Edito #31 – Même méprisée, une pétition signée est toujours une victoire

Avec le « retour » des catholiques sur la scène politique et le développement d’une « web-démocratie », les propositions de pétitions ou de lettres ouvertes, tout comme de chaînes de prières se multiplient, pour un résultat qui semble bien souvent décevant.

Les Manifs, la pétition au CESE, One of Us et tant d’autres initiatives balayées d’un revers de main ont plutôt tendance à décourager nombre de catholiques et de citoyens. Pourtant, ce n’est pas parce que nos voix ne sont pas écoutées qu’elles ne sont pas entendues. Des années après les premières Manif de 2013, François Hollande et les siens reconnaissaient avoir eu la partie difficile. Les ténors du mariage pour tous, s’ils ne sont pas déjà évincés de l’échiquier sont globalement en très mauvaise posture.

Il faut dire que la réaction catholique a déboussolé tous les tenants de ce qu’on appelle à mauvais escient le progrès, Francs-maçons et socialistes en tête. Ils ne s’y attendaient pas et imaginaient entretenir quelques pièces de musées du passé de la France, pas bien plus. Nous avons fait entendre notre voix, celle du Christ Lui-même et, comme le rappelle le prologue de saint Jean, ils ne l’ont pas reçu. Rien d’étonnant, mais ils n’ont pu faire comme si cette voix n’existait pas.

Même méprisées, les pétitions que nous signons, en conformité avec notre foi, demeurent dans la cacophonie médiatique et politique une parole du Christ prononcée à temps et à contre temps. Et cela sera toujours une victoire. Imaginons que nos voix, lassées, se taisent. Cela reviendrait à plonger le monde dans l’obscurité des ténèbres. N’oublions pas que la parole divine est agissante. Même si les lois passent parce que le rapport de force permet aux pouvoirs en place de faire la sourde oreille, la Vérité se fraie toujours un chemin dans les cœurs qui la cherchent et l’aiment parfois sans le savoir.

La première victoire d’une signature est donc prophétique. Mais dans le contexte de spoliation des libertés, signer une pétition est aussi un acte de liberté. Le jour où nous ne pourrons plus le faire, et m’est avis que ce jour n’est pas si loin (regardez les lois sur la radicalisation, sur les délits d’entraves ou bientôt la moralisation de la vie politique), le jour où nous ne pourrons plus le faire, être prophétique confinera au martyre. Les gouvernants, comme la population française, ne doivent pas s’habituer à ne plus entendre la voix de la liberté, sans quoi le jour où elle disparaitra, peu le remarqueront.

Alors signer une pétition ne sert jamais à rien pour peu qu’elle soit en conformité avec notre foi. Notre signature est tout à la fois une prophétie, une défense de la liberté et une opposition au rouleau compresseur qui voudrait nous broyer en silence. C’est pour cela que nous avons lancé une pétition sur la messe télévisée, c’est-à-dire au fond sur la conception de la laïcité. C’est pour cela que nous relayons souvent de telles initiatives.

Mais, à ces actions humaines, prophétiques et politiques, il faut une sève spirituelle. C’est pourquoi nous lançons également et relayons autant que possible les chaînes de prières pour les chrétiens persécutés ou pour la France. Seuls, que pouvons-nous faire dans ce combat entre ciel et terre  ? Nos petites victoires prophétiques ont besoin de la grâce divine pour porter un fruit abondant et qui demeure.

En ce mois du Sacré Cœur qui a tant aimé le monde et la France en particulier, nous avons choisi de proposer à nos lecteurs une chaîne de prière au Cœur Sacré de Jésus, pour qu’Il règne dans les Cœurs, dans nos Cœurs. Pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

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Edito #31 : « Même méprisée, une pétition signée est toujours une victoire »

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