Crise politique en Afrique du Sud – Les évêques rappellent au parlement son devoir de faire respecter la démocratie

Les évêques sud-africains, dans un Message publié le 4 avril signé de Mgr Stephen Brislin, Archevêque du Cap et Président de la Southern African Catholic Bishops’ Conference, demandent que la crise politique soit ramenée devant le Parlement de manière à préserver la démocratie et la paix sociale.

Le remaniement ministériel opéré par le Président Jacob Zuma qui a vu le ministre des finances, Pravin Gordhan, être remplacé par Malusi Gigaba, crée actuellement de très fortes contestations dans le pays. « Dans cet état d’anxiété et d’incertitude, il est de la plus haute importance que le Parlement soit convoqué d’urgence » affirment les Evêques sud-africains.

Ils rappellent qu’il est du devoir du Parlement de contrôler l’action du gouvernement et ils expriment l’espoir que les députés « seront guidés par le bien du pays et de la population et non par d’étroites loyautés ou par des intérêts partisans ».

En Afrique du Sud, nombreux sont ceux qui demandent la démission du Chef de l’Etat. « Alors que nous prenons note et respectons les appels en faveur de la démission du Président, une hypothèse de ce genre ne peut, à elle seule, constituer la solution complète parce qu’il est nécessaire d’éradiquer la corruption à tous les niveaux » affirme le message, qui demande à l’African National Congress, le parti aux affaires, de « faire de sérieux efforts afin de mettre un terme à la corruption et aux recommandations à tous les niveaux de gouvernement ». Dans tous les cas, les évêques demandent au Président Zuma « de reconsidérer sérieusement sa position et de ne pas avoir peur d’agir avec courage et humilité pour l’intérêt supérieur de la nation ».

 

Une marche de protestation a été organisée pour le 7 avril sur l’ensemble du territoire sud-africain. Notant que les rumeurs les plus incontrôlées se sont intensifiées concernant de possibles violences, les évêques réaffirment que manifester pacifiquement constitue un droit et qu’il est « essentiel que la population puisse faire entendre sa propre voix ».

Source Agence Fides

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