Dans le diocèse de Cahors, une année des vocations avec le bienheureux Alain de Solminihac

Une année des vocations, avec le bienheureux Alain de Solminihac (1593-1659)

18 juin 2017 – 22 septembre 2018

Nous avions déjà évoqué la figure du bienheureux Alain de Solminihac, ordonné prêtre en 1618. Le diocèse de Cahors s’apprête donc à fêter le 400° anniversaire de son ordination. A cette occasion, son évêque, Mgr Camiade, a souhaité proposer une année des vocations :

Il est merveilleux de se savoir appelé à la sainteté et il est enthousiasmant de répondre à l’appel à donner toute sa vie pour une consécration dans l’Église. Tout chrétien est concerné par la “vocation universelle à la sainteté”. Quelques-uns sont spécifiquement appelés à donner toute leur vie : consécration religieuse, ou dans un institut, ermite ou ordre des vierges, ou encore engagement au célibat en vue d’être ordonné prêtre.

La Providence a voulu que 2018 soit le 400° anniversaire de l’ordination sacerdotale du bienheureux Alain de Solminihac. Il a été ordonné diacre le 25 mars 1617 et prêtre le 22 septembre 1618. En 1636, il sera appelé de nouveau pour devenir évêque de Cahors.

C’est pourquoi, après en avoir parlé à différents conseils, je souhaite que nous profitions de cet anniversaire pour nous remettre à l’écoute des enseignements du bienheureux Alain. Il nous instruit par ses paroles vigoureuses et profondes (qu’il faut souvent contextualiser et réactualiser) et par sa vie exemplaire, courageuse, ardente et sobre.
Notre année Alain de Solminihac aura trois grands objectifs  :

  • relancer l’appel aux vocations spécifiques et la prière à cette intention
  • renforcer le lien entre le sanctuaire de Rocamadour et le Diocèse
  • remettre au goût du jour et faire connaître le bienheureux Alain

Aujourd’hui comme au temps d’Alain de Solminihac, consacrer toute sa vie à Dieu comporte des difficultés. Le célibat selon un style de vie sobre n’a jamais été une évidence. Au temps du bienheureux Alain, le choix de devenir prêtre, religieux ou religieuse permettait de s’assurer une sécurité matérielle, grâce à un système de bénéfices attachés aux abbayes ou aux diocèses. De ce fait, au XVII° siècle, tous les consacrés n’avaient pas intériorisé les conditions spirituelles pour vivre conformément à leur état et le clergé ne donnait pas toujours un beau témoignage. C’est dans ce contexte que le bienheureux Alain allait devenir un “réformateur”, c’est-à-dire un exigeant promoteur de cohérence entre la vocation et le style de vie.

Alain de Solminihac mettait au premier plan la spiritualité et la fidélité aux devoirs liés à la mission reçue. Il faut suivre le bon plaisir de Dieu dès qu’on le connaît, écrivait-il, et l’accomplir en tournant immédiatement ses yeux vers Dieu, demeurant dans une simple attente pour recevoir un autre signe ou commandement, sans perdre de temps à se complaire dans la satisfaction d’avoir accompli cette adorable volonté de Dieu.

Les exigences du bienheureux Alain ont parfois provoqué des réactions d’opposition, mais elles ont aussi attiré beaucoup de jeunes, heureux de se donner d’une manière qui ait du sens et surtout poussés par l’Esprit Saint qui voulait cela pour l’Église.

C’est clairement un besoin actuel que de relancer l’appel aux vocations spécifiques (prêtres, religieux, religieuses, consacrés). Le désir de donner toute sa vie pour suivre le Christ existe chez beaucoup de jeunes (des statistiques récentes le prouvent) mais cela ne se réalise que rarement, nous le voyons bien.

Les prêtres et les séminaristes de notre diocèse sont profondément attachés à Notre-Dame de Rocamadour qui a joué un rôle souvent décisif dans leur engagement. Or, le bienheureux Alain s’est battu avec toute la vigueur de son tempérament pour que ce sanctuaire reste au Diocèse de Cahors. Nous lui sommes donc reconnaissants pour ces grâces qui, par la volonté de Dieu, rejaillissent depuis le cœur transpercé sur Christ jusque sur notre Église locale. Il considérait Rocamadour comme le haut lieu marial le plus célèbre du royaume. Il était très attaché à Marie qui, explique-t-il, “a eu plus d’humilité que tous les autres saints, parce que, plus sainte que les autres, elle avait une plus parfaite connaissance de l’excellence de Dieu et par conséquent de son propre néant”.

J’ouvrirai officiellement l’année Alain de Solminihac à Rocamadour l’après-midi de la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, le 18 juin 2017, à l’issue de la procession diocésaine avec le Saint Sacrement qui débutera à 16h au sanctuaire et remontera vers le château par le chemin de croix.

Je publierai ce jour-là une lettre pastorale pour l’année 2017-2018 exposant des pistes missionnaires à travailler dans toutes les paroisses, communautés, services et mouvements.

Que le bienheureux Alain de Solminihac nous obtienne de partager son ardeur missionnaire et sa discrète humilité.

Fait à Cahors, le Lundi Saint, 10 avril 2017

Mgr Laurent Camiade, Evêque de Cahors

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