Denier du culte – Quand les diocèses s’unissent

Les trois économes de Besançon, Belfort-Montbéliard et Saint-Claude sont tombés d’accord pour faire campagne commune pour le denier en 2018. Bonne nouvelle !

Cette première réunion, qui a rassemblé les membres de la commission pour le denier de Besançon, les divers communicants des diocèses et les “paroissiens piliers” du terrain, a été très instructive.
François Mayaux, directeur de l’agence Altériade, a donc été choisi pour un nouveau mandat de trois ans. Il réfléchit à de nouveaux visuels et à un slogan capable d’attirer l’attention des donateurs fidèles, mais aussi de la jeune génération.

Un beau défi. Après cette réunion, Christian Cases pour Belfort-Montbéliard, Olivier Dufay pour le Jura et Denis Tournier pour Besançon ont rejoint les équipes de RCF qui avaient improvisé un studio dans l’une des salles du Foyer Sainte-Anne.

Tout y était, même l’horloge ! Une heure pleine pour expliquer ce qu’est le denier, à quoi il sert, comment il s’articule avec les autres revenus de l’Église, comment on le perçoit, comment les personnes peuvent donner via internet, mais pas seulement…

S’il ne s’agit plus de parler du denier comme d’une façon de “s’acheter” un petit coin de paradis, malgré nos nombreuses mauvaises actions de pécheur, il est tout de même utile de retrouver la dimension spirituelle du don, qui existe bel et bien. Saint-Paul n’a t-il pas écrit aux Corinthiens : “Si nous avons semé pour vous des biens spirituels, serait-ce trop de récolter chez vous des biens matériels ?”.

Sur ce point, Isabelle Pouget, responsable de la communication pour le diocèse de Saint-Claude, a été particulièrement convaincante en racontant son étonnante “conversion au don” :

“Catéchiste depuis ma jeunesse, proche de la communauté paroissiale, je donnais comme tout un chacun le dimanche lors de la quête. Une première étape a été d’augmenter mon don : moins de pièces mais un petit billet. Une quête “silencieuse” comme l’appelle avec humour notre curé. Lorsque je suis devenue membre de l’équipe paroissiale, j’ai découvert le fonctionnement du diocèse : j’ai rencontré les prêtres, les laïcs au travail pour notre Église du Jura. Je me suis posée la question du denier qui ne m’avait pas effleurée jusqu’ici. Le déclic a eu lieu en lisant un livre “Rebuilt, histoire d’une paroisse reconstruite”  écrit par un prêtre du Maryland aux USA. Le chapitre intitulé “Ne volez pas Dieu” a achevé de me convertir au don. La dîme, le don d’argent prélevé sur notre salaire sous forme d’un pourcentage régulier, prenait un tout autre sens, il avait une valeur spirituelle. “Le don est encore plus important quand on est disciple. Une fois un jeune homme s’est approché de Jésus pour devenir son disciple, il semblait avoir le bon profil et semblait t’avoir tout compris, sauf une chose. Notre argent et notre vie de disciple vont de pair”. Beaucoup de personnes engagées dans l’Église se font, je pense, la même réflexion, “je donne déjà de mon temps”. Et si nous commencions nous-mêmes, nous qui sommes dans l’Église, responsables engagés, à nous convertir en comprenant la valeur spirituelle du don d’argent ?

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