciaire ». Mgr Giménez a fait ces déclarations au terme de la Messe dominicale du 2 avril en la Basilique de Caacupé devant de nombreux fidèles.

« A mon avis – a-t-il déclaré – ce sont eux les premiers responsables à conduire le peuple sur les chemins de la justice. Il n’y a pas de doutes. Mais les partis politiques sont, eux aussi, responsables, en particulier ceux qui veulent violer la Constitution, les chefs respectifs de ces partis, qui ne sont pas parvenus à écouter les préoccupations de notre peuple, en particulier la voix de l’Eglise catholique, qui a plusieurs fois déclaré que la Constitution et les lois doivent être respectées. La soif de pouvoir à tout prix et l’incohérence ont fait le reste ».

« Je réaffirme – a conclu l’Evêque – que les trois pouvoirs de gouvernement sont responsables de la situation. Ne cherchons pas à adosser la responsabilité à d’autres. Les autorités qui nous gouvernent sont les véritables responsables, il n’y a pas de doute ».

La note envoyée à Fides par une source locale souligne que la Messe a été transmise par la télévision nationale (9ème chaîne) mais que la transmission a été interrompue au moment de l’homélie de l’Evêque pour ne reprendre que plus tard. La tension continue à être forte dans le pays. Le Ministre de l’Intérieur et le Chef de la Police ont été destitués après l’arrestation de quatre agents accusés de la mort d’un manifestant de 25 ans au cours des manifestations contre le « coup d’Etat parlementaire », la révision constitutionnelle qui ouvre la voie à la réélection de l’actuel Président Horactio Cartes

Comments are closed.