DPNI, “PMA pour toutes” deux décisions qui sacralisent “l’enfant parfait”

Selon Bruno Jeandidier, pédiatre, « Le développement de la ‘techno-médecine’ a conforté l’idée que l’enfant ‘normal’ est un dû, au point de devenir une obsession lancinante chez les parents, comme chez les professionnels de l’enfance, avant et après la naissance : ‘un enfant comme je veux’. Deux décisions majeures récentes viennent corroborer cette exigence ».

Le médecin fait référence à la décision de la Haute Autorité de santé du 26 avril 2017 de généraliser le dépistage non invasif de la trisomie 21 afin d’éviter la perte de fœtus en bonne santé qui pouvait résulter des procédures diagnostiques invasives (cf. L’AP-HP généralise l’accès au dépistage prénatal non invasif de la trisomie 21). Il mentionne également l’avis du Comité consultatif national d’éthique publié le 27 juin 2017 en faveur de l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires (cf. Avis favorable du CCNE sur la “PMA pour toutes”).

Le pédiatre explique que, dans ces deux décisions, « l’enfant à naître passe de la position de sujet à celle d’objet soumis au ‘contrôle qualité’ ou de simple projet ». Dans le diagnostic anténatal, « l’éradication de certaines maladies génétiques est clairement revendiquée et mise à la charge de l’Etat » souligne Bruno Jeandidier. Il ajoute que dans l’ouverture de la PMA, l’enfant est « un droit et un sujet dont la parole n’a de valeur qu’inféodé au projet parental ! ».

Le pédiatre conclut  : « La marchandisation du corps humain et la réification de l’enfant, contenues en filigrane dans le mythe de l’enfant parfait et dans le projet parental légitime, quel que soit son mode opératoire, modifient radicalement l’altérité que nous portons à l’enfant né, appelé à devenir adulte à son tour ».

 

Source Généthique.org

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