De passage à Rome, Trump rencontrera-t-il le pape ?

En visite en Italie pour la réunion du G7, qui se tiendra les 26 et 27 mai à Taormina, en Sicile, le président américain Donald Trump ne passera pas par Rome et ne rencontrera pas le pape François.

Si c’est le cas « Trump deviendrait le premier président américain depuis Franklin D. Roosevelt à effectuer son premier voyage en Italie sans voir le pape », note James Politi, correspondant à Rome du Financial Times.

Du côté du Saint-Siège, on tente de minimiser en affirmant que la rencontre aura bien lieu, « mais probablement pas cette fois », d’autres mettent en évidence des difficultés logistiques qui empêcheraient cette rencontre ; la réunion du G7 se déroulant entre le sommet des chefs d’Etats de l’OTAN, le 25 mai à Bruxelles, et le week-end prolongé du Memorial Day aux Etats-Unis du lundi 29 mai.

Des tensions indéniables

Tout est fait pour éviter que cette « non-rencontre » ne soit pas considérée comme « une rebuffade de M. Trump vis-à-vis du pape François », soulignent diverses sources, tant au Vatican qu’à Washington, lesquels démentent la volonté d’éviter une rencontre qui pourrait être tendue, tant les deux hommes sont en désaccord sur de grands défis mondiaux comme les migrations ou le changement climatique.

Ainsi, en février dernier, le pape avait adressé un message pour les Rencontre des mouvements populaires de Modesto, en Californie, dans lequel il critiquait deux prises de position emblématiques du président américain sur le réchauffement climatique et la fermeture des frontières aux ressortissants de plusieurs pays musulmans. François avait insisté sur le fait que « la crise écologique est réelle », sans citer le nom de Donald Trump pour qui le réchauffement climatique est un « canular ». Dans le même message, le souverain pontife s’était aussi pris, sans le nommer, au décret de Donald Trump interdisant, au nom de la lutte contre le terrorisme, l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de plusieurs pays musulmans.

Par ailleurs, en pleine campagne présidentielle américaine, revenant du Mexique (février 2016) François avait déclaré « qu’une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne. Ce n’est pas l’Évangile. Voter, ne pas voter, je ne m’immisce pas. Je dis seulement que celui qui dit cela n’est pas chrétien« . Des propos qui avaient provoqué une tempête politique aux Etats-Unis, car même si le pape ne citait pas nommément Donald Trump, l’allusion était évidente, puisque Trump consacrait une partie importante de ses discours de campagne au « mur » qu’il souhaite ériger sur la frontière avec le Mexique. Fidèle à lui-même, Donald Trump avait répliqué « qu’un responsable religieux mette en doute la foi d’une personne est honteux« .

Enfin, depuis l’élection en novembre dernier du nouveau président américain, des proches de Donald Trump sont aussi soupçonnés d’agiter l’opposition au pape François au sein de l’Eglise catholique.

On le voit, le courant ne semble pas passer entre le pape François et le nouveau locataire de la Maison Blanche.

 

 Source Belgicatho

Pourtant, ils en commun au moins une détermination contre l’avortement.

Addenda – Le porte-parole de la Maison Blanche à indiqué hier qu’ils prendraient contact avec le Vatican pour demander une audience.

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